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A propos d’une conférence à lille 2 - "l’europe face à la menace terroriste" publié le 16 avril 2012 dernier commentaire le 25 avril 2012 à 19h07
Zapzalap en campagne anti-électorale publié le 10 avril 2012 dernier commentaire le 12 avril 2012 à 10h53
Seule la lutte paie publié le 8 avril 2012 dernier commentaire le 10 avril 2012 à 19h25
Facs : créons des conseils et des communes révolutionnaires !

A TOUS LES ACTEURS EN LUTTE DE LA COMMUNAUTE UNIVERSITAIRE :

dans les prochains mois, tout est possible.
La grève générale en Guadeloupe tient le coup, malgré la censure médiatique. En Grèce, l’insurrection gronde encore. En Italie, le mouvement conseilliste couve. En Espagne, les occupations subsistent.

dans les prochains mois, tout est possible.
Les syndicats, sans surprise, trahissent royalement la volonté de lutte des travailleurs qui ont défilé massivement en France lors de ladite grève générale du jeudi 29 janvier dernier. Dans les pays voisins, les médias craignaient une contagion du mouvement. Les syndicats préfèrent perdre un combat plutôt que de se laisser déborder par la base. Ils empêchent toute dynamique de lutte de se faire, du coup il n’y a pas même de mouvement.

Après la courageuse lutte des lycéens ces derniers mois, ce sont les étudiants qui se mettent en branle. Ne refaisons pas les erreurs du CPE, ne nous arrêtons pas à des revendications défensives et urgentistes.

NOUS NE REVENDIQUERONS RIEN : NOUS PRENDRONS.
NOUS NE DEMANDERONS RIEN : NOUS OCCUPERONS.

Crise du capitalisme, Etat-Policier totalitaire en France…

Soyons le déclic.

Dans toutes les facs en lutte, créeons des Conseils Etudiants-Travailleurs, créeons des Communes Révolutionnaires comme cela s’est tenté en Italie ces derniers mois. Il en est assez de tout ça, nous sommes en phase de transition historique, reprenons nos vies et l’histoire en main.

La brèche est ouverte avec la crise du capitalisme : engouffrons-nous dans cette brèche et élargissons-la.

Dans toutes les facs en lutte, prenons les présidences et occupons-les ; séquestrons les présidents de facs ; puis allons vers les travailleurs et les lycéens.

Par les Conseils et les Communes, émancipons-nous des syndicats-traîtres et des partis, organisons-nous nous mêmes, par des démocraties directes et horizontales. Soyons offensifs.

Si l’on arrive au stade qu’avait atteint la lutte en 2006 au bout de plusieurs semaines, n’hésitons plus : passons à l’attaque.
Prenons les mairies, les Palais de Gouverneur, les Préfectures, non pas pour remplacer le pouvoir mais pour le briser, le paralyser. Pour empêcher la machine sociétale de fonctionner, empêcher les mécanismes de répression d’être aussi efficaces.

CONVERGEONS, AVEC LES GRECS, LES GUADELOUPEENS, LES ITALIENS !

Il est temps d’entrer dans une nouvelle ère de troubles révolutionnaires majeurs.

Créons l’insurrection partout, faisons pulluler les foyers de lutte.

Passons à l’offensive !

- nous n’aurons que ce que nous prendrons-

G.


Article publié le 4 février 2009
Commentaires
  • De la bonne volonté mais sur de l’ignorance organisationnelle totale comme toujours ! Un conseil ce n’est pas n’importe quoi et que dire, encore plus, de communes autonomes qui reposent sur des analyses complexes au regard d’une situation qui ne le sera pas moins. L’idée est bonne mais la réalité dans le contexte actuelle ne l’est pas ! Réfléchir camarade ou compagnon…

  • Bah, plutôt que de dénoncer une hypothétique ignorance de l’organisation d’un conseil, formulons plutôt des propositions pour la formation de ces conseils :

    Par exemple si l’on veut un fonctionnement horizontal basé sur la démocratie directe, on peut envisager d’exclure a priori le vote comme mode de décision. Pas de vote implicite genre "qui est pour qui est contre", mais lors de propositions soumises au conseil se demander si une opposition souhaite s’exprimer. Si tel n’est pas le cas une proposition est entendue comme validée. Si opposition il y a, alors débat pour recherche d’un consensus.

    Créer des petits conseils de 10 à 20 personnes (ou impairs ça peut servir), qui peuvent se retrouver lors de grands conseils pour faire part de leur décisions aux autres conseils.

    Ainsi envisager qui se coordonne avec qui, pour quoi, selon quels besoins ?
    Utiliser le mandatement direct et révocable pour l’accomplissement de tâches précises décidées en conseil. Pas de délégation de pouvoir qui est le piège hiérarchique, donc pas de délégué-e-s au pouvoir décisionnel (type syndicats et partis).
    Organiser les discussions autour de tâches concrètes ou d’actions à mener. Ne pas se perdre dans l’activisme "anti" ou "contre".
    Les conseils peuvent créer les conditions immédiates d’une autre manière de passer et partager le savoir dans un autre but que la spécialisation universitaire dont l’objectif est le formatage et la programmation des individus pour leur enfermement dans la société de travail.

    Développer des pratiques directes constructives contenant la critique toute aussi directe de la société d’aliénation hiérarchisée. (envisager que l’on s’organise dès à présent pour faire autre chose de sa vie que quelques longues décennies de salariat et d’exploitation, par exemple…)

    Et évidemment, faire attention à l’entrisme trotskyste, coco, léniniste, stal, mao… les conseils sont l’expression du pouvoir de l’union des individus, ils ne sauraient se laisser déposséder par quelques opportunismes politiques.

    Les silencieux-ses doivent l’être moins, les timides doivent faire un effort, les grandes gueules apprendre à veiller à ne pas envahir l’espace et ne pas s’imposer par leur pouvoir charismatique "naturel".
    Mettons un "variateur" sur nos comportements, apprenons à les moduler. Développons une vie en "bonne intelligence", en restant à l’écoute, mais sans retenue frustrante non plus de notre expression. Nous devons nous comprendre, à défaut de sympathie, développons l’empathie.
    Il est bon d’éviter les manières infantilisantes et parfois flicantes de modérateurs-rices de débat ou de management débilitant, mais chacun-e peut garder à l’esprit de reposer un sujet ou une question débattues quand le conseil semble s’en éloigner.

    Il s’agit d’atteindre une aisance organique à la pratique du conseil. Cela vient avec le temps, donc ne pas s’énerver ou s’enflammer si un conseil n’est pas toujours un modèle parfait de démocratie directe ou d’entente, particulièrement lors des premières fois. (c’est un peu comme pour les jeux de l’amour, il faut parfois du temps et de la patience pour connaître ses partenaires de jeu.)
    Ne pas s’enkyster dans la crispation militante, se détendre, nous avons un monde à créer.

    Enfin, ne pas se laisser enfumer par la rhétorique des alternocrates, issue de quelques bouquins à la mode et dont la répétition en catéchisme de formules toutes faites peut détourner un conseil de ses buts. Bref, ne jamais céder à la peur, qu’elle soit agitée par les flics ou des compagnons. La peur a toujours pour ombre la contrainte.

    Développer son esprit critique pour faire de l’individu la cellule de base d’un conseil. Le conseil est un outil, nullement une entité supérieure à l’indiviud. L’individu ne doit rien à un conseil, il n’est responsable que des mandats pour lesquels il s’est proposé. Un conseil peut se dissoudre à tout moment sur proposition d’un seul de ces membres.

    Voilà, on peut en rajouter, ce sont des propositions, des suggestions, des réflexions, des pistes. A chaque conseil de se doter de l’organisation, du fonctionnement dont il a besoin, permettant aussi la mise en "réseau" avec d’autres conseils.

    Finissons-en avec l’université comme entreprise de formatage, de conditionnement et de d’organe de création de la hiérarchie sociale et du contrôle qui l’accompagne.

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