mercredi
16 mai 2012
18h30 : Le marxisme contre l’État
lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
Faites circuler (pour nous soyons des milliers) !
Vous trouverez, après l’annonce de la manifesta, une présentation plus détaillée des 400 couverts, du mouvement des squats politiques en france, ainsi qu’un retour sur les actions coordonnée de soutien aux 400 qui se sont déroulées dans une vingtaine de villes en france le 25 février dernier.
— -MANIFESTA (ANTI)VOMITIF CONTRE L’EXPULSION DES 400 COUVERTS---
SAMEDI 30 AVRIL - le squat ne tient qu’à un fil
RENDEZ-VOUS à 13h30, TRAVERSE DES 400 COUVERTS
(non aux épitaphes)
Il était une fois aujourd’hui un collectif de 200 personnes (voire 25 selon les rumeurs colportées) qui occupaient une rue près de la gare : Traverse des 400 Couverts.
Elles y mangeaient, y dormaient, y contre-capitalisaient, y four-à- panisaient, y dansaient, y débattaient, y fomentaient la transformation, y transgenraient, y semaient dans les trous de nez tout à l’entour, y objectaient et vous invitaient, et pas que ça.
Et comme les 400 couvertures ne voulaient pas se voir zigouiller d’un trait de plume et de gaz lacrymo, elles avaient décidé de rameuter tous leurs amis et leurs amies d’amies et leurs familles d’amis aussi, pour leur montrer que cette histoire ne faisait que commencer.
La situation étant définitivement trop complexe pour l’expliquer calmement, elle pourrait se résumer, une fois de plus, à : « Venez ! On en a marre, on s’organise ! Squat d’un jour, squats toujours ! Non aux expulsions ! »
Si vous aussi, ce monde de merde vous fait gerber, venez soutenir les 400 couverts. Vous n’aurez plus jamais la nausée : 400 couverts, un bon bol d’air !
400 000 personnes pour les 400 couverts ! Si vous donnez 1 million de dollars, ça fera 400 mille millions de dollars et on rachète la France à tous ces pourris.
Cette MANIFESTA inaugurera une longue série de protestations. Lors de cette manifestation, nous seront nombreux-reuses. Et le 1er mai encore plus. Et le 2 mai nous déborderons.
Ne pas se perdre les unes les autres
Se côtoyer une après-midi entière
Peut-être faire des pauses, pique-nique et goûter
Rire au parvis des centres commerciaux
Echanger nos savoirs-secrets-pratiques du quotidien
Planter courges, haricots et roses trémières
Lâcher des entonnoirs géants avec ballons à l’hélium et fourchettes en papier mâché
Faire le bruit de la mer pour couvrir celui des samedi-prisunic
Et marcher en aveugle de la place Grenette à la place Notre Dame
Venir en hordes de pandas
Jouer aux démarches bizarres
Trimbaler des stands à roulettes et jongler sur des échasses…
Préparez vos costumes chics et vos masques bariolés
Décorez vos balcons et suspendez des fourchettes géantes à vos fenêtres
Amenez aussi des marionnettes pour faire foule
Et vos couverts en bois pour gratter le bitume
Invitez votre grand-mère et votre petit voisin
On va bien s’amuser…
…Et le 28 mai, faisons ce qu’il nous plait (on en reparlera plus tard)
—
Infos en passant par la traverse des 400 couverts à Grenoble (entre le court Berriat, l’avenue Alsace-Lorraine, tram Alsace-Lorraine)
En écrivant à chapitonom no-log.org
En téléphonant au 04 76 86 44 12
—
… Et le 28 mai, faisons ce qu’il nous plait (on en parle)
Grenoble : Préparer ensemble la manif du 30 avril
SAMEDI 30 AVRIL / 13h30
MANIFESTA CONTRE L’EXPULSION DES 400 COUVERTS (Grenoble)
Pour celles et ceux qui on raté les premiers épisodes, c’est une manière amusante et ludique de partager ensemble des moments de lutte pour la survie de ce lieu.
Ce premier évènement est aussi pour nous une manière de nous réaproprier le rythme de cette lutte, arrêtant ainsi de réagir au temps de la mairie de Grenoble (huissier, procès, expulsion)… reprendre entre nos mains ce temps c’est aussi être moins dans l’urgence et donc de profiter pleinement de cette manifesta avec vous/nous. Pour cette manifesa tout reste à inventer, c’est pourquoi nous vous invitons à venir à une serie d’ateliers…
AVANT LE JOUR J, VENEZ PARTICIPER AUX ATELIERS de fabrication de nos/vos attirails au 9, traverse des 400 couverts (on a bien eu quelques idées, amenez les vôtres !)
SAMEDI 16 AVRIL de 14h à 17h
drapeaux, pancartes ringardes + chorale reprise des robots de Kraftwerk et autres chants à inventer…
MERCREDI 20 AVRIL de 14h à 17h
papier mâché pour statues mobiles, fourchettes géantes et casque cybernétique…
+ chorale
SAMEDI 23 AVRIL 14h-17h
on continue… + goûter + concours de démarches bizarres
MERCREDI 27 AVRIL 14h-17h
dites donc, il faudrait peindre un peu les monstres en papiers mâchés
et autres travaux inachevés +++ chorale
***(vous remarquerez que nous avons prévu les samedis et mercredis et leurs enfants !)***
LE JOUR J : SAMEDI 30 AVRIL 2005
Rendez-vous dans la traverse des 400 couverts…
400 crew
ACTIONS INTERSQUATS EN FRANCE ET SOUTIEN AUX 400 COUVERTS DE GRENOBLE
communiqué du 28 février 2005 -----
VENDREDI 25 FEVRIER
GRENOBLE, DIJON, SAINT-ETIENNE, THONON-LES-BAINS, BESANÇON, PARIS, TOULOUSE,
LYON, REIMS, MONTPELLIER, NANTES, ALES, STRASBOURG, LA ROCHELLE, RENNES,
GENÈVE, NEULLY SUR MARNE ET D’AUTRES VILLES ENCORE…
OCCUPATIONS, LÂCHERS DE BANDEROLES, MURAGES, DÉPÔTS DE GRAVATS,
MANIFESTATIONS, OUVERTURES DE NOUVEAUX LIEUX, INTERPELLATIONS DES ÉLU-E-S…
RECITS DES ACTIONS COORDONNEES DE PROTESTATIONS CONTRE LES EXPULSIONS DE
SQUATS EN FRANCE ET EN SOUTIEN A LA TRAVERSE DES 400 COUVERTS A GRENOBLE :
************************************************************************
contact à Grenoble : hommage_olivier_noblecourt no-log.org
1) PRÉSENTATION DU MOUVEMENT SQUAT, DE LA SITUATION DES 400 COUVERTS ET DU
CONTEXTE GRENOBLOIS.
2) BREF RÉCIT DES DIVERSES ACTIONS
3) TRACTS, COMMUNIQUÉS, LIENS INTERNET ET RÉCITS DÉTAILLÉS DES ACTIONS DANS
LES DIVERSES VILLES
1) PRÉSENTATION DU MOUVEMENT SQUAT, DE LA SITUATION DES 400 COUVERTS ET DU
CONTEXTE GRENOBLOIS.
Le vendredi 25 février, partout en France, des squatteurs-euses et leurs
voisin-es solidaires se sont mobilisé-es de manières offensives et créatives
pour protester contre les expulsions et pour défendre ces lieux
d’habitation, de création, d’expérimentations sociales, de réflexions, de
rencontres et de solidarités.
A GRENOBLE…
L’accent a notamment été mis sur la situation du squat des 400 Couverts à
Grenoble, menacée par la mairie socialiste de Michel DESTOT. A travers ces
actions, c’est un large mouvement squat, en France et en Europe, qui se
manifeste pour dénoncer les politiques répressives des municipalités de
gauche, comme de droite. Rappelons aussi pour le contexte que Grenoble est
marqué depuis quelques années par une dynamique squat multiple et active,
ainsi que par une forte émergence de luttes et pratiques d’actions directes
et anti-autoritaires face aux pouvoirs publics et ce sur diverses
thématiques : l’occupation populaire, par le biais d’un camp aérien du parc
paul mistral pendant les mois de l’hiver 2004-2005 , à quelques dizaines de
mètres de la mairie qui souhaitait le détruire, des initiatives de critiques
et d’actions contre le développement de la technopole grenobloise comme la
diffusion massive d’un faux du journal d’information de l’agglomération
consacré aux nouvelles technologies ou l’occupation du chantier de
construction de Minnatec, premier centre européen de développement en
matière de nanotechnologies, de nombreuses activités féministes radicales ou
encore la création d’outils de diffusion d’informations et médias
indépendants.
LES 400 COUVERTS, C’EST QUOI, C’EST QUI ?
C’est une petite rue du centre-ville de Grenoble, squattée depuis plus de
trois ans, C’est le domicile d’une vingtaine de personnes, une vie
collective quotidienne, un lieu public où se déroulent une multitude
d’activités à prix libre (débats, concerts, projections, réunions de
différents collectifs…), une bibliothèque alternative, un square et un
four à pain autoconstruit pour des repas de quartier conviviaux, ainsi que
moult expérimentations pratiques plus ou moins réussies (toit végétal,
potager, compost, pharmacie des plantes, informatique libre, etc.). Tous ces
espaces, ces activités, ces réflexions ont été réalisés avec les moyens du
bord, sans subvention et pratiquement sans argent, hors des circuits
marchands et institutionnels.
La municipalité de Grenoble, propriétaire,
veut expulser et raser la traverse des 400 couverts pour y reconstruire une
vaste opération immobilière. L’argument principal pour justifier la
disparition de ce lieu est la création de 12 logements sociaux. Expulser des
gens qui prennent en main leur habitat pour en reloger à peine plus dans des
immeubles standardisés, c’est cette logique bureaucratique qui favorise le
contrôle social des habitant-e-s, et planifie l’anéantissement systématique
des lieux d’invention et de contestation. Dans une ville qui consacre des
millions à la construction d’un stade de foot ou d’une maison de la culture
élitiste, ce ne sont pas les squateureuses qui empêchent la mairie
d’appliquer son programme social. Nous nous battons pour que cet espace de
création, de tentatives, de réflexions, de rencontres et de solidarités
continue d’exister .
QUELQUES MOTS SUR LE MOUVEMENT DES « SQUATS POLITIQUES » EN FRANCE…
Depuis quelques années, nous pouvons constater en France le développement
d’un mouvement de centres sociaux et politiques squattés, où sont souvent
mis en pratiques à la fois des expériences de vies collectives et des
activités politiques publiques de diverses sortes.
On retrouve régulièrement dans ces lieux, l’organisation d’évènements et
d’actions anticapitalistes et anti-autoritaires, des zones de gratuité où
s’échangent librement des biens et matériaux, des potagers squattés, des
cybers cafés et du militantisme autour de l’informatique, des logiciels
libres et des médias indépendants, de la diffusion d’information et éditions
de livres et brochures autour d’infokiosques, des espaces de travail et
d’échanges de savoir sur les médecines alternatives, les vélos, la
mécanique, le travail du bois ou du métal, la sérigraphie,
l’autoconstruction, le recyclage d’huile de tournesol pour les véhicules,
l’échanges de graines, des espaces entre femmes et pratiques féministes,
queer ou transgenres, des repas de quartiers, des espaces de restaurants,
bars, concerts, débats, projections ou théâtre. ..
Ces espaces se différencient d’une certaine mouvance dite de « squats
d’artistes » (surtout présente en région parisienne…) en tant qu’ils ne
recherchent pas à collaborer avec les pouvoirs publics et s’inscrivent
généralement de manière explicite dans une lutte de remise en cause de la
propriété privée, de l’Etat, des rapports de pouvoir et de profits et
cherchent à construire des zones d’autonomisations en liens avec divers
autres mouvements sociaux.
Ceci n’est qu’une vision partielle et grossière d’une situation complexe et
il serait par ailleurs faux de chercher à trop unifier des expériences dont
les idées et activités sont relativement diversifiées, et qui ne se voient
pas forcément toutes comme partie prenante d’un mouvement plus large.
Il y a eu à ce titre quelques rencontres nationales intersquats il y a trois
ans et plus depuis. D’un autre coté, les associations locales intersquats
sont assez fréquentes et il y a beaucoup d’échanges entre les squats à
travers le pays par le biais de projets et d’actions spécifiques, d’amitiés
bien sur, et de réseau dans lesquels s’activent des squatters-euses comme
sans-titre (qui regroupe aussi des collectifs ruraux…)
(www.under.ch/SansTitre), le réseau infokiosque (infokiosques.net), le
réseau indymédia, les festivals de résistance, le réseau anti-carcéral ou
encore des projets nomades comme la Caravane Permanente (cp.squat.net).
Malgré les tentatives de répression croissante des autorités françaises vis
à vis de ces squats politiques - le gouvernement a par exemple chercher à
transformer l’occupation « sans droit ni titre » en délit dans le set des
Lois de Sécurité Intérieure il ya deux ans - il est heureusement encore
généralement possible de squatter sans se faire emprisonner en France. Si la
justice donne quasi-systématiquement raison aux proprios et ordonne
l’expulsion, les squatters-euses peuvent régulièrement espérer quelques mois
(ou quelques années…) de délais quand ils/elles se battent légalement et
surtout sur le terrain public et politique. Si les expulsions sont
nombreuses, les réouvertures se multiplient aussi.
Au cours des dernières années, quelques squats ont même réussi a stopper
momentanément les menaces d’expulsion qui pesaient sur eux et à trouver une
certaine stabilité suite à des rapports de force conséquents et quelquefois
aussi en concédant quelques négociations avec les propriétaires (ce qui est
l’objet de nombreux débats…). On peut citer par exemple le cas de l’Esapce
autogéré des Tanneries à Dijon, du Clandé à Toulouse ou du 102 à Grenoble
qui sont tous là depuis de sept ans. D’un autre coté, certain des squats les
plus actifs de ces dernières années comme les 400 couverts à Grenoble, Izmir
à St-etienne, les Diables bleux à Nice ou l’Ekluserie à Grenoble sont tous
menacé d’expulsion à court terme où viennent de l’être. Tandis qu’à Paris,
la Mairie socialiste ne se soucie même plus des procédures légales pour
expulser. Il apparaît donc vital pour le mouvement de créer à temps un
rapport de force conséquent à l’échelle nationale et par ailleurs de
continuer à à multiplier les alliances et coopérations en dehors du milieu
squat.
POURQUOI L’ ACTION COORDONNEE DU 25 FEVRIER ?
En dénonçant les agissements du Parti Socialiste au pouvoir à Grenoble et
ailleurs, nous voulons souligner que ces espaces sont constamment mis en
danger par les politiques institutionnelles d’urbanisme et du logement.
En dénonçant la responsabilité du Parti Socialiste, aux côtés des politiques
répressives menées la droite, nous voulons rappeler que ce sont bien ces «
sociaux-démocrates au bon coeur » qui font recours à la force publique pour
expulser de leur local PS parisien des sans-papiers-ères en grève de la faim
(lien en annexe). Et qu’en matière de « gestion des squats », ils légalisent
trop souvent les « friches d’artistes » institutionnalisables, pour mieux
expulser la majeure partie des squatteurs-euses. Le pouvoir lutte ainsi
contre les pauvres, plutôt que de combattre la pauvreté. Il aseptise les
villes, plutôt que laisser émerger des volontés et des envies de changement.
A Grenoble et ailleurs, nous voulons contester le programme répressif qui se
cache derrière les mesures "sociales" et les politiques d’urbanisme, portées
tant par la droite que par la gauche.
Des squatteurs-euses grenoblois-es et solidaires
2) LES ACTIONS RÉALISÉES EN BREF….
GRENOBLE
pohtos de l’action à grenoble :
http://grenoble.indymedia.org
http://indygrr.ouvaton.org/index.ph…
Le 24/02/2005 dans la nuit, un collectif d’individus armé de colle néoprène
, de cure dents et de bombes de peinture a saboté la porte du local du parti
socialiste…Normalement le seul moyen de réparer sera d’ouvrir cette entrée
au pied de biche…Ca ne vous rappelle rien ? Le PS expulse,expulsons le PS.
Un tag explicatif leur a aussi été offert généreusement…Le local du PS se
trouve 46 rue Mallifaud au premier étage de l’immeuble.Amusez-vous !
Vendredi 25 fev, vers 14h30 des gravats ont été déposés devant la mairie par
une cinquantaine de personnes. Deux pancartes ont été plantées en haut du
monticule : « ce que la mairie fait de nos maisons » et « ce qu’il faudrait
faire des lieux de pouvoir ». Deux banderoles ont également été fixées sur
un pont traversant le boulevard, à quelques mètres de la mairie, avec les
slogans suivants : « On en a marre, on s’organise. Autonomie ! Squats !
Gratuité ! » et « Qui décide quoi pour qui ? Quoi décide qui pour quoi ? »
Alors que les manifestant-es s’apprêtaient à quitter les lieux, ils et elles
ont été violemment dispersé-es par une charge de la police effectuée sans
sommation. Une dizaine de personnes ont été saisies arbitrairement par les
forces de l’ordre, et pour au moins une d’entre elles avec des violences
physiques. Elles ont été relâchées après des contrôles d’identité, qui
traduisent bien la volonté de fichage systématique des autorités. 30.000
tracts ont été diffusés dans toute la ville, rappelant la situation critique
des squats Les 400 couverts, de La Mordue, du Resistor et de La Mèche et de
nombreux autres squats grenoblois. Plus d’infos :
http://grenoble.indymedia.org
PARIS
http://paris.indymedia.org/article….
http://indygrr.ouvaton.org/index.ph…
photos : http://lille.indymedia.org/article…. .
Le vendredi 25 Février le hall de la mairie PS du 12e arrondissement a été
recouvert de gravats (ainsi que les maquettes des plans d’urbanisme) en
signe de protestation face à la politique d’expulsion des squats menée par
la gauche à Paris et dans de nombreuses autres villes.
Vendredi 18 Février, la mairie du 12e après avoir fait violemment expulsé
des étudiants et étudiantes qui occupaient depuis une semaine un bâtiment
vide au 1, cité Debergue en vue d’y éablir un lieu d’habitation et
d’activités, s’était appliqué à détruire l’escalier et l’intérieur du
bâtiment pour empêcher toute éventuelle réoccupation. Des manifestations et
actions contre le remurage du lieu s’en était suivies. De quelle politique
sociale la gauche parle-t-elle, quand on expulse sans discussion et en plein
hiver, en toute illégalité des étudiants sans-logis ? la politique
« quartiers verts » dont se flatte la Mairie de Paris, est-ce le rasage de
bâtiments vides pour planter des arbres et l’expulsion des sans-logis ?
DIJON
A Dijon, une banderole géante a été déployée à 25 mètres de haut sur le toit
de la Mairie PS de Dijon, depuis un échaffaudage : "À Grenoble comme
ailleurs, le PS expulse. Soutenons l’espace autogéré des 400 Couverts". Une
vingtaine de personnes étaient en soutien au pied de l’échafaudage, et dans
la cour de la mairie, distribuaient des tracts dans les bureaux aux employés
municipaux, exigeaient des envois de fax à la Mairie de Grenoble et se
confrontaient aux élu-e-s (le maire et sa cour sortis dans la rue, ainsi que
le 1° adjoint, très énervés d’être mis face à leurs contradictions…).
Après 2h d’exposition sur cette place de la Libération très passante, et la
distribution d’un millier de tracts (joint ci-dessous), les occupant-e-s de
l’échafaudage sont descendu-e-s avec la banderole. Les autres
participant-e-s à l’action ont formé une chaîne humaine pour stopper les
flics qui s’apprêtaient à contrôler et/ou embarquer les grimpeur-euse-s. Les
chefs de Dijon s’étaient engagés à contacter la mairie de Grenoble dès notre
descente, ce qui fut fait. Le communiqué de presse reprenant le tract fut
également envoyé à Grenoble depuis la mairie. Un rendez-vous téléphonique
avec Destot, maire de Grrre, a aussi été promis au collectif.
A Dijon, les
Tanneries, espace autogéré d’habitation et d’activités depuis 1998, ont pu
se maintenir grâce à la mise en place d’un rapport de forces important au
terme duquel la mairie avait été contrainte de signer une convention avec
ses occupant-e-s. Il semblait d’autant plus important de marquer notre
solidarité avec les 400 Couverts, aujourd’hui menacés à Grenoble, pour
montrer que seule la lutte paie.
hop, une adresse pour quelques photos :
http://www.dioxyde.org/statique/400…
Communiqué dans sa totalité :
http://grenoble.indymedia.org
BESANCON
Des personnes sont entrées dans la mairie (PS) et ont tenté d’interpeller le
maire à propos des 400 de Grrrenoble, de la politique sécuritaire appliquée
sur cette ville, de la destruction des tentatives de création d’espaces
autonomes (expulsions de squats systématiques). Elles ont été arrêtées avant
de parvenir au bureaux du maire et après de vives discussions avec les
elu-e-s sont redescendues distribuer des tracts avec banderoles et panneaux.
QUELQUE PART EN PROVENCE
Les bureaux de la mairie de Grrrrenoble ont été l’objet de blocages par mail.
STRASBOURG
Les locaux du ps à strasbourg ont été recouverts de bombages à la peinture dénonçant l’expulsion des 400 couverts.
SAINT ETIENNE
Dans la nuit du jeudi au vendredi 25 fevrier 2005 un groupe de personne a
fait subir au parti socialiste de (saint-)etienne un échantillon de ce qu’il
inflige à de nombreuses personnes, dans le cadre de l’exercice de son
pouvoir au niveau tant local que national. En effet les membres de la
permanence stéphanoise du P.S. ont trouvé au petit matin leurs locaux
(symboliquement) murés, ainsi qu’un permis de démolir sur leur façade.
Durant après-midi ils ont reçu un avis d’expulsion et quelques coups de
téléphone explicatifs du Comité pour l’ Expulsion, la Destruction et le
Réenchantement des Espaces Occupés par les Parasites Sociaux et Autres
Nuisibles.
Rappelons qu’IZMIR, un espace d’activités (centre informatiuqes,
restaux, débats, infokiosques…) et d’habitation ouvert depuis quelques
années est lui même menacé d’explsion parla mairie stéphanoise. Plus
d’infos : http://lenumerozero.lautre.net
NANTES
Des individues ont déposé du compost et autres poubelles dans l’entrée du
local du PS. La mairie étant socialiste, les expulsions de sbâtiments
municipaux se font "pour le bien des squateureuses", sous couvert de
salubrité, et bien sûr sans procès, sans délais. Rappelons qu’à Nantes le
« baragouinage », espace d’habitation et d’activités féministes a ouvert
depuis quelquesmois, et qu’un vieux squat, « L’usure » est menacé
d’expulsion par la Mairie.
THONON LES BAINS
Quelques personnes se sont reunies à Thonon-les-bains, Haute-Savoie, pour
protester contre les menaces d’expulsion des squats des 400 couverts à
Grenoble et faire connaitre leur situation. Un tract a été diffusé, devant
une table de presse informative. Illes ont rappelé comment la mairie de
grenoble vaut ses collègues de droite en ce qui concerne l’urbanisme
(nombreux batiments vides, "beaux" projets urbanistiques s’adressants à
l’élite aisée, et développement culturel en faveur de cette même élite, et
bien sûr expulsion de squats…)
A Thonon, le « Train-train » est un lieu
squatté d’habitation et d’activité, avec des concerts, débats, un
infokiosques… Il est menacé d’expulsion par la SNCF, propriètaire des
lieux.
MONTPELLIER
Une trentaine de personnes ont investi la Maison de la démocratie, local de
la Mairie en plein centre-ville et installé devant une banderole « Non aux
exPulSions… ». Face à la simple demande d’envoyer un fax à la mairie de
Grenoble, il a été répondu : "C’est pas possible. Si tout le monde se met à
envoyer des fax et des machins, c’est l’anarchie", "C’est du matériel privé.
Ici, ce n’est pas public, c’est un service de la mairie". L’occupation a
donc duré jusqu’à ce que les fonctionnaires et élus de ce jouet médiatique
qu’est la Maison de la Démocratie acceptent finalement d’envoyer le fax.
Pendant ce temps, des employés étaient prêts à utiliser la violence pour
empêcher l’entrée dans les bureaux (une porte refermée sur une main). Une
partie de l’équipe municipale a finalement débarqué sur les lieux et ont
appelé la Mairie de Grenoble. Un participant à l’action a ensuite obligé le
premier le secrétaire de cabinet du Maire de Grenoble à lire le fax pour
vérifier que celui-ci avait bien été envoyé.
Dans le même temps, trois appartements laissés vides par les bailleurs
sociaux étaient ouverts par un autre collectif dans la cité du Petit Bard
afin d’y loger des familles à la rue. Contre les listes d’attente pour avoir
des HLM, le choix de l’auto-attribution avait été fait… Les occupant-e-s
de la Maison de la Démocratie a donc rejoint la cité du Petit Bard, d’où un
groupe de policier venus expulser repartait sous les huées des habitant-e-s
du quartier après avoir été bloqué pendant une heure dans un ascenceur en
voulant venir constater l’occupation.
A noter que le mois dernier à Montpellier a été ouvert un Grand Refuge
(Révolutionnaire) Anarchiste Ouvert à l’Unanimité (le « grraou » - toute
autre traduction autorisée…). grraou no-log.org . Ils/elles ont
déjà organisé un repas de quartier et particpé à la semaine d’initiatives
locales contre les politiques sécuritaires.
REIMS
Des affiches et des tracts dénonçant les menaces d’expulsion contre les 400
Couverts et d’autres squats ont été collées et distribués dans le quartier
de feu La Grosse Caillasse, squat populaire expulsé en 2002.
LYON
http://rebellyon.info/article.php3?…
Après une visite au local du Parti Socialiste à Lyon qui a été recouvert
d’affiches de soutien aux 400 couverts ainsi qu’à divers squats lyonnais, un
groupe de personnes déguisées en cuisiniers-ères s’est installé place des
Terreaux autour d’une grande marmite de « soupe de roses ». Des tracts ont
été distribués, fustigeant les politiques socialistes en matière de
cogestion de la misère, et revenant sur le cas des 400 couverts et d’autres
squats en danger dans l’agglomération lyonnaise comme la salle de concert et
d’activités, le GROUND ZERO. Ils/elles rapellent que dans cette ville, sur
60 squats expulsés en quelques années, 80% sont encore murés, à l’abandon.
Le rassemblement a été dispersé par la police, non sans quelques contrôles
d’identité. De l’informations sur les 400 sera encore distribué tout au long
du week-end à la grande foire écolo lyonnaise Primevêre.
NEUILLY SUR MARNE
http://paris.indymedia.org/article….
Quelques individus de Neuilly sur Marne, se sont résolus au cours d’un
banquet à soutenir le squat des 400 couverts (Grenoble) menacé par la gôche
soc. Vite, un verre de plus et les assiettes de la bouffe se sont bientôt
transformées en supports pour quelques messages bien sentis : "NON", "c’est
vous les méchants" et autres "vive les squats". Titubant sous l’effet de
quelques verres, ils se sont ensuite dirigés vers l’antenne P.S de Neuilly
sur Marne. Bien que fermée, ils/elles ont d écidé malgré tout de redécorer
la porte (en y appliquant les assiettes) et de glisser un tract sous la
porte. En traversant la rue, ils ont atteint la mairie qu’ils/elles ont
visité en, agrémentant au passage la porte du conseil municipal d’une
affichette. Enfin, la place de la mairie a accueilli les restes : assiettes,
fourchettes, cuillères, couteaux, verres… Le 9-3 soutient les 400 !
MARSEILLE
Durant l’après-midi, des sympathisant-e-s ont distribué des tracts dans les
rues du Centre Ville. Ces tracts avaientt pour but d’informer les
Marseillais-e-s sur l’état du logement en France et à Marseille ainsi que
sur la politique grenobloise quant aux lieux autogérés (nous avons diffusé
des tracts locaux(ci-joints) et les tracts diffusés dans 17 villes de France
en soutien aux 400 Couverts). Nous avons organisé durant l’après-midi un
infokiosque (mise à disposition de brochures et d’informations à prix libre)
sur le Cours Julien. Ainsi, de nombreuses personnes ont pu avoir accès à des
textes et informations non-marchand-e-s, et ont pu discuter de comment sont
traités squatteurs et locataires quand il s’agit d’expulsion à Grenoble et à
Marseille. Il était impressionant de voir à quel point les gens ont
apprécié les brochures de l’infokiosk. Le tract sur la situation
marseillaise a soulevé beaucoup d’enthousiasme (avec énormément de gens
d’accord et qui encourageaient à squatter !!).Le soir même a été réalisé une
émission sur Radio Galère en soutien aux 400 Couverts. Petite action
marseillaise, donc, mais qui était super chouette du point de vue du contact
avec les gens…Partageons, propageons nos révoltes…
LA ROCHELLE
Le 25 fèvrier encore, alors que le ministre de l’économie démissionait suite à un
scandale sur les magouilles concernant son appartement personnel de 800 m2
au coeur de Paris, des militant-e-s ont annoncé avoir ouvert un squatt de
800m2 a la rochelle. Il est situé 45 quai maubec (a coté du canal), dans un
ancien centre de formation pour hôtellerie, sur trois étages, et ils/elles
ont la volonté d’en faire un lieu autogéré, militant, culturel et festif. Un
étage est réservé aux gens qui veulent y habiter, le premier lui sert et
servira à des locaux associatifs, une salle de répétition, des ateliers…
Le squatt comprend une cuisine autogérée, une bibliothèque, une zone de
gratuité… et autant de projets que vous pouvez y amener. La mairie
socialiste souhaite les en déloger, et ils/elles appellent à du soutien…
POUR FINIR UN ÉVÉNEMENT MALHEUREUX ET NON DIRECTEMENT LIÉ :
RENNES
Le jeudi 24 février, la police, bottée, casquée a mis fin à
l’occupation des anciens locaux de la dde sus renommés l’ékluserie, lieu
ouvert depuis quatre ans et centre de nombreuses activités publiques
(potager, contes, centre sinformatiques, débats, concerts et projections…)
et d’action militantes à Rennes. Dans la foulée, les bulldozers ont commencé
leur repas. Les occupants du 81 rue alphonse guérin ont été sorti du lit
sans ménagement par les forces de l’ordre établi. Juste le temps de
récupérer quelques affaires et la destruction a commencé. Le temps d’une
embrouille avec M6 local et la vingtaine de personnes présentes sont parties
bloqué le boulevard sur les quais. Très rapidement, les crs sortietsde leur
quinze fourgons et ont rameuté des paniers à salade. La tension est montée
et plusieurs personnes se sont fait embarquées. Trois des quatres personnes
interpellées ont été relachées dans l’après midi, sans charges retenues
contre elles. La dernière, en possession d’un couteau a été placée en garde
à vue. Un rassemblement place de la mairie a eu lieu et un grand feu au
milieu de cette place si aseptisée d’habitude. La mairie a été investie
quelques minutes en signe de protestation. Les affreux en ont profité pour
gazer quelques personnes au passage. …
ET D’AUTRES CHOSES NON ENCORE
RÉPERTORIÉES… —LONGUE VIE AUX 400 COUVERTS !--- —COURTE VIE AU PS---
PLUS D’INFORMATIONS À VENIR SUR D’AUTRES ACTIONS MENÉES À STRASBOURG, ALES,
LILLE, TOULOUSE, GENEVE, ETC.
SI VOUS VOULEZ CONTINUER À PROTESTER CONTRE LES EXPULSIONS SUR GRENOBLE :
VOUS ETES GRAVE INVITÉ-E-S À ORGANISER VOS PROPRES ACTIONS ET À EN
INFORMER LES 400 COUVERTS ET BIEN ENETENDU LA MAIRIE DE GRENOBLE.
HÔTEL DE VILLE 11, BOULEVARD JEAN PAIN BP 1066 38021
GRENOBLE CEDEX 1
TÉL. 04 76 76 36 36
FAX 04 76 76 39 40
EMAIL : CONTACT VILLE-GRENOBLE.FR
3) COMMUNIQUÉS, LIENS INTERNET ET RÉCITS DÉTAILLÉS DES ACTIONS DANS LES
DIVERSES VILLES
#texte du tract distribué aujourd’hui à Grenoble :
phtos de l’action à grenoble :
http://grenoble.indymedia.org
http://indygrr.ouvaton.org/index.ph…
CONTRE L’EXPULSION DES SQUATS, POUR LA CONSTRUCTION D’ESPACES
D’EXPÉRIMENTATION ET D’AUTONOMIES
Aujourd’hui, dans de nombreuses villes, des gens se mobilisent pour
protester contre les menaces d’expulsion qui pèsent sur le squat des 400
couverts à Grenoble.
Suivant les villes et leur contexte politique, différents types de
manifestation ont lieu, du simple rassemblement à l’occupation des mairies
ou des locaux du Parti Socialiste.
Des squats ?
De nombreux lieux se créent aujourd’hui hors des circuits marchands et
institutionnels. Etabli-e-s dans des maisons abandonnées, des individu-e-s
les font revivre en les occupant. Ce sont des espaces où on tente
d’appliquer l’autogestion, ce qui comprend un partage des tâches, une
participation de chacun-e aux décisions et une organisation collective.
C’est un mode de vie qui, sans subvention et pratiquement sans argent se
base sur nos besoins, nos envies et nos luttes.
Ainsi sont présents à Grenoble aujourd’hui :
+ les 400 couverts C’est une petite rue du centre ville de Grenoble,
squattée depuis plus de trois ans. C’est le domicile d’une vingtaine de
personnes, une vie collective quotidienne, un lieu public où se déroulent
une multitude d’activités à prix libre. La municipalité de Grenoble,
propriétaire, veut expulser et raser la traverse des 400 couverts pour y
reconstruire une vaste opération immobilière.
+ La Mèche est une maison avec jardin et hangar, squattée depuis quatre
mois. La mairie a demandé à la GEG de lui couper l’électricité en plein
hiver…
+ La Mordue est une maison occupée depuis cinq mois, lieu d’habitation et
d’activités pour des femmes et des lesbiennes. Elle est aujourd’hui
expulsable en plein hiver.
+ Resistor est une maison occupée depuis septembre par des individu-e-s
désirant y habiter et réaliser un jardin collectif. Ayant obtenu la trêve
d’hiver, l’expulsion devrait avoir lieu au printemps…
+ D’autres squats, plus anciens, existent à Grenoble et organisent
soirées, concerts et projections permettant ainsi l’existence d’une
véritable culture "alternative".
+ En plus de ces lieux, de nombreux espaces vides sont habités par des
familles, des jeunes, des sans papier-e-s, des demandeur-euses d’asile,
généralement dans une précarité complète. Ces lieux n’ont pas toujours de
procès et sont souvent explusés très violemment.
Nous voulons aussi rendre visible qu’il existe partout en France des
initiatives de ce type, intéressantes et riches, sans cesse mises en
danger par les logiques de l’ordre et de la rentabilité.
Pourquoi s’organiser collectivement hors des institutions ?
Les choix qu’on nous laisse dans ce monde sont des choix de pacotille :
acheter un pantalon noir ou un blanc, manger du chocolat volé à des
personnes exploitées dans le tiers-monde ou boire un soda fabriqué dans
une usine chimique, etc.
Qui pense pouvoir influer sur les orientations politiques et sociales de
notre société, dans cette démocratie de façade ?
Pour sortir de ces systèmes de dépendance et se réapproprier une partie de
nos vies, nous pensons qu’il est nécessaire de construire ces lieux
d’expérimentations hors des institutions. Comme beaucoup de gens, nous
critiquons les injustices et les aberrations du système dans lequel nous
vivons. Mais nous pensons qu’il est possible, dès maintenant, de
s’organiser pour modifier ces fonctionnements que nous subissons et
entretenons à la fois.
Nos luttes passent par la construction de modes de vie et d’actes qui nous
rendent plus responsables :
+ essayer d’entretenir des relations basées sur la solidarité et
l’entraide, plutôt que sur la compétition et le chacun pour soi
+ tenter de maîtriser notre alimentation et notre consommation suivant nos
besoins
+ mettre en place des systèmes d’échange, de récupération et de production
qui nous permettent de réduire notre dépendance au salariat et aux
rapports marchands
+ tenter de nous organiser collectivement sans hiérarchie en privilégiant
la discussion et la prise en compte de chacun-e.
+ réflechir à nos propres constructions de domination et d’oppression
(sexisme, homophobie, racisme, âgisme,…) et essayer de les déconstruire
individuellement et collectivement.
Pourquoi s’attaquer à la gauche…
Nous faisons le constat qu’aujourd’hui, les partis politiques sont avant
tout le relais d’un aménagement libéral. Bien sûr, la gauche et notamment
le Parti Socialiste gardent, au moins dans le discours, une approche plus
sociale des problèmes politiques. Mais sous son masque bienveillant et
solidaire, la démocratie sociale applique les mêmes logiques que la droite
: un aménagement sécuritaire et aseptisé des villes (vidéosurveillance,
arsenal policier, bancs anti-SDF…), des choix budgétaires de politiques
urbanistiques et culturelles, liés au prestige et au monumental et, dans
le même temps, des expulsions de squats et de locataires même en plein
hiver, le mépris et la criminalisation des demandeur-euse-s d’asiles et
des sans papier-ère-s, etc.
De plus, par le simple fait qu’elle existe, la Gauche quelle qu’elle soit,
est aussi et avant tout à nos yeux un obstacle à de vrais changements et à
une reprise en main de nos existences, de par ses aptitudes à récupérer et
normaliser toute contestation.
…et à ses élu-e-s grenoblois-es ?
La municipalité grenobloise consacre des millions à la construction d’un
stade de foot , (malgré la désapprobation de la population) ou à une
maison de la culture élitiste (prix onéreux et programmation réservée aux
initié-e-s).
En parallèle, on assiste au déclin des plus petits lieux culturels
grenoblois (le Rio, Théâtre 145, Adaep…) qui proposent des évènements
moins commerciaux et plus indépendants.
Par ailleurs, Mr Destot et ses compères entendent donner un rayonnement
international à leur métropole en investissant de nombreux fonds publics
dans les secteurs des bio, micro et nanotechnologies (lancement de Crolles
2, Minatec, Nanotech 300…) alors que les répercussions sont nombreuses :
augmentation du coût de la vie et des loyers, dégradation de
l’environnement, risques nucléaires, chimiques et bactériologiques, enjeux
en terme de choix de société, et tant d’autres,…
Parallèlement une véritable dynamique de résistance se crée à Grenoble
depuis plusieurs années, constituant un réseau solidaire à l’origine de
lieux autogérés. Les autorités craignent visiblement ces espaces qui
échappent à leur contrôle et cherchent donc à les faire disparaître. Ainsi
ont été expulsés dernièrement le CPA, la Charade (par la mairie
"communiste" de Saint Martin d’Hères), Gologotha XXX, la Flibustière ou la
Loupiote. Une manifestation contre les expulsions a également été
violemment réprimée, le 22 janvier 2004. Les lieux actuels sont eux,
comme on l’a vu, véritablement menacés et risquent tous d’être expulsés
prochainement.
Nous pensons qu’il est important, nécessaire et vital de défendre chacun
de ces lieux indépendants, chaque fois qu’il le faut. C’est pourquoi nous
nous battons pour que ces espaces de création, de tentatives, de
réflexions, de rencontres et de solidarités continuent d’exister.
Pour plus d’informations sur les squats :
http://grenoble.indymedia.org/
http://.squat.net
http.//www.inventati.org/nebuleuse/
Si vous voulez protester contre les expulsions sur Grenoble :
Hôtel de Ville 11, boulevard Jean Pain BP 1066 38021
Grenoble Cedex 1
Tél. 04 76 76 36 36
Fax 04 76 76 39 40
email : contact ville-grenoble.fr
# communiqué et photos de DIJON :
http://indygrr.ouvaton.org/index.ph…
http://www.dioxyde.org/statique/400…
Dijon : PS, ravale ta façade, soutien aux squats de partout !
écrit le 25/02/05 à 19:56:17 par des individu-e-s vénèr-e-ss
Aujourd’hui vendredi 25 février à Dijon et comme dans une bonne quinzaine de villes en France, un groupe d’individu-e-s a mené une action, visant spécifiquement le P.S, en soutien aux squats et espaces autogérés en géneral, et aux 400 Couverts en particulier (dédicace aussi à l’Ékluzerie de Rennes fraîchement expulsée).
En effet, à Dijon, à Grenoble, à Rennes, à Lille, à Paris, comme à Nantes et j’en oublie, c’est le PS, qui n’a de socialiste que le nom, qui est au pouvoir et qui, pour citer quelques exemples, ordonne aux flics de gazer les sans-papiers occupant leurs locaux (cf le 9° collectif à Paris), ou d’expulser les différents squats d’habitation et/ou d’activités, petits ilôts repris au pouvoir où des individu-e-s tentent de fabriquer de bric et de broc des modes de vie différents…
Alors bien sûr, on est pas étonné-e-s, ce sont des politicien-ne-s et il serait étonnant qu’illes nous laissent le choix de comploter contre eux.
N’empêche. Pour marquer le coup, une banderole géante a été déployée le long d’une façade en chantier, sur un grand échafaudage de la mairie de Dijon, le château des ducs de Bourgogne.
Elle disait : "À Grenoble comme ailleurs, le PS expulse. Soutenons l’espace autogéré des 400 Couverts", et le but c’était aussi de visibiliser le fait que la répression, c’est pas le privilège de la droite.
Une quinzaine de personnes était en soutien au pied de l’échafaudage, et dans la cour de la mairie, pour calmer les élu-e-s (le maire et sa cour, le 1° adjoint très énervés d’être mis face à leurs contradictions…).
Après 2h d’exposition sur cette place de la Libération très passante, et la distribution d’un millier de tracts (joint ci-dessous), les occupant-e-s de l’échafaudage sont descendu-e-s avec la banderole, puis les soutiens ont formé une chaîne humaine pour éviter que les flics ne les contrôlent et/ou les embarquent.
En effet, les chefs de Dijon s’étaient engagés à contacter la mairie de Grenoble dès notre descente, ce qui fut fait sous nos yeux, et notre communiqué de presse reprenant le tract sera également envoyé à Grenoble depuis la mairie. On nous a aussi promis un rendez-vous téléphonique avec Destot, maire pratiquant à loisir la démocratie "participative" et la répression (remember l’expulsion du Parc Paul Mistral). On verra ce qu’on en fera.
A Dijon, les Tanneries, espace autogéré d’habitation et d’activités depuis 1998, ont pu se maintenir grâce à la mise en place d’un rapport de forces important au terme duquel la mairie avait été contrainte de signer une convention avec ses occupant-e-s. Il nous semblait d’autant plus important de marquer notre solidarité avec les 400 Couverts, aujourd’hui menacés à Grenoble, pour montrer que seule la lutte paie.
Le PS pourra toujours ravaler sa façade "sociale", nous ne serons jamais dupes.
Le PS expulse, expulsons le PS !!!
Des individu-e-s en colère, nananère.
hop,
une adresse pour quelques photos :
http://www.dioxyde.org/statique/400…
# communiqué de PARIS :
http://paris.indymedia.org/article….
http://indygrr.ouvaton.org/index.ph…
photos : http://lille.indymedia.org/article…. …avec une maquette gravatée de Paris après la révolution ?
action anti-expulsions paris
Aujourd’hui, vendredi 25 Février le hall de la mairie PS du 12e arrondissement a été recouvert de gravats en signe de protestation face à la politique d’expulsion des squats menée par la gauche à Paris et dans de nombreux autres villes.
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 25 FEVRIER 2005
PARIS Action de protestation contre les expulsions de squats, à Paris et ailleurs dans la France entière
Aujourd’hui, vendredi 25 Février le hall de la mairie PS du 12e arrondissement a été recouvert de gravats en signe de protestation face à la politique d’expulsion des squats menée par la gauche à Paris et dans de nombreux autres villes.
En effet, Vendredi 18 Février, la mairie du 12e après avoir fait violemment expulser des étudiants et étudiantes qui occupaient depuis une semaine un bâtiment vide au 1, cité Debergue, près de la rue du Rendez-Vous (Metro Picpus), s’est appliqué à détruire l’escalier et l’intérieur du bâtiment pour empêcher toute éventuelle réoccupation. De quelle politique sociale la gauche parle-t-elle, quand on expulse sans discussion et en plein hiver, en toute illégalité des étudiants sans-logis ? la politique « quartiers verts » dont se flatte la Mairie de Paris, est-ce le rasage de bâtiments vides pour planter des arbres et l’expulsion des sans-logis ?
Par cette action, nous comptons aussi mettre en lumière la politique d’expulsion des squatts opérée par la gauche municipale dans de nombreuses autres villes de France : le squat de l’Ekluserie expulsé hier à Rennes, plusieurs squats expulsés à Lille, et peut-être à Grenoble, où la municipalité PS menace de démolir le célèbre squat des 400 Couverts. Nous inscrivons notre action dans la campagne d’action nationale pour empêcher sa démolition : ci-joint le tract de nos amiEs grenobloisEs.
Si vous voulez protester contre les expulsions : Sur Paris (expulsion cité Debergue) : TEL : 01 44 68 12 12 (mairie du 12ème), 01 44 68 12 64 (Dominique Larrey, Maire-adjoint, délégué à l’urbanisme et à l’habitat, conseiller d’arrondissement), 06 73 87 74 47 (M. Dronneau, de la Direction du Logement et de l’Habitat) par téléphone. FAX : 01 44 68 12 09 (mairie du 12ème) et 01 42 76 54 00 (Cabinet de Jean-Yves Mano, adjoint au logement et habitat ville de Paris)
Sur Grenoble : Hôtel de Ville 11, boulevard Jean Pain BP 1066 38021 Grenoble Cedex 1 Tél. 04 76 76 36 36 Fax 04 76 76 39 40 email : contact ville-grenoble.fr
# communiqué de TOULOUSE
http://indymedia.crac-g8.eu.org/
#récit de MONTPELLIER
Une trentaine de personnes ont investi la Maison de la démocratie à
Montpellier aujourd’hui.
Face à la simple demande d’envoyer un fax de soutien aux 400 couverts
(squatt autogéré plein d’initiatives autonomes que l’on veut expulser) à
la mairie de Grenoble, il a été répondu : "C’est pas possible. Si tout le
monde se met à envoyer des fax et des machins, c’est l’anarchie". "C’est
du matériel privé. Ici, ce n’est pas public, c’est un service de la
mairie".
L’occupation a donc duré jusqu’à ce que les fonctionnaires et élus de ce
jouet médiatique qu’est la Maison de la Démocratie acceptent finalement
d’envoyer le fax. Pendant ce temps, des employés étaient prêts à utiliser
la violence pour empêcher l’entrée dans les bureaux (une porte refermée
sur une main).
A Montpellier comme à Grenoble, villes socialistes, on n’a pas le droit
d’utiliser le matériel public (parce que sinon, c’est l’anarchie). Vive
l’anarchie !
A noter que dans le même temps, trois appartements laissés vides par les
bailleurs sociaux étaient ouverts dans la cité du Petit Bard. Contre les
listes d’attentent pour avoir des HLM, le choix de l’auto-attribution est
fait…
Ci-dessous, un petit extrait des tracts qui étaient distribués :
« Appel pour une réflexion sur l’utilisation de nos espaces ».
« Notre lieu de vie -en l’occurrence notre ville- est pleine d’espaces […]
inhabités, vides de vie, pleins de possibles, laissés en pâture à la seule
spéculation. Ce sont ces lieux que nous nous devons d’investir, d’habiter,
de colorer, nous qui sommes en manque permanent de lieux accueillants,
créatifs, gratuits, collectifs, où puissent s’expérimenter des
alternatives au conformisme mortifère ambiant. […] A Montpellier […] le
rouleau compresseur législatif, policier et judiciaire a fait son œuvre,
montrant bien […] la pertinence de ce genre de tentative, car s’il n’était
le risque que ce genre de pratiques se répandent, pourquoi cet
empresse-ment à les tuer dans l’œuf ? »
# communiqué de ST ETIENNE
A (saint)-étienne : Action de protestation contre les menaces d’expulsion
des 400 couverts
Ce vendredi 25 février 2005 nous avons fait subir au parti socialiste de
(saint) étienne un échantillon de ce qu’il inflige à de nombreuses
personnes, dans le cadre de l’exercice de son pouvoir au niveau tant local
que national.
En effet les membres de la permanence stéphanoise du P.S. ont trouvé ce
matin leurs locaux (symboliquement) murés, ainsi qu’un permis de démolir
sur leur façade. Cet après-midi ils recevaient un avis d’expulsion et
quelques coups de téléphone explicatifs du Comité pour l’ Expulsion, la
Destruction et le Réenchantement des Espaces Occupés par les Parasites
Sociaux et Autres Nuisibles.
Nous voulions protester contre les menaces d’expulsion que fait peser la
Mairie de Grenoble (à majorité socialiste) sur la traverse des 400
couverts. Cette action fait partie d’une mobilisation de soutien aux 400
couverts et plus généralement pour que continuent à exister à grenoble
mais aussi à (saint)-étienne, lyon, dijon, nantes, montpellier, paris,
caen,… et ailleurs ces espaces de créations, de tentatives, de
réflexions, de rencontres, d’autonomie, d’autogestion, et de solidarités,
sans cesse mis en danger par les logiques d’ordre et de rentabilité.
En effet ces espaces indépendants, puisque fonctionnant sans subventions,
sont nécessaires en tant que lieux de contestations et d’inventions pour
qu’il n’existe pas que la seule pensée dominante, pour pouvoir avoir
encore le choix.
Nous voulons par ces actions, contester la volonté répressive, qui se
cache derrière les projets d’urbanisme des municipalités de droite ou de
gauche. Nous voulons dénoncer la gentrification, qui s’opère dans de
nombreuses villes en france. On commence avec des caméras de surveillance,
des arrêtés, anti-mendicité et contre l’affichage libre, toujours plus de
policiers, toujours plus armés, et toujours plus violents… Puis les
municipalités au lieu de rénover les quartiers populaires pour les rendre
agréables pour les habitant-e-s, expulsent, détruisent, puis
reconstruisent du plus "propret" mais bien sur plus cher. Cette logique
d’urbanisme, pour attirer les investisseurs, pour le prestige de la ville
amène à l’exclusion des populations les plus modestes. A croire que les
pauvres, ça fait sale…… mais heureusement l’état pense à eux avec son
programme de construction de nouvelles prisons.
CONTRE l’URBANISME BOURGEOIS, REAPPROPRIONS NOUS ET REANCHANTONS NOS
VILLES…
Nous nous attaquons aujourd’hui au parti socialiste pour dénoncer les
responsabilités de celui-ci dans de nombreuses expulsions, et dans la
répression des mouvements sociaux. Sur cet exemple grenoblois, la
municipalité à majorité socialiste veut expulser et raser les 400 couverts
pour y faire une vaste opération immobilière. Sa participation à
l’expulsion, d’une expérience d’habitat collectif et d’un lieu public où
se déroulent une multitude d’activités à prix libre, montre que son
approche pseudo sociale, bienveillante et solidaire n’est qu’une façade
électorale. Le principal argument pour justifier la disparition de ce lieu
est la création de 12 logements sociaux. On expulse des gens qui prennent
en main leur habitat pour en reloger à peine plus dans des immeubles
standardisés, et on facilite ainsi le contrôle social par la
bureaucratie.
EXPULSONS ET DETRUISONS LES PARASITES SOCIAUX QUI CRIMINALISENT LA MISERE
Le Comité pour l’ Expulsion, la Destruction et le Réenchantement des
Espaces Occupés par les Parasites Sociaux et Autres Nuisibles.
# communiqué de THONON-LES-BAINS :
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 25 FEVRIER 2005
Action de protestation contre les menaces d’expulsion des 400 couverts
(Grenoble)
Ce 25 février 2005, quelques personnes se sont réunies a
Thonon-les-bains,Haute-Savoie, pour protester contre les menaces
d’expulsion des squats des400couverts a Grenoble et faire connaître leur
situation. Un tract a été diffusé, devant une table de presse informative.
Cette action de solidarité avec un lieu ayant réussi a construire une
dynamique de vie hors des institutions et dans la durée, est bien sûr
solidaire de toutes les initiatives similaires qui naissent dans beaucoup
de villes.
Ci-joint le tract :
QUAND LA MAIRIE (ANTI)SOCIALISTE DE GRENOBLE VAUT SES COLLEGUES DE DROITE…
A Thonon comme dans beaucoup d’autres villes, un grand nombre de bâtiments
sont laissés vides, souvent voués à la décrépitude ou la destruction : par
exemple l’hôtel Bellerive qui pourrit au port, le quartier à côté de la
gare qui va être rasé pour laisser place à une route…
Tous ces "beaux" projets, en général, ne vont pas dans le sens
d’aménagements sociaux s’adressant à tou-te-s les thononai-se-s mais
plutôt à une classe aisée dont la demande est toute autre : hôtels de luxe,
casino, bains, loisirs, sports d’hiver,villas hors de prix… Cette
politique, qui amène à une hausse générale du coût de la vie, est
clairement une politique de mépris vis-à-vis des classes les moins
friquées, par exemple l’accès à une nécessité telle que le logement
devient restreint. Le développement culturel de la ville va dans le même
sens : proposition d’un éventail plus large (nuits tartares,
estiv’alpes…) mais pas ouvert à tous les portefeuilles, et au détriment
de certaines cultures moins populaires. Acôté decela, il n’existe pas
d’espaces "libres", mis à disposition des habitant-e-s pourqu’illes y
réalisent des activités gratuites et sans profit (rencontres, répétitions
musicale/ théâtrale/ autre, repas, réunions, fêtes,
discussions,bibliothèque subversive, échanges de savoirs…).
Quand certain-e-s décident de pallier à ce manque en investissant un
bâtiment vide, illes se retrouvent assez vite confronté-e-s à la "justice"
et expulsé-e-s : après les quelques vagues du collectif de la Carrosserie
avant le G8 (goûters de quartier, concerts, projections de films,
bibliothèque), le Train-Train qui proposait le même genre d’activités
vient d’être expulsé.
A Grenoble, depuis trois ans et demi une petite rue (les 400 couverts) est
occupée par une vingtaine de personnes qui y vivent, ont construit une
salle de spectacle dans laquelle se déroulent fêtes et discussions, il y a
une bibliothèque, un four à pain,des ateliers de danse etc. Tout cela est
organisé de manière autogérée, et est accessible car tout est gratuit ou à
"prix libre".Hors une menace d’expulsion met actuellement cette dynamique
en danger : la mairie socialiste de Grenoble, propriétaire, veut la
remplacer par des logements classiques, chers et individuels.
Par leur existence, ces îlots d’autonomie sont une remise en cause
permanente de notre mode de vie prêt-à-jeter, et permettent une réflexion
et des expérimentations d’autres manières de vivre (dans un fonctionnement
collectif, dans l’usage du temps,dans l’alimentation…), il est donc
fondamental qu’ils continuent à exister.
Non à l’expulsion des squats des 400 couverts à Grenoble !
Arrachons le voile "social" du parti socialiste !
Vivent les espaces autonomes et gratuits !
# communiqué de REIMS :
Hiver 2002, LA GROSSE CAILLASSE EXPULSEE
Hiver 2005, le 18 RUE DE NEUFCHATEL TOUJOURS VIDE !
En octobre 2001, une dizaine de personnes entrait dans la grande maison vide située au 18 rue de Neufchâtel. Le propriétaire ? L’armée française qui le laisse à l’abandon. Pendant cinq mois, quatre personnes ayant peu ou pas de moyens y vivront. Avec celles et ceux qui participèrent à l’ouverture, ils tenteront de faire vivre ce lieu. L’objectif était non seulement d’en faire un lieu d’habitation, mais aussi d’échanges, de manifestations festives, d’ouverture sur le quartier mais aussi d’affirmation politique.
Alors que les logements dits sociaux deviennent inaccessibles aux plus modestes et surtout aux plus jeunes, les politiciens de tous bords y vont de leurs larmes de crocodile et de leurs promesses. En fait, ils ont leurs yeux fixés sur la spéculation immobilière bien plus juteuse pour eux et leurs semblables. Quand ils se préoccupent de social, c’est pour enfermer les individus dans la spirale vicieuse de l’assistanat et de ses corollaires, l’isolement et le contrôle social ! L’occupation de cette bâtisse abandonnée répondait donc au double objectif de refuser le fatalisme du « sans logis » (cette baraque est vide, on s’y installe) et de mener à bien des projets socioculturels en toute autonomie, quitte à ce que ce soit avec les moyens du bord.
Evidemment, l’ordre public ne pouvait tolérer une telle indépendance. L’utilité qui avait été trouvée à cette maison se heurtait au droit de propriété. Il fallait déguerpir. Il fallait faire disparaître une initiative qui pouvait s’ancrer, avec le temps dans le paysage rémois. Dans notre pays, la démocratie sait nous proposer de causer toujours mais dès qu’on ne se contente plus de paroles, elle se donne les moyens de nous faire taire. Elle mobilise une compagnie de CRS pour expulser une dizaine de personnes ! Elle se donne ensuite bonne conscience avec son RMI et ses hypocrites œuvres
charitables.
A GRENOBLE LA MAIRIE SOCIALISTE VEUT EXPULSER UNE VINGTAINE D’HABITANTS DES « 400COUVERTS »
Ce qui a été tenté à Reims durant cinq mois s’est concrétisé pendant plus de deux ans à Grenoble. Une impasse totalement occupée. La vie s’y est organisée. Les habitants et habitantes ont donné au terme « logement social » son véritable sens : l’organisation du quotidien par les habitants eux-même, après une réhabilitation préalable. Un four à pain collectif y a été construit, des actions y ont été menées, donnant à cette impasse un rayonnement sur son environnement immédiat et sur toute la ville. Le socle de cette initiative étant le refus revendiqué des rapports commerciaux et de hiérarchie, chacun et chacune s’investissant en fonction de ses moyens et bénéficiant de possibilités d’échanges de savoirs et de compétences. Intolérable pour tout politicien qui se respecte, même de gauche. Imaginez. Si cela faisait tache d’huile, ils seraient obligés de raccrocher leur tablier ! Plus personne ne croirait avoir besoin d’eux.
Envoyez vos messages de soutien à 400 Couverts, Impasse des 400 Couverts 38000 Grenoble
chapitonom no-log.org
Envoyez votre plus profond mépris à Maire de Grenoble 11 Boulevard Jean Pain 38000 Grenoble
Envoyez votre tout aussi profond mépris à Parti Socialiste, 51 Rue de Tillois 51100 Reims 0326472674
« IL FAUDRA PLUS D’UN PERMIS POUR NOUS DEMOLIR ! »*
*slogan lancé à la face des « socialistes » spéculo-destructeurs de Grenoble
# communiqué de Neuvy sur Marne :
http://paris.indymedia.org/article….
Quelquesindividus de Neuilly sur Marne, se sont résolus au cours d’un banquet à soutenir le squat des 400 couverts (Grenoble) menacé par la gôche soc. Vite, un verre de plus et les assiettes de la bouffe sont bientôt des supports pour quelques messages bien sentis : "NON", "c’est vous les méchants" et autres "vive les squats". Titubant sous l’effet de quelques verres, ils se dirigent vers l’antenne P.S de Neuilly sur Marne. Bien que fermée, ils décident malgré tout de redécorer la porte et de glisser un tract sous la porte. En traversant la rue, ils atteignent bien vite la mairie et la visitent, agrémentant au passage la porte du conseil municipal d’une affichette. Enfin, la place de la mairie accueille les restes : assiettes, fourchettes, cuillères, couteaux, verres… Le 9-3 soutient les 400 ! ! ! ! ! ! ! ! !
# communiqué de Marseille :
Une journée d’info à Marseille
écrit le 26/02/05 à 22:28:10 par anonyme
Des individu-e-s marseillais-e-s se sont mobilisé-e-s vendredi 25 février en soutien au collectif des 400
Couverts et contre les politiques d’urbanismes menées par le PS comme l’UMP.
Durant l’après-midi, des sympathisant-e-s ont distribué des tracts dans les rues du Centre Ville. Ces tracts ont pour but d’informer les Marseillais-e-s sur l’état du logement en France et à Marseille ainsi que sur la politique grenobloise quant aux lieux autogérés (nous avons diffusé des tracts locaux(ci-joints) et les tracts diffusés dans 13 villes de France en soutien aux 400 Couverts).
Nous avons organisé durant l’après-midi un infokiosk (mise à disposition de brochures et d’informations à prix libre) sur le Cours Julien. Ainsi, de nombreuses personnes ont pu avoir accès à des textes et informations non-marchand-e-s, et ont pu discuter de comment sont traités squatteurs et locataires quand il s’agit d’expulsion à Grenoble et à Marseille.
On a été très impressionné-e-s de voir à quel point les gens ont apprécié les brochures de l’infokiosk. Notre tract sur la situation marseillaise a soulevé beaucoup d’enthousiasme (ça ne m’était jamais arrivé de voir autant de gens d’accord et qui nous encourageaient à squatter !!).Le soir même nous avons réalisé une émission sur Radio Galère en soutien aux 400 Couverts. Petite action marseillaise, donc, mais qui était super chouette du point de vue du contact avec les gens…Partageons, propageons nos révoltes…
Notre tract marseillais :
>CONTRE LES POLITIQUES DU LOGEMENT
>RACISTES ET BOURGEOISES
>
>
>
> Où va l’argent du logement ?
>
> En France aujourd’hui, que les mairies soient PS, UMP, FN, Verts ou PC,
le logement social se détériore (manque d’entretien, pas de nouvelles
constructions, vente de logements sociaux à des privés) alors que la demande de
logement se fait pressante. Le prix du logement augmente, et profite à ceux qui
détiennent déjà de nombreuses propriétés. Les plus pauvres passent leur vie à
travailler pour des industries-multinationales pour pouvoir payer un logement à
des « propriétaires » qui ne sont bien souvent que ? ces mêmes multinationales !
>
> Quand racisme et capitalisme font bon ménage ?
>
> A Marseille, cette logique est poussée à l’extrême : par exemple, la rue
de la République a été vendue à Lone Star, société d’actionnaires texans, qui
compte expulser les familles y résidant. La mairie soutient cette transaction :
elle permet d’appliquer leur politique raciste de ’javellisation’ du centre
ville. Il faut attendre 4 ans à Marseille pour avoir un logement social alors
qu’on dénombre environ 30 000 bâtiments vides dans les Bouches du Rhône. Mais la
mairie abandonne son projet de réhabiliter 400 logements sociaux ? rue de la
République. Cela profite bien sûr aux propriétaires qui augmentent leur loyer,
ainsi qu’aux mafias locales qui ’embauchent ’ à très bas prix les nombreuses
personnes qui se retrouvent à la rue.
>
> Squatter des bâtiments vides ?
>
> Alors que les SDF se multiplient, les squats ne bénéficient même pas des
lois de tolérance qui consistent en ne pas expulser, en plein hiver, des
personnes qui n’ont pas d’autres possibilités de se loger. Hiver 2004, le
Golgotha, squat hébergeant 30 personnes et de nombreuses associations et
compagnies autonomes, a été expulsé. Le bâtiment restera vide au moins 2 ans,
mais c’est la sainte propriété de Euroméditerranée ? Les squats permettent de
créer des réseaux de solidarité et de résistance au monde marchand. Ces modes de
vie ne coûtent rien à la mairie et aux contribuables, mais sont illégaux car ils
contestent la soumission aux mafias capitalistes.
>
>Revendiquons le droit
>inaliénable de se loger, se vêtir et se nourrir !
>
>
simples citoyen-ne-s ?
# communiqué de Lyon :
http://rebellyon.info/article.php3?…
Hier, on était un petit groupe à recouvrir complètement les vitrines de la
fédération du PS, situé cours de la Liberté, avec des affiches contre
l’expulsion des 400 couverts, de l’Ecluzerie et du Grnd Zero, Grenoble,
Rennes et Lyon étant sous des municipalités dites socialistes. Après
discussion avec un membre de l’appareil du PS et contrôle d’identité de
trois d’entre nous par la BAC, nous sommes allés place des Terreaux faire
la soupe aux plantes sauvages. Une grande marmite trônait au milieu de la
place, face à la mairie la plus répressive en France, bien que PS, avec
des énormes couverts et deux cuistots qui avaient des toques réalisées
avec le journal municipal. Discussions et diffusion de tracts par des gens
des résistances et du Grnd Zero et on donnait même la recette de la soupe
aux plantes sauvages [Des policiers municipaux sont venus au bout
d’un moment ; ils ont refusé de prendre des tracts… à cause des caméras
de vidéosurveillance]
On continue tout le week-end à Primevère avec l’idée de diffuser 2500
tracts contre les expulsions de squats, en en mettant aussi sur
l’infokiosk, qui a pu être installé clandestinement dans ce salon par le
collectif des Résistances.
Un deuxième article doit suivre sur REBELLYON après celui-ci :
http://rebellyon.info/article.php3?…
Aujourd’hui, dans de nombreuses villes, des gens se mobilisent pour protester contre les menaces d’expulsion qui pèsent sur les lieux alternatifs, et notamment sur le squat des 400 couverts à Grenoble.
Suivant les villes et leur contexte politique, différents types de manifestation ont lieu aujourd’hui, du simple rassemblement à l’occupation des mairies ou des locaux du Parti Socialiste.
Les 400 couverts ?
C’est une petite rue du centre-ville de Grenoble,
squattée,
depuis plus de trois ans.
C’est le domicile d’une vingtaine de personnes, une vie collective quotidienne, un lieu public où se sont déroulées et se déroulent encore une multitude d’activités à prix libre (débats, concerts, projections, réunions de différents collectifs…), une bibliothèque alternative, un square et un four à pain auto-construit pour des repas de quartier conviviaux, ainsi que moult expérimentations pratiques plus ou moins réussies (toit végétal, potager, compost, pharmacie des plantes, informatique libre, etc.).
Tous ces espaces, ces activités, ces réflexions ont été réalisés avec les moyens du bord, sans subvention et pratiquement sans argent, hors des circuits marchands et institutionnels.
La municipalité de Grenoble, propriétaire, veut expulser et raser la traverse des 400 couverts pour y reconstruire une vaste opération immobilière. L’argument principal pour justifier la disparition de ce lieu est la création de 12 logements sociaux. Expulser des gens qui prennent en main leur habitat pour en reloger à peine plus dans des immeubles standardisés, c’est cette logique bureaucratique qui favorise le contrôle social des habitant-e-s, et planifie l’anéantissement systématique des lieux d’invention et de contestation.
Dans une ville qui consacre des millions à la construction d’un stade de foot ou d’une maison de la culture élitiste, ce ne sont pas les squateureuses qui empêchent la mairie d’appliquer son programme social.
Nous nous battons pour que cet espace de création, de tentatives, de réflexions, de rencontres et de solidarités continue d’exister .
Pourquoi une mobilis-action à Lyon ?
Parce que la municipalité fait la chasse ici aussi aux lieux d’expérimentations et d’autonomies.
En 1999, un regard sur 60 lieux anciennement squattés a d’ailleurs permis de constater que 80 des logements ou bâtiments concernés étaient toujours murés, alors que les squats avaient été expulsés depuis plus d’un an (source : ALPIL).
Aujourd’hui, ce sont plusieurs initiatives indépendantes et échappant au contrôle des institutions qui se voient menacés d’expulsion. Le Grnd Zero, qui propose une programmation musicale riche et hors circuits marchands, avec en quelques mois quelque 2500 adhésions, occupe un bâtiment pour mener à bien ses activités hors des sentiers balisés de la conso-culture. Le squat de Vaise génère des activités et rencontres multiples, autour de concerts, de repas et autres moments informels de débats et d’échanges. Face au manque de lieux alternatifs qui permettent à chacun et chacune de s’exprimer de façon autonome et de mener à bien des projets multiformes correspondant mal à la conception élitiste et descendante de la culture en France, ces collectifs pallient à ce manque, en utilisant des locaux à l’abandon, souvent depuis des années, en les retapant et les maintenant en état, en recyclant ou réutilisant les déchets que produit en masse la grande ville et ses consommateur-trices.
La seule réponse apportée par la municipalité face à ce manque d’espaces d’expression autonomes, c’est l’envoi de son équipe d’animation favorite, la police, équipée de son matériel pédagogique, les matraques, et déployant sa méthode d’écoute et de compréhension préférée : l’expulsion.
Echanges de savoir, rencontres, débats, prises de têtes, réconciliations, tentatives d’organisation collective, mise en réseau d’expérience et création d’alternatives concrètes au système productiviste et marchand ???ré-apprendre à vivre ensemble en somme. Construire une véritable solidarité dans nos villes. C’est tout cela et plus encore que nous défendons aujourd’hui.
Pour ne pas finir ?
Comme beaucoup de personnes, nous critiquons les injustices et les aberrations du système dans lequel nous vivons. Mais nous pensons qu’il est possible, dès maintenant, de s’organiser pour modifier ces fonctionnements que nous subissons et entretenons à la fois.
Nos luttes passent par la construction de modes de vie et d’actes qui nous rendent plus responsables :
+ essayer d’entretenir des relations basées sur la solidarité et l’entraide, plutôt que sur la compétition et le chacun pour soi
+ tenter de maîtriser notre alimentation et notre consommation suivant nos besoins
+ mettre en place des systèmes d’échange, de récupération et de production qui nous permettent de réduire notre dépendance au salariat et aux rapports marchands
+ tenter de nous organiser collectivement sans hiérarchie en privilégiant la discussion et la prise en compte de chacun-e.
Des citadins et citadines solidaires
Si vous voulez protester contre les expulsions :
Grenoble : Hôtel de Ville 11, boulevard Jean Pain, BP 1066, 38021 Grenoble Cedex 1
Tél. 04 76 76 36 36 Fax 04 76 76 39 40 email : contact ville-grenoble.fr
Lyon :
# communiqué d’ouverture de La Rochelle :
un squatt à la rochelle
ouverture d’un squatt autogéré de 800 m2 à la rochelle
A l’instar de notre regretté ministre de l’économie, nous, joyeux militants rochelais, avons décidés d’ouvrir un squatt de 800m2 a la rochelle.
Situé 45 quai maubec (a coté du canal), ancien centre de formation pour hôtellerie pour ceux qui connaissent, sur trois étages nous avons la volonté d’en faire un lieu autogéré, militant, culturel et festif.
un étage est réservé aux gens qui veulent y habiter, le premier lui sert et servira à des locaux associatifs, une salle de répétition, des ateliers…
le squatt comprend une cuisine autogérée, une bibliothèque, une zone de gratuité… et autant de projets que vous pouvez y amener.
la mairie socialissss souhaite nous déloger, alors venez nombreux pour l’en empêcher…
#dossier de presse squats grenoblois (pdf)
https://poivron.org/ chouchou
#plus d’infos sur des squats en France et à Grenoble :
http://squat.net./fr/index.html
http://grenoble.squat.net/
#infos sur (feu) L’Ekluserie à Rennes :
http://squat.net/fr/news/rennes0906…
http://squat.net/fr/gallery/Ekluser…
#photos de l’action du 25 février à Grenoble
http://grenoble.indymedia.org
http://indygrr.ouvaton.org/index.ph…
#affaire des Sans-papiers-ères et du PS 93
http://endehors.org/news/7020.shtml