Mercredi 22 octobre 2008, a eu lieu la destruction du plus grand squat de réfugiés de Calais, le squat Pagniez.
Un mini Sangatte autogéré de 300 personnes.
Prévenues à temps pour organiser une riposte proportionnelle, les contacts n’ont pas relayé l’info.
A quoi sert de pleurer après, quand tout est fini ? Cette attitude mortifère sert les intérêts des ennemis des réfugiés.
L’info de la destruction a été donnée par une personne du GISTI non soupçonnable d’alarmisme, le mardi vers 18h.
Aucune réaction de surveillance du squat mis à part la nôtre.
Mercredi 22, 12h, un ouvrier de la ville donne l’heure précise d’intervention des employés mairie : un représentant de Salam, contacté arrive, constate, dit qu’il faut proposer aux réfugiés de partir ou de rester tous groupé. Le repésentant se retire du lieu, vers 13h.
Seule, je recommence à avertir les réfugiés et discuter de la proposition de blocage.
A ce moment, un réfugié me fait remarquer la présence de la gendarmerie face au squat, de l’autre côté des voies SNCF.
Tout est déjà fichu.
Le quartier est bouclé sur une grande zone. Les gendarmes, la police nationale, la police municipale, la PAF, tout le monde s’y est mis jusqu’à la police ferroviaire qui a coursé les journalistes locaux empruntant un quai pour aller regarder...
Tout le monde a été emmené par la force des choses. Un engin est entré dans le squat côté non journalistes. Le squat n’a pas été démoli. Ils ont tout fermé en soudant, bloquant les ouvertures par des plaques de métal ou installant un mont de terre devant l’accès principal. Aucun autre travail n’a été réalisé depuis.
A quoi servait donc de mettre dehors des gens avec leurs enfants ? Les mensonges du sous-préfet qui nous fait croire qu’il est possible d’offrir 2000 euros à des réfugiés politiques pour qu’ils acceptent de retourner se faire torturer ou mutiler dans leur pays, est une hypocrisie supplémentaire. Question relogement, les policiers étaient chargés 1 d’envoyer les réfugiés très loin de Calais pour deux jours dans un foyer et 2. D’empêcher les mêmes réfugiés de revenir trop vite à Calais.

zetkin
2 Commentaires sous cet article
sangatte est une commune. Ok. Mais je ne vois pas tellement le rapport avec l’article. Est-ce une critique de fond ou une critique de forme ? La forme servant en cassation à casser le fond.
il n’y a rien d’horrible dans le terme sangatte.
luttes des sans-papier-e-s (sans frontières)
chronique d’une destruction annoncée
Sangatte c’est une commune, il y a des gens qui l’habitent et qui méritent le respect.
Je sais que les journalistes traditionnels parlent comme ça, mais dans indymédia il y a "indy", non ? Ça fait toujours mal de voir des indépendant, des alternatifs, des révolutionnaires, agir comme ceux qu’ils critiquent. C’est sans doute humain, mais on n’est pas dispensé de faire un effort.