Informations locales
L’hybride menacé de fermeture publié le 9 février 2012
Mobilisation au greta de calais publié le 9 février 2012
Cnt santé social 59/62 : refusons l’odieuse récupération politique de la misère par l’extrême droite ! publié le 6 février 2012 dernier commentaire le 7 février 2012 à 13h55
Suppression de classe publié le 3 février 2012
Répression de chômeur-ses et précaires : appel à soutien immédiat ! publié le 1er février 2012 dernier commentaire le 6 février 2012 à 23h19
Suppressions de postes et dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels : il faut que ça cesse. publié le 30 janvier 2012 dernier commentaire le 30 janvier 2012 à 19h43
Le collectif de chômeur-ses et précaires de lille s’invite au club de la presse (caf). publié le 24 janvier 2012 dernier commentaire le 29 janvier 2012 à 06h41
Communiqué du copwatch nord-idf : l’etat censure, copwatch renait. publié le 23 janvier 2012 dernier commentaire le 27 janvier 2012 à 13h24
A calais,patronat, gouvernement et chérèque, contre les travailleurs ! publié le 20 janvier 2012 dernier commentaire le 5 février 2012 à 18h58
Informations non locales
Importantes luttes en roumanie publié le 11 février 2012
Action devant l’abattoir de castres publié le 11 février 2012
Appel à soutien financier pour la zad publié le 10 février 2012
La voix des sans-papiers n. 7 publié le 5 février 2012
Bulletin palestine, 18 janvier 2012 publié le 3 février 2012
O.p.a soutient anonymous & copwatch publié le 2 février 2012
[grenoble] clinatec inauguré par les opposants publié le 1er février 2012
« identitÉ nationale » : quand l’etat juif sÉcrÈte ses propres nÉo-nazis

La révélation de l’existence d’une bande de jeunes adorateurs d’Hitler semant la terreur dans la région de Tel-Aviv provoque un embarras certain dans la classe politique et les médias israéliens.

Le Haaretz indique dimanche qu’après un mois de silence, la police a finalement levé le huis-clos sur l’affaire : l’arrestation, à Petah Tikva, de 8 adolescents qui avaient constitué une véritable cellule néo-nazi. Ces jeunes ne se contentaient pas de se réunir dans des caves pour célébrer le IIIe Reich avec la panoplie habituelle de fanions, croix gammées et diatribes sur les mérites de la race aryenne.

Les vidéos saisies par la police montrent que cette bande est bien responsable, non seulement d’actes de vandalisme contre au moins une synagogue, mais aussi d’un grand nombre d’attaques physiques, avec blessures sérieuses à la clé, contre des dizaines de « sous-hommes », principalement des ouvriers immigrés d’origine asiatique et des Palestiniens. Une petite partie seulement des victimes auraient porté plainte, soit par méfiance quant à l’efficacité des enquêtes policières, soit parce que ces victimes étaient en situation irrégulière sur le sol israélien lorsqu’elles ont été agressées par les voyous. Les investigations ont également permis de mettre la main sur un arsenal conséquent détenu par la bande, comprenant plusieurs kilos d’explosifs ainsi que des armes à feu, dont un exemplaire du fusil d’assaut règlementaire de l’armée israélienne, le M-16.

Certes, au regard de l’oppression raciste qu’a imposée depuis sa naissance l’Etat israélien aux populations non juives, principalement arabes, des territoires qu’il occupe, les agissements des néo-nazis de Petah Tikva peuvent paraître quelque peu banals.

A ceci près que les énergumènes incriminés, âgés de 17 à 19 ans se présentent dans la situation, quelque peu déconcertante, d’être à la fois nazis (à leurs propres yeux, au minimum) et Juifs !

Les jeunes en question appartiennent pour la plupart à des familles d’origine russe, auxquelles l’Etat israélien, tenu par le respect des critères racistes qu’il a adopté pour autoriser l’immigration durable, a conféré un statut de « Juifs » quand bien même les intéressés n’avaient pas, ou plus, le moindre rapport avec cette religion ou ce sentiment d’appartenance ethnique.

La tristement fameuse « Loi du Retour », qui accorde l’autorisation d’immigrer et d’acquérir la citoyenneté israélienne (et la « nationalité » juive allant avec) à toute personne reconnue « Juive » par les autorités publiques et religieuses israéliennes a progressivement été assouplie, depuis sa première adoption en 1950, afin d’augmenter la population « juive » du pays. Cela a notamment été le cas dans la décennie 1990, lorsque se présenta aux dirigeants sionistes l’opportunité d’importer un gros million d’habitants de l’ex-Union soviétique : une grande partie de ces gens étaient certes intéressés par le fait de quitter un pays pauvre pour se faire « une place au soleil » en Israël, comme les agents sionistes le leur promettaient. Mais l’aspect « juif » de leur émigration éventuelle n’avait guère de sens pour des centaines de milliers d’entre eux, chez lesquels tout lien avec une judaïcité, tant individuelle que familiale, avait disparu depuis longtemps au sein de ce grand pays laïque qu’avait été l’Union Soviétique.

C’est pourquoi, aux fins de maintenir un semblant de cohérence aux fondements raciaux de « l’Etat juif », les dirigeants israéliens amendèrent la Loi du Retour, en décrétant que dorénavant, pouvait être considérée comme « Juive », et donc éligible à l’immigration et à l’octroi automatique de la citoyenneté israélienne, toute personne ayant un de ses quatre grands-parents lui-même reconnu comme « Juif ». Pas question, en effet, d’ouvrir le pays à des non-Juifs, car cela reviendrait à autoriser les premiers ayants droit, les Palestiniens expulsés de leur terre natale, à y revenir, ce à quoi Israël se refuse obstinément comme on le sait.

Les néo-nazis arrêtés appartiendraient à ces catégories de demis, voire quarterons ou octerons de Juifs, se sont empressés de déclarer des officiels israéliens, confrontés à une réalité impossible à assumer : des « Juifs » (désignés comme tels par Israël) qui seraient en même temps des nazis.

Des députés juifs ont réclamé une révision de la Loi du Retour, afin qu’Israël puisse révoquer la citoyenneté des voyous, et se débarrasser de tels éléments « impurs ». Quitte à ce qu’Israël réinvente, ce faisant, le bannissement de Juifs !

Le député palestinien israélien Ahmed Tibi n’a pu de son côté que constater avec colère et amertume « un phénomène monstrueux, où des gens immigrent en Israël et y reçoivent automatiquement la citoyenneté dans la cadre de la Loi du Retour, alors que des citoyens de Nazareth ou de Taibeh n’ont même pas l’autorisation de recevoir la visite de membres de leur propre famille, parce que là, il s’agit d’Arabes ». De fait, le parlement israélien a aggravé l’an dernier la politique raciale du pays, interdisant le mariage entre Palestiniens d’Israël et Palestiniens extérieurs à Israël.

Nous aurions cependant tort de ne voir dans cette histoire qu’un phénomène lointain. Nous venons de vivre en France une campagne électorale où un candidat, Sarkozy, a publiquement promis la création d’un ministère de « l’Identité Nationale », ou plus exactement de « l’Immigration et de l’Identité Nationale ». L’ancienne déportée Simone Veil, membre du club de soutien à Sarkozy, a vaguement protesté, mais il faut croire que c’était pour amuser la galerie, puisqu’elle a continué d’apporter son soutien à Sarkozy. Ensuite, une majorité d’électeurs, en connaissance de cause, ont voté Sarkozy, et celui-ci a immédiatement tenu sa promesse, avec la création dudit ministère, qui mène tout droit au développement des pires politiques racistes et xénophobes.

http://europalestine.com/article.ph…


Article publié le 20 septembre 2007
Commentaires
  • Parce que "l’état juif" est le seul état à secréter ses propres néo-nazis ? C’est proche de la réflexion zéro.

    L’état juif comme vous dites, comporte environ 1.5 M d’arabes qui ont des représentants à la Knesset.

    Ces néo-nazis ne se considèrent pas comme "juifs". Ils viennent de Russie avec leur parents, pays comme on le sait où les skins abondent, aggressant les gays, les anars etc donc, ils perpétuent la "tradition".

    Cette histoire a eu au moment l’avantage de remettre en question le droit au retour pour tous les juifs ou considérés comme tels.

    Il y a quelques jours 47 néo-nazis ont été arrêtés en Iralie. L’état italien secrète donc lui aussi ses propres néo-nazis ?

    Sans parler de ce qu’il se passe en France …

  • Europalestine, aveuglée par sa haine d’Israël, n’est même plus capable de lire Haaretz, auquel elle se réfère.

    Cet article contient quelques faits, entrelardés toutefois d’erreurs, ou tout simplement de mensonges.

    Par exemple sur le fait de savoir si la petite bande néo-nazie est composée ou pas de Juifs. Europalestine parfois dit que les merdeux ne sont pas juifs [l’aspect « juif » de leur émigration éventuelle n’avait guère de sens pour des centaines de milliers d’entre eux, chez lesquels tout lien avec une judaïcité, tant individuelle que familiale, avait disparu depuis longtemps] mais le plus souvent affirme que oui, comme par exemple dans ce passage : "les énergumènes incriminés, âgés de 17 à 19 ans se présentent dans la situation, quelque peu déconcertante, d’être à la fois nazis (à leurs propres yeux, au minimum) et Juifs !"

    Il suffit pourtant de lire Haaretz ou d’autres media aisément accessibles pour réaliser que ces néo-nazes ne se perçoivent pas comme des juifs :

    Les néo-nazis n’étant ni timides ni discrets, on peut apprendre sur Haaretz que le chef du gang néo-naze a déclaré : "Problem is, we can’t really fight for the cause in this country because it belong to the Jews." (1), c’est-à-dire "Le problème, c’est qu’on ne peut pas réellement combattre pour la cause [le nazisme] dans ce pays car il appartient aux Juifs."

    Toujours selon Haaretz : "One video shows some of the teens surrounding a young Russian heroin addict, who admits he is Jewish. Later they order him to get down on his knees and beg forgiveness from the Russian people for being Jewish and a junky / Une vidéo montre plusieurs de ces adolescents encerclant un jeune héroïnomane russe, qui reconnaît être juif. Plus tard ils lui ordonnent de se mettre à genoux et de demander pardon au peuple russe d’être un juif et un junky."

    Europalestine patauge donc dans sa confusion idéologique, tiraillée entre les faits d’une part, la jouissance de pointer du doigt de vrais "juifs nazis" d’autre part.

    La Loi du Retour, qu’Europalestine a visiblement du mal à appréhender, fait les frais de cette confusion.

    Tout d’abord Europalestine affirme qu’en dehors de la Loi du Retour, le pays est fermé : "Pas question, en effet, d’ouvrir le pays à des non-Juifs", ce qui est tout bonnement faux. Des gens s’installent en Israël, parfois même obtiennent la citoyenneté, sans que la Loi du Retour ne soit concernée.

    Mais il y a mieux (ou pire, selon le point de vue) :

    "La tristement fameuse « Loi du Retour », qui accorde l’autorisation d’immigrer et d’acquérir la citoyenneté israélienne (et la « nationalité » juive allant avec)" ou "Les jeunes en question appartiennent pour la plupart à des familles d’origine russe, auxquelles l’Etat israélien, tenu par le respect des critères racistes qu’il a adopté pour autoriser l’immigration durable, a conféré un statut de « Juifs »"

    Or, si Europalestine s’informait un peu, elle saurait que la Loi du Retour ne confère aucun "statut de juif". Elle confère le droit de venir en Israël et en devenir citoyen, c’est tout (et je répète qu’il y a d’autres moyens de le faire, la Loi du Retour n’est pas le seul moyen pour vivre en Israël).

    Europalestine devrait aussi savoir, si elle avait mieux lu Haaretz, que la plupart de ces jeunes sont chrétiens. Ce qui par contre certain, c’est que les néo-nazis en question ont au moins un grand-parent juif ; ce qui leur a permis (ou a permis à leurs parents), de bénéficier de la Loi du Retour. Car ce n’est pas aux seuls juifs qu’est ouverte la voie de l’alyah : quiconque a un grand-parent juif peut adopter Israël comme son pays, et venir y vivre, quel que soit son "statut" personnel, qui lui ne change pas.

    La raison est bien plus simple que les inventions d’Europalestine : il n’y a pas si longtemps, un grand-parent juif aurait suffi pour vous envoyer dans une fosse commune ou une chambre à gaz. C’est avec ce "point de détail" en tête que la Loi du Retour a été amendée en 1970.

    Une partie des immigrants venus de l’ex-URSS n’étaient donc pas juifs, au moment de prendre l’avion. L’immense majorité de ces citoyens ne sont ni meilleurs ni pires que leurs voisins juifs. Par contre il est malheureusement exact qu’un très petit nombre (un pourcentage très négligeable mais hélas très nuisible) est composé de néo-nazis.

    ***

    (1) Selon le site Internet du groupe Yediot, le type n’a en fait pas parlé de "Jews" mais de "fucking kites", ce qui n’est pas du tout amical.

  • Racisme omniprésent 20 septembre 2007 21:56

    Pour des racistes, il est visiblement difficile de placer le débat en dehors de l’enjeu racial. Evidemment, on est en Israël, et le racisme y est forcément omniprésent, mais le but des antiracistes n’est pas de déterminer qui est plus juif que les autres, mais qui est le plus humain.

    L’article d’Europalestine est parfaitement clair : on n’en a rien à foutre que les néonazis soient juifs ou pas, qu’ils se sentent juifs ou pas, qu’ils soient reconnus comme juifs ou pas, la seule chose qui compte, c’est qu’ils sont néonazis et qu’ils vivent en Israël alors que la population indigène ne peut pas le faire. Ça, c’est un fait et c’est la seule chose qui nous intéresse. Seules des lois raciales d’un Etat raciste peuvent expliquer ce paradoxe : un Etat qui a fait son fonds ce commerce dans la dénonciation du racisme des AUTRES ETATS et qui préfère tolérer des néonazis que des Palestiniens.

    C’est ça que dénonce cet article, et vu les réactions des sionistes il a atteint son but. Tous les pays ont leurs racistes, même s’il y en a forcément plus dans ceux qui ont des lois raciales, mais le comble de l’ironie, c’est que l’Etat raciste qui se sert du chantage à l’antisémitisme pour juger le reste de l’humanité ait sécrété ses propres antisémites !

  • et moi je dénonce vos propos honteux, 21h56 :

    Evidemment, on est en Israël, et le racisme y est forcément omniprésent

  • Pour les Juifs : la double peine 21 septembre 2007 13:55

    Certains commentaires sont à gerber : dans un premier temps (à l’époque romaine) écrasez un pays et déportez ses habitants, détruisez les institutions, chassez une majorité de la population.

    Pendant quelques siècles, amusez-vous avez des populations juives minoritaires partout. Pogromisez-les, obligez-les à porter des vêtements rigolos, humiliez-les, taxez-les en échange de votre "protection", etc. Evitez d’aller jusqu’au génocide, ça fait vulgaire, on risque de moins vous inviter dans les cocktails mondains.

    Ensuite, lorsque certains parmi les Juifs en ont marre (Leo Pinsker, Herzl etc) et s’organisent pour reformer une nation autonome voire carrément indépendante et qu’ils y parviennent, combattez-les au nom du "progressisme", de "l’humanisme", de "l’antiracisme".

    Fustigez leur "Loi du Retour", parce que c’est leur seul moyen légal de se réunir en Eretz Israel.

    C’est ce que j’appelle la "double peine".

    Evidemment, d’autres pays ont eu, et certains ont encore, des "lois de retour" : pour une liste voir par exemple cette page wikipedia. et également celle-ci.

    Mais comme d’habitude, c’est uniquement la Loi du Retour qui concerne les Juifs qui est condamnée pour cause de racisme, de fascisme, etc. Comme le reconnaît wikipedia : "Repatriation laws are generally not controversial. The exception to this is the law of Return in Israel" seule la Loi du Retour israélienne suscite la controverse.

    Mais bien évidemment l’anti-"sionisme" n’a rien à voir avec la judéophobie, rien du tout.

  • “dans un premier temps (à l’époque romaine) écrasez un pays et déportez ses habitants, détruisez les institutions, chassez une majorité de la population.”

    etc., etc.,

    Remplacez “époque romaine” par “époque actuelle”, juif par palestinien, et vous avez EXACTEMENT ce qui se passe aujourd’hui avec le nettoyage ethnique des Palestiniens. On peut même garder pratiquement tous les termes de cette belle envolée essayant de justifier l’injustifiable :

    “Pogromisez-les… humiliez-les, taxez-les… Evitez d’aller jusqu’au génocide… combattez-les au nom du "progressisme", de "l’humanisme", de "l’antiracisme"…

    Est-ce qu’on peut justifier les crimes présents au nom des crimes passés, en employant les mêmes méthodes ?

    Il y a une seule phrase sensée dans cette tirade :

    “L’antisionisme n’a rien à voir avec la judéophobie, rien du tout” !

    C’est exact, il y a des juifs non sionistes et même antisionistes, et la grande majorité des sionistes ne sont pas juifs.

    Comme le dit Uri Avnery :

    Les discours nationaux américain et israélien sont parallèles. Il y a le lobby juif. Il y a l’énorme pouvoir des Evangélistes, 80 millions de fanatiques qui croit que nous sommes ici, en Terre Sainte, pour réaliser leurs rêves messianiques. "

    "Comment s’est formée une nation palestinienne ici ? Golda Meir avait dit qu’il n’y avait pas de peuple palestinien, et beaucoup l’avaient dit avant. Le Mouvement national arabo-palestinien spécifique a pris forme dans ce pays suite à l’attaque sioniste sur le peuple arabe qui vivait alors dans le pays."

  • la prochaine fois, il faudra mettre une pancarte : ironie

    L’antisionisme n’a rien à voir avec la judéophobie, rien du tout” !

    La grande majorité des sionistes ne sont pas juifs ? que faites-vous des millions de juifs israéliens qui ne veulent pas de la destruction de leur état ?

  • Il y a 70 ans la Palestine 22 septembre 2007 21:09, par P. Bardet

    La révolte en Palestine 1936, article paru dans l’Humanité du 26 Mai 1936. 70 ans de lutte nationale, 70 ans de non reconnaissance, 70 ans à subir exactions et expulsions, 70 ans de mensonges et d’accusations tendant à justifier la colonisation. (M.P)

    Gabriel Peri
    Gabriel Peri

    Depuis plus d’un mois- pour fixer une date depuis le 15 avril- la Palestine est en état de révolte ouverte ; Les manifestations et les échauffourées sanglantes s’y multiplient. Les dernières journées ont fait 36 morts dans la population arabe, dans la population juive et dans le corps britannique d’occupation. De nouveaux renforts de tanks et d’autos bondées ont été envoyés vers la Palestine.

    Les évènements méritent de retenir l’attention et il est indispensable, à notre avis, de corriger les interprétations erronées qui peuvent surgir à leur propos. D’aucuns affirment volontiers que les troubles en Palestine ne sont, au demeurant, que le résultat de la propagande hitlérienne et des intrigues mussoliniennes. On nous permettra de ne pas souscrire à ce jugement.

    Que le fascisme hitlérien et le fascisme mussolinien s’efforcent d’utiliser sous les incidents de la vie internationale et de les exploiter pour leurs fins suspectes, nul ne saurait le contester. Mais on aurait tort de s’en tenir à ces données pour apprécier d’une façon correcte le mouvement palestinien.

    Aujourd’hui Jaffa est un quartier de Tel Aviv, après la colonisation

    Les Arabes se sont révoltés en 1929 alors que l’hitlérisme n’était pas au pouvoir et qu’aucune rivalité n’opposait la Grande Bretagne et l’Italie. La révolte palestinienne se rattache au mouvement général de rébellion qui agite tout le monde arabe, celui d’Egypte, et de Syrie, comme celui de Palestine.

    Cette révolte était-elle justifiée ? Nous croyons qu’elle est parfaitement justifiée. Nous ajoutons qu’à notre avis o se trompe lourdement en l’assimilant à un mouvement antisémitique. L’antisémitisme nous est profondément odieux. Mais ce n’est pas contre les juifs considérés comme tels que se rebellent les Arabes. C’est contre une forme d’exploitation imaginée et mise en train par l’impérialisme britannique.

    Au fond, sous prétexte de foyer national juif, s’est organisée en Palestine une véritable spoliation des Arabes. La grande société sioniste Keren Hayessod [2] est spécialisée dans ces spoliations. Profitant de l’absence de titre de propriété chez les fellahs et les bédouins, elle se met d’accord avec un féodal -Cheikh- arabe pour s’approprier des terres.

    Après quoi, elle avise les fellahs qu’ils doivent abandonner la terre sur laquelle leurs ancêtres ont peiné pendant des siècles. Si les fellahs n’obtempèrent pas, la société appelle à la rescousse les soldats britanniques.

    Il y a mieux, une véritable chasse aux ouvriers arabes a été organisée par une autre organisation, l’Histadrouth [3]. Chaque année, à la fête de la cueillette des oranges, de véritables expéditions punitives sont organisées par les troupes d’assaut sionistes sur les chantiers, dans les usines d’où les ouvriers arabes sont impitoyablement chassés.

    Voilà comment le sionisme organise des pogroms à rebours. Les méthodes que nous mentionnons sont très exactement celles que l’hitlérisme emploie à l’égard des juifs en Allemagne.

    Comment dans ces conditions, la population arabe ne s’insurgerait-elle pas avec vigueur ? Les chefs de cette révolte ont eu soin de répéter cent fois qu’ils n’entendaient pas donner dans l’antisémitisme. Ils veulent lutter contre l’impérialisme britannique et contre son allié le sionisme. Ils réclament l’arrêt de l’immigration juive passée de 80 000 en 1914 à 450 000 en 1935. Ce n’est pas là, quoi qu’on en dise, un mot d’ordre anti-juif. C’est dans le respect du droit d’asile, c’est dans la solidarité internationale contre le fascisme, et non pas dans la complicité avec une entreprise suspecte de spoliation, que nous entendons défendre la cause des juifs persécutés par l’hitlérisme.

    Les Arabes réclament en outre l’interdiction de toute vente des terres arabes. Ils préconisent la constitution d’un gouvernement national arabe.

    Ces revendications sont justes. Elles s’inspirent de la volonté d’un peuple de secouer une domination suffocante.

    La cause des travailleurs juifs, pourchassés par les dictatures fascistes, n’est pas celle des expropriateurs des grandes sociétés sionistes et de leurs troupes d’assaut. Elle se confond avec celle des opprimés de toutes couleurs et de toutes races qui ne veulent pas se laisser dépouiller.

    Gabriel Peri

    Article paru dans l’Humanité du 26 Mai 1936

  • La Pravda nous revoilà 23 septembre 2007 14:49

    Arf, l’Humanité ! Le journal qui décrivait "le timbre israélien à l’effigie de Sarkozy" comme une réalité, et qui prétendait même avoir "vérifier les faits" !

    Comme d’habitude, la propagande anti-"sioniste" enfile les erreurs voire les bobards.

    Arriver à parler des émeutes de 1929 sans mentionner le massacre de Hébron, épurée de sa population juive (qui n’était pas favorable au sionisme), tout en affirmant avec aplomb que "ce n’est pas contre les juifs considérés comme tels que se rebellent les Arabes. C’est contre une forme d’exploitation imaginée et mise en train par l’impérialisme britannique"… reprends-toi, camarade Gabriel, enlève de temps en temps tes oeillères idéologiques !

    Les Juifs de Hébron ont été massacrés et chassés parce que juifs, et non pas au nom de la lutte contre l’impérialisme. Les protestations vigoureuses du genre "al-yahoud klabna" (les Juifs sont nos chiens) ne sont pas non plus tirés de l’Internationale.

    Les critiques contre le mouvement ouvrier (que l’Huma s’empresse de comparer à de l’hitlérisme) valent aussi leur pesant de Pravda. La réalité est un poil différente :

    - il fallait corriger une dérive de certaines exploitations agricoles, qui faisaient "suer le burnous" arabe, ce qui ne correspondait pas à l’idéal sioniste

    - il fallait mettre en place une société cohérente : au sein du Foyer National Juif, les Juifs devaient être présents dans toutes les activités professionnelles, et ne pas se cantonner aux professions libérales ou au rôle de contremaître ! C’était cela, le "travail juif" : (re)bâtir un Foyer National, c’est-à-dire tout le contraire de la mise en place d’une société coloniale.

    L’Huma préfère, on la comprend, travailler un peu la présentation des faits pour "coller" au Dogme assimilant le Foyer National Juif à une colonie britannique. C’est son droit, mais il ne faut pas présenter un tel travail de propagande comme du journalisme (quoique… l’éthique journalistique est dans un tel état qu’on se demande parfois si "journalisme" n’est pas un autre mot pour "propagande" ; en ce qui concerne l’Huma en tout cas j’ai cessé de me poser la question depuis quelques années)

    Un dernier pour la route : "Les chefs de cette révolte ont eu soin de répéter cent fois qu’ils n’entendaient pas donner dans l’antisémitisme".

    C’est sans doute pour ça que le mufti de Jérusalem, grand leader de la lutte contre l’envahisseur "sioniste", parlait souvent aux nazis allemands (et leur filait même un coup de main pour recruter) : il essayait de leur faire comprendre que la judéophobie c’est pas bien ?

  • Arguments malsains 23 septembre 2007 19:45

    Le grand mufti de Jérusalem n’a jamais été chef d’Etat, et de plus je n’ai jamais vu personne le justifier à Indymedia.

    A la différence des sionistes Yitzak Shamir et Menahem Begin, qui ont dirigé l’Etat raciste malgré leur collaboration avec les nazis, et qui semblent très bien tolérés par les sionistes “de gauche”.

  • pffffff ! que d’arguments spécieux ! La Palestine n’étant pas un état, le Grand Mufti, ne pouvait en avoir le titre ! mais il dirigeait bel et bien. Une bonne vidéo :

    http://www.dailymotion.com/video/x2…

    Quant à cette "collaboration" de certains juifs avec les nazis, Werner Rings a étudié tous les genres de collaboration dont :

    La collaboration tactique

    Le collaborateur tactique dit :

    « J’accepte de collaborer malgré mon hostilité vis-à-vis du National-Socialisme et de l’Allemagne nazie. Je le fais pour un certain nombre de raisons : libérer le pays du joug étranger et recouvrer ma liberté, éviter, autant que possible, le massacre de masse de gens innocents, … la collaboration dissimule la résistance et une forme de combat. »[6].

    Pour illustrer cette forme de collaboration, Rings cite l’exemple d’employés de chemin de fer qui pouvaient faire circuler des trains le jour et pratiquer le sabotage la nuit. Autre exemple de cette sorte de collaboration : en janvier 1941, après que les Allemands aient menacé de bloquer l’approvisionnement en charbon du Danemark, ce dernier accepte de livrer des vedettes lance-torpille, mais après les avoir rendu pratiquement inutilisables. Une telle attitude a également été celle du président Emil Hácha de Bohême-Moravie, qui continue, en 1939, de rester en contact avec Edvard Beneš, réfugié à Londres.

    D’après Rings, certains groupes ou organisations sont amenés à pratiquer la collaboration tactique : Les consistoires juifs, pour gagner du temps, les partis communistes avant juin 1941, pour exister politiquement.

    Cf Wikipedia

  • C’est cela, oui… 24 septembre 2007 14:10

    Les Méchants sont toujours les Arabes.

    A propos des collabos juifs sous Vichy, voir le livre de Maurice Rajsfus : JUIFS DANS LA COLLABORATION, autrement plus sérieux.

    A propos de la collaboration des SIONISTES avec les nazis, voir Indymedia Beyrouth :

    « L’histoire du sionisme - en grande partie dissimulée - est sordide. Mussolini fournit aux escadrons du mouvement de jeunesse des sionistes révisionnistes, le Betar, des chemises noires pour rivaliser avec ses propres bandes fascistes. Lorsque Menachem Begin devint le dirigeant du Betar, il préféra les chemises brunes des bandes de Hitler, un uniforme que Begin et les membres du Betar portaient dans tous leurs meetings et rassemblements - au cours desquels ils s’accueillaient, ouvraient et clôturaient leurs réunions par le salut fasciste.

    Simon Petilura était un fasciste ukrainien qui dirigea personnellement 897 pogroms particuliers qui aboutirent à la mort de 28 000 juifs. Jabotinsky négocia une alliance avec Petilura, proposant qu’une force de police juive accompagne les forces de Petilura dans le combat contre-révolutionnaire contre l’Armée rouge et la révolution bolchevique - ce qui signifiait assassiner les paysans, les ouvriers et les intellectuels partisans de la révolution.

    Cette stratégie d’enrôlement des ennemis virulents des juifs en Europe, et d’alignement sur les mouvements et régimes les plus pervers pour patronner financièrement et militairement une colonie sioniste en Palestine, n’excluait pas les nazis. La Fédération sioniste d’Allemagne envoya un mémorandum de soutien au parti nazi le 21 juin 1933. La Fédération y notait "… Une renaissance de la vie nationale telle que celle qui se produit dans la vie de l’Allemagne.., doit également se produire dans le groupe national juif. A partir de la fondation du nouvel Etat (nazi) qui a établi le principe de la race, nous souhaitons insérer notre communauté dans l’ensemble de cette structure de façon à ce que pour nous aussi, dans la sphère qui nous est assignée, une activité fructueuse pour la mère patrie soit possible… " (81). Loin de dénoncer cette politique, le congrès de l’Organisation sioniste mondiale en 1933 repoussa une résolution appelant à l’action contre Hitler, par un vote de 240 contre 43.

    Au moment même où se tenait ce congrès, Hitler annonçait la conclusion d’un accord commercial avec la Banque anglo-palestinienne de l’Organisation sioniste mondiale, qui rompait ainsi le boycott du régime nazi par les juifs à une époque où l’économie allemande était extrêmement vulnérable. On était en plein coeur de la grande dépression et les gens poussaient des brouettes de deutschmarks sans valeur. L’Organisation sioniste mondiale rompit le boycott juif et devint l’un des principaux distributeurs des marchandises nazies dans tout le Moyen-Orient et en Europe du Nord. Ils établirent le Ha’avara, qui était une banque en Palestine ayant pour but de recevoir l’argent de la bourgeoisie juive allemande, avec lequel les marchandises nazies étaient achetées en quantité substantielle. »

    Voir la suite :

    http://beirut.indymedia.org/ar/2006…

  • c’est quand même bizarre, vous n’osez pas citer l’immense écrivain qui a commis "l’histoire caché du sionisme" : Ralph Schoenman, le très conspirationniste (cf ses écrits sur le 11/9) publié sur tous les sites les plus judéophobes/antisionistes, comme le très laïc aloufok http://www.aloufok.net/article.php3… (repris, bien sûr par indymedia beyrout), LBS, les ogres, dieudo, soral j’en passe et des meilleurs

    beurk !

  • Surtout, changeons de conversation… 25 septembre 2007 00:25

    Quand on n’a plus le moindre argument pour nier l’évidence, on change de conversation et on parle d’autre chose, par exemple des Ogres, Soral, Dieudonné…

    Il s’agit ici de quelque chose de bien précis : de la collaboration avec les nazis, qui n’était pas l’apanage du grand mufti. Quand on lance un débat d’une mauvaise foi accablante, on en supporte les conséquences.

    Est-ce que Hannah Arendt est plus crédible que Ralph Schoenman pour les néocons ?

    A propos de la collaboration de Juifs à la Shoah,

    Le point de vue d’Hannah Arendt

    Extraits de "Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal"

    “Mais ce n’est pas toute la vérité. Toute la vérité, c ’est qu’il existait des organisations de communautés juives, des organisations d’assistance sociale à l’échelle nationale et internationale. Partout où il y avait des Juifs, il y avait des responsables juifs, reconnus comme tels, et ces responsables, à de très rares exceptions près, collaborèrent, d’une façon ou d’une autre, pour une raison ou une autre, avec les nazis. Toute la vérité, c’est que, si le peuple juif avait vraiment été désorganisé et sans chefs, le chaos aurait régné, et beaucoup de misère aussi, mais le nombre des victimes n’aurait pas atteint quatre et demi à six millions. (Selon les calculs de Freudiger [un témoin], cinquante pour cent des Juifs auraient pu se sauver s’ils n’avaient pas suivi les instructions des Conseils juifs. […]

    J’ai insisté sur ce chapitre de l’histoire, que le procès de Jérusalem ne mit pas en lumière - ou, du moins, pas dans ses dimensions véritables parce qu’il montre à quel point les nazis provoquèrent l’effondrement moral de la société européenne respectable — non seulement en Allemagne mais dans presque tous les pays, non seulement chez les bourreaux mais aussi chez les victimes. […]

    […Il apparaît dans le témoignage du pasteur Grüber lui-même, qu’il cherchait moins à "atténuer la souffrance" qu’à l’épargner à quelques-uns, membres des catégories établies et reconnues antérieurement par les nazis eux-mêmes. Les Juifs allemands avaient admis ces catégories sans protester, et cela depuis le commencement. Ce commencement était aussi celui de l’effondrement moral de la bonne société juive : l’on admettait que certains fussent privilégiés — les Juifs allemands mais pas les Juifs Polonais ; les anciens combattants et les Juifs décorés mais pas les Juifs ordinaires ; les familles dont les ancêtres étaient nés en Allemagne mais pas les citoyens ayant récemment opté pour la nationalité allemande, etc.

    http://perso.orange.fr/d-d.natanson…

  • Ce point de vue de hannah arendt a été critiqué par des gens plus sérieux que beirut.indymedia ou le troll ci-dessus.

    Cela dit, si les anti-"sionistes" veulent absolument démontrer leur ineptie (ou leur racisme) en comparant sans cesse Israël au 3e Reich, on ne va pas les en empêcher.

    La seule chose, c’est qu’on leur souhaite de vivre, un jour, sous un 4e reich. Ca les aidera à mieux faire la différence entre Olmert et Himmler.

    Maintenant vous m’excuserez, je vais gerber.

  • “Comme Léo Baeck (dont Hannah Arendt a longuement discuté) Stephen Wise, un riche juif magouilleur qui a dirigé la Communauté Juive aux Etats-Unis pendant la période de l’extermination, a aussi gagné le respect en Israël. Cela vaut la peine de citer d’un journal intime d’une des victimes, Mordechai Tenenbaum-Tamaroff qui a écrit en Pologne fin mars 1943, à propos de quelqu’un appelé Aryeh (Ne’eman Arad croit qu’il s’agit du poète Leibel Weinstein) qui a refusé de donner à l’écrivain les poèmes intimes qu’il avait écrit. C’est ainsi que le poète explique son refus : « je ne veux pas qu’un certain Stephen Wise ou tout autre juif verse sur moi des larmes de crocodiles lorsque je serai parti ; je ne souhaite pas lui fournir du matériel pour des conférences ».

    “C’est trop simple de répudier tout ceci avec un « ne juge pas autrui ». Arendt aussi n’a pas discuté des collaborateurs à l’intérieur des ghettos ou des camps. Elle présentait la direction juive légitime, respectée, cette direction qui s’est trouvée collaborer, comme exprimant une tradition historique très longue de volonté de s’intégrer, ne pas être sauvé – une tradition qui s’est en fait développée en Occident ou les juifs n’étaient pas en danger. Cela faisait partie d’un désir d’appartenir à l’élite bourgeoise, de ne pas se mettre dans l’opposition, ne pas être un « Yid » ou un « Jewboy » un « Zhid » ou un « Kike » mais plutôt un bon bourgeois et se mélanger dans les salons à la crème de la société de Berlin, Paris, Boston. "

  • Collabos, ou bien otages ? 28 septembre 2007 00:45

    Ynet, 26 septembre :

    "Les chefs de la communauté juive d’Iran sont scandalisés par le manque de respect témoigné à l’égard du président iranien pendant sa visite à l’université Columbia"

    (…) "Le communiqué est signé par Morris Mottaned, le représentant juif au Parlement iranien, et par les chefs des communautés juives"

    S’agit-il de léchage de cul, de collaboration avec le régime, de la posture d’un député bourgeois et de leaders qui défendent leurs privilèges, ou d’un discours d’otage qui sait qu’il a intérêt à chanter la bonne chanson s’il veut éviter les représailles contre lui ou sa famille ? (par exemple une petite accusation d’espionnage au profit d’Israël…)

  • assujettissement 28 septembre 2007 09:41

    Si les juifs iraniens subissaient ne serait-ce que le dixième de ce que subissent les Palestiniens dans l’Etat fasciste, on entendrait les néocons sionistes pousser des cris d’orfraie.

    Toujours ce même mépris de l’Autre de la part des sionistes : pourquoi des juifs IRANIENS ne pourraient-ils pas, comme la grande majorité de l’humanité, rejeter le sionisme et l’impérialisme américain ? Seraient-ils tenus à un assujettissement racial et idéologique ?

  • des otages 28 septembre 2007 13:40, par ahad haam

    beaucoup pensent que la loyauté de la communauté juive ( envers le régime) est surtout une question de survie"

    http://www.ynetnews.com/articles/0,…

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

SyndicationSyndication |  Site réalisé avec spip 2.0.10 [14698] |  Version du squelette 4.0