mercredi
16 mai 2012
18h30 : Le marxisme contre l’État
lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)

A l’époque de Noël 2007, un bâtiment géré par le Conseil Régional, était ouvert aux réfugiés pour quelques nuits très froides.
La presse locale, tous les élus municipaux ont félicité cette initiative, sans pour autant donner les moyens aux associations humanitaires de perdurer.
Le sous-préfet de Calais avait alors répété que les réfugiés pouvaient être hébergés par le 115. L’attitude des responsables des foyers calaisiens n’accréditaient pourtant pas sa version. Et on imagine volontiers, preuves à l’appui, que la consigne préfectorale leur a été signifiée de ne jamais accepter de réfugiés politiques sans papier. (ce qui n’est pas le cas dans les autres villes de France)

Le froid et le vent s’abattent à nouveau sur notre ville. Si jamais l’on découvre les corps d’hommes morts de froid, le saura-t-on ? qui sera responsable ?
Donnera-t-on l’ordre aux élèves de CM2 de prendre en charge les souffrances de ces centaines de personnes qui ont fui leur pays et qui étaient connues depuis leur fuite par de très respectables institutions comme le HCR ? Faut-il attendre qu’elles soient mortes ?
Ils n’avaient pas à venir à Calais !
Si l’on pousse dans leurs derniers retranchements les bonnes et les mauvaises âmes, tout est justifiable : les violences policières, les contrôles au faciès, l’interdiction de manger, de se laver, de dormir… au chaud sous des couvertures non gazées… Ils justifieront tout, jusqu’à la mort des gens ? ainsi assistons-nous sans le savoir aux prémisces de ce que fut le pétainisme, avec ses collaborateurs zélés, ses racistes de plus en plus violents, sa presse cadenassée, une majorité de la population impuissante et peureuse et les premiers militants résistants.
Les discours se heurtent : "La France n’a pas vocation à accueillir ceux que les autres pays rejettent" "Ils ne veulent pas rester en France". L’Angleterre ne rejette pas les demandeurs d’asile à priori. Elle attend seulement qu’ils réussissent à passer tous les obstacles qu’elle a dressé avec l’aide de la France.
Discutons de l’ouverture des frontières et du respect de la Convention de Genève. Toutes les atteintes aux droits humains, visibles à Calais, cesseront.