mercredi
16 mai 2012
18h30 : Le marxisme contre l’État
lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
La réponse du Parti Socialiste Français
La directive dite Bolkestein, sur les services, est basée sur le traité de Nice et n’est pas liée à l’entrée en vigueur du traité constitutionnel. Il n’y a donc aucun lieu d’opérer des connections entre les deux textes,
Cette directive ouvrirait de nombreuses incertitudes sur le plan juridique et permettrait d’ouvrir de nouvelles formes de dumping social. C’est pourquoi les socialistes sont contre, la Confédération Européenne des Syndicats aussi.
C’est au nom des raisons qui leur ont fait adopter le traité constitutionnel que les socialistes s’opposent à la directive Bolkestein. Cette directive est en effet contraire à de très nombreuses dispositions du traité constitutionnel.
C’est l’adoption du traité qui peut protéger de la directive Bolkestein, pas son rejet !
Pour aller plus loin
LA DIRECTIVE BOLKESTEIN NE CORRESPOND NI A L’ESPRIT NI A LA LETTRE DU TRAITE CONSTITUTIONNEL.
La directive dite Bolkestein est contestable au regard des dispositions nouvelles introduites par le Traité Constitutionnel.
En effet, on sait que ce projet de directive aurait pour résultat de mettre en concurrence les systèmes législatifs et conventionnels des Etats membres pour les activités de services qu’il vise à libéraliser. Et que cette mise en concurrence aurait sans nul doute pour effet de « tirer » vers le bas les protections sociales, le droit du travail, la protection des consommateurs, le droit à la santé, le droit à un environnement de qualité.
Aucune disposition de cette directive n’est en effet prévue :
pour interdire la détérioration des conditions de vie et de travail des travailleurs, par exemple.
pour rendre obligatoire une évolution des droits sociaux qui permettrait une amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs.
Inacceptable en soi, la directive Bolkestein est clairement contraire aux dispositions du traité Constitutionnel.
Pour rappel, tant sur les questions relevant du social, de la santé, de l’environnement… le traité constitutionnel renforce des dispositions existant dans les Traités actuels et indique précisément que l’action de l’Europe doit s’inscrire dans le sens du progrès.
LA DIRECTIVE BOLKESTEIN CONTREDIT, NOTAMMENT, LES DISPOSITIONS DU TRAITE SUIVANTES :
Ainsi l’article I-3 prévoit que : « l’Union œuvre pour…une économie sociale de marché qui tend au plein emploi et au progrès social..un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement…Elle promeut la justice et la protection sociales ».
ou encore :
Dans l’article III-172 sur l’établissement ou le fonctionnement du marché intérieur (qui concerne notamment la libre circulation des services, objet de la proposition Bolkestein) il est stipulé que la Commission dans ses propositions en matière de santé, de sécurité, de protection de l’environnement et de protection des consommateurs « prend pour base un niveau de protection élevé ». Or aucun niveau élevé n’est spécifié dans Bolkestein, puisque cette proposition affirme la seule application du principe du pays d’origine sans rapprochement, ni harmonisation des législations des Etats membres.
On dira que l’article III-172 s’il concerne la santé, la sécurité, les consommateurs, ne vise pas les droits et intérêts des travailleurs. C’est vrai.
Cherchons alors ce que dit le Traité constitutionnel sur les droits sociaux, conditions de vie et de travail :
Article III-209 : « L’Union et ses Etats, conscients des droits sociaux fondamentaux…ont pour objectifs la promotion de l’emploi, l’amélioration des conditions de vie et de travail, permettant leur égalisation dans le progrès, une protection sociale adéquate, le dialogue social, le développement des ressources humaines permettant un niveau d’emploi élevé et durable… Ils estiment qu’une telle évolution résultera tant du fonctionnement du marché intérieur qui favorisera l’harmonisation des systèmes sociaux que des procédures prévues par la Constitution et du rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des Etats membres ».
Cet article du Traité est donc très clair :
1. le fonctionnement du marché intérieur doit permettre l’égalisation dans le progrès des conditions de vie et de travail, ce que ne prévoit, ni ne produit la proposition Bolkestein
2. le rapprochement (dans le sens du progrès) et l’harmonisation (dans le sens du progrès) des systèmes sociaux et des lois des Etats membres, sont les moyens d’atteindre ces objectifs et non le seul PPO préconisé par Bolkestein.
Sur les SIEG, la directive contredit à nouveau les objectifs fixés par le Traité constitutionnel :
Comme le disent les syndicats européens de la CES, les services publics ne doivent pas être inclus dans cette directive qu’engendrera des déséquilibres dans la qualité des services et surtout dans le domaine des soins de santé. Si les SIEG sont concernés, c’est qu’il n’existe pas actuellement dans le Traité de Nice de capacité de légiférer pour permettre le respect des services publics. Alors que la Constitution prévoit qu’une loi-cadre européenne peut être votée pour permettre que « ces services fonctionnent sur la base de principes et dans des conditions qui leur permettent d’accomplir leurs missions. », le champ d’application de la directive Bolkestein prend de vitesse cet objectif en concernant les services publics.
LA PROPOSITION BOLKESTEIN EST DONC EN TOTAL PORTE-A-FAUX PAR RAPPORT AUX REGLES DEFINIES PAR LE TRAITE CONSTITUTIONNEL.