Informations locales
L’hybride menacé de fermeture publié le 9 février 2012
Mobilisation au greta de calais publié le 9 février 2012
Cnt santé social 59/62 : refusons l’odieuse récupération politique de la misère par l’extrême droite ! publié le 6 février 2012 dernier commentaire le 7 février 2012 à 13h55
Suppression de classe publié le 3 février 2012
Répression de chômeur-ses et précaires : appel à soutien immédiat ! publié le 1er février 2012 dernier commentaire le 6 février 2012 à 23h19
Suppressions de postes et dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels : il faut que ça cesse. publié le 30 janvier 2012 dernier commentaire le 30 janvier 2012 à 19h43
Le collectif de chômeur-ses et précaires de lille s’invite au club de la presse (caf). publié le 24 janvier 2012 dernier commentaire le 29 janvier 2012 à 06h41
Communiqué du copwatch nord-idf : l’etat censure, copwatch renait. publié le 23 janvier 2012 dernier commentaire le 27 janvier 2012 à 13h24
A calais,patronat, gouvernement et chérèque, contre les travailleurs ! publié le 20 janvier 2012 dernier commentaire le 5 février 2012 à 18h58
Informations non locales
Importantes luttes en roumanie publié le 11 février 2012
Action devant l’abattoir de castres publié le 11 février 2012
Appel à soutien financier pour la zad publié le 10 février 2012
La voix des sans-papiers n. 7 publié le 5 février 2012
Bulletin palestine, 18 janvier 2012 publié le 3 février 2012
O.p.a soutient anonymous & copwatch publié le 2 février 2012
[grenoble] clinatec inauguré par les opposants publié le 1er février 2012
NÉpal : un chaos bien organisÉ avant les Élections

Correspondance de Katmandou

En ce mois de février, froid et poussiéreux, la capitale népalaise offre un paysage de désolation : des hordes d’enfants, noirs de crasse, sniffent de la colle, presque à chaque coin de rue ; des files de femmes en sari et gilet attendent, à la queue leu leu, leur litre de kérosène ; des « didi » lavent leur linge, dans des Pokharis, au filet d’eau hiératique.
Il faut trois heures pour un Newar, libraire à Thamel, pour remplir le réservoir de sa moto chinoise a une rare pompe a essence encore ouverte.
Partout des immondices, des détritus, auxquels on met le feu le soir pour se réchauffer et éclairer des rues moyenâgeuses sans électricité.
Selon une récente analyse faite par un magazine international : « Katmandou serait devenu un des cinq endroits les plus malfamés au monde ».
La pollution due, en partie, aux manufactures de briques dont les hauts-fourneaux ceinturent la ville est telle qu’un étranger tombe malade après trois jours passés ici.
Mais les problèmes de pollution atmosphérique sont, en ce moment, le cadet des soucis des Katmanduites.
Les habitants de Katmandou connaissent des coupures d’eau, d’électricité, de gaz et de pétrole, sans précédent dans leur histoire.

Des pénuries dont ils ne comprennent pas l’origine.

Les routes de ravitaillement venant d’Inde, traversant le Teraï, sont bloquées par des groupes armés mystérieux comme les tigres Madhesi ; des camions de la Nepal Oil Corporation disparaissent avec leurs chauffeurs ; dans la capitale l’électricité n’est fournie avec parcimonie que quelques heures par jour et l’eau est amenée aux usagers par camion citerne.

Qui cherche donc à rendre la vie impossible aux Katmanduites ?

- Le roi Gyanendra, reclus dans son palais, qui passe son temps, paraît-il, à jouer au poker sur le net ?
- Les Américains, les Anglais * qui voient d’un mauvais œil la possible victoire électorale des maoïstes ?
*L’ambassade britannique vient, au reste, de suspendre, le 15 février, la délivrance des visas aux Népalais de la capitale.
- Les fondamentalistes hindous qui n’ont pas encaissé que le Népal devienne une république laïque en décembre 2007 ?
Selon le chef maoïste Prachanda, « l’impérialisme qui souhaite imprimer sa marque au monde entier est contre les élections népalaises du 10 avril 2008 car il craint que les révolutionnaires ne viennent au pouvoir légitimement avec un agenda radical qui remettrait en cause leur présence dans le pays ».

Face à la déliquescence du pays Gurkha et le risque d’implosion des provinces du sud, le parti communiste maoïste népalais a rétabli, dans la plupart des districts, les gouvernements du peuple, « United Revolutionnary People’s Council »*.
*Les maoïstes avaient suspendu leur administration parallèle après la victoire du Jana Andolan d’avril 2006.
Curieusement, la stratégie des forces réactionnaires qui consiste à armer des groupes ethniques, dans le Teraï, a produit l’effet inverse : les forces armées népalaises et la police se sont rapprochées sensiblement du PCNM.
Nombre de soldats et d’officiers seraient prêts à voter maobaadi lors des prochaines élections nationales, « car le PCNM est le seul parti politique, capable de conserver l’unité et l’intégrité du Népal » dixit un fonctionnaire.

Certains observateurs notent que les divisions, gens des collines, Pahadi, versus gens des plaines, Madhesi - chose très nouvelle dans l’histoire du pays - interviennent au moment où la révolution maobbaadi propage la thèse d’un Grand Népal qui regrouperait les terres annexées par les Anglais, au XIXème siècle, les collines du Garawl, du Kumaon et de Darjeeling appartenant, depuis l’Indépendance, à l’Union indienne.
La déclaration est plus tactique que réelle ; elle permet de gagner à la cause les nationalistes et tous ceux qui nourrissent un fort ressentiment à l’égard de l’Inde par-delà les frontières*.
*Il y a sept à dix millions de Népalais qui vivent en Inde.
La convergence entre les maoïstes et l’armée népalaise, d’une part, et leur rapprochement avec les militants du Gorkhaland, à Darjeeling, et les Lhotsampas (1) du Bhoutan, d’autre part, sont les deux cauchemars auxquels sont confrontés les stratèges de New Delhi dont certains envisagent à mi voix le démantèlement de la nation Gurkha à partir du Teraï.

Devant la contagion communiste et la montée en puissance des mouvements syndicaux, couplés à une fièvre nationaliste, une politique du chaos est sciemment organisée par l’Inde qui possède les banques, les réservoirs d’eau, les barrages et l’unique compagnie pétrolière au Népal.
La Nepal Oil Corporation (NOC) dépend complètement de l’Indian National Oil and Gaz Corporation (ONGC).
La compagnie indienne peut, à tout moment, bloquer les fournitures en carburants fossiles sur Katmandou.
Le gouvernement Rajiv GANDHI l’a déjà fait, en 1989, lors d’un conflit qui opposait le roi BIRENDRA au parti du Congrès de KOIRALA.
En outre, depuis le traité de Mahakali de 1990, l’Inde est propriétaire des ressources hydro-électriques du pays…
De plus, c’est l’Inde qui fixe le taux de change de la roupie népalaise.

Selon Matthew KAHANE, le chef de la mission de l’ONU, UNMIN, au Népal, « les groupes armés madhesi, qui sèment la terreur dans le Teraï, trouveraient refuge du côté indien* et seraient protégés par la police indienne ».
*Certains parlent de connexion des « madhesis » avec le mahant de Gorakpur, connu pour être proche du Vishnu Hindu Parishad.
En organisant des guérillas « madhesis », dans le Terai, on coupe les routes d’accès à la capitale et on exerce un chantage sur les populations mécréantes « pahadis », rebelles au cast system.

Ces pénuries organisées sont une forme d’intimidation à l’endroit d’un gouvernement provisoire dont plusieurs ministres sont maoïstes et athées.

Les fondamentalistes hindous, en particulier le politicien indien Lal Krishna ADVANI, très actif lors du coup royal du 1er février 2005, sont derrière « ce terrorisme de basse intensité » afin que personne ne croie à la victoire prochaine des maoïstes à la première assemblée constituante à Katmandou.

« Vaut mieux un Népal destitué, quadrillé par les troupes de l’ONU mais qui conserve l’hindouisme, plutôt qu’une république populaire et démocratique… »

Nonobstant les conspirations étrangères et la malédiction du temple hindou, la ligue des jeunes communistes (Youth Communist League) s’active à couvrir Katmandou d’affiches à la gloire d’un Prachanda, chevauchant les foules, dans la pure tradition mao.
Face à cette déferlante de propagande, les 74 partis politiques qui concourent également aux élections d’avril sont quasi inexistants.
Eu égard au caractère massif et quotidien des rassemblements, les élections à l’assemblée constituante semblent presque relever d’une formalité.
Et pourtant, aucun journal népalais, en langue anglaise, ne témoigne de cette capacité à mobiliser des troupes maoïstes.
Comme si les rédactions anglophones cherchaient à conjurer, par une lecture ethnographique du conflit, l’inévitable.

Le PCNM ne recrute pas seulement parmi les jeunes désoeuvrés, mais leur cause trouve écho chez les plus de 50 ans, en particulier, chez « les ex-service men » qui ont servi pendant de longues années le gouvernement indien.
Une centaine d’anciens Gurkhas, entre 50 et 70 ans, font la grève de la faim jusqu’à la mort devant l’ambassade indienne…
Pour ces vétérans, qui ont combattu dans l’armée indienne lors des quatre guerres avec le Pakistan, c’est l’ultime bataille.
Peut-être la plus importante de leur vie.
Beaucoup de ces soldats qui ont autant de blessures que de médailles réclament des pensions jamais payées et toujours dues ; d’autres exigent que leurs blessures, maladies, invalidités, contractées lors de l’exercice de leur métier, soient prises en charge par le gouvernement indien.
L’ambassade indienne affiche comme réponse le plus parfait des mépris, un mépris digne des pires moments du Raj britannique.
La révolte des ex-Gurkhas dont certains ont instruit les milices communistes, dans la jungle et les montagnes, est indissociable de la révolution népalaise.
D’un point de vue nationaliste, la victoire du parti communiste maoïste népalais, aux élections d’avril, semble logique et naturelle.
Ce sont les seuls qui forment des cadres pour rester au pays.
Tout le système néo-colonial de l’ancien régime visait à produire des esclaves pour les marchés des pays du Golfe, des Gurkhas pour les régiments britanniques et indiens ; et une élite de langue anglaise, bon marché, pour l’univers anglo-saxon.
Le PCNM souhaite remettre en cause cinquante ans de cette politique.

Selon le porte-parole du Parlement provisoire, Subhas NEMBANG « 50 ans d’aide étrangère n’ont qu’accentuer les inégalités et plonger le pays, dans une misère noire et un exode qu’il ne connaissait pas au début du XXème siècle*. »

*Lors du grand tremblement de Terre de 1934, qui détruisit Katmandou, le maharadja Shumshere Jung Bahadur RANA refusa l’aide internationale et dédommagea de sa propre cassette les habitants de la capitale.
On ose penser ce qui arriverait si un séisme d’une telle magnitude se reproduisait…

Non seulement l’aide humanitaire a appauvri le pays, mais, à présent, alors que le Népal aurait besoin de fonds ; elle se retire car les donateurs craignent l’arrivée au pouvoir des maoïstes.

« Les ONG se sont développés au Népal sans la participation réelle de la population ; leurs desseins étaient plutôt d’assouvir une lubie, une marotte. Une fois le beau geste accompli, on se regarde et l’on rentre chez soi. » déclarent les experts en développement maoïstes.

Résultat : la plupart des enfants des rues de Katmandou sont des orphelins, échappés d’instituts, tombés en déshérence parce que les jeunes volontaires qui s’occupaient d’eux se sont lassés d’un travail ingrat qu’ils devaient, par ailleurs, financer.

En effet, quelques-uns des 400 orphelinats de la vallée sont connus pour appartenir à des mafieux…
L’élevage d’orphelins pendant la guerre civile était un commerce très lucratif.
Les volontaires européens, japonais, américains payaient jusqu’à 1000 euros le droit de torcher le cul des enfants de la guerre ; et les familles en mal d’enfants payaient presque 20 000 euros pour un bébé.
À ma connaissance, aucune ambassade n’avertit leurs ressortissants de ces trafics et dénonça sérieusement ces pratiques.
En revanche, l’ingérence des ambassades étrangères, dans la vie politique népalaise, n’est pas un vain mot.
L’ambassade de France, pour satisfaire quelque français fortuné, s’est opposée récemment à une directive prise par un ministre des affaires sociales maoïste qui décida, avec raison, d’interdire l’adoption étrangère d’enfants au Népal.

HIMALOVE


1. Des centaines de milliers de Bouthanais d’origine népalaise ont été déportés, dans les années 80, par le roi Jigmé WANGCHUK et vivent misérablement dans des camps de réfugiés à Siliguri et au Népal. Le roi bouthanais craignait qu’un bouleversement démographique ne vienne à bout de la monarchie comme au Sikkim, en 1975 ; un certain nombre de Lothsampas ont créé, en 2003, un Parti communiste maoïste.
Le danger marxiste-léniniste est tel à la frontière himalayenne de la Chine que les États-Unis ont décidé d’accueillir sur leur sol 60 000 d’entre eux !


Article publié le 18 février 2008  Auteur : himalove
Commentaires
  • nÉpal : un chaos bien organisÉ avant les Élections 18 février 2008 16:57, par komali

    bonjour, je suis actuellement au népal, je suis d’accord avec un grand nombre de points que vous écrivez. C’est l’enfer ici à katmandou avec le manque de pétrole, d’eau, de gaz, d’électricité (8heures de coupures par jour) etc….
    Cependant, je trouve certains points radicaux, en effet, il ne faut pas oublier les horreurs que les maoistes ont fais aux peuples des villages, (tortures, kidnapping). Ils se sont installés dans les villages réclamant nourritures et lits, et ont instaurés la peur et l’angoisse. Les voir gouverner serait monstrueux pour le peuple.
    Quelle solution est la mieux pour ce pays ? je me pose chaque jour la question.

  • nÉpal : un chaos bien organisÉ avant les Élections 20 février 2008 11:31, par Philippe

    Bonjour,

    Je travaille depuis un certain temps maintenant au Népal et je ne peux qu’être indigné de lire un tel article ! Pour faire un véritable retour à cet article, il faudrait faire un commentaire à presque chaque ligne.
    Par exemple, ce ne sont pas les femmes qui font la queue pour l’essence, présentez moi les hordes d’enfants shootés à la colle, et oui effectivement la machine à laver n’est pas rentrée dans tous les foyers…Sérieusement je trouve cet article dangereux pour les personnes à l’extérieur du Népal qui prendraient ces informations pour argent comptant ! Les analyses sont rapides, et pire, orientées. Bref, il ne s’agit pas là d’un article de fond mais de pensées personnelles, qui ont éventuellement leur place dans un journal de voyage d’une personne découvrant pour la première fois le sous-continent.

    Katmandou, "un des 5 endroits les plus malfamés du monde", restons sérieux ! Il me semble plus dangereux de se promener la nuit dans certains quartiers de Paris qu’à Katmandou.

    Les groupes armés du Teraï sont loin d’être mystérieux…Il s’agit bien des Madhesi, mais qui n’en sont pas tigres pour autant, à l’inverse des tamouls du Sri-Lanka…mais lorsque l’on écrit un tel article, on est plus à une approximation près…
    L’eau est effectivement acheminée par camion citerne comme partout sur le sous-continent…ce qui représente la norme pour au moins un peu plus d’1/6 de la population mondiale.

    Je passe sur les questions de territoire entre le Népal et l’Inde qui ne sauraient souffrir de tels raccourcis.

    "Nonobstant les conspirations étrangères et la malédiction du temple hindou", quel temple ? L’auteur a trop lu Tintin et la vision que l’auteur a des népalais rappelle dangereusement Tintin au Congo….ceux qui ne font pas le lien, passez…

    En ce qui concerne le dossier de l’adoption, je suis très en colère des propos tenus, notamment concernant la prétendue implication de l’Ambassade de France…Révisez vos fiches et renseignez-vous avant de raconter de telles âneries !

    Le Népal est certes un pays qui ne va très bien depuis quelque temps, qui fait parti des 10 pays les plus pauvres du monde, mais l’analyse faite dans cet article est erronée sur de trop nombreux points ce qui la rend dangereuse à mon sens pour des observateurs extérieurs.

    Cet article m’a mis en colère et je ne suis pas le seul. Ce dernier est en train de tourner auprès de la communauté internationale de Katmandou, attendez-vous à quelques compléments à ce commentaire, qui devrait être plus fouillé… mais pourquoi perdre du temps à corriger un tel article qui n’aurait jamais dû être publié.

    Himalove, je ne vous félicité pas !

  • nÉpal : un chaos bien organisÉ avant les Élections 23 février 2008 11:21, par Jean-Luc Bahadur Chaukidhar

    Bonjour,namasté,
    Je ne découvre qu’aujourd’hui, 23 février, cet article et ma 1ère impulsion est d’en féliciter vivement son auteur, HIMALOVE. Je connais relativement bien ce pays pour y avoir séjourné à de nombreuses reprises depuis le début des années 80 et j’y compte beaucoup d’amis népalais ; je ne pense pas qu’un seul d’entre eux contredirait les faits rapportés dans cet article. Je suis pour ma part très inquiet pour l’avenir de la région où les conditions d’existence se dégradent dramatiquement un peu plus chaque hiver. Ainsi l’an passé 5 heures de coupure électrique quotidienne était de mémoire le maximum que l’on subissait, la journée, contre 8 cette saison. Difficile également de ne pas voir les gosses qui sniffent de la colle à la vue de tous dans le centre ville, que ce fusse à Thamel ou à Indra-chowk/Asain thole. Peut-être n’y en a t’il pas dans les quartiers résidentiels où logent avec leur domesticité les "expats" en tout genre. Il est indéniable que New Delhi soit à l’origine des diverses pénuries et des troubles croissants qui agitent la contrée tout recemment devenue république. Je crois que l’auteur de "Népal, un chaos bien organisé" connait bien son sujet.

  • Petite analyse 23 février 2008 13:41, par JCML

    Oui, méfions nous des défenseurs de l’Ambassade de France, ils peuvent critiquer l’article sur des points de détail, mais pas sur le fond, de toute évidence.

    Je voulais répondre à Komali, qui s’interrogeait sur les conséquences d’une victoire des maoistes.

    Il est vrai que ces derniers ont employé jusqu’ici des méthodes radicales. On ne fait pas d’omelettes sans casses des oeufs.
    D’ailleurs avaient-ils le choix vu ce qu’il y avait en face ?

    A mon avis, la principale menace pour le Népal, ce sont les conspirateurs royalistes et les impérialistes indiens.
    Les maoïstes devront, il est vrai, combattre le feu par le feu.
    C’est ce que Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Tsétoung avaient fait avant eux, avec un certain succès.

    La révolution n’est pas un diner de gala.
    Mais l’oppression éternelle lui est-elle préférable ?

    Certes, les réactionnaires du pays, les impérialistes indiens, chinois (qui n’ont plus de communistes que le nom), américains, britanniques, français, etc., vont se liguer contre le Népal, ce qu’ils ont déjà commencé à faire, sous couvert de l’ONU, de la "communauté madhesi", pour "défendre les droits de l’homme" ou de je ne sais quelle autre fable.

    Mais le peuple népalais n’a-t-il pas des cartes à jouer de son côté ?
    Par exemple :

    - les peuples limitrophes d’origine népalaise qui soutiendrons leurs compatriotes dans le pays

    - les immenses guerrillas maoïstes qui gagnent chaque jour du terrain en Inde, et au Bhoutan

    - les mouvements sociaux de Chine, pays qui totalise chaque année à lui tout seul plus de grèves que tout le reste du monde, et dont la majorité de la population regrette amèrement l’époque du socialisme vrai sous la direction de Mao Tsétoung, pays dont une grande partie de la population a vécu la Révolution culturelle et y a directement participé

    - les prolétaires du monde entier qui reconstruisent aujourd’hui leurs forces, et pour lesquels une révolution au Népal représentera un nouveau souffle

    - la crise générale du système capitaliste qui sévit actuellement au Etats-Unis et qui tend à se répercuter dans tous les domaines : financier, industriel, énergétique, commercial, social, politique, diplomatique, militaire, culturel, moral, écologique etc., et qui ne manque pas, en s’étendant au monde entier, d’ouvrir des perspectives

    Dans ces conditions tout est trés loin d’être perdu, ni pour le Népal, ni pour le monde.
    Mais il faut se préparer à tout pour mettre un terme aux plus de deux siècles de domination du capitalisme sanglant sur cette planète.
    Sinon, non seulement nous n’éviterons pas les catastrophes, mais nous n’aurons que nos yeux pour pleurer.

  • nÉpal : un chaos bien organisÉ avant les Élections 25 février 2008 20:51, par LWSFE

    J’ai le sentiment d’avoir déjà lu des passage de l’article controversé sur plusieurs sites internet. Ne s’agirait-il pas par hasard d’un collage orienté de plusieurs articles, dans un but polémique ? L’hétérogénéïté du style me le fait aussi penser…

    Que le pays soit pauvre, c’est un fait. Il semblerait d’après l’auteur (? ?), qu’il faille plutôt faire confiance aux "experts en développement maoïstes" ! L’expression, à elle seule, est à hurler de rire.

    LWSFE

    PS : je suis stupéfait qu’il y ait encore des nostalgiques de la révolution culturelle chinoise.

  • nÉpal : un chaos bien organisÉ avant les Élections 17 mars 2008 15:45, par himalove

    C`est avec du retard et tres loin de Paris que je prends connaissance des remous suscites par mon article.

    Je reponds d`entree, cet article est un original et non un patchwork.

    Il y a, aujourd`hui, des ministres maoistes, qui s`intitulent, eux-memes, `experts en developpement`.

    Les maoistes ont meme cree des banques populaires, qui pretent de l`argent a des taux ridicules, dans des endroits recules, qui n`avaient jamais vu de banquiers.

    Est-ce a hurler de rire ?

    Je suis heureux que mon article scandalise la communaute d`expatries de Katmandou…

    HIMALOVE

  • nÉpal : un chaos bien organisÉ avant les Élections 17 avril 2008 14:46, par himalove

    J’aimerais simplement signalé à mes détracteurs la pertinence de mon propos d’hier.

    Aujourd’hui, 17 avril 2008, les maoïstes sont majoritaires dans la première assemblée constituante de la république fédérale du Népal.

    HIMALOVE

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/Île-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

SyndicationSyndication |  Site réalisé avec spip 2.0.10 [14698] |  Version du squelette 4.0