mercredi
16 mai 2012
18h30 : Le marxisme contre l’État
lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
Nous venons d’apprendre aujourd’hui que la Direction Confédérale CGT et certaines fédérations professionnelles avaient lancé depuis quelques jours un plan pour mettre fin à la contestation interne dans la plus vieille centrale syndicale ouvrière de France.
En effet, après l’affaire qui a opposée l’Union Locale CGT de Douai il y a quelques semaines, puis par l’envoi de courriers aux directions des entreprises pour dire que le syndicat ne représente plus la CGT, elle a déconfédéré des syndicats opposés à la ligne réformiste mise en place depuis maintenant quelques années. Et cette semaine, elle s’attaque aux militants syndicaux « d’avant-garde » de la contestation à la ligne, qui sont mis sur la sellette et seraient dans le viseur des directions de la CGT.
Face à la crise industrielle qui monte et qui n’épargne aucune profession ou corps de métier, et voyant que des centaines de milliers de licenciements, voire de millions, sont prévus, les bases syndicales de terrain ne comprennent pas pourquoi la direction confédérale et les directions fédérales de la CGT, restent sans voix et n’appellent pas à la riposte de masse. On est très loin de la conscience de classe grecque.
Les travailleurs semblent avoir vaincu le sentiment d’impuissance, ils savent qu’ils n’ont rien à perdre d’autres que leur dignité, et que s’ils ne réagissent pas en passant à l’offensive, ils seront écrasés et demain encore plus exploités et spoliés de leur liberté, de leurs droits et de leurs acquis sociaux historiques.
Ainsi, la CGT à son plus haut niveau, à l’air bien peu en lien avec sa base dans les entreprises, et ignore les demandes de luttes interprofessionnelles fortes et victorieuses, le fossé se creuse un peu plus chaque jour. Par contre, elle semble prête à des sacrifices de militants pour conserver la main et maintenir caché la contestation qui désormais veut s’afficher au grand jour.
Ainsi, cette crise systémique du capitalisme, la plus forte de l’histoire, jamais connue même par nos plus anciens, dévoile la réalité du syndicalisme français.
D’énormes contradictions voient le jour, et la direction dirigée par B. Thibault et JC Le Duigou, avec certains éléments opportunistes (le 49ème congrès est dans un an) des fédérations, notamment celles des secteurs les plus en crise (Métallurgie, Transport, Construction, agro…) est confrontée à une réalité objective : les masses ouvrières qui veulent garder emplois, salaires, acquis et droits, et qui de plus entendent faire monter leurs revendications : smic à 1600€ nets, retraites à 55 ans, interdiction des licenciements et nationalisations et renationalisations des entreprises….
Le combat qui va être mené méthodiquement par la base de la CGT va pousser les directions cégétistes de Montreuil, soit à « virer » son avant-garde militante, mais le syndrome CGTU ressurgirait des archives, soit à appeler massivement pour faire sortir « la vapeur » de la « cocotte sous pression » !
Que feront-ils ???
C’est dans le cœur de la contestation que sera jugé l’avenir, c’est-à-dire le jeudi 18 décembre à Douai, où les syndicats les plus durement touchés par la crise, tenteront l’épreuve de force par une immense mobilisation de masse.
En effet, un grand nombre de syndicats a décidé d’appeler à venir manifester inter-professionnellement à 10h00 pour exiger le maintien de tous les emplois, des salaires, des productions, des droits et des acquis.
Le jeudi 18 décembre à Douai, va démarrer une étape de luttes qui va s’amplifier, au risque de faire la « nique » aux grands dirigeants cégétistes, qui eux semblent eux ne pas être touchés par cette crise grave.