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Israel : arrestations dans les milieux d’extrême droite

Israel : Nombreuses arrestations prévues dans les milieux d’extrême droite
Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant
A l’échelon le plus élevé de l’armée, on recommande l’arrestation préventive de plusieurs dizaines d’extrémistes de droite, militants de premier plan qui font campagne contre le désengagement et organisent des manifestations destinées à faire obstacle aux mouvements de l’armée. Il s’agit pour la plupart d’habitants de colonies de Samarie, en Cisjordanie. Le premier décret de détention administrative a été publié dimanche. Signé par le ministre de la Défense Shaul Mofaz, il concerne Neria Ofen, habitant de Yitzhar, colonie située au sud de Naplouse, connu pour promouvoir le contrôle du Mont du Temple par les Juifs. Soupçonné de préparer des attentats contre des Palestiniens, Ofen a été arrêté dimanche à un checkpoint, au nord de Jérusalem (…) Il sera maintenu en détention jusqu’à ce que le désengagement soit terminé. Outre son activité concernant le Mont du Temple, Ofen est soupçonné depuis longtemps d’implication dans des attentats contre des Palestiniens. Son nom a été cité, indirectement, au cours d’une enquête autour de cellules terroristes juives soupçonnées d’implication dans le meurtre de 8 Palestiniens, en 2001-2002. Il n’a jamais été ni arrêté ni interrogé sur ces affaires.

Le Shin Bet et le parquet n’ont réussi que très partiellement à traduire en justice les responsables de ces tirs et de ces attentats à la bombe. Le Shin Bet pense avoir eu certains des conspirateurs en détention, mais aucun n’a avoué et ni les services secrets, ni la police, n’ont pu réunir assez de preuves pour les poursuivre. De source militaire, on affirmait dimanche qu’il existait un consensus entre l’armée, le Shin Bet et les services juridiques de l’Etat à propos du maintien en détention de Neria Ofen. "Il y a des informations sans équivoque qui montrent qu’il comptait s’en prendre à des Arabes dans un futur proche", dit-on. "C’est la raison pour laquelle nous avons pris cette mesure tout à fait inhabituelle".

Un porte-parole de Yitzhar, considérée comme l’une des colonies les plus dures des territoires occupés, a déclaré que cette arrestation était "un acte lâche. Le ministre de la Défense semble avoir décidé qu’aucune preuve ne pourra jamais être trouvée contre Ofen". Le député Aryeh Eldad (Union Nationale, extrême droite), qui a appelé à la désobéissance civile pour stopper le désengagement, a dit : "je veux féliciter le premier détenu administratif de la dictature Sharon et lui dire : si vous êtes arrêté, c’est que vous aves gagné". Les Femmes en Vert, organisation de la mouvance des colons, a condamné l’arrestation et exigé la libération immédiate d’Ofen : "nous sommes contre la détention administrative, mais s’il faut arrêter des Juifs qui représentent une menace, alors Ariel Sharon et Shimon Peres doivent être arrêtés, à cause de la menace qu’ils font peser sur l’existence même de l’Etat d’Israël". Le Conseil des colons (Yesha) a mis en garde contre "la pente glissante que représentent les détentions administratives, un instrument des régimes totalitaires". Pour un représentant du mouvement Kakh (interdit pour incitation à la haine raciale), "la chasse aux sorcières a commencé".

Au sein de l’armée, on est convaincu que seule la mise à l’écart des activistes les plus en vue permettra de contrôler les troubles éventuels dans les colonies et les avant-postes illégaux, et de minimiser les violences lors de la mise en Å“uvre du désengagement.

Jusqu’ici, le Shin Bet s’était abstenu d’employer la détention administrative contre les activistes anti-désengagement, affirmant qu’il n’existait pas assez de preuves pour défendre une pareille mesure devant un tribunal. Mais récemment, Noam Federman, du mouvement Kakh, a été placé en résidence surveillée. Et Avri Ran, qui habite un avant-poste près d’Itamar, au sud-est de Naplouse, et qui est considéré comme l’un des leaders les plus influents de la "jeunesse des collines" [1], a été placé en résidence surveillée après avoir été accusé d’avoir agressé un Palestinien. Entre temps, Ran s’est échappé et l’on pense qu’il se cache quelque part dans les territoires.

[1] sur la "jeunesse des collines", voir en particulier l’article de Daniel Ben Simon

Sources :

http://www.lapaixmaintenant.org/art…

Trad. : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant (copyleft)

http://www.haaretzdaily.com/hasen/s...
Ha’aretz, 9 mai 2005

Post By l’ Ortographiste Degeneré V2 Reloded II / Un Sioniste de l’ultra gauche / Pro-Pal/ Anti-Sharon/ Anti-colonisation/ Anti-Kapitaliste.

Peace Now


Article publié le 10 mai 2005  Auteur : Ortographiste Degeneré V2
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Commentaires
  • Réalité sur le terrain : la barbarie 11 mai 2005 16:55, par Hyma la hyène

    Il y a à peu près un an, l’activité israélienne de colonisation a visiblement retrouvé une nouvelle vie.

    "Beaucoup mieux que Jérusalem" proclame une publicité pour logements à New Adam, juste à trois kilomètres de Pisgat Zeev, sur le contrefort Est de Ramallah, "des maisonnettes et un jardin pour le prix d’un appartement".

    Les agents immobiliers de Rimmomin encouragent les acheteurs méfiants à investir plus loin en Cisjordanie avec des promesses de nouvelles villas et de grands jardins.

    Il est difficile de croire, en voyant ces affiches enthousiastes, que le premier ministre d’Israël s’inquiète vivement du fait que ces communautés soient prêtes à déclencher une guerre civile.

    En fait, si les premières années du soulèvement palestinien ont fait manger de la vache enragée aux vendeurs des territoires occupés, depuis 2003, les colonies de Cisjordanie ont recommencé à s’étendre au-delà des 5% annuels considérés comme leur taux croissance naturelle.

    "Quand a éclaté l’Intifada, les demandes de logements dans les colonies envahissantes de Cisjordanie ont décliné et les constructions se sont concentrées dans des zones plus proches de la ligne Verte" explique Dror Etkes, le coordinateur de l’Observatoire des Colonies de l’association " La Paix Maintenant". "Depuis, le marché de l’immobilier s’est adapté à la situation nouvelle".

    Sur le terrain rien n’indique que le gouvernement israélien ait modifié sa politique d’investissement et d’expansion sur les terres de 1967. Comment alors remettre les choses dans le contexte du prochain transfert de 8650 colons de Cisjordanie et de Gaza par le gouvernement israélien de droite ?

    Un proche conseiller du premier ministre Ariel Sharon a décrit le plan de retrait comme un moyen de contrecarrer une conclusion politique.
    "Le retrait c’est en fait du formol" a déclaré, en août, Dov Weisglass à Uri Shavit, journaliste du Ha’aretz. "Il fournit la quantité de formol nécessaire pour qu’il n’y ait pas de processus politique avec les Palestiniens."

    Plus précisément, le plan de retrait a pour but d’empêcher l’intervention internationale et des dissensions entre israéliens. Bien que les Palestiniens perçoivent la "Feuille de Route" comme incomplète, ce document globalement accepté parle de la fin de l’occupation, de la création d’un Etat palestinien viable, et d’intégrer un cadre international extérieur au seul ressort des Etats-Unis.

    "Sharon se battra avec un peu plus de colons, tout le monde dira que c’est merveilleux, et la feuille de route sera mise au rebut" prédit Jeff Halper du Comité Israélien Contre la Démolition des Maisons. Simultanément, le projet stratégique de colonisation s’élargira.

    Il est indéniable, pourtant, que le retrait ne serait-ce que d’une seule colonie israélienne modifiera les contours du conflit israélo-palestinien.
    Peut-être – comme les colons l’affirment avec vigueur – se mettra-t-il en place un précédent déterminant quant au retrait d’Israël des territoires occupés. Plus certainement, Israël se sera investi dans la délimitation des contours du ghetto Palestinien.

    Déjà, les premières limites en ont été tracées sous forme de murs, barrières, tours d’observation et portes qui constituent le mur qu’Israël est en train de construire en Cisjordanie. "Les colons sont probablement dans le vrai quand ils disent que tout ce qui est à l’extérieur du mur sera destiné à être démantelé" dit Etkes "Mais ils ne peuvent pas encore le prouver".

    Le retrait des colonies de la bande de Gaza, en d’autres termes, montrera qu’Israël pense que sa place n’est pas là. Parce que ça établira dans les faits les limites de l’entreprise de colonisation israélienne, qu’il y a toujours des Israéliens (et beaucoup de Palestiniens) qui croient que le plan de retrait n’est qu’une ruse.

    Quand le retrait a été abordé en 2004, l’analyste Yossi Alpher a promis de manger son portable si jamais Ariel Sharon suivait le retrait d’une seule colonie de Cisjordanie ou de Gaza.

    Aujourd’hui il est moins ambigu, mais le professeur de l’Université Hébraïque, Tanya Reinhart, reste convaincue qu’il n’y aura pas de retrait.
    Elle souligne que, à quelques semaines seulement du retrait qui doit commencer en Juillet, pas un seul colon n’a reçu d’indemnisation, et aucun logement temporaire n’a été créé.

    Maintenant le gouvernement d’Israël envisage de retarder de trois semaines le retrait pour éviter les vacances juives, et l’a repoussé en août. Cette semaine, les discussions pour le relogement des colons de Gaza près d’Ashkalon ont bloqué, et aucun accord ne sera signé pour la date limite du 10 mai.

    Comme pour illustrer l’absence de conviction officielle, le ministre israélien de l’agriculture a récemment proposé que les fermiers de Gush Katif soient autorisés à rester, une fois passé le retrait pour continuer à travailler sur leurs précieuses serres.

    Si le retrait était né du désir de détourner les critiques d’Israël, de nouvelles occasions de le pointer du doigt se sont offertes d’elles-mêmes. Lors de sa dernière visite à Washington, Sharon aurait dit au président George Bush que le président Mahmmoud Abbas était une "déception", reprenant le refrain de l‘ère Arafat selon lequel il n’y a pas de partenaire palestinien.

    Ce qui complique les choses, c’est que le leadership nationaliste laïque palestinien est aujourd’hui dans la position inconfortable de préparer des élections tout à fait nécessaires, dont on peut être sûr qu’elles vont installer la faction islamiste rivale du Hamas comme force politique dirigeante dans la vie civique palestinienne.

    Sans ces élections, les institutions palestiniennes resteront stratégiquement paralysées, et le public les rejettera.

    Mais l’incorporation du Hamas, déclaré groupe terroriste tant par les Etats-Unis que par l’Europe, fournira aussi à Israël un levier supplémentaire pour faire pression sur le leadership palestinien.
    Déjà les responsables israéliens sont tranquillement en train de dire aux diplomates qu’une Autorité Palestinienne qui inclut le Hamas sera un gouvernement illégal.

    Il reste à voir si la communauté internationale permettra que ce soit une excuse pour qu’Israël évite de faire quoi que ce soit. "Je suggère que le progrès aille lentement" a dit Sharon à des journalistes lors des célébrations de Pâques. "Je ne dis pas qu’il devrait être délibérément interrompu, mais nous devons êtres fermes pour que les engagements soient complètement tenus et ne pas bouger serait-ce d’un iota sur leur obligation d’empêcher les trafics d’armes, de démanteler les organisations terroristes et d’arrêter leur activité de fabrication d’armes. Les Américains ne proposent pas non plus que nous lâchions du lest sur ce terrain."

    Mais c’est Weisglass lui-même qui a déclaré au Ha’aretz en novembre que le torpillage du plan de retrait causerait "des regrets éternels". Etkes ne sait pas ce que Sharon est près à faire, mais il parie que Sharon fera tout son possible pour bloquer. "Je pense que Sharon "se gagne du temps". Il ne sait pas vraiment ce qui sera possible et ce qui ne sera pas possible et du coup il se contente d’attendre et voir."

    Si le plan de retrait se terminait par un succès, les analystes disent que ce serait un élément d’un plan plus large pour céder de la terre et des centres de populations palestiniennes, sans être pour autant un retournement significatif du contrôle.

    En fait, dit Halper, Sharon pourrait, au final, se retirer d’au moins 85% de la Cisjordanie sans abandonner les blocs majeurs de colonies ni donner aux Palestiniens les ressources et les clefs nécessaires à la construction d’un Etat viable.

    "Imaginez que vous alliez dans une prison de votre propre pays et que vous demandiez à voir un plan" dit Halper en utilisant sa comparaison favorite. "Vous vous apercevrez tout de suite que les prisonniers sont surveillés dans 95% du lieu. Car la vérité c’est qu’il est possible d’assurer le contrôle de cette prison en ne contrôlant que 5% du bâtiment – les barreaux, les portes, et les fils de fers barbelés."

    Il croit que Sharon pourrait même trouver politiquement utile de faire une dernière offre : ’Les Palestiniens auront un Etat, mais un Etat qui n’aura aucune espèce de développement potentiel". S’ils refusent, alors le gouvernement israélien déclarera une fois encore que le leadership palestinien n’est pas digne de confiance, et continuera à imposer les frontières qu’il veut aux Palestiniens

    "Le mur c’est le minimum de ce que Sharon veut obtenir de tout ça", souligne Etkes. Autrement, le plan à long terme, c’est la guerre. Chaque retrait est un retrait vers le point de départ des négociations."

    “Le retrait sera le premier pas vers l’établissement des frontières permanentes d’Israël", écrit Hephraïm Halevy, le conseiller pour la sécurité de Sharon. "Ce changement est piloté par les intérêts des Etats-Unis dans la région, dit-il, et sera terminé d’ici les trois prochaines années."

    Au checkpoint de Qalandiya, juste au sud de Ramallah, il est évident que les colons aussi voient les avantage qu’il y a à établir une frontière minimum.

    Faisant voler au vent le drapeau orange de Gush Katif, une voiture file en passant par le carrefour bondé de Palestiniens, près du mur de béton haut de 8 mètres qui coupe la ville de son arrière-pays sous développé.

    Ensuite, le conducteur barbu partage un rire entendu avec un passager qui porte une kippa sur le siège arrière – pas de pierre dans le pare-brise ; en fait, ils ont à peine échangé un regard curieux.

    Les Israéliens n’utilisent que rarement ce carrefour : par le passé, il reliait Ramallah au village palestinien de Al Ram et à Jéricho. Il ne faut que deux colons et un éclair de précision pour montrer comment le carrefour a été transformé.

    D’ici moins d’un an, il y aura la voie la plus importante qui reliera les colonies de Ramallah Est avec leurs homologues de l’ouest et à Israël. Et quelques années plus tard, ce passage poussiéreux se retrouvera probablement bordé de boutiques, propriétés d’israéliens, décorées de produits hébreux et aménagées avec des fleurs bien irriguées.

    De l’autre côté du mur, les Palestiniens resteront dans les queues, pour essayer de sortir.

    http://www.ism-france.org/news/arti…

    Source : http://electronicintifada.net/

    Traduction : CS pour ISM

  • > Israel : arrestations dans les milieux d’extrême droite 13 mai 2005 00:04, par un des modérateurs du collectif

    Salut,
    6 commentaires viennent d’être supprimés de cette page.

    Vos étripaillages publics n’intéressent que vous-mêmes.

    Les insultes, calomnies et autres n’ont rien à faire dans les pages d’indymedia Lille.

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  • L’article publié par l’Orto est intéressant. Merci à lui donc.

    Le "commentaire" copié-collé de ISM n’est pas inintéressant, à sa façon.

    "Je pense que Sharon…"

    "Si le plan de retrait…"

    "Sharon pourrait, au final…

    "Je pense que", "si", "pourrait"… il s’agit d’un pronostic, publié ici dans le but de sous-entendre que l’attitude israélienne envers les nationalistes extrêmistes (article ci-dessus) n’est qu’un écran de fumée destinée à endormir "l’opinion internationale" et éviter une invasion onusienne.

    Bien évidemment que Sharon a des arrière-pensées.

    Cela fait parti des fonctions d’un dirigeant, qu’il soit chef d’État, premier ministre, dirigeant de parti ou chef syndicaliste, d’avoir des arrière-pensées. Un dirigeant incapable de prévoir, d’anticiper, de chercher à maximiser ses gains, serait un bien piètre dirigeant.

    C’est toutefois une grave erreur que confondre Israël et Sharon.

    Sharon n’arrive même pas à contrôler son propre parti, dont une aile s’oppose au retrait de Gaza (pas uniquement pour des raisons "impérialistes", mais tout simplement parce qu’ils craignent que ce retrait soit perçu comme un aveu de faiblesse face à la violence de l’intifada, et donc soit perçu comme un encouragement à l’intensification des attentats).

    Je pense toutefois me tromper en parlant d’erreur. Visiblement il s’agit d’une tactique : assimiler Sharon et Israël, cela permet de diaboliser ce pays en utilisant l’image démoniaque que l’on se forge de Sharon, et aussi d’occulter le fonctionnement de l’État (Cours suprême, tribunaux, média, Knesset, influences des partis, syndicats, assocs comme Shalom Akhshav etc).

    Arafat, de son vivant, a contrôlé bien plus étroitement l’OLP puis l’AP, et pour une très longue période, sans que personne, dans le camp anti-israélien, ne s’en émeuve outre mesure.

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