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Pas un amalgame, un parallèle nécessaire !

Il n’est pas rare de lire sur les sites d’information des commentaires outrés de bons républicains que le parallèle entre la politique actuelle d’immigration et le régime de Vichy offusque. Pauvres républicains qui, totalement désinformés de la question, débarquent sur Internet et manquent de perdre leur glotte lorsqu’ils entendent dire que nos flics se comportent comme des fachos. "Ah non ! Vous ne pouvez pas comparer ! Ce discours vous décrédibilise, c’est ridicule ! On ne peut pas comparer Sarkozy à Pétain…". D’abord j’aimerais savoir vis-à-vis de qui on peut bien se décrédibiliser ? Face à cette masse informe d’électeurs qui boivent la vérité depuis leur téléviseur ? Ces milliers de gens suspendus aux ébats médiatiques de Nicolas et Carla ? Ou encore les millions de gens qui ont voté pour la personne la plus apte à détruire leur république si chère ?

Notre jolie société marche sur la tête. Ca fait longtemps que les pendules se dérèglent et qu’il est devenu vain de tenter de les remettre à l’heure. Je me propose de donner depuis un certain temps un coup de pouce dans le pendule pour qu’il fasse disjoncter les aiguilles du cadran…

Non, effectivement, Pétain n’est pas (encore) revenu. Non, effectivement, nos flics ne sont pas des nazis, nos préfets ne sont pas des collabos au sens historique du terme. Non, il n’existe pas encore de lois racialistes. Non, le salut romain n’a pas remplacé les bonnes vieilles poignées de main. Non, Sarkozy ne voue pas un culte secret à Hitler. Non, non et encore non ! Mais qui diable a dit ça ? Aucun militant raisonnable n’a jamais (du moins je crois) fais une comparaison de ce style ! On se contente de prévenir, de faire des parallèles, de pointer du doigt de dangereuses similitudes et un glissement progressif vers une société xénophobe. Et j’utilise bien le terme "xénophobe", pas "raciste". Quand nos détracteurs crient à l’amalgame, ce sont eux qui le font ! Qu’ils dépoussièrent leur dictionnaire, qu’ils révisent la langue française :

- quand on dit "les flics se comportent comme des fachos", on ne dit pas "sont des fachos" (bien qu’une part d’entre eux le soient). Quand on dit qu’un flic est un facho, c’est sans doute que la multiplication d’actes fascistes de sa part et la satisfaction avec laquelle il les commet font de lui un facho. Notons que facho désigne aujourd’hui un partisan de l’extrême droite xénophobe, et non un "fasciste" au sens historique et politique. Je conçois qu’il serait donc plus juste de dire "pétainiste".

- quand un flic cogne un sans papiers ou un migrant pour le simple fait qu’il se déplace sans papiers, c’est une attitude fasciste. On ne dit pas que le flic est un fasciste, on dit que ce qu’il fait ou ce qu’il a l’ordre de faire, est fasciste. Cela signifie que l’éthique et le respect de la personne sont laissées au placard, au nom d’une idéologie ou d’un système.

- quand on utilise "Vichy" plutôt que "IIIème Reich" pour désigner notre système d’immigration actuel, c’est peut-être justement parce qu’on distingue la "collaboration au crime" et "le crime en lui-même". Pourquoi la justice distinguerait-elle "meutre" et "complicité de meurtre" et pas nous ? Expulser un sans papiers vers certains pays, c’est le condamner à mort. On aura beau se laver les mains, le fait est là.

- quand on compare nos lois en terme d’immigration aux lois de Vichy, c’est sans doute parce que tout est fait pour marquer toujours plus distinctement les personnes ostracisées (à la place des listes de juifs, le fichage biométrique des étrangers sans papiers). C’est aussi peut-être parce qu’on criminalise des gens sous le seul prétexte qu’ils n’ont pas de paperasse dans leur poche. C’est sans doute parce qu’on les emprisonne en camps (appelez ça "Centres de rétention" si ça vous réconforte) pour 1 à 18 mois comme s’ils avaient commis un crime, alors qu’il ne font que fuir leur misère… Toutes ces choses qui semblent banales certains (nombreux ?) ne sont pas autre chose que des atteintes graves aux droits humains, au respect de la dignité humaine. Organisées dans le cadre d’une loi par un Etat, ça devient du pétainisme.

Et puis voila que le gouvernement lui-même choisit Vichy comme lieu pour tenir son sommet européen sur l’intégration (ne jouons pas les mots, il s’agit bien d’un sommet sur la lutte contre l’immigration : cela fait 30 ans que les politiques prétendent nous berner par ce tour de passe-passe linguistique). Ultime provocation ? Maladresse ? Ignorance ? Comment qualifier cette entourloupe ministérielle ? On voudrait guérir le passé qu’on choisirait ce lieu pour organiser un sommet sur la liberté de circulation ou sur quelque chose de moins ambigü et moins conoté que le thème de l’immigration, surtout lorsqu’on sait qu’elle repose aujourd’hui essentiellement sur l’enfermement et l’expulsion des étrangers, mais nos gouvernements semblent avoir fait à nouveau le choix du scandale et de la confrontation !

D’ailleurs il semblerait que la confrontation aura lieu, puisque de nombreuses personnes en France ne souhaitent pas qu’on fasse renaître insidieusement parmi la population les attitudes collaborationnistes qui firent le succès du régime de Vichy. Banaliser des comportements antisociaux qu’on s’est efforcé de combattre depuis la fin de la guerre pour se préserver d’un retour de la xénophobie généralisée, c’est un pousse-au-crime qu’il est temps de contrer avec la plus grande virulence ! Commémorer les morts en déportation et admettre simultanément qu’on place à nouveau en camps une catégorie de population jugée indésirable, c’est jouer un jeu dangereux qui réhabilitera Pétain et Laval bien plus vite qu’on ne croit.

L’extrême-droite reprend suffisament de place dans l’espace public pour que les grands partis et les gouvernants ne leur donnent pas du grain à moudre supplémentaire. Si l’on prend pour exemple les identitaires, on s’aperçoit que de plus en plus ceux-ci adoptent le double-discours hypocrite de la droite classique, prétendant d’un côté qu’ils ne sont pas racistes et de l’autre défendent la théorie bien connue du "chacun chez soi". Ne nous trompons pas, le racisme répond à une volonté de classer, de "catégoriser les êtres humains d’après des critères identitaires considérés comme spécifiques et sur lesquels il est porté des jugements de valeur". Et les identitaires sont les premiers à le faire : dans ses discours, le président des Jeunesses Identitaires Philippe Vardon alterne aisément critique de l’immigration et préjugés réducteurs sur les étrangers, notamment depuis le lancement de leur campagne "ni violée, ni voilée" qui assimile de fait musulmans et criminels. Mais lorsque les collectifs anti-fascistes organisent des manifestations contre l’installation de cercles identitaires dans les quartiers, mettant en garde contre la légalisation des organisations racistes, les Identitaires prétendent se joindre aux rassemblements, jouant subtilement le jeu consistant à se placer en dehors du champs visé, pour se légitimer auprès de populations globalement hostiles aux discours xénophobes. En biaisant leurs discours de cette façon, ils espèrent obtenir davantage d’audience et se faire accepter dans nos villes. C’est vis-à-vis de ça qu’il faut être extrêmement vigilent : plus que de seulement crier au racisme, il faut surtout expliquer en quoi les identitaires sont racistes. Le Front National nous a déjà suffisament joué le jeu de polisser son discours de façade pour mieux tromper les foules, pour qu’il ne faille pas laisser aux identitaires la possibilité de l’emporter avec les mêmes stratégies !

Il est nécessaire de rappeler à la fois en quoi les politiques d’immigration actuelles sont racistes, mais également pourquoi les discours officiels de la droite le sont, jouant sur le terrain à la fois subtil et trompeur de la droite dure (extrême droite) et légitimant des modes de pensée toujours plus discriminants à l’égard des étrangers, qu’ils soient sans papiers ou non, voire même s’ils sont nés en France. Les méthodes de gestion des flux migratoires, et donc de l’espace de vie dans lequel nous vivons, doivent être mis en parallèle avec les méthodes adoptées par le régime de Vichy pour contribuer à la gestion de "l’espace vital européen" entreprise par les régimes racistes de l’époque : il s’agit à nouveau de "nettoyer" un territoire de ses éléments extérieurs par une politique d’ostracisme et de déplacement de populations. Replaçons-nous dans le contexte de la signature de la convention de Genève en 1951, qui visait à se prémunir des politiques discriminatoires vécues durant la seconde guerre mondiale, et veillons (et c’est le minimum de ce que nous avons à faire, étant donné que ces textes contiennent de nombeuses lacunes et compromissions) à ce qu’aucune mesure n’aille à l’encontre de ces principes !

Cessons de nous offusquer naïvement, le parallèle est tout a fait légitime ! C’est pour cette raison qu’il faudra se rendre à Vichy le 3 novembre prochain !

Eunous
www.dissidence-nordiste.org


Article publié le 6 octobre 2008
Commentaires
  • Le parallèle ne vaut pas mieux 8 octobre 2008 13:23

    Le "parallèle" ne vaut pas mieux que l’amalgame. Le discours est tout aussi incohérent, c’est ce qui arrive quand on remplace l’analyse de la réalité par le slogan :

    "On se contente de prévenir, de faire des parallèles, de pointer du doigt de dangereuses similitudes et un glissement progressif vers une société xénophobe. Et j’utilise bien le terme "xénophobe", pas "raciste"."

    "Il est nécessaire de rappeler à la fois en quoi les politiques d’immigration actuelles sont racistes"

    La plus grande confusion est de rigueur : l’auteur ne fait visiblement pas la moindre différence entre l’immigration clandestine en 2008, d’une part, et la politique nazi-collaborationniste d’épuration des Juifs entre 1935 (lois de Nuremberg) et 1945 (victoire alliée), d’autre part ; cette dernière politique impliquait la perte de la citoyenneté (les Juifs n’étaient pas des immigrants clandestins mais résidaient légalement dans les pays envahis par les nazis et/ou contrôlés par leurs alliés), la traque, la déportation en wagons plombés et l’extermination. Tout ceci est allègrement "mis en parallèle" avec la reconduite à la frontière d’immigrants clandestins.

    Tout ça parce qu’une conférence se tient à Vichy ! La capitale allemande depuis la réunification est de nouveau Berlin. Comme au temps du Reich. Doit-on en conclure qu’Angela Merkel est une 2e Eva Braun ? Non n’est-ce pas ? Alors pourquoi se permettre avec Vichy ce qu’on ne se permet pas avec Berlin ? La bêtise ne franchit pas le Rhin ?

    Autre question : en quoi la lutte pour l’assouplissement des lois contre l’immigration clandestine en France (ou en Europe de manière plus générale) implique-t-elle ce genre de "parallèles" débiles ?

  • c’est claire que l’article mélange tout…
    comment oser comparer ce qui c’est passé pendant la seconde guerre et ce qui se passe maintenant !!!!
    c’est scandaleux.
    je sais que mon message ne va pas rester, car comme tout les messages qui ne sont pas provocateur et dans le sens des modos, il va etre supprimé.
    c’est quand mem domage d’essayer de m’anipuler les gens avec vos comparatifs.
    qd je vois que vous comparez le comportement des flics avec celui des fasciste de la 2nd guerre mondiale, je me dit que vous avez du rater pas mal de cours d’histoire à l’école.
    si mon grand pere été toujours en vie, il s’arracherait les cheveux en lisant vos sotises, lui qui été resistant.

  • rappel de communiqués de l’UJFP 10 octobre 2008 18:57, par Patrice Bardet

    De la xénéphobie d’Etat

    La France est un pays d’immigration, mais elle n’est pas, si elle le fut un jour, un pays d’accueil. Les étrangers qui sont venus s’installer en France ont dû se battre pour être acceptés puis, pour ceux qui le désiraient, pour devenir Français. La situation s’est aggravée avec la venue d’immigrés issus des anciennes colonies françaises comme le montre l’invention de la notion de deuxième, voire de troisième, génération pour désigner leurs enfants pourtant de nationalité française. Comme s’il y avait deux sortes de nationaux, les Français dits "de souche" et les autres.

    Pour lutter contre ce que l’Etat considère comme une invasion, les gouvernements ont inventé les centres de rétention destinés à parquer les immigrés "illégaux" en attendant de les expulser. Et pour emplir ces centres et mieux expulser, les gouvernements ont mis en place une véritable chasse aux métèques qui a commencé bien avant Hortefeux.

    Face à cette politique mise en place par les gouvernements depuis les années quatre-vingt-dix avec les lois Pasqua, Debré, Chevènement, Sarkozy, les étrangers sans papiers et désireux de vivre en France se sont organisés et ont obtenu par leur lutte un certain nombre de régularisations. La révolte des "retenus" (c’est ainsi qu’on appelle officiellement les personnes parquées dans les centres de rétention) dont celle du centre de Vincennes nous donne l’exemple, marque une nouvelle étape, émeute du désespoir mais aussi refus d’une politique qui considère les sans-papiers comme des délinquants qu’il faut punir.

    Le gouvernement ne sait répondre à cela que par la répression et certains de ses partisans vont jusqu’à accuser ceux qui soutiennent les sans-papiers d’être responsables de la violence dans les centres de rétention. Comme si le fait de parquer des hommes et des femmes, y compris des enfants, dans des centres de rétention n’était pas une violence et une atteinte aux droits humains, ces droits dont nos gouvernants savent dénoncer les violations lorsqu’elles ont lieu dans les pays qu’ils veulent frapper d’ostracisme et qu’ils savent accepter dans les pays dits amis ou lorsqu’ils les pratiquent eux-mêmes.

    La politique française s’inscrit dans une tradition ancienne que le gouvernement de Vichy a su développer contre les étrangers "indésirables", ainsi les centres de rétention et les nombreuses rafles systématiques menées contre les étrangers. Cette politique participe de la politique de l’Union Européenne de fermeture de l’Europe aux étrangers, politique qui s’est traduite par les accords de Schengen et aujourd’hui par la directive dite "du retour" qui augmente les délais de rétention des personnes condamnées à l’expulsion par simple décision administrative. C’est ainsi que l’on conçoit les droits humains dans l’Europe d’aujourd’hui.

    Il n’y a pas d’autre solution que celle de régulariser la situation administrative de tous ceux qui viennent en Europe que ce soit pour fuir la misère de leurs pays ou pour fuir la répression. La restriction du droit d’asile aujourd’hui pratiquée en France et en Europe est une atteinte à la démocratie.

    Pour l’UJFP, la révolte des prisonniers de Vincennes est juste, c’est un cri de colère et de protestation contre la xénophobie d’Etat pratiquée par le gouvernement français et plus généralement par les gouvernements des pays de l’Union Européenne. C’est pourquoi nous soutenons leur lutte.

    Il ne saurait y avoir d’autres solutions que la fermeture des centres de rétention et la régularisation des sans-papiers.

    De la xénéphobie d’Etat


    en voici la déclaration de Pierre Stambul (UJFP) à la manifestation de soutien à Florimond Guimard

    Étranges étrangers

    La création d’un « ministère de l’identité nationale » promise aux électeurs de Le Pen et confié à Hortefeux n’a qu’un seul précédent du même type dans l’Histoire de France : le « commissariat général aux questions juives » du sinistre Xavier Vallat. Certes, nous dira-t-on, la situation n’est pas la même. Les Sans Papiers raflés ne partent pas à Drancy ou à Auschwitz, ils sont « simplement » jetés dans des avions ou des ferrys. Mais l’intention est la même : déshumaniser, traquer, créer la peur permanente.

    Les Sans Papiers ne vivent plus l’Etat de Droit. Ils sont passés de l’autre côté du miroir. Contre eux, la France viole tous les textes internationaux qu’elle a signés : droit d’asile, droit de vivre en famille, droit à la santé, droit à l’éducation exactement comme la France de Vichy avait privé de tout droit dès 1940 les Juifs, les Tziganes, les communistes, les homosexuels … La France d’aujourd’hui recopie même le vocabulaire de Vichy. Comme autrefois, les Sans Papiers sont officiellement « en surnombre dans l’économie française ».

    Au moment même où le gouvernement et le MEDEF veulent liquider tout ce que le Conseil National de la Résistance a établi à la Libération (sécurité sociale, retraite pour tous, nationalisation des banques, de l’énergie, du chemin de fer …), une diversion est apparue avec la lettre de Guy Môquet. Ne les laissons pas refaire l’Histoire, ne les laissons pas récupérer celles et ceux qui ont combattu la barbarie et le racisme : les étrangers et les Sans Papiers ont joué un rôle fondamental dans la Résistance. À l’automne 1943, seule la M.O.I. (Main-d’œuvre immigrée) avait un groupe actif à Paris. Ils s’appelaient Alfonso (espagnol), Fontanot (italien), Manouchian (arménien), Boczov, Elek, Rayman, Wajsbrot, Olga Bancik (juifs/ves venus de Pologne, Hongrie ou Roumanie). Ils/elles ont été arrêtés et torturés par la police française (les « brigades spéciales ») puis livrés à la Gestapo et exécutés.

    60 ans après, la France s’est excusée pour les rafles et les crimes commis en son nom. Elle commémore le Veld’hiv. Elle célèbre les résistants et toutes celles ou ceux qui ont aidé les gens traqués. Elle affirme qu’il aurait fallu désobéir à des ordres injustes.

    À quoi bon ces commémorations quand le même cycle infernal du racisme d’Etat et de la discrimination recommencent ? Quand on reparle de quotas. Quand on criminalise les Sans Papiers et leurs soutiens.

    Aux fonctionnaires de police, aux juges, aux employés des préfectures, aux pilotes d’avion ou aux capitaines de ferrys, nous disons : « désobéissez à des ordres injustes ! ». Soutenir les Sans Papiers et empêcher l’horreur quotidienne des expulsions est plus que légitime : c’est lutter pour la défense des droits de tous les humains. Le Réseau Education Sans Frontières et Florimond Guimard mènent une lutte indispensable. Le pouvoir ne nous intimidera pas.

    Déclaration de Pierre Stambul (UJFP) à la manifestation de soutien à Florimond Guimard

  • Sarkozy, Pétain, Hortefeux 10 octobre 2008 20:07, par Patrice Bardet

    un article fort instructif publié sur Agoravox

    Ordre juste ou… ordre nouveau

    lire aussi le commentaire

    Les liens entre Nicolas Sarkozy et la droite post fasciste italienne

    et sur Wikipédia Gianfranco Fini

  • pas un amalgame, un parallèle nécessaire ! 10 octobre 2008 20:44, par Eunous

    REPONSE A 13h23 :
    Parlons donc d’incohérences…

    L’auteur ne fait visiblement pas la moindre différence entre l’immigration clandestine en 2008, d’une part, et la politique nazi-collaborationniste d’épuration des Juifs entre 1935 (lois de Nuremberg) et 1945 (victoire alliée), d’autre part ;

    Et vous ne semblez pas savoir faire la différence entre une politique et ses conséquences. Vous ne seriez pas confus, vous auriez sans doute dit "l’auteur ne fait pas la moindre différence entre l’expulsion des immigrés clandestins en 2008, d’une part, et l’épuration des juifs entre 1935 et 1945"
    Votre commentaire trahit votre parti-pris : les migrants sont pour vous "coupables d’immigrer clandestinement". Vous opposez coupables et victimes, ce qui implique votre incompréhension face à mon texte et votre incapacité à accepter le parallèle. Puis vous continuez la liste de tout ce qui fut infligé aux juifs, mais omettez volontairement de parler des rafles, de l’enfermement en Centre de rétention, de l’expulsion où le sans papiers est généralement attaché à son siège, des dangers réels de mort dans les pays d’origine, etc. Si vous n’êtes pas conscient de tout ce qu’on inflige aux migrants aujourd’hui, je peux vous proposer un grand nombre de sites sur ce sujet.

    Je ne tomberai pas dans le panneau des subterfuges linguistiques : ce que vous appelez "reconduite à la frontière d’immigrants clandestins", ce sont des expulsions forcées d’étrangers "non conformes".

    Tout ça parce qu’une conférence se tient à Vichy ! La capitale allemande depuis la réunification est de nouveau Berlin. Comme au temps du Reich. Doit-on en conclure qu’Angela Merkel est une 2e Eva Braun ? Non n’est-ce pas ? Alors pourquoi se permettre avec Vichy ce qu’on ne se permet pas avec Berlin ? La bêtise ne franchit pas le Rhin ?

    Et vous parlez de confusion ? Ne faites pas semblant d’être idiot ! Vous avez très bien compris pourquoi le fait d’organiser un sommet sur l’immigration à Vichy est une provocation. Nous n’aurions absolument rien dit si ce sommet avait rassemblé les ministres européens de l’agriculture ou de la santé… Si le sommet s’était organisé à Buchenwald ou Berchtesgaden, nous aurions réagi de la même façon ! Je ne vois pas ce que Eva Braun vient faire là, d’autant plus que la pauvre fille n’a eu aucune rôle politique durant la guerre…

    Autre question : en quoi la lutte pour l’assouplissement des lois contre l’immigration clandestine en France (ou en Europe de manière plus générale) implique-t-elle ce genre de "parallèles" débiles ?</quote>

    Vous auriez pris la peine de lire sur mon site, vous auriez sans doute compris que je ne lutte pas pour l’assouplissement des lois contre l’immigration clandestine, mais que je m’oppose à l’existence-même des frontières et de la notion de "clandestinité" : ça vous fera sans doute grincer des dents ou rire jaune comme la plupart des "républicains", mais je me considère comme immigrationniste. Peut-être est-ce la lutte contre l’immigration clandestine qui est débile, question de point de vue…


    REPONSE A 13h52 :

    C’est sans doute parce que je suis diplômé en histoire que je me permet de faire ces parallèles. Renseignez-vous et vous saurez que d’anciens résistants et d’anciens déportés pointent eux-mêmes du doigt les dérives actuelles, qui leur rappellent la guerre. Ce sont eux qui s’arrachent les cheveux ! Sarkozy et les siens sont en train de dilapider tous les acquis du conseil national de la résistance, ça aussi ça leur fait dresser les cheveux sur la tête.
    Pour ce qui est des flics et de leurs pratiques, je vous invite à Calais quand vous voulez, il vous suffit de me contacter (eunous live.fr). Ou alors venez le mercredi à la manif des sans papiers et nous discuterons avec eux, ils pourront vous dire comment les flics les traitent. C’est votre aveuglement et votre propre manipulation par le pouvoir qui sont scandaleux.

  • En ce qui me concerne le "débat" est clos : vous persistez dans l’amalgame indigne, en faisant des "parallèles" entre centre de rétention et camp d’extermination etc.

    Soit, c’est votre choix de communication. Je vous en laisse bien volontiers la responsabilité. Allez donc prendre les eaux, sans moi.

    Ciao.

  • pas un amalgame, un parallèle nécessaire ! 11 octobre 2008 14:52, par Eunous

    Vous êtes de ces gens qui s’indignent facilement et refusent le débat.

    en faisant des "parallèles" entre centre de rétention et camp d’extermination

    Vous ne voyez que les parallèles que vous voulez bien voir, avec vos oreilles clôturées par les barbelés du démocratisme bien-pensant. Criez haro tant que vous le souhaiterez, les mouvements sociaux en faveur des étrangers se passeront toujours de votre esprit mièvre… Vous n’êtes pas dans les mêmes luttes que nous.

    Faites votre "communication" sur mondialisme.org et n’ouvrez pas des débats ici si vous ne voulez pas les poursuivre !

  • pas un amalgame, un parallèle nécessaire ! 11 octobre 2008 21:13, par Patrice Bardet

    En ce qui me concerne le "débat" est clos : vous persistez dans l’amalgame indigne, en faisant des "parallèles" entre centre de rétention et camp d’extermination etc.

    C’est parfaitement déguelasse : personne n’a fait cette amalgame (ni l’auteur, ni moi) , ni de près ni de loin

    Manifestement 14h25 ne recule devant aucune manipulation pour diffamer, comme à l’habitude

    De la malhonnêteté, que je ne qualifierai pas d’intellectuelle

    Que certains veuillent protéger la politique de Sarkozy, Hortefeux, la dérive pétainiste, en se drapant derrière l’extermination nazie, grand bien leur fasse : on reconnait là certains milieux à l’oeuvre dans leur "industrie"

    A Eunous : tu as échappé à l’accusation d’antisémite, mais ça viendra, des mêmes….

  • amalgame, parallèle 16 octobre 2008 00:30

    "tu as échappé à l’accusation d’antisémite"

    Pouvez-vous expliciter cette accusation, "camarade" ? Qu’est-ce que l’antisémitisme vient faire ici ? Une rancoeur personnelle ? Vous vous sentez concerné ?

    "en se drapant derrière l’extermination nazie"

    Ce sont précisément ceux qui exploitent le refrain "vichy pétain" qui détournent à leurs profits les "draps" de l’histoire, au mépris de celle-ci (et de ceux qui ont gardé une once de mémoire)

    "Vous êtes de ces gens qui s’indignent facilement et refusent le débat"

    S’indigner d’une rhétorique scandaleuse, oui en effet. Quel débat ? Il n’y a pas de débat, il y a des invectives fondées sur des amalgames grotesques, amalgames qui camouflent le débat qui aurait pu exister sur le contenu de cette conférence. Seuls les amateurs de slogans prémâchés seront ravis de ce genre de "débat".

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