mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
« Les civils tamouls courent toujours le risque d’être tués ou blessés par les frappes aériennes sri lankaises. A cela s’ajoute le manque de plus en plus de soins médicaux, de nourriture, de médicaments, d’électricité, d’eau et d’autres denrées de première nécessité… Il est absolument inacceptable que l’Etat continue de priver délibérément 1 million de personnes de nourriture et d’autres produits de première nécessité. Il faut immédiatement mettre un terme à cette politique, qui ne saurait trouver aucune justification d’ordre sécuritaire ou autre », a dénoncé un représentant de la communauté tamoule de France. Il a exhorté le gouvernement à « mettre un terme à ses attaques irresponsables et illégales contre des zones densément peuplées. »
"Les forces de défense sri lankaises doivent au moins prendre des mesures concrètes et urgentes pour minimiser l’impact des combats sur les civils sinon la situation risque de devenir catastrophique", a-t-il ajouté.
Sous les frappes sri lankaises délibérées de l’armée sri lankaise, le Nord-est du pays fait face à un grave manque de protection des civils, qui vivent dans la peur et l’insécurité permanente. La communauté tamoule de France insiste sur la situation réelle de crise humanitaire malgré les déclarations du gouvernement sri lankais, et organise son aide dans un contexte difficile.
Six mois après le début de l’opération militaire menée par les autorités sur le Nord-est, la population tamoule en subit le frais. Plusieurs milliers de personnes ont été tuées et blessées dans les bombardements, et 300 000 Tamouls ont fui leurs maisons pour se réfugier dans les campements de fortune. Alors que la population dépend des distributions de nourriture, les bombardements incessants rendent l’acheminement de nourriture et l’accès aux points de distribution difficiles. Depuis le mois de juin, les ONGs ont été contraints de quitter les zones de conflit et abandonner le peuple tamoul dans la misère.
La situation humanitaire dans le Nord-est du pays n’a jamais été aussi grave. Aujourd’hui, les troupes sri lankaises ont étendu le champ de leur bataille terrestre aux zones urbaines peuplées dans le Vanni où le bilan des morts continue de s’alourdir.
Cette conception génocidaire de la guerre où chacun peut accuser de rage son voisin pour se prévaloir du légitime droit de le tuer tout en bénéficiant de l’appui de la politique internationale qui caractérise notre temps ne menace plus exclusivement la patrie traditionnelle des Tamouls ou un peuple déterminée aujourd’hui mais l’univers entier. « Il est inacceptable que soit dénié à un peuple le droit à la reconnaissance et à la sécurité. »