lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Birmanie : derrière les appels à la démocratie, les conflits impérialistes
Le mensonge permanent des impérialismes présents et en action (français, américain, russe, chinois…) !
Fin août, des manifestations ont explosé en Birmanie suite à l’augmentation brutale et drastique des prix de l’énergie : 66% pour l’essence, 100% pour le diesel et plus de 500% pour le gaz ! La raison officielle en était l’augmentation des prix des hydrocarbures mais il s’agissait de faire payer toujours plus à la population l’enfoncement catastrophique du pays dans la crise. L’Etat birman est déjà un des trois pays les plus pauvres de l’Eurasie et a un PIB aussi bas que celui de la Corée du Nord. La crise financière de ces derniers mois et ses répercussions sur l’économie mondiale n’a épargné aucun pays et surtout pas les plus faibles. ….Officiellement, la répression des 26 et 27 septembre aurait fait (mi-octobre) dix morts et il y aurait eu 3000 arrestations tandis que les hommes de main du pouvoir birman poursuivent encore à l‘heure actuelle de véritables chasses à l‘homme sur tout le territoire….
L‘hypocrisie et le mensonge démocratiques
La “communauté internationale” s‘est élevée avec la plus grande indignation contre cette “atteinte grave à la démocratie”. L‘Union européenne n‘a pas cessé d‘annoncer des “sanctions économiques” comme le gel des avoirs à l‘étranger des responsables birmans ou un embargo sur les importations de bois et métaux. L‘ONU, par la voix de son émissaire, Ibrahim Gambari, “déplorait la répression » et, après avoir rencontré le 2 octobre les chefs militaires birmans, sans aucun résultat, proposait de se rendre en Birmanie… “la troisième semaine de novembre”. Quant à Bush, il appelait à “une pression internationale énorme” pour contraindre la junte à accepter une “transition vers la démocratie”, en regrettant amèrement ne pas être suivi par le reste du monde dans son initiative. Le pompon revenait à Nicolas Sarkozy et à son ministre des Affaires étrangères, le bien connu Bernard Kouchner. Le premier, dans de grands élans humanitaires, “envisageait” de réclamer de Total, qui soutient financièrement le pouvoir birman et en tire des bénéfices juteux pour l‘Etat français, de retenir ses investissements en Birmanie et même de les geler ; le second, auteur d‘un rapport d‘enquête mensonger de 2003 dédouanant la même entreprise d‘accusations selon lesquelles elle utiliserait le travail forcé de la population en Birmanie, préconisait plutôt d‘intervenir auprès des voisins asiatiques de la Birmanie, dont la Chine, pour qu‘ils fassent pression…
Ce qui est certes plus commode et encore plus inutile, mais qui préserve les intérêts français.
La répression, la pauvreté, la misère, l‘exploitation la plus brutale, la classe bourgeoise s‘en contrefiche. Alors pourquoi tout ce battage, pourquoi ces déclarations “révoltées” ? Parce que derrière cette réaction de la bourgeoisie occidentale, il s‘agissait de faire passer ces manifestations et cette lutte de la population contre la misère pour un mouvement pour la démocratie, sous-entendu que, dans les pays démocratiques, on vit forcément mieux.
La Birmanie, enjeu impérialiste
Cependant, ces glapissements hypocrites étaient également et surtout dirigés vers la Chine, qui possède une influence grandissante sur le pays….
… La Birmanie fait partie de la stratégie d‘avancée de la Chine vers l‘Océan indien, avec des postes d’écoute et carrément une base navale. Elle est une pièce du “collier de perles” chinois, c‘est à dire des satellites-clés de Pékin. Avec une mainmise sur le Boutan (Tibet), la Chine étend de plus en plus son influence sur le Népal, la Birmanie, le Cambodge et le Laos, avec l’objectif de la poursuivre vers le Vietnam et l’Indonésie.
Ses ambitions se portent vers l’ouest de l’Asie centrale et le sud de l’Océan indien. Cette montée de la Chine se manifeste ainsi par son agressivité particulière envers le Japon et Taiwan.
Cet intérêt et cette sollicitude des pays occidentaux comme de la Russie, l‘Inde, la France, les Etats-Unis ou encore l‘Australie, ont donc eu fondamentalement comme objectif de contrecarrer l’avancée impérialiste de Pékin et d‘y défendre leurs propres intérêts. Voilà la vraie raison de toutes ces hypocrites tractations “diplomatiques”. Voilà quels sordides intérêts se cachent derrière toutes les déclarations « humanistes » des Sarkozy, Bush et consorts !
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Courant Communiste International