mercredi
16 mai 2012
18h30 : Le marxisme contre l’État
lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
Est-il impératif que les deux mots riment ensemble ? Nous ne le pensons pas pour notre part, et pourtant….
Un dimanche soir, aéroport de Toulouse - Blagnac, arrivée de Dakar. Attendons, émus, un ami, appelons le Ismaël, il vient faire connaissance de sa future belle famille.
Fort bien accueillis au Sénégal où Ismaël nous a fait découvrir le charme de son pays et la gentillesse de ses habitants, nous avons à coeur de lui réserver une réception à la hauteur de celle que nous avons eue.
Naïfs sommes-nous ! Ne savons-nous pas que terroristes, faussaires et autres arnaqueurs sont légion surtout quand ils sont de peau plus foncée que la nôtre ?
Heureusement certains valeureux défenseurs de l’ordre et de l’intégrité du territoire sont là pour nous rappeler à un réalisme adulte, sécurité oblige :
Notre ami présentant ses papiers n’a pas sous la main l’attestation d’hébergement ; sa fiancée, notre nièce et fille, rentrée une semaine plus tôt, l’a mise de côté pensant que le visa accordé, il était préférable qu’elle la garde en sécurité.
Erreur gravissime. Comme un dangereux malfaiteur voilà Ismaël menotté, fixé à une barrière devant tous ceux qui débarquent.
Vexation, humiliation pour un garçon qui arrive tout seul pour la 1ère fois, inquiet d’avoir laissé les siens et de venir rencontrer sa future famille, confiant quant à l’accueil imaginé. Honte pour nous !
Il est normal que la police fasse son travail, nous comprenons la nécessité des contrôles, comme à toutes les frontières du monde.
La conscience du devoir à accomplir doit-elle se manifester dans un comportement irrespectueux des personnes interpellées ?
C’est une attitude inqualifiable qui vient ternir l’image de notre pays, des forces de l’ordre ce dont ni l’un ni l’autre n’ont besoin.
Les jeunes policiers sont-ils suffisamment préparés dans leur formation à assumer les responsabilités de leur tâche, à affronter les autres dans leurs différences extrêmes, à hiérarchiser les délits sans céder à l’arbitraire ?
Quel regard les aide-t-on à porter sur les étrangers ?
Et nous citoyens, ne voyons-nous dans les pays colorés qu’un ailleurs exotique où mener pour pas cher pendant quelques jours une vie de nantis ?
Quand pourrons-nous à notre tour suspecter d’humanité tous les agents des forces de l’ordre ?
Quid des personnes dans tout cela, ici, là-bas ?
Françoise MAURIES - Graulhet