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Graffiti

Contact : Guillaume (Groupe de recherche-action de la région Nord)
Association Metapuchka
06 15 32 38 58
grarouz hotmail.com

tout les evenements se derouleront au centre social des genets
2 rue des genets
villeneuve d’ascq

metro triolo
quartier : annappes -residence

LE 25 MARS à 19h : Le graffiti émergence et ré-émergence
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Diffusion de "Writers 20 ans de graffiti a Paris"

Ce film jette les bases sur l’historique du graff en France : Recueil exceptionnel de témoignages et d’images, ce documentaire, réalisé par Marc-Aurèle Vecchione et raconté par Vincent Cassel, décrypte l’histoire parisienne d’un mouvement resté underground puisque ne s’intégrant presque jamais dans une logique commerciale. Des premiers graffitis de Bando, Colt et Mode 2 sur les quais de la Seine, aux terrains vagues de Stalingrad, jusqu’aux fresques géantes (et légales) de Bagnolet, sont analysés, ici, tous les épisodes d’une effervescence se faufilant entre oeuvre d’art et défi de droit commun.

Suivi d’un débat avec l’intervention de :
- Hugues Bazin (chercheur en sciences sociales, auteur de "la culture hip-hop", initiateur du programme inter-régional de recherche-action « espaces populaires de création culturelle »)
- Jeax (artiste graffeur, muraliste, membre parisien du programme de recherche-action).

Prix libre / entrée libre

LE 26 MARS à 10 h : « Graff et institution »


Table ronde avec la présence des centres sociaux de Villeneuve-d’Ascq, le service culturel, les services prévention médiation, des graffeurs (artistes, non-artistes, proches de l’institution, intervenants sur atelier…), les membres du programme de recherche-action « espaces populaires de création culturelle » (Nord et autres régions)…

Entrée libre sur réservation ou invitation au 06 15 32 38 58, ou sur grarouz hotmail.com

PROBLÉMATIQUE :
Depuis plusieurs années, nous assistons au développement d’ateliers graff dans des structures dites sociales et de proximité, dans une démarche davantage sociale qu’artistique en réponse aux problèmes que soulève le tag. Paradoxalement, on peut constater le renforcement répressif sur ces pratiques artistiques et culturelles et la multiplication des condamnations. À travers les points de vue de chacun, nous tenterons de comprendre ce paradoxe. Quelle place ont dans l’espace public, le graffiti et les ateliers graffiti ? Quels espaces publics créent du graffiti ? Quels espaces publics sont créés par le graffiti ? L’atelier est-il un intermédiaire entre une pratique de réappropriation et une institutionnalisation ? Le graffiti veut-il s’institutionnaliser ? Quelle reconnaissance et quelle institutionnalisation pour les artistes issus du graff : par leurs propres moyens, par la mise en place d’une fédération ou école, par les dispositifs institutionnels ?
Le but de cette rencontre est de mettre en place un dialogue entre institutions et graffeurs sur les questions : Pourquoi avons-nous la possibilité de faire des ateliers graff alors que la répression sur cette discipline est très marquée, alors que très peu de graffeurs sont reconnus comme artistes, intervenants,…. pourquoi dans la démarche de demande de subvention, renvoitons les graffeurs au service de prévention délinquance plutôt que sur les services culturels : au sein des ateliers les graffeurs véhiculent une culture ou font de la prévention sur les jeunes potentiellement dangereux ? Bref, quelle place a le graff et les ateliers graff dans l’espace public, quel espace public crée du graff ou des ateliers, y a t-il une reconnaissance pour les graffeurs dans les démarches d’institutionnalisation…

BASES DE LA RECHERCHE-ACTION :
Sachant que personne ne doit rester sur ses positions. Les graffeurs doivent pouvoir comprendre que le tag peut gêner. Et l’institution doit pouvoir comprendre que le tag fait partie de la culture graff. Le but n’est pas de légitimer le tag, mais de comprendre le passage du tag au graff, du vandale à l’artiste, de l’artiste à l’intervenant. Mais également de comprendre les enjeux que soulève la démarche d’atelier ou de reconnaissance. Le graff est très présent dans l’espace public, mais quelle place a-t-il : contestation, art, outil de prévention ? La question pourrait être « qu’est ce que l’institution peut apporter au graff et qu’est-ce que le graff peut amener à l’institution ». Quelles sont les attentes des graffeurs ? Quelles sont les attentes des institutions ?
Après cette rencontre nous mettrons en place un groupe de suivi de cette action pour retranscrire les enjeux de cette rencontre. Il ne s’agit pas de piéger les graffeurs ou les institutions, mais de permettre un échange. L’objectif est de :
- Permettre à chaque partie (graffeurs, institutions) de comprendre les problématiques et les enjeux soulevés par les ateliers, la reconnaissance…
- De mettre en place une négociation dans notre localité, peut-être de mettre en place un atelier qui correspondrait à tout le monde, de retranscrire cette rencontre pour laisser une trace….

LE 26 MARS - 15h : réunion recherche-action de la région Nord
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(Présentation du principe, mise en place d’un groupe de suivi, point sur les diverses actions dans les régions)

Présentation du programme inter-régional de recherche-action : Ce programme anime depuis 2001, d’abord à Strasbourg puis dans différentes régions (Nord, Est, Paca, Bourgogne, Cantal - Aveyron, Île de France.), des espaces de travail auprès d’une nouvelle génération d’acteurs populaires. ils sont initiateurs de pratiques sociales et culturelles dites « émergentes » ou « libres » à travers des lieux, des parcours, des expériences qui ne sont pas obligatoirement visibles, validés, reconnus, bien qu’indicateurs de mutations profondes. En conséquence, le programme s’applique à produire par la recherche-action une connaissance originale sur ces espaces de redéfinition socioprofessionnelle. Cette connaissance questionne ainsi les champs classiques de l’éducation populaire et de l’action culturelle, les lieux consacrés et les pratiques instituées. De cette façon, les espaces de travail régionaux du programme s’efforcent de susciter une intelligence collective en introduisant la démarche de recherche-action et la problématique des « espaces-populaires » auprès des porteurs de projets (événements culturels, formations, ateliers-transmissions, ateliers-résidences, etc.), en provoquant directement des expérimentations afin de concevoir autrement les liens entre sensibilisation, transmission, création, diffusion, etc. De même, sur le plan national, un pôle de recherche s’élabore progressivement dans les échanges entre « acteurs-chercheurs ». en effet, l’approche par la recherche-action garantit l’ossature du programme dont un des principes fondateurs est l’articulation entre connaissance scientifique et transformation sociale Organisation
Le développement du programme se base sur un fonctionnement en réseau. Il provoque pour cela une mobilité des individus entre les régions à l’occasion d’événements régionaux (festival, rencontres-débats). Ainsi, chaque région est force invitante de rencontres inter-régionales et devient alternativement le centre du programme. Une coordination inter-régionale assure l’instance de décision et l’orientation générale.
Des supports électroniques (sites Internet, listes de diffusion) complètent le dispositif. Sans « bureau national » ni « membres adhérents », un fonctionnement en réseau réel diffère du modèle associatif ou fédératif. Bien que non formalisé ou institué, le programme prouve qu’une organisation peut se structurer d’une manière tout aussi rigoureuse, mais selon d’autres principes, comme celui de la coopération.
Pour être coopérateur, il faut bien sûr souscrire aux principes fondamentaux régissant le programme : approche par la recherche-action, problématique des espaces populaires, organisation en réseau. Le principe de coopération ajoute la nécessité d’une transversalité (inter-culturelle, inter-disciplinaire, inter-territoriale), d’une réciprocité (échanges non-utilitaristes, production open-source non privative). En retour d’investissement, le programme fournit des outils et des moyens en termes de rencontres inter-régionales et de projets, de supports de production et de diffusion de connaissance, de validation de formation, etc. Si la base est une démarche individuelle consciente et autonome, l’engagement passe inévitablement par des espaces collectifs de travail en région. Orientations
Les orientations 2005 du programme se sont confirmées autour de trois axes inter-régionaux qui représentent des chantiers sur plusieurs années :

1 - La définition d’espaces intermédiaires socioprofessionnels Un travail autobiographique auprès des acteurs permet de définir de l’intérieur la constitution d’espaces intermédiaires développés dans l’auto-formation et l’expérimentation sociale ou artistique, amateur ou professionnelle, d’animation ou de création, etc. De l’école de Chicago à l’ethnométhodologie, le programme s’inspire de cette tradition sociologique au cour de la réalité populaire. Les récits de vie et autres autobiographies raisonnées placent ce travail collectif dans le rapport intime entre l’histoire personnelle et l’histoire sociale. C’est une manière constructive pour décrire la complexité des situations humaines et politiques, cela plus finement que les modes de reconnaissance externes tels que « cultures urbaines » ou « émergences culturelles ». L’incertitude, l’instabilité, la désorganisation sont moins les signes d’une exclusion que d’une tension propre à l’inscription dans la modernité. C’est une manière de traiter les questions renvoyées par les espaces populaires non comme un problème, mais comme une solution.
— > Une des conséquences est la possibilité pour les acteurs de
négocier des plates-formes (lieux ouverts existants ou à créer) susceptibles de porter ces espaces intermédiaires en tant qu’ « espaces populaires de création culturelle ».

2 - La précision de procédures de travail articulant praxis et recherche Des méthodes internes sont employées par les acteurs populaires dans l’expérimentation, l’élaboration de projets, etc. Cette légitimité acquise de façon autonome interpelle une autre légitimité, celle de l’expertise extérieure, de l’intervention technicienne sur les espaces populaires.
Les formes d’interventions sociologiques ont du mal à cerner cette articulation entre praxis et recherche. Il se construit pourtant ici une science des situations : travail sur la pratique et le discours qui la définit, sur l’action et la problématique qui la pose.Le programme ouvre et favorise des situations où s’exerce ce travail entre les pratiques et leur théorisation. Comment se structurent ces lignes procédurales qui ne se réfèrent pas obligatoirement à un savoir professionnel reconnu ou à des pratiques répertoriées ? Nous pouvons déjà souligner des points d’articulation ou de tension, par exemple entre processus et projet, espace et lieu, etc., qui sont au cour des logiques actuelles de réception, de formation et de production.
— > Une des conséquences est la possibilité pour les acteurs d’être force de proposition : cerner un projet « ideal-type », porté par la recherche-action indépendamment de tel contexte, pour ensuite le décliner et le négocier auprès des porteurs de projet. Nous avons quelques éléments : la production systématique de connaissance, la participation active des acteurs populaires, l’ouverture d’un espace public, la validation d’un cursus formateur.

3 - La création de pôles de ressources et de connaissances autour des pratiques culturelles non-instituées Bien difficile de définir ce que serait aujourd’hui un « art populaire » issu des pratiques qui ont émergé dans les années quatre-vingt. Les « musiques actuelles », les « friches urbaines », les « arts de la rue » ont créé leur propre pôle de ressource. Cela a permis de valider des expériences, qualifier des lieux, instaurer un rapport négocié avec les institutions. Pour une génération qui se reconnaît dans d’autres mouvements populaires comme le hip-hop ou des pratiques « libres » encore moins reconnues, une voie reste à trouver. Elle ne passe pas nécessairement par de nouveaux lieux ou de nouveaux labels, mais inévitablement par la création de pôle de ressources et de connaissances. Un double travail s’engage :
- Étudier ce qui a été dit et fait par les précédents mouvements, en particulier dans l’articulation entre l’éducation populaire et l’action culturelle. Cela implique un effort de définition précise de ces termes historiques et plus généralement, clarifier des notions employées couramment mais de manière floue ou ambivalente (populaire, situation, projet, praxis, etc.) ;
- Dégager de nouveaux espaces référentiels dont le mode d’organisation et de validation est à imaginer sûrement de manière très différente du précédent.
— > Une des conséquences est la reconnaissance de pôles régionaux pour la valorisation et la qualification d’autres espaces possibles d’un développement aussi bien individuel que collectif, social qu’artistique.
C’est l’éclairage d’une nouvelle géographie des ressources humaines sur une région. C’est une lecture qui s’affranchit des territoires, des structures, des champs catégoriels d’activité, d’évaluations simplement quantitatives ou d’états des lieux.

tout les vendredi de 18h a 20h : atelier graff


Article publié le 24 mars 2005  Auteur : VAZOTE  Email : grarouz Lmg hotmail.com
Commentaires
  • > Graffiti 24 mars 2005 14:02, par un des membre du collectif indymedia lille

    Lorsque vous publiez un mail que vous avez reçu merci d’enlever les éventuelles signe qui apparaissent à chaque changement de ligne.
    En effet cela ne permet pas la lecture de l’information surtout pour un texte aussi long que celui ci.
    exceptionnellement j’ai enlever tout les signes de cet article…

    veuilez donc faire attention

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
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