lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
LES FAITS et LES QUESTIONS
6 soudanais ont été interpellés il y a plus d’un mois. 2 jours de garde à vue, puis ils ont été emmenés au représentant de leur pays, qui les a reconnus. Les réfugiés ont supplié la police de ne pas les laisser, qu’ils mourraient si on les expulsait dans leur pays. Retour au CRA de Coquelle où ils passent 21 jours. La police les représente ensuite au représentant de leur pays. Mêmes réactions désespérées des réfugiés soudanais qui sont à nouveau ramenés à Coquelle. Là, on leur donne un titre de séjour provisoire et la promesse d’une carte de résident de 10 ans, au bout de ces trois mois. La personne qui m’a relaté ces faits m’a aussi dit que les réfugiés avaient subi des pressions à la PAF, du style privation de nourriture et de soins. Cette personne (disparue de la circulation) m’a fait comprendre qu’on les avaient forcés à demander l’asile en France.
2 autres soudanais, dans le même temps, ont été expulsés de France.
Un autre réfugié, militant politique dans son pays, (et lui aussi disparu depuis peu de la circulation) m’a expliqué que cette contradiction était l’oeuvre de la police "secrète" présente à Calais…Une police qu’il a qualifiée de CIA
Pourquoi 6 soudanais obtiennent le droit de rester en France, dans les conditions actuelles où tout le monde se bat pour les papiers ? Pourquoi pas tous les soudanais ? Pourquoi avoir expulsé deux des leurs, les vouant certainement à la mort ?
Au moment qui a suivi le meurtre du soudanais, une voiture de police en civil a été vue à proximité des lieux. Il faut savoir que la PAF fait circuler sans arrêt des voitures civiles qui surveillent tous les endroits où les réfugiés sont présents : lieux des repas, chemins habituels, bois des garennes, citadelle, parc Richelieu, parc St Pierre… Ils ont forcément été témoins des affrontements entre un groupe de Kurdes et les soudanais, la veille du meurtre. Ils savent tout ce qui se passe, les réfugiés vivant à l’extérieur. Ils savent retrouver un réfugié en particulier, là où il se terre.
Un soudanais m’a raconté que la police l’avait empêchée de voir qui était le mort pour le reconnaître. L’arme du crime a été retrouvée dans le fourgon de ramassage. Le kurde qui a commis le crime a été interpellé et relâché 1/2 heure plus tard. 8 soudanais sont par contre restés au commissariat, emprisonnés comme témoins. Le mort était un militant politique. (Une personne m’a téléphoné samedi soir pour savoir si j’étais présente sur les lieux au moment où a été commis le meurtre, sachant que je me balade avec mon appareil-photo, là où circulent les réfugiés…)
Pourquoi tarder à donner l’identité du mort ? Pourquoi la police est-elle incapable de retrouver le meurtrier ? Pourquoi des policiers se présentant comme n’étant pas de la PAF, lundi, voulaient vraiment retrouver le meurtrier et prétendaient donner les résultats de l’enquête le mardi, jour de la rafle des grévistes, à 6heures du matin ?
Les grévistes de la faim se sont présentés à la presse lundi après-midi, comme un groupe issu d’un mouvement politique. Les témoins soudanais qui m’ont expliqué les contradictions entre les deux expulsions et la forte pression pour obliger 6 soudanais à demander l’asile, ont disparu assez récemment alors qu’ils voulaient eux-mêmes demander l’asile et qu’il n’était plus question de passer en Angleterre.
L’un des soudanais que l’on a "obligé" à demander l’asile a eu très peur de me raconter ce qui s’est produit à la PAF et n’a jamais confirmé les paroles du témoin (disparu). Témoin qui a voulu que je les écoute moi-même et qui me les a amenés.
(jeudi soir, je me suis fait flashée par une mégane alors que je discutais avec un groupe d’africains, juste après le repas du soir. Je ne sais pas si l’objectif était de me montrer avec un groupe de réfugiés, ou si tout simplement ils voulaient photographier le groupe de réfugiés, que je sois là ou pas. C’est aussi après cet évènement curieux que l’un des soudanais, disparu, m’a expliqué que la police, c’était la CIA.)
Quelle police est présente sur Calais ? Qui était le mort ? Quelles manigances politiques se cachent derrière ce meurtre ? Où sont ceux qui m’informaient ?
Voilà pour terminer cette série de questions, un exemplaire de la police qu’on voit :

L’un de ceux-ci m’a expliqué qu’ils étaient basés sur Eurotunnel, que leur mission était une mission anti-terroriste, que tous les quinze jours ils étaient remplacés par une autre équipe.
Dernières questions : est-ce pour cette raison que des RG en pagaille voyagent dans notre ville ? Pourquoi ne pas leur indiquer tout simplement où sont ceux qu’ils doivent surveiller, au lieu de suivre bêtement les militants comme moi ? Les terroristes se trouvent au pouvoir, nous fabriquent des histoires de groupe terroristes AZF pour effrayer les gens, nous font croire que les étrangers sont dangereux, manipulent et infiltrent les lieux de décision et de combat, installent la désunion entre les communautés, au plus grand profit d’un système capitaliste mondial.
Nos ennemis sont là, armés d’employés et de collabos.
zetkin