mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
La promotion de Besson au ministère de l’immigration perturbe déjà les policiers qui ne savent plus comment se comporter face aux humanitaires alliés de la mairie UMP.
Besson avait pondu un écrit pour dénoncer l’attitude de Sarkozy à la fermeture du camp de Sangatte.
Besson plutôt que Hortefeux ? Blet plutôt que Bouchart ?
Hortefeux avait la tête et les idées de l’emploi. Ancien d’Occident, le groupe dissous, il a embauché dans son ministère un théoricien soutien de néo nazi allamend, pour la sécurité des ports. Ce monsieur Yvan Blot devait venir à Calais résoudre le problème des réfugiés en novembre 2008. L’homme s’y connaît dans les camps, il est vrai.
Besson, comme toutes les godiches de Sarkozy, va nous noyer de bons sentiments pour réprimer encore davantage les réfugiés politiques et les sans papier.
Deux axes pour le gouvernement : rendre invisible la répression des réfugiés politiques et faire accepter l’innomable aux révoltés humanitaires

Faire accepter l’innommable, le travail est en cours comme chacun le comprend sur Calais et dans d’autres petites villes où nous voyons apparaître des associations menées par des gens étiquettés de droite dont le double-discours permet de laisser liberté totale à la police et ne remet pas du tout en cause la politique européenne de fermeture des frontières.
Rendre invisible la répression : quand la police semble discuter

Selon Jean-Claude Lenoir, samedi soir, les CRS 51, du département 35, écumaient à nouveau les abords du terrain du repas, proche du local grand froid. Plusieurs fois, Le porte parole de Salam s’était plaint de ces interventions pour capturer les gens se rendant aux toilettes. Hier soir, JC Lenoir annonçait avoir téléphoné aux gentils de la PAF pour faire cesser les agressions. Les CRS se seraient alors retirés en tenant des propos grossiers.
Aux alentours du local grand froid, vers 22h15, remarquant un véhicule que l’on a pris pour un véhicule banalisé stationné près de deux réfugiés, nous avons ralenti, provoquant immédiatement un demi-tour rapide du véhicule qui a frôlé la tôle de notre voiture.
Un peu plus loin, nous repérions la présence d’un fourgon de ramassage face au terrain du repas de deux heures. Nous garant pour être certaines d’avoir bien vu des hommes à l’intérieur, le fourgon a démarré rapidement et a foncé droit sur nous avant d’obliquer et partir.
Nous avons décidé alors d’aller surveiller l’entrée du local grand froid situé près du terrain. Peu de temps plus tard, vers 23h, un car de CRS s’arrêtait. Trois policiers descendirent et l’un d’eux se dirigea vers la salle.
Mais c’était pour mieux capturer un des réfugiés trop éloigné de la porte d’entrée. J’appelais les réfugiés "libres" à avertir les humanitaires présents dans le local et suivais le parcours policier.
La présence de ma caméra ne leur parut pas suffisante. Trois personnes furent ainsi arrêtées après une course poursuite qui ne dura pas. De quel mandat étaient munis ces policiers et comment savaient-ils qu’il s’agissait de personnes en situation irrégulière ?
"et ne nous appelez plus pour rien !" me dira étrangement l’un des CRS emmenant sa prise, tandis qu’une jeune femme arrivait et tentait de convaincre gentiment les policiers de les relâcher. Le CRS qui ignorait jusqu’au nom du ministre de l’immigration, lui répétait que c’était son travail, un travail qui ne servait à rien mais ils étaient obligés de le faire. Il fallait s’en prendre à ceux qui leur donnaient des ordres.
J’ai essayé de relier la destruction de nos droits et des services publics avec celle des droits des réfugiés politiques. Mais le taux de personnes qui ne comprenaient pas ce discours fut trop élevé. Trois membres de Salam débarquèrent et laissèrent la jeune femme discutait.
Nous étions donc sur le pont avec les trois réfugiés habitués à se faire ramasser, trois humanitaires observateurs, une qui pleurait, et les CRS qui s’énervaient un peu de voir tout ce monde si gentil ou un peu craignos. Ils ont décidé de libérer les gens.
Retournant chez moi, nous vîmes le fourgon de CRS stationné sur le trottoir d’en face. Ils sont d’une mesquinerie, ces policiers !
Selon Sylvain Georges, un cinéaste de Salam, le maire de Calais, Jackye Hénin pouvait demander le départ des CRS. A présent que J. Hénin n’est plus maire, Sylvain Georges peut-il revenir diffuser cette bonne nouvelle aux amis de Mme Bouchart, maire si humaine de Calais ?
zetkin