La police syndicale est une fois de plus mise en échec par la vérité. Alors que le sinistre convoi s’acheminait comme chaque année depuis 40 ans vers son morne destin et que les cappo maffiosi se trouvaient à la hauteur de l’hôtel Sully, rue Saint Antoine, une bannière de 15 mètres, grâce à un ingénieux mécanisme, se déployait instantanément et majestueusement à 12 mètres au-dessus des têtes des racketteurs syndicaux et de leur clientèle. Elle claque fièrement au vent et frappe de stupeur les trognes avinées des gros bras du service d’ordre. Elle assène simplement, en lettres de 1 mètre de haut, parfaitement visibles et parfaitement lisibles par les 10 00 personnes massées de la place St Paul à la place de la Bastille, la vérité de ce rassemblement sous-humain : FETE DE L’ALIENATION !
Là où l’ennemi se croyait, sans doute, redevenu invincible, nous avons trouvé le point dérisoirement faible : les gros bras cégétistes se sont avérés totalement impuissants devant la toute puissance de l’idée. Une idée triomphe impunément avec sobriété et élégance (pour 800 francs alcools compris). Elle immobilise pendant 25 minutes (1) le ridicule cortège et engendre un fantastique flottement donnant ainsi à l’ennemi un avant-goût de sa prochaine déroute. Succédant aux braillements dérisoires des programmes communs glapissant leurs slogans habituels, un stupéfiant silence de 1000 mètres de long s’abat sur la cohorte grotesque. Les majorettes s’immobilisent une cuisse en l’air, désemparées. Mais surtout, grâce au savant mécanisme (2) de mise en place qui ne demandait l’intervention que d’une seule personne, nous avons pu savourer, mêlés au public et aux charognes elles-mêmes, la déconfiture stupéfaite, blême et rageuse, de nos victimes. Certains d’entre nous avaient même poussé le souci de l’anonymat jusqu’à arborer d’infamants badges C.G.T.
Nous avons donc pu constater et apprécier un franc mouvement de sympathie, d’approbation et de gai bavardage parmi le public situé sur le trottoir et que ne parvint pas à étouffer la salope syndicale. Une bonne cinquantaine de photographes amateurs munis de splendides appareils japonais ont mitraillé pendant tout ce temps l’infamie qui surplombait tout ce désordre.
Nous avons bien ri. C’est peu dire. Nous seuls savions pourquoi nous étions là. Nous n’avons subi aucune perte, pas une seule égratignure, et toutes les photos sont réussies. Merci. Bureaucrates vous l’avez eu dans le cul et vous l’aurez encore.
SOWETO. LISBONNE. DAKAR. ROME. PARIS ... A la prochaine !
(1) Nous avons donc immobilisé la merde syndicale 25 fois plus longtemps que la première vanne de secours de la plateforme Ecofisk n’immobilisa la merde noire. (2) Ce n’était pourtant pas encore le savoir absolu : si, en plus de la solide chaîne cadenassée qui terminait le câble et qui a donné bien du fil à retordre à l’acrobate syndiqué, nous avions mis du savon noir sur le lampadaire, la bannière aurait tenu 30 minutes de plus et en sus des troupes régulières de la bureaucratie, c’est toute la racaille gauchiste et des petits syndicats de la vie quotidienne qui serait passée sous notre joug.
4 Commentaires sous cet article
1.Ton titre "Gloire à nos anciens combattants" est affreux et veut dire "Pas touche au 1er mai".
Mais tes rappels historiques sont pertinents ; ils montrent bien que le 1er mai, à l’origine, avait un sens combatif précis ; mais qu’est-il devenu aujourd’hui, ce 1er mai, sinon le parfait symbole de l’impuissance revendicatrice, qui réclame des miettes, dans de tristes cortèges où tout le monde se fait chier à mourir et où la bureaucratie syndicale vient montrer sa puissance de contrôle et chanter un hymne au travail ? Cette action, réalisée par des anonymes, fût joyeuse, impertinente, elle a brisé l’ennui balisé syndical ; grâce à elle, pendant 25 minute, dans ce cortège parisien du 1er mai 1977, une pensée à été émise et a circulé ; elle a semé un vent de belle anarchie, et c’est probablement ça qui te dérange.
2. Ce n’est pas malin, en effet, d’avoir traité les 100 000 participant de connards ; c’est à mon avis l’expression d’un dégoût devant ces cortèges et ceux qui les encadrent. Et aussi une provocation. Mais de là à sous-entendre que les auteurs de ce texte sont des staliniens, tu es de mauvaise foi.
3. Le terme "Salope" est ici appliqué aux directions syndicales – qui, je te le rappelle, contribuèrent fortement à l’échec d’une magnifique révolte, neuf ans plus tôt –, ce n’est donc pas une insulte sexiste.
4. La plate-forme Ecofisk, c’est une plate-forme pétrolière. Mais garde ta place au Politburo, c’est pas mon truc.
faites ça à Lille, et ne vous étonnez pas des suites ! J’ai idée que vous pourriez vous faire botter le cul, recevoir des oeufs pourris et pas par "des gros bras de la CGT".
J’ai rarement lu plus provocateur.
Mais c’est à dessin pour créer des incidents, éventuellement avec les anarcho ? C’est raté d’avance !
Mais la connerie n’a décidément pas de limite...
je ne salue pas !
"Ca pue la provocation !" hurle M. Patrice Bardet. Evidemment, tout ce qui ne plait pas à ces tristes militants syndicalistes ne peut que puer la provocation… Tout ce qui sort de leur cadre étriqué ne peut être qu’une manœuvre visant au désordre et à la division. Imaginez-vous ça : un 1er mai qui dégénère… des bureaucrates insultés… un service d’ordre dépassé… des syndicats qui n’encadrent plus rien… L’horreur absolue pour les Bardet et autres CGT-CNT. Car on ne rigole pas avec le 1er mai. Le 1er mai, c’est du sérieux. Gloire à nos anciens combattants, etc. Défilez bien et bonne nuit les petits. Les vaches sont bien gardées.
syndicats (luttes sociales)
contre le travail (luttes sociales)
Gloire à nos anciens combattants
je trouve ce texte à la fois débile et incompréhensible
1. Le 1° mai n’est à la base ni une "fête du travail", ni une "fête des syndicats", ni une fête des bureaucrates". Il a été appelé fête des travailleurs suite à une grève organisée après le meurtre de travailleureuses en grève à Haymarket à Chicago. Ce n’est pas la fête de l’aliénation, mais un moment de mise e avant de revendications liées à cette aliénation. Le 1° mai est un moment de lutte, un jour chômé qui a été obtenu par la lutte.
2. Qualifier tou-te-s les gen-te-s qui manifestent au 1° mai de 100.000 connards et de sous-humains, c’est être soi-même sacrément prétentieux et franchement dégueulasse. Quelqu’un-e qui dit ça ne peut que nous préparer une dictature - "du prolétariat" ou pas - de premier ordre. Avec des élites éclairées, des membres du parti, des travailleurs conscients... et des sous-humains (sans compter tou-te-s ceux et celles qu’on aura éliminé physiquement. Le mieux serait d’aller vivre en ermite quelque part où l’on n’a aucune chance de croiser des êtres humains. ça t’évitera de faire monter ton stress et de nuire à autrui.
3. Le terme de "salope" : insulte sexiste n’ayant rien à voir avec le sujet
4. qui sait ce qu’est la "première vanne de secours de la plateforme Ecofisk" ? Une place au politburo du paradis des émancipateurs de l’humanité à gagner pour les 5 premières bonnes réponses !