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Ilan pappe : « la purification ethnique continue »

Ilan Pappé est arrivé en Italie sans tambours ni trompettes. Hôte de l’Iesmavo (Master Enrico Mattei per il Medio Oriente, voir http://www.mastermatteimedioriente.it/, NDT), au siège de l’Isiao de Rome (Institut italien pour l’Afrique et l’Orient http://www.isiao.it/, NDT) pour une conférence sur « Israël-Palestine, une terre deux peuples ». Après avoir dénoncé ces derniers mois l’impossibilité de travailler sereinement dans une atmosphère hostile, celle de son université de Haïfa, Pappe est parti en Grande-Bretagne, où il enseigne maintenant à l’université d’Exeter. Historien du non consensus, « révisionniste », il est né en Israël en 1954, de parents juifs qui avaient fui l’Allemagne des années 30 ; il a publié une demi-douzaine de livres. Parmi les plus récents, « The ethnic cleansing of Palestine », non encore traduit en italien. Au centre de l’analyse du grand historien, la politique sioniste de déportations et expulsions de palestiniens réalisées pendant et après la guerre de 1948, quand environ 400 villages furent vidés, effacés et détruits au cours des cinq années qui suivirent.

Professeur Pappe, vous décrivez l’épuration ethnique comme moment constitutif, en 1948, de l’Etat d’Israël. Vous brisez de cette façon le topos de l’exode volontaire des Palestiniens.

En 47-48, les Palestiniens ont été expulsés, même si l’historiographie officielle parle de pressions des leaders arabes qui les auraient persuadés de s’enfuir. L’idée de trouver un refuge pour la communauté juive, persécutée en Europe et anéantie par le nazisme, se heurta à une population autochtone qui était en phase de redéfinition. Projet colonial qui pratiqua l’épuration ethnique, en affrontant de façon anticipée le problème démographique : l’existence de 600.000 juifs contre un million de Palestiniens. Avant que les arabes ne décident en février 1948 de s’y opposer militairement, les Israéliens avaient déjà chassé plus de 300.000 autochtones.

Comment se réalisa la purification ethnique et pourquoi tout le monde s’est-il tu ?

Cela eut lieu en l’espace de huit mois, et ce n’est qu’en octobre 48 que les Palestiniens commencèrent vraiment à se défendre. La riposte des sionistes fut les massacres dans la province de Galilée, la confiscation des maisons, des comptes bancaires, de la terre. Les Israéliens effacèrent un peuple et sa culture. Personne ne dénonça ce qui se passait parce que la Guerre était finie depuis peu. Les Nations Unies ne pouvaient pas admettre qu’une de leurs résolutions (la 181, sur la partition de la Palestine, NDR) se conclut avec une épuration ethnique. La Croix-Rouge avait déjà été accusée de n’avoir pas rapporté avec objectivité ce qui se passait dans les camps de concentration nazis, et les principaux médias ne voulaient pas avoir d’affrontement avec les juifs.

Un sentiment de culpabilité et une « diplomatie », dans l’action des gouvernements, avec quelles conséquences ?

Pendant l’Holocauste, les pays qui aujourd’hui condamnent Israël, ou étaient connivents, ou sont restés silencieux. C’est pour ces motifs que la communauté internationale a abdiqué devant son droit de nous juger. On lui fait endosser une faute à laquelle elle ne peut plus remédier. En perdant ainsi, aujourd’hui encore, le droit de critiquer le gouvernement d’Israël. La conséquence est que quand naquit l’Etat, personne ne lui reprocha l’épuration ethnique sur laquelle il s’était fondé, un crime contre l’humanité commis par ceux qui la planifièrent et la réalisèrent. Dès ce moment-là, l’épuration ethnique devint une idéologie, un ornement infrastructurel de l’Etat. Discours toujours valide aujourd’hui, parce que le premier objectif reste démographique : obtenir la plus grande quantité de terre avec le plus petit nombre d’arabes.

Sous quelles formes et par quels moyens l’épuration ethnique continue-t-elle ?

Avec des systèmes plus « propres et présentables ». Depuis un mois le Ministre de la Justice essaie de légitimer les implantations illégales des colons en laissant intacts les avant-postes. Nous savons que la Haute Cour de Justice est en train de décider si elle doit autoriser le gouvernement à réduire les stocks de carburant, en supprimant l’énergie électrique à Gaza, où vivent un million de Palestiniens qui se retrouveraient sans possibilité de boire de l’eau, parce que la nappe phréatique est polluée par les égouts, et que seul un système de dépuration électrique peut la rendre potable. Mais de ces exemples pour anéantir les Palestiniens il y en a des dizaines, à commencer par le mur, qui est accepté par les Usa et l’Union Européenne.

Qu’est-ce qu’Israël demande à ses alliés ?

Que son modèle soit accepté tel quel. Pendant la guerre de 1967, 300 mille Palestiniens ont été expulsés de Cisjordanie ; pendant ces sept dernières années, la purification ethnique est devenue « construction du mur », qui repousse les Palestiniens vers le désert, hors de la zone assignée du Grand Jérusalem. Le problème est que les dirigeant israéliens conçoivent leur Etat en termes ethniques, raciaux, et sont donc des racistes à tous points de vue. Et cela est perçu par les Palestiniens ; et c’est le plus grand obstacle sur la voie d’une paix entre la Palestine et Israël. Ce qui est appelé « processus de paix » se réduit à : quelle part de la Palestine faut-il de nouveau annexer à Israël et quelle part, très petite, peut-on, éventuellement, donner au peuple palestinien.

Que peut-on faire pour inverser ce processus ?

Avant tout changer notre langage. Il ne s’agit pas d’un affrontement entre juifs et Palestiniens. C’est du colonialisme. Et c’est incroyable qu’au 21ème siècle on puisse encore accepter une politique coloniale. Il faut imposer à Israël les mêmes mesures qu’on avait employées contre le gouvernement raciste de l’Afrique du Sud, dans les années 60-70. Il existe aujourd’hui des mouvements d’opinion de jeunes juifs, en Europe et aux Usa, qui dénoncent la politique colonialiste et critiquent Israël en tant qu’état colonialiste et raciste, pas en tant qu’état fondé par des juifs.

La législation française et d’autres pays européens met des restrictions au droit d’exprimer des opinions « révisionnistes » à l’égard d’Israël mais ne prend pas position pour l’application systématique des résolutions de l’Onu.

J’ai eu une expérience de ce genre il y a deux ans environ. Ma conférence fut interrompue par un groupe d’extrémistes, juifs comme moi, qui m’empêchèrent de continuer. La police arriva, pour me protéger d’eux, pas pour m’accuser. Quant au silence, il est beaucoup plus commode pour les gens de penser de façon conventionnelle. Il faut avoir beaucoup d’énergie et d’originalité pour agir autrement. La Résolution 194, par exemple, établit que les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner sur leurs terres. Mais c’est plus facile de ne rien faire et de continuer à penser avec les mêmes formules.

Est-ce que ce sont pour les mêmes raisons que la gauche italienne continue à proposer le modèle « deux peuples deux états » ?

Il est certain que la gauche italienne n’est pas courageuse. Mais elle devra changer, par force, parce que la situation sur le terrain devient catastrophique. Si Israël envahit Gaza, comme c’est dans l’ordre actuel des choses, ils tueront énormément de Palestiniens et pourtant ils ne changeront pas la réalité. Gaza est une grande prison, et il arrivera ce qui se passe dans les révoltes des prisons : l’armée rétablira « ordre et propreté », avec des coups et des tueries. Ce sera un massacre mais, quand ils repartiront, la situation sera toujours la même.

Quels résultats pourraient par contre donner la solution des deux peuples à l’intérieur d’un état unique ?

Il est nécessaire que les populations s’acceptent, que les juifs reconnaissent leurs frères et voisins arabes et vice versa. Après avoir reconnu l’histoire pour ce qu’elle est et après avoir assumé chacun ses propres responsabilités. Reconnaissance, responsabilité et acceptation. En suivant cette voie on pourra arriver à un état unique, où compte le principe « un homme une voix » et où les citoyens, même s’ils ne s’aiment pas, pourront cohabiter. C’est un projet qu’on peut atteindre si on continue à critiquer et à empêcher les crimes qui continuent à être commis par Israël, et si l’on poursuit la campagne de désinvestissement (BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions, NDT), comme ça a été le cas en Afrique du Sud.

http://www.ilmanifesto.it/Quotidian…

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://europalestine.com/spip.php?a…


Article publié le 4 janvier 2008
Commentaires
  • 1 seul état ? lequel 4 janvier 2008 10:31

    Uri Avnery répond à l’antisioniste Ilan Pappe :

    http://lille.indymedia.org/spip.php…

    Enfin, il y a maintenant un consensus mondial sur le fait que la paix dans notre région doit se fonder sur la coexistence de l’État d’Israël et de l’État de Palestine.

    Le problème c’est que

    - un seul état à la Pappe, c’est la mort de l’état israélien, les juifs en seraient chassés

    - l’action du gouvernement israélien ne favorise pas la solution à 2 états : suite du § d’Avnery :

    Notre gouvernement s’y est discrètement rallié et exploite cet accord avec un tout autre objectif : l’hégémonie d’Israël sur toute la région et la transformation des secteurs à population palestinienne en une suite de bantoustans. Il s’agit là, en réalité, d’une solution à un seul Etat (Le Grand Israël) sous couvert d’une solution à deux Etats.

    La paix n’est, hélas, pas pour demain

  • il faudrait arrêter la désinformation ! en 47 et début 48, environ 100 000 Palestiniens sont partis volontairement

    "Il n’y a pas de polémique sur l’analyse des événements qui poussèrent les Palestiniens de la première vague à l’exode. Les historiens[37] décrivent tous un exode principalement "volontaire" dans le chef des arabes palestiniens.

    Ce sont donc environ 100 000 arabes palestiniens, principalement membres des classes aisées des agglomérations entraînant avec eux une certaine proportion de fellahins qui ont fuit de leur propre chef entre décembre 1947 et mars 1948.

    Gelber donne les causes suivantes pour expliquer cet exode "volontaire" : la détérioration des conditions générales de vie (p.76), la terreur provoquée par les attaques de la Haganah, de l’Irgoun et du Lehi (p.77), la présence de bandes arabes incontrôlées qui génère une atmosphère de non-droit (p.77), le mauvais exemple donné par les dirigeants arabes (p.77), la crainte de répresailles de la Haganah suite à des attaques (p.78), la fuite face à des combats (p.78), le fait que les civils sont priss pour cible par les belligérants (p.79), la situation économique difficile (p.79), un effet de la propagande de la Haganah (p.80), l’évacuation de certaines villages par l’Armée de libération arabe (p.80) et l’expulsion de Césarée (p.80)."

    l’article complet sur Wikipedia

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_…

    et aussi la guerre civile sous mandat britannique (jusqu’en mai 48), avec entrée des armées des pays arabes

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre…

    Que Pappe, appelé "nouveau historien" refait l’Histoire pour arriver à ses fins, n’est plus à démontrer …

  • Comme on les comprend ! Ce n’est pas agréable d’accepter la réalité quand elle est le contraire la propagande nationaliste. La négation de la réalité, quand il s’agit de crimes contre l’humanité, s’appelle le négationnisme.

    Mais il y a des néocons qui, tout en soutenant ces crimes, ont l’honnêteté de les reconnaître. C’est ce qui distingue Benny Morris, sioniste extrême (mais de gauche !), qui explique dans une interview que le but des sionistes dès le début était bien de débarrasser TOUTE la Palestine de toute présence palestinienne et que c’était le seul moyen d’établir un Etat purement juif. C’est la définition même de “purification”.

    “je ne m’identifie pas à Ben-Gurion. Je pense qu’il a fait une erreur historique grave en 1948. Bien qu’il ait compris le problème démographique et la nécessité d’établir un Etat Juif sans grande minorité arabe, il a pris peur pendant la guerre. En fin de compte, il a hésité. […]

    Je sais que ceci stupéfie les Arabes, les Libéraux et les types politiquement corrects.

    Mais mon sentiment est que cet endroit serait plus calme et connaîtrait moins la souffrance si l’affaire avait été résolue une fois pour toutes, si Ben-Gurion avait effectué une expulsion importante et qu’il avait nettoyé tout le pays - toute la terre d’Israel, jusqu’au fleuve du Jourdain.

    On peut dire que ce fut son erreur fatale. S’il avait effectué une expulsion totale - plutôt que partielle - il aurait stabilisé l’Etat d’Israel pour des générations.

    […] Si la fin de l’histoire s’avère être sombre pour les Juifs, elle le sera parce que Ben-Gurion n’a pas accompli le transfert en 1948, puisqu’il a laissé une importante et volatile réserve démographique en Cisjordanie, à Gaza et en Israël même.”

    Benny Morris

    http://www.france-palestine.org/art…

  • et explique très bien les buts et la stratégie de l’Etat fasciste :

    […] “Si les Qassam inquiétaient réellement nos dirigeants politiques et militaires, ils se seraient précipités sur la proposition de cessez-le-feu. Mais les dirigeants ne se soucient guère en réalité de ce qui arrive à la population de Sderot, à la périphérie lointaine tant géographique que politique, loin du centre du pays. Cela ne pèse rien ni au plan politique ni au plan économique. Aux yeux des dirigeants, ses souffrances sont, à tout prendre, supportables. Elles présentent aussi un côté positif important : elles fournissent un prétexte idéal aux actions de l’armée.

    POUR ISRAEL l’objectif stratégique à Gaza n’est pas de mettre fin aux tirs de Qassam. Cet objectif resterait le même s’il ne tombait plus un seul Qassam sur Israël.

    L’objectif réel est de briser les Palestiniens, ce qui signifie briser le Hamas.

    La méthode est simple et même élémentaire : renforcer le blocus terrestre, maritime et aérien jusqu’à ce que la situation dans la Bande devienne absolument insupportable.

    L’arrêt complet des approvisionnements à l’exception du strict minimum pour prévenir la famine a réduit les conditions de vie à un niveau inhumain. Il n’y a en réalité ni importations ni exportations, la vie économique est paralysée, le coût de la vie a atteint des sommets. L’approvisionnement en carburant a déjà été réduit de moitié et il est projeté de le faire descendre encore plus bas. L’approvisionnement en eau peut être interrompu à volonté.

    L’activité militaire s’accroît progressivement. L’armée israélienne mène des incursions quotidiennes, avec des chars et des bulldozers blindés, de façon à pénétrer jusqu’aux limites des zones habitées pour amener les combattants palestiniens à la confrontation. Chaque jour cinq à dix combattants palestiniens sont tués ainsi que quelques civils. Chaque jour des habitants se font enlever en vue d’obtenir d’eux des renseignements. […]

    Uri Avnery est à l’opposé des néocons sionistes qui essaient sans vergogne de le récupérer.

  • A propos de Benny Morris :

    il insiste que selon ses travaux, si le soutien des autorités sionistes à l’idée de transfert est « incontestable », « les connexions entre ce soutien et ce qui s’est réellement passé durant la guerre est beaucoup plus tenu que ce que les propagandistes arabes laissent penser ».

    Dans les éléments essentiels pour comprendre le contexte, il rajoute « qu’on ne peut pas souligner de trop que les événements (…) [liés] à l’exode arabe palestinien se produisirent en période de guerre (…) »[7]. Il va plus loin et insiste tant dans l’introduction de son ouvrage que dans sa conclusion sur un aspect contextuel controversé : « la peur du Yichouv que les Palestiniens et les États arabes, s’il leur en était donné l’occasion, avaient l’intention de réproduire une version de l’Holocauste à l’échelle du Moyen-Orient[8] et que « l’invasion de la mi-mai 1948 menaçait le Yichouv d’extinction »[9], ce qui influença certaines décisions des autorités juives.

    Ca froisse certain de remettre les choses dans leur contexte

  • qui récupère qui ? 4 janvier 2008 19:36

    Quel antisioniste récupère les écrits de Uri Avnery de Gush Shalom ?

    Qui refuse l’existence d’un état israélien mais publie sans arrêt des textes de "sionistes" (israéliens) qui dénoncent la barbarie de leur état sans en demander l’éradication ?

    Qui se sert de ces écrits pour sa propagande antisioniste ?

    Parmi les 100 points de Gush Shalom, on peut lire :

    98 - Dans la situation actuelle il n’y a pas d’autre solution que celle qui se fonde sur le principe de « Deux États pour deux peuples », ce qui signifie la coexistence pacifique dans deux États indépendants, Israël et Palestine.

    99 - L’idée émise quelquefois qu’il est possible et souhaitable de remplacer la solution des deux États par une solution d’un seul État entre la Méditerranée et le Jourdain, un État bi-national ou non national, est irréaliste. La majorité des Israéliens n’acceptera pas le démantèlement de l’État d’Israël, tout comme, dans leur grande majorité, les Palestiniens ne renonceront pas à un État qui leur soit propre. De plus, cette illusion est dangereuse en ce qu’elle sape les efforts pour une solution à deux États, réalisable dans un avenir prévisible, en faveur d’une idée qui n’a aucune chance de se réaliser au cours des prochaines décennies. Cette illusion peut aussi être mal utilisée et servir de prétexte au maintien et à l’extension des colonies. Si l’on arrivait à créer un État conjoint, il deviendrait un champ de bataille, avec une partie luttant pour préserver sa majorité en expulsant l’autre partie.

    Arrêtez votre récupération immonde. Vous êtes antisioniste, assumez-le !

  • Pathétiques néocons ! 4 janvier 2008 21:25

    Ce qui caractérise Gush Shalom, ce n’est pas de militer pour deux Etats, c’est de dénoncer la barbarie de leur Etat, ce que se gardent bien de faire les néocons sionistes.

    Que certains soient pour un ou pour deux Etats est secondaire, ils sont de toute façon contre les tartuffes de La Paix maintenant et leurs représentants à Indymedia.

    Personne n’empêche les néocons de citer Gush Shalom tant qu’ils veulent s’ils espèrent berner les gogos, mais ça m’étonnerait qu’ils trouvent le moindre argument qui justifierait le nettoyage ethnique.

    Quant aux antifascistes, pour leur part, ils continueront à citer qui ils veulent sans demander la permission aux néocons.

  • ter repetita 5 janvier 2008 18:51

    Ce qui caractérise Gush Shalom, ce n’est pas de militer pour deux Etats, c’est de dénoncer la barbarie de leur Etat, ce que se gardent bien de faire les néocons sionistes.

    erreur grotesque ! Gush Shalom dénoncent ET fait des propositions de paix (cf 19h36). Gush Shalom étant pour un état israélien est considéré comme "sionistes" (pour un état israélien) d’extrême gauche

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bloc_d…

    Que certains soient pour un ou pour deux Etats est secondaire, ils sont de toute façon contre les tartuffes de La Paix maintenant et leurs représentants à Indymedia.

    de nouveau erreur grotesque.

    appel de juillet 2006 au moment de la guerre au Liban :

    Manifestons pour une alternative, une voie de paix et de sécurité basée sur le retrait de l’armée de tous les territoires occupés, le démantèlement des colonies, un accord de paix entre l’Etat d’Israël et l’Etat de Palestine et le respect de la souveraineté de tous les etats de la région.

    Personne, parmi les pacifistes, ne justifie les exactions envers les Palestiniens, même parmi La Paix Maintenant. Trouvez un seul texte appuyant Tsahal et la construction des colonies :

    http://www.lapaixmaintenant.org/

    Il faudrait arrêter la désinformation continuelle ! Je maintiens : certain se serve abusivement des textes de dénonciation de Gush Shalom pour la propagande anti-sioniste.

  • pour la simple raison qu’ils sont suffisamment clairs. C’est ce qui fait enrager les néocons sionistes, qui n’arrivent pas à faire passer les tambours pour des clarinettes.

    Mélanger La Paix maintenant et Gush Shalom, c’est prendre les gens pour des cons. Voir la position des soi-disant pacifistes pendant l’agression sioniste contre le Liban et Gaza :

    La guerre maintenant, la paix plus tard : les colombes d’Israël sur la voie de la guerre

    “L’un des aspects significatifs des guerres d’agression menées par Israël à Gaza et au Liban est l’unanimité qui existe entre les soi-disant « faucons » et les mouvements qui, dans le passé, étaient considérés comme étant des « colombes ».

    La Paix Maintenant est resté silencieux devant l’attaque massive d’Israël contre le Hamas et les Palestiniens à Gaza et qui dure depuis juin. Dans le cas du Liban, à partir du moment où les hostilités à grande échelle ont commencé en juillet, suite à la capture de deux soldats israéliens, La Paix Maintenant a déclaré son soutien pour les Forces de défense d’Israël (IDF) et le gouvernement Olmert.

    Le mouvement a mis en ligne sur son site internet un communiqué expliquant que ses membres étaient partis dans le Nord du pays au kibboutz Gonen pour proclamer qu’Israël avait le droit de répondre à la capture de soldats israéliens et que La Paix Maintenant supportait le droit d’Israël de défendre ses frontières.

    La Paix Maintenant s’est fait l’écho de la propagande gouvernementale, à savoir qu’Israël doit faire face à des provocations du Hamas et du Hezbollah, acceptant la définition officielle israélienne et américaine qui dit que les deux organisations sont des groupes terroristes. Le mouvement qu’aucune revendication territoriale n’est en jeu et c’est la raison pour laquelle la réaction du gouvernement à de prétendues attaques externes et non provoquées contre la souveraineté de l’Etat d’Israël serait tout à fait justifiée.[…] "

    http://www.wsws.org/francais/News/2…

    Voir aussi :

    Israël : La Paix Maintenant Devient La Guerre Maintenant

    […] "Parmi les principaux architectes de cette nouvelle guerre au Liban, l’un des premiers dirigeants de La Paix Maintenant l’actuel ministre de la défense Amir Peretz qui porte sur lui la responsabilité de cette guerre et des crimes de guerre commis contre des populations civiles dont des enfants. De même la ministre de l’éducation nationale, Yuli Tamir, l’une des plus efficace (voir photo) et inconditionnelle partisane de cette offensive sanglante.

    Qui plus est, le mouvement La Paix Maintenant a lui-même déclaré que cette guerre était justifiée. En début de semaine, alors qu’on voyait les photos choquantes des massacres de Qana au Liban sur les écrans TV du monde entier, le secrétaire général de la Paix Maintenant Yariv Oppenheimer a été questionné sur sa non participation aux manifestations pour mettre fin à la guerre.

    « C’est certainement difficile pour moi avec ces photos, mais néanmoins je crois qu’Israël fait ce qu’il a à faire, défendant sa frontière internationale dans le nord. Cette opération ne peut se terminer tant qu’il n’y a pas la possibilité d’un accord prenant en compte la sécurité dans le nord. » « Cette guerre n’est peut être pas ce qu’il y a de plus sage, mais elle est justifiée »

    « Nous à gauche on dit tout le temps publiquement que le jour où on quitte Gaza et la Cisjordanie, nous aurons le droit de nous défendre sur une frontière internationale. C’est exactement ce que nous avons fait au Liban. On défend une frontière internationale. Il n’y a pas d’élément là d’occupation ni de s’emparer de terres, par conséquent en ce qui concerne la légitimité de l’opération, l’opération est légitime. C’est la raison pour laquelle, La Paix Maintenant et d’autres organisations de gauche ne manifestent pas contre la guerre. »

    Yuli Tamir, longtemps connue pour ses positions très pacifistes au sein du parti travailliste et du cabinet ministériel, n’a aucun état d’âme lorsqu’on lui demande si elle soutient la guerre inconditionnellement « Oui certainement » a –t-elle dit la semaine dernière. « Nous n’avons pas d’autre alternative si nous voulons éloigner le nord d’Israël des tirs de Katyushas. « Nous avons quitté le Liban. Nous n’avons pas conquis, nous n’avons pas non plus violé les droits d’un autre peuple. Un autre peuple viole nos droits. En référence à la justice internationale, et aux valeurs universelles des droits auxquelles je crois, non seulement dans ce cas nous sommes dans notre droit, mais nous faisons la même chose qu’une nation normale ferait… Nous défendons notre frontière. »
    […]

    http://www.planetenonviolence.org/I…

  • communiqué 6 janvier 2008 23:18

    Communiqué de Shalom Arshav (La Paix Maintenant)
    6 janvier 2008


    Manifestation de Shalom Arshav devant la colonie de Migron


    A la veille de la visite de Bush, le moment est venu d¹évacuer les colonies sauvages
    Demain lundi 7 janvier 2008, à la veille de la visite du Président Bush en Israël, Shalom Arshav organise une manifestation devant Migron, la plus grosse des colonies sauvages de Cisjordanie.
    Objectif de cette manifestation : faire pression sur le gouvernement pour qu¹il évacue les colonies sauvages, comme il s¹y était engagé à Annapolis, et comme l¹ancien premier ministre Sharon l¹avait promis à Bush.
    Migron est entièrement construite sur des terres palestiniennes privées, et le gouvernement a déjà déclaré son intention de la démanteler. Mais sur le
    terrain, le seul changement qu¹on observe est l¹expansion de la colonie et des millions de shekels investis dans ses infrastructures, payés par le
    contribuable israélien.
    La manifestation aura lieu à 10h 30.

  • Au moment de l’agonie d’un peuple, ils en sont à se battre sur les colonies ILLÉGALES ! ! !

    On ne saurait être plus clair sur les intentions coloniales des sionistes.
    Les plus à gauche sont pour les colonies LÉGALES !

    Quelle honte !

  • les sionistes de la paix maintenant et autres organisations pacifistes sont pour la colonie légale dans les frontières de 67

  • Eh oui.. 7 janvier 2008 13:13

    .. Israël est un pays légal, membre de l’ONU. Membre boycotté, diabolisé, isolé, mais membre quand même.

    Faudra vous y faire, ou bien soigner vos ulcères :-)

  • Des colonies légales, un nettoyage ethnique légal, des crimes contre l’humanité légaux, la torture légalisée…

    Pas de doute, on a bien affaire à un pays légal, qui a toute sa place à l’ONU.

    Mais c’est pas par l’ONU (dont il n’a jamais respecté la moindre résolution le concernant) que l’Etat fasciste est rejeté, c’est par tous ceux qui ont encore le moindre sentiment d’humanité et qui n’ont rien à voir avec la communauté internationale des Etats.

  • Amalgame 8 janvier 2008 00:32, par Stop amalgames

    "Des colonies légales, un nettoyage ethnique légal, des crimes contre l’humanité légaux, la torture légalisée… (…) c’est pas par l’ONU (dont il n’a jamais respecté la moindre résolution le concernant) que l’Etat fasciste est rejeté"

    La Chine n’est pas une démocratie, mais je proteste contre cet amalgame "Chine - Etat fasciste".

    Amalgame n’est pas raison !

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