mercredi
16 mai 2012
18h30 : Le marxisme contre l’État
lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
Jeudi matin, je rejoins la manifestation des lycéen-ne-s aux abords de la préfecture afin de soutenir leur lutte.
Le dispositif policier est impressionnant… Des centaines de CRS sont présents, habillés comme des robocop, armés de casques, armures, boucliers, tonfas, flash-balls, un fusil à lunette est même visible sur l’épaule d’un CRS… (utile pour la chasse au lycéen…) ; les camions anti-émeutes sont de sortie et les CRS visiblement envieux d’en découdre face à des lycéen-ne-s armés de chants, et leurs petits poings….
Après un petit jeu du chat et la souris, les lycéen-ne-s arrivent à perdre leurs bourreaux (partis on ne sait où…) et organisent un sit-in devant la préfecture tout en lançant quelques slogans et en chantant quelque peu. Ô quel drame mes amis de n’être si peu violents…
Une sommation a lieu, les lycéen-ne-s continuent à chanter tout en restant assis ; les CRS en profitent donc pour charger dans une violence peu commune contre des enfants qui pourraient être les leurs… (enfin s’ils avaient un peu de coeur).
Les CRS attrapent des lycéen-ne-s pendant que les collègues les cognent à coups de boucliers, de tonfas, de pieds dans la gueule et le corps ; ils se mettent à gazer (tiens ça rappelle notre Histoire sombre, celle qu’on souhaite oublier…) des lycéen-ne-s, pour certains directement dans le visage, et chargent les autres lycéen-ne-s, qui ont su se relever…
Une lycéenne est prise d’un malaise, reste allongée, par terre, peu importe ils la frappent, c’est si facile…
Quelques lycéen-ne-s trouvent refuge dans une pharmacie afin d’être soignés, à leurs sorties, la pharmacie ferme ses grilles… (pour éviter l’entrée des CRS ou ne pas soigner les lycéen-ne-s ??…)
Un responsable de la préfecture sort et incite les lycéen-ne-s à dégerpir sous peine de garde à vue, leur dit que lui aussi a connu les gazages… Ceux qu’il faisait subir aux déportés pendant la seconde guerre ou ceux qu’il faisait subir aux algériens lors des tortures ?? La remarque le vexe, il s’en va…
Le calme revient peu à peu.
Il faut rappeler qu’il y eut bien quelques jets de gravillons, mais après la charge des CRS.
Qu’il n’y eut qu’une sommation, pour la forme…
Durant l’après-midi, les flics contrôlent au hasard quelques lycéen-ne-s et non-lycéen-ne-s dans la manif ; d’autres utilisent l’intimidation pour les inciter à retourner en cours.
Ces lycéen-ne-s pourraient très bien être mes petits frères, mes petits soeurs… Ce que cet état policier aux méthodes fascisantes leur a fait est inacceptable !!!
Répondre par la violence sauvage à la demande d’abrogation de la loi est bien digne de Fillon… N’oublions pas qu’il faisait partie au même titre d’ailleurs que Devedjian d’Unité Radicale, groupe d’extrême droite, néo-nazis nostalgiques de l’Allemagne hitlérienne et de l’Italie fasciste.
Depuis 2002, ce gouvernement refuse d’écouter la rue, les profs, les étudiant-e-s, les lycéen-es, les ouvrier-e-s, les sans-paps, les chômeur-e-s, les précaires…
Cet attitude initiée par la gauche dans les années 80 perdure et devient chaque jour de plus en plus violente vis à vis de nous.
Tiens en parlant de violence, avons-nous des nouvelles de la lycéenne qui s’est pris un flash ball dans le ventre et du lycéen qui s’est fait tabassé à coups de pieds par les CRS ??
Il est l’heure de réagir face à ces violences étatiques.
Qu’attendent les profs pour se mettre en grève illimitée, soutenir leur élèves, etc.. ??
GREVE GENERALE , ILLIMITEE ET AUTOGESTIONNAIRE.