Voilà un argument imparable. Les respect et la mise en application des règles fixées, à l’échelle européenne. Il semble qu’enfin on ait compris qu’il était idiot de dresser travailleurs contre chômeurs. Ouf !....fixer le seuil de pauvreté, sans décalage dans le temps des données qui servent à le fixer, voilà une avancée sociale remarquable. Nous sommes quasi en 2005 et les derniers chiffres connus datent de 2003. Néanmoins, cela fixe le seuil de pauvreté, selon l’arbitraire français à 650 euros, selon l’Europe à 780 euros. Un revenu miminum garanti qui permettrait de sortir de l’angoisse quotidienne de la survie. De quoi utiliser son énergie à autre chose. Dans les faits, la politique depuis 20 ans, après avoir exclus les rmistes d’une politique de l’emploi nationale a été d’augmenter l’écart entre les minima sociaux et le smicard, en réduisant les minima sociaux (en les augmentant moins). Dresser les individus les uns contre les autres a été la politique des 20 dernières années. Voilà le résultat. Mais il est vrai que le travailleur doit trouver dans son revenu des raisons de vouloir travailler. On nous dit que les salaires ne peuvent être augmentés pour cause de compétitévité ? Soit ! alors que des transferts sociaux soient opérés vers les bas salaires ! De l’argent il y en a : à commencer par les énormes réductions d’impôts faites aux particuliers qui emploient le sous-prolétariat pour leur domesticité. Si ces gens là ont besoin de bonniches, qu’ils les paient ! Il y à aussi la suppression des allocations familiales des riches, mesure proposée en son temps par Jospin. Ces gens-là ont exigé de les percevoir ?????? de quel droit ? On peut imaginer une réduction des traitements de nos très chers dirigeants, qui se sont un peu trop sucrés au passage, etc, le pognon ne manque pas. La France est riche. Voilà. Il faut aussi songer à interpeller sur un autre mode. Le forfait logement par exemple. De quel droit des citoyens d’un même pays font l’objet d’une loi d’execption ? Des années que je dénonce tout ça, des années que je m’adresse à des ignorants, qui ne comprennent pas ce que je leur dis. Dernièrement encore, je répétais pour la millème fois : tout changerait si la mobilisation se faisait uniquement en faveur des sans-voix, des plus pauvres. Les arguments ne manquent pas de devenir des interlocuteurs sérieux, donc constructifs. Ensuite, il y aurait tout naturellement des bénéfices pour ceux qui sont au-dessus. On ne peut revendiquer dans tous les sens et on est pas crédibles quand on ne fait que dénoncer. Le seuil de pauvreté et le forfait logement sont deux points sensibles, que je n’entends jamais aborder...je me pose des questions. Moi je veux bien taper sur le médef, mais ça ne fera pas avancer le smilblick. Par contre peser sur le gouvernement sur des points constitutionnels, pour sortir de la misère des millions d’individus, ça me paraît être plus malin. Si on ne descend pas dans la rue pour exiger le respect des règles pour ceux du sous-sol, alors le gouvernement à les mains libres pour instaurer un vaste sous-prolétariat au service des riches (les fameux nouveaux emplois de service aux personnes) (le 19ème siècle qui nous revient en pleine poire). Au milieu, une classe que l’on nommera moyenne, constituée des mieux formés, à la solde du médef, pour augmenter la richesse des employeurs du sous-prolétariat. Marx a tort. Le sous-prolétariat pense, peut agir, mais il ne le peut seul. Qu’à répondu une fonctionnaire, par ailleurs militante syndicale et politique ? Se mobiliser pour les plus pauvres ? Mais ce serait de la charité !......
Moi, ça fait 4 ans que j’éduque. La tâche est immense car il s’agit de corps à corps. Vous êtes organisés. Moi je veux bien vous rejoindre si mes propos éveillent quelques échos chez vous Bye
chômage & précarité (luttes sociales)