Gouvernement, Préfecture, sous-préfecture : tous ensemble contre les Droits de l’Homme
MENSONGES, DENI D’HUMANITE, MANIPULATION DE CERTAINS HUMANITAIRES
ILS ONT PEUR DES GENS QUI LUTTENT, ILS ONT PEUR D’UNE REVOLTE TOURNEE ENFIN CONTRE EUX
Ils suivent les témoins photographes, ils déportent les réfugiés qui parlent de lutte, ils menacent de représailles ceux qui veulent témoigner, ils sont prêts à descendre de voiture pour taper les témoins génants des brutalités policières, ils montent des dossiers bidons contre les humanitaires qui s’opposent aux rafles, ils laissent des réfugiés se faire tuer... Cette police, c’est celle qui existe aujourd’hui
Hier soir, lundi, vers minuit, deux réfugiés m’ont raconté que la police s’était confiée à une femme du Secours Catholique. La police a dit que si les africains continuaient leur lutte, ils seraient tous arrêtés et déportés, très loin de Calais...Qu’ils avaient peur que cette lutte soit le début d’une lutte chez les autres réfugiés...
Dommage que la femme recevant ces confidences ne me les ait pas transmises, dommage qu’une autre personne du Secours Catholique, joint aussitôt après, m’ait démenti avec force ces confidences...Dommage car j’avais fait confiance... Je suis partie chez moi me changer les vêtements mouillés, vers cinq heures du matin. Les CRS sont venus à 6heures. Selon le sous-préfet, il y aurait eu une demande collective d’asile en France, tous les réfugiés seraient dans tous les coins de France, partis en bus (version donnée à FR3)...les demandeurs seraient partis dans différents CADA, les autres sont à la PAF (version donnée aux représentants politiques)...Les réfugiés seraient à la PAF (version donnée par des réfugiés emprisonnés au CRA)
Ce qui restait ce matin ce sont des policiers qui se sont présentés comme ne faisant pas partis de la PAF et deux réfugiés venus aux nouvelles, qui se sont fait arrêtés par ses policiers agressifs...

Mêmes voitures de police à la PAF, les mensonges continuent :

Côté PAF, parking plein de ses voitures civiles qui nous suivent et qui sont capables de voir un réfugié tuant un autre réfugié, deux fourgons de ramassage au loin :

Côté arrière du CRA... Pas de carton aux fenêtres pour boucher la vue comme lors de la dernière manif...

Et pour finir, des policers qui expliquent que les réfugiés veulent être au chaud dans le centre...Peut-être pas tous...
La lutte continue... Organisons-la... Sortons de l’humanitaire et attaquons le pouvoir et ses représentants
10 Commentaires sous cet article
Zetkin, tu fais des racourcis surprenants. Il faut apporter des précisions.
1)Il n’y a pas que les africains qui aient été arrêtés, beaucoup de kurdes également, et ce justement pour l’enquête sur l’assassinat. Donc les chiffres annoncés sont cohérents, CQFD.
2)Les "grévistes de la faim" ont été emmenés dans divers CHRS en France. Certains, que j’ai joints par téléphone, envisagent déjà de revenir à Calais, d’ici 2-3 jours.
3) Il est indispensable de rappeler que le but de leur grève de la faim n’est pas la régularisation en France, mais d’obtenir des infos sur la mort de leur compatriote. Il ne faut pas leur faire dire que tu souhaites, ni chercher à les manipuler.
A ce propos, peux-tu donner des précisions sur ta tentative de manipulation du CSP 59 ????
Pour l’anecdote, je dirais par ailleurs qu’il n’y a rien de surprenant à trouver des voiture de police dans un commissariat ! (cf tes photos). Pendant l’"arrêt" d’Indy Lille tu as parue très absente pour les habitués présents sur le terrain. Heureusement que tes articles polémistes et parano peuvent enfin te redonner une existence !
Oh oh, je n’ai jamais aussi présente contrairement à ce qui est prétendu !
Que de mensonges en si peu de lignes !
Que d’écoeurement !
Tandis qu’Indy était fermé j’ai publié sur Indy Paris et sur Londres. Tous les jours, j’étais présente, midi et soir et nuit. Ce doit être toi qui ne l’étais pas. J’ai fait ce qu’il fallait pour me partager entre Lille(manif et bureau) et Calais, entre les actions du collectif et les actions de surveillance des CRS. J’ai voyagé du bois des Garennes au parc Richelieu, jusqu’à la sous-préfecture, en passant par Lu et tous les endroits que fréquentent les réfugiés. J’ai servi toute seule comme une grande, de bouclier anti CRS, dimanche il y a quinze jours. Je me suis fait agressée verbalement et physiquement par les flics.
Et devine pourquoi les réfugiés grévistes m’ont tout de suite fait confiance ?
Le CSP 59 n’est pas manipulé, c’est vous qui l’avez manipulé. J’ai corrigé le tir dès que j’ai compris vos mauvaises intentions sournoises de les utiliser.
Les grévistes de la faim voulaient la régularisation de leur situation. J’ai respecté leur combat ; j’ai respecté leur parole ; j’ai envoyé les journalistes à eux et je n’ai pas fait comme les autres à sauter sur les micros. Quand FR3 a voulu m’interroger en tant que membre du collectif Interluttes, je leur ai dit que j’allais demander la permission aux réfugiés de parler de ce que je pensais. On m’a accordé cette permisssion...(en définitive, ils n’ont gardé qu’un tout petit morceau de toutes les réponses faites)
Tous ceux qui mènent la lutte me connaissent...Toi tu ne dois pas faire partie de cette lutte.
Je m’en fiche des faux amis des réfugiés qui ne sont là que pour les maintenir dans cet état de dépendance inhumaine.
C’est dégoûtant comment vous avez pu les abandonner ou les combattre ou vous faire le relais des chefs de la police, en leur posant les questions dont les flics voulaient avoir les réponses, en désignant à haute voix et en les montrant, les leaders du groupe. Vous avez agi comme des collabos...Et moi, j’ai tenté ce que je pouvais pour vous courcircuiter.
Que je le paie en étant convoquée à la PAF, je m’en fiche. Je ne trahirai personne.
C’était un beau mouvement autonome qui a presque réussi à vous chasser. Et qui a payé cher, le fait que vous les donniez en pature aux flics... Vous vous faites même le relais des mensonges préfectoraux...
Mais on avance. Vous ne les aurez pas toujours en main, avec vos apitoiements sur leur sort quand eux parlent politique et quand eux savent à qui s’adresser pour tourner leur combat.
Et s’il le faut je publierai un bel article sur ce qui s’est produit et toutes les lâchetés dont vous avez été capables. On n’a pas à discuter avec vous, vous ne faites pas partis du combat des travailleurs... Et je ne l’ai jamais autant vérifié par moi-même que durant ces deux jours et nuits.
Merci de ne pas régler ici vos compte perso. Ceci est un site d’information libre collectif et non une tribune libre.
Restez-en aux faits et à l’analyse. Votre vie et vos sous-entendu, on s’en fout.
bof...quand tu vis dans un univers parallèle, que tu te tapes des flicos qui n’ont qu’une envie c’est de te voir au trou ou dans un trou, que tu penses faire le maximum de ce que tu peux et qu’on te détruit sans donner son nom...Et bien moi, je ne peux pas m’empêcher de répondre. La possibilité de faire des commentaires sert à ça.
Quand je repense à la succession des évènements et des témoignages récoltés, il est évident que quelque chose de spécial est arrivé en ce qui concerne le meurtre du soudanais, que le kurde qui a commis le crime ne devait pas être le seul acteur, que d’autres acteurs non réfugiés ont agi dans l’ombre pour qu’il y ait ce crime.
Dommage que ce jeudi soir, veille du meurtre, où les flics civils m’ont flashée avec un groupe d’africains, je n’ai pas songé photographier les personnes proches de moi avec qui je discutais. Mais, j’ai peut-être le mort en photo et la possibilité de retrouver des personnes non soudanaises qui se tenaient près de moi.
Je sais qu’il est très imprudent de dire cela. Mais j’en ai assez qu’on les rende invisibles, qu’on retire à cet homme mort la dignité d’être reconnu ; j’en ai assez qu’on terrorise les réfugiés sans que personne ne soit au courant ; j’en ai assez de tous ces flics de l’ombre qui pourrissent et manipulent et s’infiltrent... Il faut qu’on parle, qu’on dénonce, qu’on témoigne, qu’on porte la parole des réfugiés...
Il m’a été aussi rapporté, le lendemain du crime, par des réfugiés non soudanais à qui je confiais ce qui s’était passé la veille, qu’un deuxième soudanais était mort au port. J’ai pensé qu’il voulait parler de cet homme tué sur l’autoroute. Ils m’ont affirmé que non, qu’il s’agissait d’un autre, le jeudi 28 octobre, soir des affrontements entre le groupe de kurdes et les soudanais.
Personne ne m’en a reparlé. J’espère que ce n’est pas mon informateur...Disparu de la circulation depuis ce jeudi soir où il m’avait expliqué que la CIA était présente sur Calais, lorsque je lui racontais la prise de photo du groupe, par une mégane arrivée en catimini...J’ai pensé qu’il voulait dire que c’était la police secrète comme il m’en avait déjà parlé pour expliquer l’accord extraordinaire d’une carte de résident de 10 ans à 6 soudanais, il ya à peu près trois semaines.
Tout ce que je raconte là (mis à part ce deuxième mort soudanais dont personne ne m’a reparlé), je l’ai diffusé. J’ai interrogé quand je ne comprenais pas les actes contradictoires de la police. Il n’y a que les réfugiés eux-mêmes qui m’apportaient des précisions, les français étant aussi surpris que moi.
J’ai reçu ce mercredi matin, une convocation datée de mardi. Je dois me rendre à la PAF de Coquelles, pour affaire me concernant, mercredi prochain. Ils ont réussi enfin à m’y faire venir. A la PAF, le type m’a dit que ce n’était sans doute pas grave et que d’autres avaient été convoqués pour le même jour...(ça les faisait bien rire et sourire de me voir dans leurs locaux)
Ce n’est pas le fait de débattre qui me dérange. Le problème est que vous parlez de choses que vous seul(es) comprenez sans les expliciter à tout ceux qui ne connaissent rien à la situation.
Faut être rigoureux dans la rédaction en essayant de se mettre à la place du lecteur qui découvre le site. C’est dommage de se contenter de répondre à monsieur bidule ou madame truc sans faire attention aux autres. C’est d’autant plus important que ce qui se passe à Calais semble grave et mérite d’être connus de tous.
Personnellement, j’avoue ne pas bien comprendre les enjeux et les rôles des personnages dont tu parles.
C’est vrai ce que tu dis. Mais en même temps, je crois qu’on a tous conscience à Calais, que chaque chose peut servir aux forces de l’ordre, que toutes les infos s’empilent les unes sur les autres et qu’il est difficile tout au moins pour moi, de faire un résumé stable de ce qui se passe.
En gros, oui, c’est grave. Quand tu expliques ça, à des non initiés, soit ils ne te croient pas(et je les comprends qu’ils me prennent pour une parano, c’est trop incroyable), soit ils te croient parce qu’ils ont assisté eux-mêmes à des évènements étranges, et là, ils sont effrayés.
A Calais, tu as autour de la question des réfugiés, une lutte politicienne de prise de la mairie ou de sa conservation, et un jeu policier stratégique au-dessus de ses querelles... Voilà ceux qu’on affronte lorsqu’on ose poser le pied sur le terrain et y rester malgré les menaces...
Zetkin,
Sans vouloir envenimer le débat ("troller"), vous ne répondez pas à la demande la plus importante de boze :
vos discours (et ceux de vos apparents opposants) sont cryptiques.
Il n’est pas tolérable qu’une situation aussi grave que celle du Calaisis soit noyée dans vos querelles "partisannes".
Je pense que vous êtes, toutes et tous, sincères dans votre envie d’aider les réfugiés. Je constate que vous n’êtes pas tous d’accord sur la façon de les aider.
Peu importe. Le principal, c’est que vous arriétez de passer votre temps à vous quereller et recommenciez à bosser avec et pour les réfugiés, tous ensembles...
A l’attention de "précision 9 h50" Il est malheusement facile de tirer sur Zetkin qui parle beaucoup sur Indy. Je suis passé Lundi devant l’Eglise de 15 à 17 heures environs et j’ai discuté en anglais avec 3 réfugiés, entre autre. Ils réclamaient 4 choses distinctes : 1 - Rencontrer un représentant de l’état 2 - Des précisions sur l’enquete policière 3 - De meilleures conditions de vie sur Calais 4 - L’assurance d’avoir des papiers en France Il n’est de pires sourds que ceux qui ne veulent qu’acheter leur paradis. François Boulogne sur Mer
luttes des sans-papier-e-s (sans frontières)
prisons (répressions)
manifestations & occupations (répressions)
> Sous-préfecture de Calais:la manipulation continue
Le sous-préfet a déclaré que 42 personnes sont parties en centre d’hébergement et 60 sont au CRA de Coquelles. 60+42=102.
Les réfugiés en grève de la faim sont 60.
Conclusions :
1.le sous-préfet ment à tout le monde.
2.les grévistes de la faim sont tous au centre de rétention, punis d’avoir combattu avec des collectifs de lutte et demandé à rencontrer un représentant du pouvoir.
3.Ils ont vraiment peur, les fachos payés par l’Etat policier.
4.Continuons à leur faire peur.