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Gaza : "entité hostile" ou peuple qui résiste ?

Un peuple entier est emprisonné. Un peuple entier est affamé, un peuple entier est bombardé. Les enfants palestiniens sont victimes de l’armée d’occupation ; ils sont tués, blessés, interdits d’éducation.

La communauté internationale constate et se tait en violation constante de ses obligations et du respect des normes du droit international Un peuple entier qui se bat pour son indépendance et sa liberté. C’est un seul peuple à Gaza en Cisjordanie et à Jérusalem.

Le peuple palestinien, à Gaza ou ailleurs n’est pas une "/entité/" C’est un peuple, et la population de Gaza est une composante de ce peuple . Gaza c’est un morceau arraché à la Palestine, toujours occupé, toujours agressé, toujours encerclé, et maintenant asphyxié sur ses limites terrestre, maritime, aérienne, et on si on l’affuble aujourd’hui du nom d’"entité", c’est pour mieux l’effacer en restant sourd aux appels au secours de sa population.

Là où le peuple palestinien lutte pour son droit à la souveraineté, pour son droit à disposer de ses ressources et de sa terre, Là où le peuple palestinien, dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem résiste à l’occupation israélienne et à la conspiration du silence orchestrée par la communauté internationale, l’Etat d’Israël soutenu par les Etats-Unis et certains Etats européens en accord avec la politique hégémonique et impérialiste étatsunienne décide « d’effacer » les citoyens palestiniens de la bande de Gaza.

Ce terrifiant vocabulaire est celui du prétendu "/choc des civilisations/" et de la science fiction. C’est "/ALIEN/" qu’on nous joue. Mais ce sont un million et demi d’hommes de femmes et d’enfants, ce sont des êtres de chair et de sang (qui coule tous les jours). Et on veut les déshumaniser pour pouvoir les "punir" en toute tranquillité, d’avoir mal voté, de refuser de courber la tête…

Les "modérés d’Israël "comme les appelle Gidéon Lévy dans "Haaretz du 10 septembre, discutent pour la première fois dans le gouvernement de couper " l’oxygène infrastructurel de Gaza", c’est à dire l’eau l’électricité, le fioul… A la question d’un journaliste : "Qu’arrivera-t-il si couper l’eau et l’électricité à Gaza se révèle vain ?" Haïm Ramon considéré comme un modéré de ce gouvernement et auteur de ces propositions répond : « Tant que nous n’aurons pas essayé, nous ne pourrons pas savoir ».

Nous savons que déshumaniser des êtres humains et leur faire subir de telles choses est un crime contre l’humanité, et que ceux qui font cela sont des criminels. Comment un Etat qui prétend être un Etat "/juif/" peut-il oublier à ce point le passé juif sur lequel il tente depuis l’origine de fonder sa légitimité ? Nous savons. Affamer un peuple -au nom du prétendu choc des cultures et des civilisations-, tuer un peuple parce que sa façon de vivre est différente de celle que l’on veut imposer, est criminel. L’histoire l’a montré, l’histoire l’a dénoncé. L’histoire l’a jugé.

Comment les juifs du monde pourraient-ils tolérer ça ?

Comment les Etats démocratiques oseraient-ils le tolérer ?

L’Union Juive Française pour la Paix appelle les hommes et les femmes du monde entier à stopper ce processus criminel avant qu’il ne soit trop tard, pour les Palestiniens, pour les Israéliens, pour les juifs et pour l’humanité, dans tous les sens du terme.


Article publié le 5 octobre 2007  Auteur : P. Bardet
Commentaires
  • et quand le terme "entité" est appliqué aux juifs israéliens, pourquoi l’UJFP ne réagit-elle pas ?

    Quand ISM, grand pourvoyeur d’antisionisme basique, publie un texte dont le titre est

    Ne pas être dupe des promesses de l’entité sioniste : toujours plus de checkpoints, toujours plus de palestiniens kidnappés

    personne ne bronche, au contraire, le texte est reproduit partout.

    L’expression entité sioniste est une expression péjorative utilisée pour désigner l’État d’Israël par certains de ses opposants qui en rejettent la légitimité et n’y voient qu’un acquis temporaire du mouvement sioniste. - Wikipedia

    Le gouvernement israélien n’a pas à employer le terme "entité" à propos des Palestiniens, l’UJFP a raison sur ce point, d’autant plus que les Palestiniens sont multiples, mais il doit aussi veiller à ce que l’expression "entité sioniste" ne soit pas non plus employée à propos des Israéliens qui sont, eux aussi, multiples.

  • Je partage l’avis ci-dessus.

    Ca fait 60 ans que les anti-"sionistes" nous parlent d’Israël comme d’une entité illégitime, 60 ans qu’ils nient l’existence d’un peuple : le peuple juif (faut-il être myope…), et on trouve ce genre d’arguties y compris sous la plume "d’experts" de la région, aussi bien en 1947 devant l’ONU qu’en 2007 dans divers livres et torchons.

    L’UJFP réagit uniquement lorsque ce genre de méthodes est appliquée à d’autres qu’aux juifs. Mais quoi d’étonnant de leur part, l’UJFP n’est après tout qu’une entité antisioniste.

  • Artefact sioniste 6 octobre 2007 23:45

    Docteur Kwad-9 aime bien entretenir la confusion. En mélangeant les Etats et les peuples, il pense s’en tirer par une pirouette. Ce que nie l’Etat raciste, c’est l’existence du peuple palestinien. C’est bien pour ça qu’on ne peut traiter que péjorativement un tel Etat, et entité me semble encore bien gentil en regard des atrocités commises. Donc la définition de Wikipedia est tout à fait appropriée.

    A l’inverse, entité sioniste concerne l’Etat d’Israël et nullement le peuple juif, contrairement à ce que veut nous faire croire la propagande.

    On aimerait, plutôt que ces manœuvres de diversion, que les partisans de l’“entité sioniste” nous donnent leur sentiment sur le nettoyage ethnique monstrueux que dénonce l’UJFP et qui est le sujet de l’article.

  • encore faudrait-il connaître la signification des mots avant de parler !!!

    "entité : idée générale, abstraction considérée comme une réalité" - Petit Robert

    il n’existe donc ni d’entité palestinienne, les Palestiniens tout multiples qu’ils sont, existent bel et bien, ni d’entité sioniste, les Juifs israéliens, tout multiples qu’ils sont, existent bel et bien. Ni les Palestiniens, ni les Israéliens ne sont des abstractions.

    CQFD

  • Participation au débat 7 octobre 2007 10:24

    Merci encore à notre érudite autoproclamée d’éclairer le débat à grands coups de Petit Robert.

    Quand on manie des armes à double tranchant, on risque de se blesser. Si la définition du Petit Robert est bonne, alors celle de l’entité sioniste aussi.

    La seule réalité, c’est le sionisme RÉEL, c’est-à-dire un racisme ordinaire déguisé en nationalisme ordinaire, un Etat qui n’a pas arrêté un instant depuis sa création sa politique d’expansion et de nettoyage ethnique.

    CQFD

    Merci de continuer à nous apporter une aide précieuse dans la traque des “abstractions” masquant la réalité raciste.

  • Ah, si seulement l’Etat juif était guatémaltèque... 8 octobre 2007 15:17, par Entité non-antisioniste

    "Ce que nie l’Etat raciste, c’est l’existence du peuple palestinien"

    C’est donc pour ça que cet Etat a d’abord reconnu l’OLP comme représentant officiel du… peuple palestinien, et qu’ensuite ils ont signé des accords avec ce même OLP, et participé à la mise en place d’un gouvernement… palestinien dans les territoires disputés, etc etc.

    La haine anti-"sioniste" accouche de sacrés bobards. Faut dire qu’en matière de bêtise les exaltés de tout bord en tiennent une couche comme par exemple Ahmadinejad affirmant devant le public à Columbia qu’il n’y a pas d’homosexuels en Iran. Fallait le faire, il l’a fait. Je ne sais pas combien de mandats la constitution iranienne autorise pour un président, mais celui-ci pourra toujours prendre une retraite anticipée comme comique.

    "A l’inverse, entité sioniste concerne l’Etat d’Israël et nullement le peuple juif"

    C’est exact : les anti-"sionistes" n’ont rien contre les Juifs en diaspora, minoritaires et discrets. Je n’ai jamais dit autre chose. Ce sont les Juifs "organisés" qui sont vilipendés voire menacés, et évidemment les juifs israéliens (difficile de faire mieux qu’un Etat en matière "d’organisation").

    Mais c’est bien parce "l’entité" est un Etat juif qu’elle s’attire autant de haine, y compris de la part de "progressistes" (de gauche, nécessairement de gauche), pour qui "si Israël doit être un Etat juif" [c’est le cas depuis sa naissance il y a 59 ans] "alors oui je suis antisioniste", opinion lue sur un site indymedia (opinion qui n’est que l’écho du dogme anti-"sioniste" de base, et dont on trouve 1001 versions sur le ouèbe, sites indy inclus).

    On imagine pourtant aisément les réactions si quelqu’un s’avisait d’écrire "si l’Etat palestinien doit être un Etat arabe alors oui je suis antipalestinien". Ca hurlerait au racisme, au fascisme etc, et je doute même que des modés "indy" toléreraient un tel commentaire. Par contre déclarer "je suis contre un Etat juif" c’est cool, on peut, et ceux qui trouvent choquant ce genre de propos sont étiquetés "fascistes", "néocons", "ultra-sionistes", etc.

  • 15h17 : on se moque de qui là ? 8 octobre 2007 21:28, par P. Bardet

    Il me semble bien avoir écrit cette phrase citée si Israël doit être un Etat juif, oui je suis antisioniste ou quelque chose d’approchant.

    Je peux l’écrire à nouveau, parce que le commentateur oublié particulièrement d’en préciser le sens.
    - le Sionisme, de mouvement "politique" de libération, s’est transformé très rapidement en mouvement colonial, niant le droit d’un autre peuple
    - Israël s’est créé, non pas sur une terre "vierge" d’habitants (d’autres hypothèses ont été envisagées - mais l’intrumentalisation "biblique" l’a emporté, mais sur une terre déjà peuplée. Quel est ce "droit au retour" après 1000 ou 2000 ans ?
    - le "partage" en deux Etats, après le génocide des Juifs commis par les Européens est un pur produit du colonialisme, où l’Arabe était conçu comme un "sous homme", puni pour un crime qu’il n’avait pas commis. Pratique exutoire !
    - ce partage - que n’avait aucune raison s’accepter les peuples du Moyen Orient, qui n’étaient aucunement responsables du génocide- s’est traduit par l’expulsion forcée de 800.000 habitants d’origine, la confiscation de leurs terres, de leurs habitations

    Refuser qu’Israël soit un Etat Juif, c’est à dire un Etat raciste par nature entraine d’être anti-sioniste, pour être multi-culturel, laïque, à égalité de droits pour tous ces habitants :
    - droit au retour des réfugiés et "réparation" pour ceux qui ne voudront pas revenir
    - droit au maintien et de vie en paix des juifs qui y sont nés

    J’ai maintes fois répété aussi qu’il faut trouver une solution permettant aux Juifs des colonies de continuer à y vivre.

    J’ai maintes fois répété que la seule solution à moyen terme -à mon humble avis- est une fédération de deux Etats transitoires, que la seule solution à long terme sera un Etat unique sur toute la Palestine historique

  • ça devient grave ! 8 octobre 2007 23:52

    Refuser qu’Israël soit un Etat Juif, c’est à dire un Etat raciste par nature !!!!!!!!

    Vous n’avez pas honte ? Vous ne faites plus seulement montre d’antisionisme ! c’est plus grave !

    Est-ce que vous accepteriez que l’on dise qu’un état arabe est un état raciste par nature ?

    Et de quel droit voulez-vous décider à la place des peuples ? que votre avis soit humble ou pas, ce n’est pas à vous de dire : la seule solution à long terme sera un Etat unique sur toute la Palestine historique. Ne vous conduisez pas en parfait occidental tellement sûr de ce qui est mieux pour les autres. L’autodétermination des peuples, ça existe.

  • gaza : "entité hostile" ou peuple qui résiste ? 9 octobre 2007 09:23, par camille

    Je ne sais pas si c’est important de le rappeler, mais dire que israël parce que auto-défini par "Etat juif" est raciste ça me semble pas acceptable.

    Il est ici question de religion (pratiquée ou pas), pas de ce concept désastreux et hypothétique qu’est la "race".

    Qu’après, l’état d’israel fonctionne de manière discriminatoire vis-à-vis des arabes ou des sub-sahariens, tout comme la france l’est, c’est un autre sujet. Mais ce n’est pas lié à la définition de cet état comme juif.

    Par ailleurs il ne faut pas oublier que cette définition a été donnée à une époque où les juifs, à cause de leur religion (pratiquée ou non) ont été soumis à un génocide. C’est après l’horreur qu’elle avait faite ou laisser faire que l’europe puissance coloniale a décidé unilatéralement de donner la palestine, territoire colonisé et sous controle.

    Peut-être qu’il aurait été mieux de donner une partie de l’allemagne, mais c’est hypothétique car une nouvelle vague d’antisémitisme n’est pas impossible sur un continent qui a montré sa constance sur ce point. Et on comprend bien que les juifs après ce qu’ils venaient de subir aient eu envie de partir très loin de cette europe immonde.

    Personnellement, j’essaie de ne jamais oublier ça lorsque je discute du conflit israelo-palestinien. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir une vision politique de ce que fait l’état d’israel. Ca en m’empeche pas de penser que définir un pays par une religion c’est obscurantiste, que se fixer des objectifs démographiques selon une religion plutôt que de se fixer des objectifs de fonctionnement selon l’évolution démographique c’est totalitaire. Que d’étendre au mépris des palestiniens ses territoires, créer des lois différentes selon la religion, détruire les hopitaux, les champs, séquestrer les taxes, emprisonner sans jugement, etc. c’est tout simplement inacceptable.

    Je crois aussi qu’il faut s’abstenir de toute haine lorsqu’on discute ici, en europe, du conflit israelo-palestinien. Il faudra du temps avant que l’europe puisse discuter avec les juifs sans honte.

  • 23h52 résume bien ce que je pense du commentaire de Bardet, qui applique aux Juifs la "double peine" chère aux anti-"sionistes" : 1) contraindre les Juifs à une vie en diaspora, 2) leur dénier le droit de remédier à cette situation.

    Au nom des droits d’un peuple (les Arabes palestiniens), les anti-"sionistes" nient, encore aujourd’hui, les droits du peuple juif (que bien souvent ils ne reconnaissent même pas comme un peuple).

    Bardet précise même : "J’ai maintes fois répété que la seule solution à moyen terme -à mon humble avis- est une fédération de deux Etats transitoires", il faut visiblement lui rappeler que les parties arabes avaient toutes (représentants arabes palestiniens inclus) refusé cette solution, qui avait pourtant bel et bien été envisagée par la commission de l’ONU dans ses travaux exploratoires précédant le vote de 1947. Ce qui n’était pas bon en 1947 (selon les Arabes eux-mêmes) le serait aujourd’hui ? Pourquoi ? Parce que l’éradication militaire de l’Etat juif a échoué et qu’il faut trouver une autre stratégie ?

    Camille soulève des points intéressants, auxquels j’ajoute quelques remarques :

    Le peuple juif (am israel) ne se définit pas uniquement par rapport à la religion, même si celle-ci a joué un rôle majeur au cours de son histoire (maintien d’une mémoire collective malgré l’Exil). Le sionisme est également né bien avant la Shoah (1).

    Sur l’hypothèse de donner, en 1947, une partie de l’Allemagne aux Juifs, j’approuve les remarques de Camille. J’ajoute qu’un des leitmotiv anti-"sioniste" est qu’il est immoral de faire payer aux Arabes un crime qu’ils n’ont pas commis (la Shoah). C’est le point de vue de Leila Shahid comme d’Ahmadinejad. Mais voilà, les Allemands de l’an 2000 n’ont rien à voir avec la Shoah eux non plus : ils n’auraient pas manqué de le faire remarquer et de vouloir éradiquer "l’Etat juif de Bavière" sous ce motif (avec l’appui de l’international anti-"sioniste", qui n’a pas besoin d’être pro-arabe pour détester les "juifs organisés").

    L’Etat juif existe, il n’est pas plus illégitime qu’un pays arabe ou arménien pour la bonne raison que le peuple juif a autant de droit que la nation arabe ou le peuple arménien.

    (1) Pinsker a publié son "Autoémancipation !" en 1882, époque de pogroms dans son (?) pays, la Russie.

  • gaza : "entité hostile" ou peuple qui résiste ? 9 octobre 2007 22:02, par P. Bardet

    je n’est pas moi qui définis Israël comme Etat Juif, mais cet Etat lui même, et les Sionistes : ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il n’a pas de Constitution, et que ses lois sont basées sur la religion

    Relire donc précisément ce que j’ai écrit, je cite à nouveau Refuser qu’Israël soit un Etat Juif, c’est à dire un Etat raciste par nature

    Je me marre don en lisant le commentaire de 13h55, qui écrit L’Etat juif existe

    D’autres hypothèses que l’Allemagne ont été envisagées, sur d’autres terres vierges (pas plus d’ailleurs)

    Les sionistes ont choisi, non de vivre en paix, mais d’en chasser les habitants de Palestine, et ça continue.

    De quel droit un peuple pourrait-il en chasser un autre, 2000 ans après ?

  • “les anti-"sionistes" nient, encore aujourd’hui, les droits du peuple juif”

    Probablement le DROIT de génocider un autre peuple, parce que pour tous les autres DROITS, les sionistes (qui prétendent parler au nom du peuple juif) s’en sont réservé l’usage exclusif au Moyen-Orient.

    “Ce qui n’était pas bon en 1947 (selon les Arabes eux-mêmes) le serait aujourd’hui ? Pourquoi ? Parce que l’éradication militaire de l’Etat juif a échoué et qu’il faut trouver une autre stratégie ?”

    Et ce qui était bon en 1947 (selon les sionistes eux-mêmes) ne le serait plus aujourd’hui ? Pourquoi ? Parce que l’éradication du peuple palestinien a bien marché et qu’on peut passer à l’étape suivante ?

    “Camille soulève des points intéressants”

    Lesquels ? Probablement : “Ca ne m’empeche pas de penser que définir un pays par une religion c’est obscurantiste, que se fixer des objectifs démographiques selon une religion plutôt que de se fixer des objectifs de fonctionnement selon l’évolution démographique c’est totalitaire. Que d’étendre au mépris des palestiniens ses territoires, créer des lois différentes selon la religion, détruire les hopitaux, les champs, séquestrer les taxes, emprisonner sans jugement, etc. c’est tout simplement inacceptable.”

    Mais alors, pourquoi défendre ces crimes en toutes circonstances ?

    Mais la cerise sur le gâteau, c’est ça :

    “J’ajoute qu’un des leitmotiv anti-"sioniste" est qu’il est immoral de faire payer aux Arabes un crime qu’ils n’ont pas commis (la Shoah). C’est le point de vue de Leila Shahid comme d’Ahmadinejad. Mais voilà, les Allemands de eux non plus : ils n’auraient pas manqué de le faire remarquer et de vouloir éradiquer "l’Etat juif de Bavière" sous ce motif…”

    Difficile de dire autant de conneries en si peu de mots. Si les Allemands “de l’an 2000” n’ont rien à voir avec la Shoah, les Palestiniens, eux ,de l’an 2000 ou de l’an 39, avaient encore moins à voir avec la Shoah : la solution de "l’Etat juif de Bavière" était donc infiniment plus acceptable que l’éradication du peuple palestinien.

    Et on remarquera en passant le racisme du personnage, qui, bien que reconnaissant que “les Allemands de l’an 2000 n’ont rien à voir avec la Shoah”, ne peut s’empêcher d’ajouter : “ils n’auraient pas manqué de le faire remarquer et de vouloir éradiquer "l’Etat juif de Bavière" sous ce motif”. Bravo ! ! !

    Et c’est les antisionistes qui sont accusés de théorie du complot ! ! !

    En fait, ce qui distingue le sionisme des autres racismes, c’est de jouer À LA FOIS sur les critères raciaux et sur les critères religieux pour se débarrasser des non-juifs. Voir à ce propos les lois raciales pour déterminer le droit au retour et le droit de résidence, qui se préoccupent plus d’empêcher les Palestiniens de vivre dans leur pays que de justifier l’apartheid par des lois cohérentes.

    Définir Israël comme Etat juif est parfaitement raciste, exactement comme définir l’Afrique du Sud comme Etat blanc. Est raciste tout Etat ayant pour fondement l’inégalité de ses habitants sur des critères religieux ou raciaux. Et à plus forte raison sur les deux critères. Et encore plus quand le déséquilibre démographique a été obtenu en chassant la population indigène.

  • Est raciste tout Etat ayant pour fondement l’inégalité de ses habitants sur des critères religieux ou raciaux.

    Pour être exact, il aurait fallu citer tous les états islamistes, du Moyen Orient à l’Asie en passant par l’Afrique.

  • Remarques suite à 22h02 10 octobre 2007 01:39, par Spzl

    "je n’est pas moi qui définis Israël comme Etat Juif, mais cet Etat lui même"

    Exact, et je ne vois pas le problème.

    "et les Sionistes"

    Pourquoi se limiter aux "sionistes" ?. Tout le monde sait qu’Israël est un Etat juif (quelques ultra-orthodoxes chipotent sur ce point, parce qu’Israël n’est pas une théocratie appliquant la halakha -la loi religieuse- à leurs yeux Israël n’est qu’un Etat impie de plus)

    "ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il n’a pas de Constitution"

    Il a des "lois fondamentales", mais il y a en effet un arrachage de cheveux à propos de la Constitution, souhaitée par beaucoup (mais personne ne veut mettre la même chose dedans… le dernier débat "vigoureux" date de Barak, plus exactement la fin de son mandat de premier ministre - il espérait remobiliser ses électeurs grâce à ce thème, après l’échec patent des négociations de 2000-2001).

    "et que ses lois sont basées sur la religion"

    C’est faux, et je m’étonne que vous affirmiez avec autant d’aplomb des choses aussi visiblement erronées. Les lois israéliennes ont eu plusieurs sources, certaines ont été récupérés de la période du Mandat Britannique (pas vraiment maniaques de Torah nos amis British) voire même de la période ottomane, d’autres (la plupart) ont été écrites par la Knesset. Parmi les lois votées à la Knesset, certaines l’ont été à l’instigation des partis religieux, mais 1) les partis religieux s’intéressent à des sujets bien précis, 2) ils ne sont pas toujours d’accord entre eux et 3) ils n’obtiennent pas toujours satisfaction (il y a 120 députés à la Knesset).

    Toutefois, quand bien même les lois israéliennes seraient toutes "basées sur la religion", je ne vois pas en quoi cela rendrait le pays illégitime ou particulièrement haïssable. De nombreux pays ont des lois et des constitutions vraiment basées sur la religion (je vous laisse chercher…), mais leur existence n’est remise en cause par personne pour ce motif, malgré les critiques soulevées par leurs habitants (parfois exilés…) plus portés vers la laïcité.

    "D’autres hypothèses que l’Allemagne ont été envisagées, sur d’autres terres vierges (pas plus d’ailleurs)"

    Les terres vierges sont fort rares. L’option "ougandaise" avait été évoquée au tout début du 20e siècle, mais 1) ces terres n’étaient pas vierges non plus et 2) le lien entre Ouganda et "peuple juif" est tout bonnement inexistant, contrairement à Eretz Israel (qui ne porte pas ce très vieux nom pour rien).

    Les "Gentils" auraient peut-être mieux fait d’envoyer les Juifs au pôle sud ? C’est un peu frais, mais c’est très vierge…

    "Les sionistes ont choisi, non de vivre en paix, mais d’en chasser les habitants de Palestine"

    Encore faux. Ce sont les parties arabes qui ont rejeté toute solution autre que "Etat arabe de Palestine". Pas de partage, même pas de fédération : un Etat arabe ou bien la guerre. Ce sont des armées arabes qui ont essayé de liquider l’Etat nouveau né, et les leaders concernés ne cachaient pas leurs intentions à l’époque (détruite "l’entité").

    Votre idéal du "bon juif" est peut-être celui qui tend systématiquement l’autre joue quitte à finir crucifié, ce qui est un point de vue comme un autre, mais vous admettrez qu’on puisse ne pas être d’accord ?

    "De quel droit un peuple pourrait-il en chasser un autre, 2000 ans après ?"

    De quel droit pourrait-on contraindre un peuple à une existence diasporique, étant donné par ailleurs la haine irrationnelle toute particulière qu’il suscite un peu partout ? Fallait-il refuser de reconnaître les droits du peuple juif et le laisser choisir sans cesse entre valise et cercueil selon l’humeur des majorités non-juives sous prétexte que "y’a pu de terres vierges, pas de chance les mecs, essayez Saturne" ?

    De quel droit condamnez-vous les "sionistes" pour avoir "chassé" (1) des Arabes palestiniens de leurs terres, alors que dans le même temps vous ne critiquez absolument pas les efforts avérés et clairement affirmés des voisins arabes d’Israël pour chasser les Juifs et rayer leur pays de la carte ?

    De quel droit remettez-vous en cause la légitimité d’un Etat sous le prétexte de réfugiés, alors que vous êtes totalement indifférent au sort des réfugiés juifs fuyant les pays arabes ? L’Egypte est-elle illégitime parce qu’elle a rendu la vie impossible à "ses" juifs et les a traités comme des otages avant de confisquer leurs biens et les foutre dehors ? Non, n’est-ce pas ? L’Inde est-elle illégitime parce que des millions de musulmans ont traversé la frontière (parfaitement artificielle au fait) avec le Pakistan ? Eh bien ce qui est bon pour l’Egypte (et les autres…) l’est aussi pour Israël.

    Ou plutôt : "devrait l’être aussi pour Israël". Les anti-"sionistes" exigent pour Israël l’éradication pure et simple, soit par la violence (Iran etc) soit par la fondation "pacifique" d’un Etat "unique" (2). Ces mesures extrêmistes ne sont réclamées pour aucun autre pays, y compris dans le cas de théocraties, dictatures etc.

    NOTE :

    (1) tous n’ont pas été chassés : la guerre d’Indépendance ne fait pas exception à la règle et a généré un important exode (y compris chez les Juifs : tous les Juifs ont été chassés des territoires contrôlés par les armées arabes dans l’indifférence générale et notamment celle de l’ONU).

    (2) c’est-à-dire à majorité arabe ; les anti-"sionistes" ne sont ulcérés que par les majorités juives…

  • Beaucoup de bla-bla pour ne rien dire 10 octobre 2007 11:33

    Le but des sionistes est parfaitement exprimé par le sioniste de “gauche” Benny Morris. Imaginez alors ce que veulent les sionistes de droite comme notre bon Docteur Kwad-9 !

    “Mais je ne m’identifie pas à Ben-Gurion. Je pense qu’il a fait une erreur historique grave en 1948. Bien qu’il ait compris le problème démographique et la nécessité d’établir un Etat Juif sans grande minorité arabe, il a pris peur pendant la guerre. En fin de compte, il a hésité. […]

    S’il était déjà engagé dans l’expulsion, peut-être aurait-il dû faire le travail complètement. […]

    Mais mon sentiment est que cet endroit serait plus calme et connaîtrait moins la souffrance si l’affaire avait été résolue une fois pour toutes, si Ben-Gurion avait effectué une expulsion importante et qu’il avait nettoyé tout le pays - toute la terre d’Israel, jusqu’au fleuve du Jourdain.

    On peut dire que ce fut son erreur fatale. S’il avait effectué une expulsion totale - plutôt que partielle - il aurait stabilisé l’Etat d’Israel pour des générations.

    Si la fin de l’histoire s’avère être sombre pour les Juifs, elle le sera parce que Ben-Gurion n’a pas accompli le transfert en 1948, puisqu’il a laissé une importante et volatile réserve démographique en Cisjordanie, à Gaza et en Israël même. […]

    Mais en tant qu’historien, j’affirme qu’une erreur a été commise. Oui. Le non-achèvement du transfert était une erreur.” […]

    Les Arabes israéliens sont une bombe à retardement. Leur glissement vers une palestinisation totale a fait d’eux un émissaire de l’ennemi qui est parmi nous. Ils sont une cinquième colonne potentielle. En termes démographiques et de sécurité, ils sont passibles de miner l’Etat. […]

    Benny Morris
    http://www.france-palestine.org/art…

  • Le chaudron 10 octobre 2007 11:46

    “Le problème israélo-palestinien, d’un point de vue psychologique, au fond se résume à peu de chose : Des gens venus d’ailleurs ayant l’appui d’une puissance tutélaire ont occupé une terre qui ne leur appartenait pas. En raison de circonstances historiques particulières, cette occupation a été légitimée par une instance internationale qui n’avait pas plus de droits à le faire que ceux qui ont occupé le territoire. Depuis lors, les occupants jurent leurs grands dieux que cette terre leur appartient depuis toujours et ils le crient si fort qu’ils ont fini par le croire eux-mêmes.

    Ils se retrouvent comme ce personnage d’une histoire juive, dont parle Freud, qui avait emprunté un chaudron. L’ayant rendu en mauvais état, il disait alternativement que, d’abord il ne l’avait pas emprunté, qu’ensuite il l’avait rendu en très bon état, et qu’enfin celui-ci était percé dès l’origine. Au lieu de reconnaître dignement qu’ils ont occupé une terre qui ne leur appartenait pas, contre le gré de ses occupants et qu’ils seraient éventuellement prêts à compenser d’une façon ou d’une autre les torts irrémédiables qu’ils ont causés, ils se croient obligés de défendre par la force, avec une mauvaise foi évidente, un point de vue insoutenable en espérant que les légitimes propriétaires finissent pas le leur concéder par épuisement ou par lassitude.”

    Karim Jbeili

    http://www.aloufok.net/article.php3…

  • à propos de ceux qui commettent des attentas suicides Karim Jbeili, psychanaliste au Canada écrit :

    La misère et le désœuvrement suffisent-ils à expliquer un tel sacrifice ?
    Non. Ces facteurs doivent obligatoirement être associés à un désarroi psychique. Mais les islamistes ont une image paternelle bienveillante : Ben Laden. Ben Laden peut, certes, s’imposer comme protecteur, mais il est à cheval sur le politique et le religieux. Or, l’autorité politique est là pour servir d’alternative à la pression étouffante de la religion. Le problème est que, souvent, les islamistes sont pris au piège de la religion. Ils ne peuvent pas s’en dégager. La perte de cette alternative est réellement traumatique, au point d’envisager de perdre la vie.

    C’est ce qui se passe quand la religion apprend aux islamistes que la Palestine est exclusivement musulmane, oubliant qui vit sur cette terre depuis des centaines d’années (chrétiens, juifs etc)

  • "Juifs : rendez le chaudron !" 10 octobre 2007 13:35

    Une indemnisation des réfugiés est parfaitement possible et a déjà été évoquée, mais :

    - tous les réfugiés devraient en bénéficier (les réfugiés Juifs aussi… mais pas d’illusions : pas grand monde ne se battra pour les droits de réfugiés juifs !)

    - cela ne pourra se faire que dans le cadre d’un accord définitif, quand on saura qui obtient quoi, qui revient où

    L’extrait de Jbeili est un bon exemple de la double peine appliquée aux Juifs : Jbeili se fout pas mal de l’histoire juive. Ce qui lui importe c’est "pas de Juifs chez nous, légitimes propriétaires de la Palestine arabe". Jbeili devrait se demander d’où viennent les mots Ieroushalaïm, Har habaït, Shkhem, Tsfat, Kinneret, Yam hamelakh, ou qui composait plus de la moitié de la population à Jérusalem, en 1850, avant "l’invasion sioniste"… Ces éléments issus du passé ne suffisent certes pas à légitimer un Etat juif sur cette portion de terre : la légitimité se trouve dans le Mandat établi par la SDN, dans le vote de partage de l’ONU en 1947, par la reconnaissance de nombreux autres Etats suite à la Déclaration d’Indépendance de mai 1948, et bien évidemment dans l’issue de la guerre d’Indépendance de 1948-1949.

    Dans la foulée Jbeili pourra réfléchir au statut de la Palestine avant l’instauration du Mandat (statut : néant ; la région était perçue par ses habitants arabes comme une partie de la Grande Syrie) et celui de Jéru (proche du néant : la capitale régionale était Damas), ainsi qu’à la date de naissance (et les causes de la naissance) du peuple palestinien.

    Je doute toutefois qu’il le fasse. Le choc psychologique de cet admirateur de Freud (Freud le raconteur d’histoire juive, pas Freud le psy) serait sans doute trop grand.

  • De tout temps, les obscurantistes ont détesté les psychanalystes, quoi d’étonnant qu’aujourd’hui ils s’en prennent à Karim Jbeili ou à Samah Jabr ?

    Certaines vérités dérangeantes doivent être enfouies pour permettre à la haine nationaliste et raciste de s’épanouir, et ceux qui les dévoilent sont considérés comme encore plus dangereux que les “terroristes”, qu’on peut éliminer sans états d’âme.

    A défaut de les éliminer physiquement, on peut toujours déformer leur pensée pour en faire les cibles de la société bien-pensante. Mais tant qu’on pourra les lire, ils seront un obstacle à l’entreprise de maccarthysation des esprits.

    Qu’a dit de monstrueux Karim Jbeili ?

    “Les Nazis ont trucidé les Juifs, les Tziganes et les Communistes. Qu’ont en commun ces trois groupes de gens sinon de faire fi des frontières nationales, souci premier des nationalistes ? Les Juifs, depuis la nuit des temps antiques, ont tissé les voies des échanges commerciaux et culturels de l’Europe. Grâce à eux, une lettre de change émise à Paris pouvait être encaissée à Bagdad. Ils furent l’Internet du Moyen Âge et d’une partie des temps modernes. Ils n’avaient aucun souci des frontières, comme les Communistes d’ailleurs, qui rêvaient d’internationalisme, ou les Tziganes, qui les franchissaient sans cesse. N’oublions pas qu’ils ont aussi envoyé à la mort les fous et les homosexuels qui, eux, se souciaient peu respectivement des frontières de la raison ou des frontières entre les sexes.

    Le nationalisme est ce moment particulier de l’histoire d’un peuple par lequel il décide de rejeter l’hétérogénéité qui le constitue en évacuant une partie non négligeable de lui-même. Le plus souvent sans hésiter à recourir au génocide. Une fois l’expulsion ou le génocide accompli, une fois qu’ils se sont assurés d’une homogénéité suffisante au sein de leurs frontières, les Nationalistes se lancent habituellement dans une guerre de conquête au nom d’une universalité qu’ils s’inventent sur le moment et qui n’est le plus souvent que le reflet de cette homogénéité intérieure idéale qu’ils ont obtenue au fil de l’épée.

    […] Il est admis de façon générale qu’Israël vous a été donné par les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale en compensation de l’Holocauste. Cette version des faits est totalement fausse pour plusieurs raisons. D’abord parce que les seuls qui peuvent vous donner un bien sont ceux qui le possèdent. Après la guerre les vainqueurs, qui n’étaient nul autres que les états coloniaux du passé et néocoloniaux de l’avenir, en vous offrant une partie de la terre de Palestine, n’ont fait que voler aux Palestiniens le loisir de vous accueillir sur leurs terres. Ce faisant, non seulement ils vous ont donné un bien qui ne leur appartenait pas, vous transformant ainsi en receleurs, mais vous ont privés à jamais de pouvoir jouir en paix de cette terre. […]

    Demander l’hospitalité des Palestiniens eut été reconnaître qu’il y avait là des autochtones et tout le rêve nationaliste d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre s’effondrait. Il fallait donc nier non seulement que l’avis des Palestiniens importait mais il fallait nier jusqu’à leur existence. […]

    En vous « donnant » la terre de Palestine, les vainqueurs de 45 ainsi que vos dirigeants sionistes vous ont piégés dans une souricière ou vous êtes haïs par le monde entier à quelques exceptions près. Les responsables de ce désastre, qu’ils soient occidentaux ou israéliens, continuent de prétendre que cette haine est due à l’antisémitisme. C’est leur seule ligne de défense pour cacher la catastrophe presque planétaire qu’ils ont provoquée. […]

    Lettre ouverte aux Juifs, par Karim Jbeili

  • gaza : "entité hostile" ou peuple qui résiste ? 11 octobre 2007 00:53, par Patrice Bardet

    je cite les réfugiés Juifs aussi… mais pas d’illusions : pas grand monde ne se battra pour les droits de réfugiés juifs ! : c’est infâme !

    Outre que les réfugiés Juifs sont la conséquence de la guerre menée par les Sionistes - y compris les faux attentats du Mossad- (ils vivaient en paix auparavant), personne ne nie qu’ils aient aussi le droit au retour dans leur pays d’origine - il en reste en nombre dans les pays "arabes", notamment au Liban, en Iran, au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Egypte, etc… - , il se trouvera aussi des gens (dont moi) pour se battre pour ça : la justice n’a pas de frontière, ni de "race", ni de religion

    Mais sans la reconnaissance du droit des Palestiniens au retour par Israël, il n’y a guère de possibilité réaliste.

  • C’est pas une lettre, c’est un roman.

    Et ça confirme mon opinion des idées rances et confuses du type (c’est un psy, vraiment ?).

    Un des exemples de confusion : il vante d’abord le mépris des frontières dont ont fait preuve les Juifs, les Tsiganes, et les… Communistes (la majuscule est de lui).

    Puis plus loin il critique "l’auto-expulsion" des Juifs vers Israël, en leur reprochant d’avoir quitté leurs "patries", leurs "milieux naturels", par goût du pouvoir et du contrôle.

    Bref, ils se foutent des frontières et c’est merveilleux, mais ils auraient dû rester dans les frontières de leurs "milieux naturels" et "patries" (plutôt qu’aller en Eretz Israel).

    L’exil et la diaspora, il les décrit comme ça : "Les Juifs auraient pu poursuive leur lutte multi-séculaire contre l’état de type romain" ! Non seulement c’est complètement idiot, mais oserait-il prétendre que les réfugiés arabes maintenus à l’état de réfugiés au Liban et ailleurs "luttent contre l’état de type romain" et leur souhaiterait-il plusieurs siècles de "lutte" ? Quelque chose me dit que non !

    La finesse du psy se révèle dans toute sa splendeur avec des conseils (ou plutôt des regrets) comme par exemple : "Ils auraient pu, chacun dans son pays, encaisser le trauma de l’holocauste" ! Il ne semble pas donner le même conseil dans le cas d’autres "trauma" pourtant moins éprouvant qu’un génocide (tiens, au hasard, la naqba), mais c’est sans doute parce que je ne connais rien aux subtiles différences entre les psychés juive et non-juive ?

    Voir un psy fuir le réel d’une manière aussi cavalière et confuse, ça laisse rêveur…

    Allez zou, au revoir docteur Jbeili.

  • Bardet, nous avons déjà eu l’occasion de discuter des réfugiés juifs. Je vois que vous restez toujours sur votre position d’aveugle content de l’être : "les Sionistes ont chassé les Juifs des pays arabes"…

    Mise au point par exemple à propos de l’Irak :

    La seule ’explication’ donnée [par les anti-"sionistes"] pour comprendre pourquoi une communauté de 150.000 personnes relativement bien intégrées, détentrices de la citoyenneté irakienne, ayant accès aux professions de la fonction publique, se trouve aujourd’hui réduite à quelques dizaines de personnes, c’est le complot sioniste.

    Quelques milliers d’Irakiens juifs ont pourtant quitté le pays dès avant 1948.

    Premières évictions de fonctionnaires en 1934, puis, l’année suivante, limitation d’accès à l’enseignement.

    Attaques sporadiques (y compris des personnes poignardées) en 1936.

    Le farhud (pogrom) a lieu en 1941 à Bagdad. Il est commis par des civils, des policiers et quelques officiers, dans le sillage du coup d’état du pro-nazi Rachid Ali. Le bilan n’était ’que’ de 200 morts. Une paille. Ajoutez à cela les blessés et les dégâts matériels (notamment contre des lieux de culte).

    Suite au farhud et à la chute du gouvernement pro-nazi, des sanctions furent prises contre certains lyncheurs par le nouveau gouvernement irakien. Mais le mal était fait, et ce pogrom a fortement contribué à augmenter l’audience du sionisme (et du communisme) parmi les Juifs d’Irak.

    Adoption de lois antijuives en 1948. Liberté de mouvement restreinte, interdiction de quitter le pays, obligation de contribuer financièrement à la guerre en cours contre Israël, arrestations, amendes, quelques pendaisons, criminalisation de toute activité politique sioniste, expulsion des Juifs de toutes les institutions gouvernementales.

    En 1949 les arrestations et tortures de dirigeants sionistes continuent. Début 1950, le gouvernement autorise les Juifs à partir, sous certaines conditions (perte de la citoyenneté ; interdiction de vendre leurs biens : les Juifs doivent donc les abandonner ; la somme pouvant être emportée est limitée à 50 livres par adulte et 20 livres par enfant).

    Doit-on s’étonner que ceux qui n’avaient pas déjà fui clandestinement le fassent légalement à partir de cette date ? Un complot sioniste est-il vraiment nécessaire pour expliquer cet exode ?

    Bardet ajoute qu’il ne s’oppose pas (il est foncièrement bon) au retour des Juifs chassés des pays arabes (par les Sionistes !)… Evidemment non : les anti-"sionistes" n’aiment les Juifs que minoritaires et se tenant à carreau dans des pays où leur statut est pour le moins précaire, comme on a pu le voir dans les années 40 et 50.

    Au fait, les réprésentants arabes (syriens, irakiens etc) avaient déjà fait planner la menace de représailles (regrettables…) contre leurs populations juives en cas de partage de la Palestine. Ce qui démontre au moins une chose : les habitants juifs de ces pays étaient déjà considérés comme des habitants uniquement tolérés (des dhimmis, tout simplement) qui pouvaient même à l’occasion servir d’otages.

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