mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
tract météo voté en ag
GRÈVE À MÉTÉO-FRANCE Les grenouilles sortent de leur bocal : Tous ensemble, défendons l’avenir ! Depuis ce lundi 13 octobre, Météo-France, service public de la météorologie nationale est en grève dans la presque totalité de ses centres territoriaux. C’est le cas ici à Toulouse, principale implantation abritant les centres nationaux de prévision, de calcul, de production, de formation et de recherche. Depuis mardi nous avons pris la décision de bloquer notre site. Pourquoi une mobilisation d’une telle ampleur ? La Direction de Météo-France, appliquant avec un zèle servile qui lui tient lieu de réflexion stratégique les directives de casse sociale dictées par l’État, veut tout bonnement fermer 60% des centres météorologiques et supprimer plus de 500 emplois d’ici 2017… sur un total (métropole+dom-tom) de tout juste 3700 météos. Une véritable boucherie !
Dès le mardi soir, les bonzes de la Direction appelaient en renfort les CRS pour briser violemment la résistance pacifique des personnels de toutes les régions réunis ce jour là. Depuis lors, nous avons joué le jeu de la « discussion », relâchant le blocage du site de Toulouse selon les modalités voulues par la Direction. Aujourd’hui, vendredi, force est de constater que nous nous sommes fait berner. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu, de volonté de proposer autre chose que les attaques prévues initialement.
Tous se réfugient derrière la grande faucheuse, la sacrosainte RGPP qui sévit dans tous les secteurs de la fonction publique, écoles, hôpitaux, équipement, etc. Dans le privé aussi, les patrons ne sont jamais à court d’arguments « raisonnables », indépendants de leur « bonne » volonté… quand il s’agit de délocaliser ou de virer les ouvriers pour préserver leurs profits. Qu’à cela ne tienne ! Nous n’avons pas entamé ce combat dans un esprit corporatiste et nous ne tenons pas à rester enfermés dans notre bocal ! Les emplois que nous défendons ne sont pas seulement les nôtres, ce sont ceux que prendront demain ceux qui en sont privés aujourd’hui et plus encore les générations nouvelles.
Ici comme partout ailleurs, on s’en prend au tissu social de proximité, au service rendu à toute la communauté, à la capacité d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Quant à la nécessité de mener une recherche ambitieuse dans l’intérêt de tous, elle se limite souvent à de l’affichage, sur le changement climatique par exemple, sans jamais se donner les moyens de tels enjeux.
Tout est sacrifié à la rentabilité à courte vue d’un système économique aux abois qui ne connaît la générosité que lorsqu’il s’agit de renflouer ses propres caisses en organisant le gigantesque racket que nous avons aujourd’hui sous les yeux. Une seule réponse peut nous permettre de préserver l’avenir : étendre et unifier nos luttes, nous retrouver tous ensemble pour stopper cette course sans fin au profit de l’hyper-accumulation de quelques-un et au détriment de conditions de vie et de travail — quand il y en a — toujours plus dégradées pour tous les autres. Faisons de chaque lutte un point de fixation et d’extension pour tous ceux qui ne se résignent plus.
Travailleurs de tous secteurs, venez discuter avec nous et rejoignez la lutte des grenouilles ! Rendez-vous lundi à partir de 9H00 le matin et 18H00 le soir, à l’AG permanente qui se tient 42 av. Coriolis, quartier des Pradettes ( Toulouse ).
Notre plate-forme revendicative reste le maintien des effectifs et des moyens budgétaires ; le maintien des implantations territoriales ; l’affectation de personnel dans les centres départementaux en sous-effectif. (17/10/2008) L’Assemblée Générale des personnels de la météorologie en lutte
Faites circuler – Ne pas jeter sur la voie publique
http://toulouse.indymedia.org/spip.php?article31391
À Toulouse comme ailleurs :
Communiqué intersyndicale Météo SPASMET-Solidaires SNM-CGT SNITM-FO CFDT-METEO + les dernières nouvelles
Le Ministère a confirmé la suppression des emplois pour la période 2009-2011 (131 suppressions sur 3 ans dont 44 en 2009). Concernant la réorganisation de l’établissement, et notamment le nombre de centre météos restants, le Ministère nous a renvoyés vers la Direction de Météo-France.
Constatant que seul le rapport de force pourra faire évoluer la position de la DG et du Ministère, les organisations syndicales appellent tous les météos à se mobiliser à partir de lundi pour :
le maintien des moyens et des missions du service public météorologique (effectifs et budgétaires)
le maintien de toutes les implantations territoriales
l’ouverture pour les CAP de tous les postes de TSM et ITM vacants
Elles appellent les collègues des directions régionales à se mettre en grève dès lundi 13 octobre [bon c’est passé…………..](y compris les nuits attenantes) et à participer nombreux aux rassemblements organisés localement. Dès mardi 14 (et nuits attenantes), l’intersyndicale appelle tous les météos à la grève nationale, avec rendez-vous à Toulouse. Les modalités de l’action et les suites à donner seront débattues ensuite en assemblée générale, dans le cadre du préavis de grève reconductible (pour Toulouse, AG mardi à 15h) Seule une mobilisation historique de tous les météos pourra faire reculer les décisions de fermetures de centres, préserver nos emplois et notre service public.
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L’intersyndicale a eu deux réunions de négociations infructueuses à Toulouse avec la direction générale venue de Paris, mercredi soir puis jeudi matin. Lors de l’assemblée générale de jeudi, les salariés avaient le choix entre "la poursuite des discussions pour un accompagnement humain et social" du plan de restructuration et "une rupture du dialogue". Les agents de Météo-France, en grève depuis lundi contre un projet de suppression en neuf ans de 60 centres départementaux sur 115 et de 500 emplois sur 3.700, occupent depuis mardi soir le principal site de l’établissement public, qui emploie 1.000 personnes à Toulouse. L’intersyndicale annonce une nouvelle assemblée générale jeudi soir et l’éventualité d’actions dans les départements, la direction "campe sur ses positions" en ce qui concerne les centres départementaux (CDM).