agenda
- mercredi 16 mai 2012 18h30 : Le marxisme contre l’État
- lundi 21 mai 2012 20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
- samedi 2 juin 2012 15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
Informations locales
Nakba, on combat ! publié le 14 mai 2012
18 prisonniers en grève de la faim au cra de coquelles publié le 21 avril 2012 dernier commentaire le 22 avril 2012 à 07h40
A propos d’une conférence à lille 2 - "l’europe face à la menace terroriste" publié le 16 avril 2012 dernier commentaire le 25 avril 2012 à 19h07
Zapzalap en campagne anti-électorale publié le 10 avril 2012 dernier commentaire le 12 avril 2012 à 10h53
Seule la lutte paie publié le 8 avril 2012 dernier commentaire le 10 avril 2012 à 19h25
Constitution européenne et recherche scientifique (i)

Constitution Européenne et Recherche Scientifique (I)

Si on prend le texte de la Constitution Européenne diffusé par La Poste, sans les explications officielles du Praesidium qui ont également valeur constitutionnelle, on pourrait se dire que ça commence bien. Car on lit :

" Article II-73 : Liberté des arts et des sciences

Les arts et la recherche scientifique sont libres. La liberté académique est respectée."

(fin de l’article)

Mais si on prend une version avec les "explications du Praesidium", par exemple :

http://www.senat.fr/rap/rapport_con…

édition diffusée par le Sénat et qui est de surcroît commentée, on peut lire sous cet article :

"Explication établie sous l’autorité du Praesidium de la Convention européenne

Ce droit est déduit en premier lieu des libertés de pensée et d’expression. Il s’exerce dans le respect de l’article 1er et peut être soumis aux limitations autorisées par l’article 10 de la CEDH."

(fin de l’explication)

L’article 10 de la CEDH (Convention Européenne des Droits de l’Homme),

http://www.echr.coe.int/Convention/…

précise que la liberté d’expression peut être valablement limitée dans un certain nombre de cas, parmi lesquels la nécessité de préserver la confidentialité des informations. La recherche, et la publication des résultats scientifiques, ne seront donc pas libres dans des domaines jugés "sensibles" ou "classés", ou lorsque les organismes concernés auront signé des contrats comportant la préservation d’un "secret industriel" dans la thématique concernée, fut-ce au détriment des citoyens. Et comme, de nos jours, des domaines de plus en plus vastes de la recherche tombent sous le coup de la "contractualisation", la question n’est pas de savoir sur quels sujets les chercheurs ne pourront plus publier les résultats de leurs recherches, mais plutôt l’inverse. D’autant plus que, la notion de "service public" étant remplacée par celle de "service" tout court, les intérêts privés des grands groupes industriels atteignent un rang à peu près équivalent à celui de l’intérêt de l’Etat.

Mais ce n’est qu’un début, le massacre continue. Précisément, avec la disparition des services publics au bénéfice de la définition de "service" que nous venons de mentionner et qui dit :

"Article III-145

Aux fins de la Constitution, sont considérées comme services, les prestations fournies normalement contre rémunération, dans la mesure où elles ne sont pas régies par les dispositions relatives à la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux.

Les services comprennent notamment :

a) des activités à caractère industriel ;

b) des activités à caractère commercial ;

c) des activités artisanales ;

d) les activités des professions libérales.

(…)"

(fin de citation)

Ce qui place d’emblée la recherche parmi les activités à caractère industriel et commercial, comme dans le cas du Commissariat à l’Energie Atomique, et bannit la recherche publique à caractère purement scientifique et technique, telle que l’incarne actuellement un organisme comme le CNRS.

Cette recherche devenue "’service" tout court est soumise à la "liberté des prestations", à savoir :

"Sous-section 3 - Liberté de prestation de services

Article III-144

Dans le cadre de la présente sous-section, les restrictions à la libre prestation des services à l’intérieur de l’Union sont interdites à l’égard des ressortissants des États membres établis dans un État membre autre que celui du destinataire de la prestation.

La loi ou loi-cadre européenne peut étendre le bénéfice de la présente sous-section aux prestataires de services ressortissants d’un État tiers et établis à l’intérieur de l’Union.

(…)

Article III-147

1. La loi-cadre européenne établit les mesures pour réaliser la libéralisation d’un service déterminé. Elle est adoptée après consultation du Comité économique et social.

2. La loi-cadre européenne visée au paragraphe 1 porte, en général, par priorité sur les services qui interviennent d’une façon directe dans les coûts de production ou dont la libéralisation contribue à faciliter les échanges des marchandises.

Article III-148

Les États membres s’efforcent de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire en vertu de la loi-cadre européenne adoptée en application de l’article III-147, paragraphe 1, si leur situation économique générale et la situation du secteur intéressé le leur permettent.

La Commission adresse aux États membres intéressés des recommandations à cet effet."

(fin de citation)

Les états doivent donc "libéraliser leurs services". Autrement dit, privatiser leurs services publics de façon à ce qu’ils deviennent "industriels et commerciaux" et qu’ils passent dans le secteur privé.

Les articles concernant spécifiquement la recherche ne nous disent pas autre chose. Exemple :

"Section 9 - Recherche et développement technologique et espace

Article III-248

(…)

[l’Union Européenne] encourage dans l’ensemble de l’Union les entreprises, y compris les petites et moyennes entreprises, les centres de recherche et les universités dans leurs efforts de recherche et de développement technologique de haute qualité. Elle soutient leurs efforts de coopération, en visant tout particulièrement à permettre aux chercheurs de coopérer librement au-delà des frontières et aux entreprises d’exploiter les potentialités du marché intérieur à la faveur, notamment, de l’ouverture des marchés publics nationaux, de la définition de normes communes et de l’élimination des obstacles juridiques et fiscaux à cette coopération.

(…)

Article III-249

Dans la poursuite des objectifs visés à l’article III-248, l’Union mène les actions suivantes, qui complètent les actions entreprises dans les États membres :

a) mise en oeuvre de programmes de recherche, de développement technologique et de démonstration en promouvant la coopération avec et entre les entreprises, les centres de recherche et les universités ;

(…)

Article III-250

1. L’Union et les États membres coordonnent leur action en matière de recherche et de développement technologique, afin d’assurer la cohérence réciproque des politiques nationales et de la politique de l’Union.

2. La Commission peut prendre, en étroite collaboration avec les États membres, toute initiative utile pour promouvoir la coordination visée au paragraphe 1, notamment des initiatives en vue d’établir des orientations et des indicateurs, d’organiser l’échange des meilleures pratiques et de préparer les éléments nécessaires à la surveillance et à l’évaluation périodiques. Le Parlement européen est pleinement informé.

Article III-251
1. La loi européenne établit le programme-cadre pluriannuel, dans lequel est repris l’ensemble des actions financées par l’Union. (…)

(…)"

(fin de citation)

On cherchera en vain dans ce chapitre une quelconque mention de la recherche fondamentale, alors que c’est dans les articles sur la recherche qu’il est explicitement prévu de "permettre (…) aux entreprises d’exploiter les potentialités du marché intérieur à la faveur, notamment, de l’ouverture des marchés publics nationaux…". Telle est donc, pour les "experts" de l’Union Européenne, la vocation de la politique de recherche. C’est tellement gros, qu’on a même du mal à comprendre le sens de cette phrase… sauf que la casse du secteur public constitue bien l’objectif de ce projet de Constitution, et que la recherche doit être subordonnée aux intérêts et désirs des lobbies industriels.

De surcroît, l’Union Européenne se propose bien d’exercer une tutelle et une pression croissantes sur les politiques de recherche des Etats qui auront ratifié ce Traité Constitutionnel.

Il s’agit donc d’un texte qui comporte de très graves menaces pour la souveraineté populaire, ainsi que pour l’ensemble des acquis sociaux et démocratiques, pour l’indépendance et la transparence de la recherche, pour le statut de ses personnels…

Pour préserver les intérêts légitimes des pays concernés, des citoyens, des travailleurs de la recherche, pour préserver l’avenir…

NON au projet de Constitution Européenne, NON à l’ "Europe" !

Indépendance des Chercheurs

indep_chercheurs yahoo.fr

http://www.geocities.com/indep_cher…


Article publié le 15 avril 2005  Auteur : Indépendance des Chercheurs  Email : indep_chercheurs oDo yahoo.fr
Articles traitant de la même thématique
Commentaires
  • Certes, indépendance des chercheurs vis à vis de l’Etat, mais vis à vis de "sortir de l’Europe" ? Dans les 2 cas, une seule et même personne : Luis Gonzalez-Mestres

    http://www.ifrance.com/indep-cherch…

    http://sortirdeleurope.free.fr/

    Ca commence pas à faire beaucoup de textes ? Perso, je suis pour le Non et pour une autre europe

  • Encore un ("ras le bol") qui, sur Indy Paris, s’en prend en permanence aux critiques du sionisme.

    Mais Indépendance des Chercheurs est un collectif qui présente des candidats aux élections du CNRS. Sortir de l’Europe est aussi un collectif, dans un domaine différent.

    Ce genre de commentaires ressemblent à de la chasse aux sorcières.

  • > Constitution Européenne et Recherche Scientifique (i) 17 avril 2005 00:11, par ras le bol

    Que vient faire le sionisme ici ? :-))

    Il y a effectivement 2 collectifs animés par la même personne, anti-européenne, qui publie chaque jour des textes prônant la sortie de l’europe. J

    e trouve intéressant de dire que ces textes proviennent de la même personne.

  • Chasse à la personne 17 avril 2005 13:22

    La personne que "ras le bol" attaque est connue pour ses positions très fermes à l’égard du sionisme. Ce qui, comme en témoignent de long débats sur Indy Paris, ne plaît pas à "ras le bol".

    Les collectifs sont des collectifs et pas "une seule personne". Il faut arrêter avec ces méthodes policières qui n’ont rien à faire dans Indymedia.

    Mais, de toute façon, même lorsqu’un seul auteur adresse à un média alternatif un nombre important de textes, qu’est-ce que ça peut faire, si les textes sont compatibles avec les règles du site ?

    De surcroît, si les textes sont intéressants au point de déranger le "ras le bol" du coin…

  • Que signifie "antieuropéen" ? 17 avril 2005 15:46

    L’expression "antieuropéen" appliquée à quelqu’un qui s’oppose à la mise en place d’un grand état européen est inadmissible.

    Mais c’est vrai que ça ressemble comme deux gouttes d’eau à cette technique qui consiste à assimiler à l’antisémitisme l’opposition au sionisme.

    Ce sont semble-t-il deux dogmes intouchables : il doit y avoir un Etat d’Israël, et celui qui n’est pas d’accord est "antisémite" ; il doit y avoir un état européen, et celui qui n’est pas d’accord est "antieuropéen"…

    Et quoi encore ?

  • La "methode ras le bol"... 17 avril 2005 18:15

    Bravo, "ras le bol" ! Quand on n’a pas d’arguments, on essaye d’empêcher les autres de s’exprimer. Pour un "antifasciste", tu n’y vas pas avec le dos de la cuillère.

    Remarque, ce sont les mêmes procédés qui ont été employés contre Indymédia Paris, sauf que là ça a été la manière forte…

  • bonjour les illettrés anonymes 17 avril 2005 20:22

    Bis repetita : que vient faire le sionisme ici, alors qu’il est question d’europe ? Puisque vous mettez ce sujet sur le tapis, est-ce que j’avais dit que Luis Gonzalez-Mestres attaquait les hackers d’indy.paris sur tous les indy’s en mélangeant, comme d’hab, ceux qui sont pour 2 peuples 2 états et les sionistes purs et durs que nous combattons, en parlant comme s’il n’y avait qu’UN sionisme :

    "…Et aujourd’hui, toujours ce langage digne d’Al Capone, de la part des hackers qui inventent toutes sortes de supercheries pour faire passer pour des racistes et des antisémites ceux qui s’opposent au sionisme et qui, une fois la "démonstration" faite, s’attribuent le droit d’agresser ceux qui "dérangent"…

    Donc, il y en a marre de ces procédés de fachos pensée unique. Je suis donc, moi, un vrai anti-fa.

    Maintenant, que ce monsieur monte DES collectifs qui prônent (tous les 2) la sortie de l’Europe, libre à lui et grand bien lui fasse. Mais je ne vois pas pourquoi il se cache derrière. Allez donc voir sur les sites.

    Voir en ligne : gangsters de la toile

  • > Constitution Européenne et Recherche Scientifique (i) 17 avril 2005 22:00, par 29, rouge et gagne

    merci ras le bol, je suis allée voir et j’ai lu l’appel pour sortir de l’europe :

    "« Europe Â» ne peut être que ce qu’elle est : une machine financière et militaire sans précédent au service des oligarchies. L’ « altereuropéisme Â» est une mystification.

    TEL EST LE SENS REEL DU CHOIX QUI SE POSE A PRESENT : DEVONS-NOUS SOUTENIR OU COMBATTRE LA « CONSTRUCTION EUROPEENE Â» ?

    IL EST EVIDENT QUE LES TRAVAILLEURS DOIVENT LA COMBATTRE.

    Il faut SORTIR DE L’EUROPE

    Alors, quand je lis "l’altereuropéisme est une mystification", moi, je vois rouge !

    Voir en ligne : sortir de l’europe

  • L’ "altereuropéisme" est une grossière mystification. C’est vrai, et la preuve en est que depuis des années les gens votent pour des Buffet, Krivine, Arlette, "Verts de gauche", "socialistes de gauche" et tutti quanti… dont pour une partie les dirigeants ont déjà participé au gouvernement Jospin et quel en est le résultat ?

    Et la chasse à la personne (et aux collectifs) que vous pratiquez est inqualifiable. Elle prouve votre manque d’arguments.

  • "Illétrés anonymes" ? 18 avril 2005 14:38, par Romaine

    Là, je me marre : qui se cache derrière "ras le bol" ? Et derrière "29, rouge et gagne" ?

    Les gens que vous attaquez sont des personnes et des collectifs identifiables, ce qui n’est pas votre cas.

www.indymedia.org
africa
Ambazonia Canarias estrecho / madiaq Kenya Nigeria South Africa
canada
London, Ontario Maritimes Montreal Ontario Ottawa Quebec Thunder Bay Vancouver Victoria Windsor
east asia
burma Jakarta Japan Korea Manila QC Saint-Petersburg
europe
Abruzzo Alacant Andorra Antwerpen Armenia Athens Austria Barcelona Belarus Belgium belgrade Bristol Brussels Bulgaria Calabria Croatia Cyprus emilia-romagna estrecho / madiaq Euskal Herria Galiza Germany grenoble Hungary Ireland Istanbul Italy La Plana Liege liguria Lille linksunten lombardia London Madrid Malta Marseille Nantes Napoli Netherlands Nice Northern England Norway Nottingham Oost-Vlaanderen Paris/ÃŽle-de-France Patras Piemonte Poland Portugal Roma Romania Russia Sardegna Scotland Sverige Switzerland Torun Toscana Toulouse Ukraine United Kingdom Valencia
latin america
Argentina Bolivia Chiapas Chile Chile Sur CMI Brasil CMI Sucre Colombia Ecuador Mexico Peru Puerto Rico Qollasuyu Rosario santiago Tijuana Uruguay Valparaiso Venezuela
oceania
Aotearoa Brisbane burma darwin Jakarta Manila Melbourne Perth QC Sydney
south asia
India Mumbai
united states
Arizona Arkansas Asheville Atlanta Austin Austin Indymedia Baltimore Big Muddy Binghamton Boston Buffalo Charlottesville Chicago Cleveland Colorado Columbus DC Hawaii Houston Hudson Mohawk Kansas City LA Madison Maine Miami Michigan Milwaukee Minneapolis/St. Paul New Hampshire New Jersey New Mexico New Orleans North Carolina North Texas NYC Oklahoma Philadelphia Pittsburgh Portland Richmond Rochester Rogue Valley Saint Louis San Diego San Francisco San Francisco Bay Area Santa Barbara Santa Cruz, CA Sarasota Seattle Tampa Bay Tennessee Urbana-Champaign Vermont Western Mass Worcester
west asia
Armenia Beirut Israel Palestine
process
FBI/Legal Updates Mailing Lists Process & IMC Docs Tech Volunteer
projects
Print Radio Satellite TV Video
regions
United States
topics
Biotech

copyleft Copyleft Indymedia (Independent Media Center). Sauf au cas où un auteur ait formulé un avis contraire, les documents du site sont libres de droits pour la copie, l'impression, l'édition, etc, pour toute publication sur le net ou sur tout autre support, à condition que cette utilisation soit NON COMMERCIALE.

SyndicationSyndication |  Site réalisé avec spip 2.0.10 [14698] |  Version du squelette 4.0