mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
On l’a dit et on l’a fait ! Après deux années de parution bimestrielle, La Brique en papier devient mensuelle. Et dire que quelques fous annonçaient la mort prochaine de la presse écrite ! Ils parlaient en fait de la presse industrielle et bourgeoise. Notre canard, lui, bat son plein. Sans pub, sans salariat, sans cotation boursière ni « cash flow »… et sans chef ! Grand merci à celles et ceux qui ont soutenu à leur manière le projet, qui lisent et continuent à lire le journal et qui seront encore là, avec nous, pour faire la nique au prétendu avenir chaotique de l’information papier. Tous les mois maintenant. On ne lâchera rien !
Pour ce premier numéro « nouvelle formule » (mais avec le même nombre de mots, rassurez-vous), le sommaire est au rendez-vous :
Tout d’abord une enquête sur une pédagogie alternative, la « méthode Freinet », qu’une école de Mons-en-Barœul met en œuvre depuis 2001. L’expérience vaut largement le détour, au vu du formatage ambiant de l’Éducation nationale (voir édito).
Un voyage dans le Douaisis, à la rencontre d’un syndicalisme de lutte, aux côtés des métallos de Renault un jour de manif’.
Un reportage avec l’association Ch’ti vélo qui se voit « fondre le macadam sous le pneu », victime de la cochonne histoire d’amour entre la Communauté urbaine et Décathlon.
Mais aussi un décryptage bien ficelé du prélèvement ADN, que les flics opèrent en garde à vue ; une place à l’international avec un papier sur la sévère répression du mouvement social de Gafsa (Tunisie) par la « Matraque tunisienne » ; et encore bien d’autres choses, « Gros mots », Brigitte Mauroy vs Charlie, moult brèves, poèmes, dessins… Et une petite surprise en dernière page !
On se la refait dans un mois !

Édito :
On a vu ce patronat de la grande distribution ou du textile, des mines ou de l’automobile nous réduire à l’état de « ressources humaines », « variables d’ajustement » de leurs profits. On a laissé ces techniciens du désastre nous rationaliser et nous évaluer, domestiquer la nature, bousiller nos paysages et notre santé. On a vu ces flics et ces militaires nous réduire au silence. On a laissé leurs porte-voix noyer toutes ces oppressions dans un flot continu de bonnes nouvelles et de faits divers décérébrants. Et on a regardé cette gauche du Nord et d’ailleurs tuer dans l’œuf nos rêves d’émancipation.
Il y a deux ans maintenant, nous jetions notre première Brique en direction de toutes ces têtes de gondole. Sans étude de « marché », et malgré l’abondance d’éditos annonçant la mort prochaine de la presse écrite, nous nous lancions à l’aveuglette dans ce journal, qui, depuis, grâce à vous, survit et s’envole.
Aujourd’hui notre histoire s’accélère. La Brique devient mensuelle. On pourrait dire : que du bonheur ! Mais… ce n’est pas aussi simple. Inquiet-es ? Nous le sommes peut-être. Davantage d’efforts pour nos stagiaires exploités, de rigueur pour nos intérimaires dociles et de congés pour notre rédac’ chef seront nécessaires. Quoi ?! Vaste blague ! Notre fréquence change mais nos principes restent les mêmes : collectifs et horizontaux ! Lire la suite