mercredi
16 mai 2012
18h30 : Le marxisme contre l’État
lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
Ce mardi 18 décembre, depuis 11h, un vaste de bâtiment situé en plein coeur de Lyon attire l’attention.

Explications :
Comme on pouvait s’y attendre, les premiers mois de l’ère Sarkozy, ont déclenché des mouvements sociaux : celui des cheminots, celui des étudiants. Ces mouvements ont vite été limités, non seulement par le pouvoir (l’offensive médiatique, les coups bas des directions syndicales, la répression), mais aussi par leur forme propre. Un mouvement social, ça arrive toujours en contre, en réaction et donc en retard. Ensuite, ça reste généralement corporatiste et enfermé dans certaines revendications. Surtout, ça a un début, une fin, et ça précède toujours le retour au calme.
A Lyon, le mouvement étudiant, qui avait dès le départ révélé une certaine puissance, s’est enlisé dans une difficulté à agir. Le blocage fut vite stérile, et il a été difficile de donner vie à l’occupation. La suspension du quotidien étudiant n’a pas débouché sur des pratiques politiques collectives, vivantes et innovantes. Et pourtant, ce moment aura permis de réelles rencontres et généré des envies d’agir ensemble, qui n’ont pu se concrétiser dans ce cadre.
Ce vécu et ces attentes politiques rendent aujourd’hui insupportable le retour à la normale, à des existences individualisées, incompatibles avec la réalisation de notre désir de résistance. Face à celles et ceux qui nous martèlent qu’il est urgent d’attendre, ou qui proposent le stand-by politique entre deux mouvements, nous refusons de perdre l’énergie collective générée par cette rencontre, nous refusons de nous résigner. Contre le cycle des mouvements sociaux, qui naissent, qui meurent et qui se chassent les uns les autres, sans rien laisser derrière eux, il est nécessaire de construire une continuité politique, de ne plus s’arrêter, de rester en mouvement. Dans un monde où l’alternative c’est : « la cogestion ou la répression », nous ne pouvons plus nous satisfaire d’une succession de défaites négociées. Nous voulons vaincre.
Nous refusons la France policière qui banalise les CRS dans les facs et la BAC dans la rue, qui rafle les sans-papiers, qui criminalise la révolte, encourage la délation et enferme les pauvres pour les faire taire. Nous refusons la France du travail exploité, du profit et de la consommation. Nous refusons la France triste et abêtissante du métro-boulot-Pernod-dodo. Nous voulons vivre.
Continuer ensemble nécessite de se donner les moyens de nous retrouver, de nous organiser, de commencer. Aujourd’hui, dans la lancée du mouvement, les insatisfactions et les désirs ont conduit à l’ouverture d’un nouvel espace. A l’heure où la seule réponse au problème vital du logement est encore la répression brutale, libérer et occuper un lieu est une nécessité urgente pour construire, s’organiser, vivre – se libérer.
De fait, dans cette société toute occupation est fragile, mais peu importe. Il nous appartient d’agir dans ce lieu, pour trouver une force qui, elle, pourra perdurer au-delà, et s’investir ailleurs. Il paraît qu’ensemble tout devient possible. Soit : soyons nombreux à réaliser concrètement cette volonté de demeurer en mouvement.
Ouvrir un lieu pour ouvrir des possibles
Une centaine de personnes gravitent déjà autour du lieu !
Pour l’instant la police se tient tranquille.
Une soirée est prévue, si tout se passe bien, la porte sera ouverte à tous.
Vin chaud, soupe, rap, free-style, open-mic…
Rejoignez la dissidence !
Infos et photos :
http://rebellyon.info/article4787.html