mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Programme du matin : chercher et lire le dossier de l’affaire.
Et qu’y trouve-t-on dans ce dossier ?
Les antécédents par exemple : "connue des services de police, de gendarmerie ou de Justice"
Mais aussi les actions des policiers du commissariat pour aller voir le témoin. Donc, cette brave dame ne se serait pas rendue au commissariat comme me l’a pourtant affirmé l’officier de police qui m’interrogeait en garde à vue.
Et pourquoi chercher un témoin ? Les CRS ne sont plus des policiers assermentés ? Seule leur parole devrait suffire jusqu’à preuve du contraire devant une Justice respectueuse de la Démocratie.
On lit également dans le dossier le motif inventé par les policiers pour avoir eu le droit de se jeter sur un groupe de réfugiés. Les policiers auraient vu un groupe de sept "individus" qui auraient traversé, à moins de 30 mètres du passage piéton, et, fait aggravant : ils avaient une cannette à la main. Tous se seraient sauvés.

(Avis à ceux qui croient que la police effectue son travail : LES CONTRÔLES DES REFUGIES SONT LA PLUPART DU TEMPS IRREGULIERS)
Ensuite, selon la propriétaire et les policiers, tout le monde aurait été ramené face au café PMU :

La petite salle exiguë amasse tout le public au fond de la pièce. Je viens d’énerver l’huissière et l’avocat des CRS pour obtenir un document qui ne figurait pas dans le dossier, quand une petite sonnette retentit. La Cour se positionne. Deux affaires sont traitées avant la mienne assez rapidement. il s’agit de libérer ou pas des jeunes gens incarcérés.
Premier procès, première répétition : température moyenne
La condamnation à 1 mois de sursis avait été transformée en 5 mois de sursis dans les fichiers du tribunal. Je rappelle ce fait à la Cour. Le Président ne comprend pas mon histoire d’erreur d’écriture et la gène que j’éprouve à me désister d’un appel dont on a changé la condamnation à l’écrit. "Vous vous désistez ou pas ?" me répètera-t-il plusieurs fois au lieu de me répondre sur la rectification d’erreur matérielle. Je me désiste et il accepte de me dire que je devrais effectuer une autre demande de correction auprès du TGI de Boulogne-Sur-Mer.
Deuxième procès : à trois pour démanteler la défense
J’axais ma défense sur les points relevés par les déclarations mensongères des 2 policiers et de la propriétaire. Aucun des trois n’étaient présents. J’inondais la table de l’avocat général d’images imprimées tirées de la vidéo, citant des endroits nommés dans l’affaire pour prouver par l’image. L’avocat général me rétorqua que ce n’était pas daté, je lui ai répondu que les policiers incriminés se reconnaîtraient. Ils figuraient sur la vidéo que je lui avais envoyée.
Pendant ce temps, le Président me rappelait à l’ordre et me répétait la bonne question très intéressante au point de vue d’une cassation ultérieure possible : "Qui a pris les photos ?"
Je lui répondais et il continua : "C’est vous, donc, et pas un tiers non incriminé"
Bien entendu je ne fus pas contente de ses remarques. Ce qui put démontrer que j’étais une personne vindicative capable de s’en prendre à ces pauvres policiers, jusqu’à se jeter sur eux, comme l’ont écrit les policiers. Voir la vidéo du moment précédent la garde à vue :
Les dernières images tirées de cette vidéo démontrent qu’un réfugié s’en va tandis que l’on continue à discuter d’APRF et de tribunal administratif. Je crie " Attendez !" quand l’un des CRS me gène la prise de vue.
Si le tribunal lisait seulement les pièces, le magistrat le plus distrait comprendrait au minimum que les déclarations pourtant précises des lieux et des faits sont contradictoires entre elles. Selon la propriétaire du café, j’ai été menottée devant son établissement. Puis un réfugié se serait sauvé à cause de moi et je les aurais géné quand ils auraient voulu le rattraper. Selon les policiers, je serai arrivée subitement devant le café où ils étaient et j’ai commencé à leur parler du contrôle, incité les réfugiés à se sauver avant de les insulter de "nazis, policiers d’extrême-droite" tandis que l’un des interpellés serait parti. Ils auraient couru jusqu’à un garage où je les aurais suivis pour me jeter à leur tête. Et là ils m’auraient menottée.

En comptant bien, je devais donc avoir deux paires de menottes, l’une devant le café et l’autre devant le garage, tout en continuant à les insulter et à sauter sur eux.
3 mois de prison requis par l’avocat général et 500 euros d’amendes avec sursis
Délibéré le 2 avril (par téléphone)
zetkin, qui dit merci aux copains de Lille, un peu déçus par la tenue des débats où il leur fut évident que la parole me fut donnée à l’arraché.