lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
L’UMP/FN de Calais votait ce mardi soir, une subvention aux collèges et lycées privés, subvention non obligatoire.
Mobilisation réussie des syndicats et partis politiques.
Bouchart avait bouché la deuxième salle pour le Public, interdisant de fait l’entrée aux représentants des manifestants.
Natacha Bouchart, maire actuelle UMP de Calais, fut l’employée de Claude Demassieux, ex-candidat municipal malheureux, chef de cabinet, répétiteur et videur occasionnel de la maire.
Claude Demassieux dirigeait le conglomérat d’écoles privées catholiques de Calais.
Laïcité et caisse privée : délibération du 2 décembre
Dès son élection, Bouchart avait promu les restaurants de Calais Nord qu’elle fréquente (et qui leur vaut parfois des reconduites périlleuses du style "boire ou conduire, il faut choisir").
Au tour des collèges et lycées privés de son ami Demassieux, chef de cabinet.
Ainsi, il fut question au conseil municipal du 2 décembre de donner l’argent de tous les calaisiens aux pauvres élèves des établissements privés de Demassieux. "Je veux aider toutes les familles… c’est pour l’achat de règles, de crayons…" dira la maire de Calais au micro de radio 6, radio curieusement trop sympathique et orientée à l’égard de l’UMP/FN et des socialistes.
11 euros ou 1000 : l’argent public ne doit pas être versé dans les poches du privé
Lors du conseil municipal, Mme Bouchart nous a joué la scène de l’humanitaire aidant toutes les familles calaisiennes tandis que Philippe Blet nous parlait de jardin laïque et de ronces.
Bernard Lelièvre défendait sa délibération. 11 euros par élève dans les collèges et les lycées privés, pour s’acheter des crayons et des règles, tandis que la subvention accordée aux élèves du primaire public n’augmente pas et sachant qu’aucune des familles calaisiennes ayant inscrit leurs enfants dans le privé ne percevra cet argent personnellement, cela s’appelle du transfert d’argent public pour le culte catholique.
Denier du culte : Mme Bouchart relit les vieux classiques
Mme Bouchart (UMP) a rappelé que de nombreuses municpalités, de droite comme de gauche, avec en exemple Boulogne-sur-Mer (PS), pratiquait ce type de financement. Elle appelait en outre "à dépasser "les vieilles luttes", vantant la modernité de son action, et son souci "d’égalité" entre les calaisiens. Elle aurait repris les mêmes arguments, mot pour mot, que les catholiques calaisiens qui demandaient la même chose, en 1912 : voir délibérations municipales de l’année en question. On se demande qui est archaïque…"
A bas la calotte ! Vive la république !

Chaque représentant de l’opposition s’opposa à sa manière : le PS rappelait la séparation de l’Eglise et de l’Etat, déclarant illégale cette délibération ; Le PC rappelait le contexte de la destruction de l’Education Nationale et son attachement aux services publics, avant de démontrer que les élèves du secondaire privé était en majorité des enfants issus de familles aisées ; JM Ben, des Alternatifs, se disait prêt à voter si la mairie accordait un pourcentage plus élevé pour le public que pour le privé.
Au moins 6 élus de la majorité UMP/FN, se sont abstenus. L’Opposition : 11 voix contre. Le reste pour.
(A remarquer : Blet prépare son jardin rose/bleu, avec des ronces pour les salariés futurs leurrés.)
Nous n’étions plus nombreux dans la salle réduite du Conseil municipal. L’un de nous s’est levé et a crié après le vote : "A bas la calotte ! Vive la République ! C’est une honte pour Calais !"
Mme Bouchart a demandé qu’on fasse sortir "les" provocateurs.

Pourquoi n’est-elle pas sortie ?
zetkin