lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
« Si on travaille le lundi de Pentecôte, c’est de la faute des retraités et des personnes âgées… ! ». La parole surprend… mais c’est dit !
C’est pourquoi, il s’agit d’abord de rappeler que, pour la CGT, la décision gouvernementale de faire travailler les salariés un jour férié ne répond pas du tout au problème posé.
En effet, il n’y a pas d’un côté des actifs perdants et des retraités gagnants.
C’est en novembre 2003, à la suite des conséquences dramatiques causées par la canicule et les carences en matière de prise en charge sanitaire et sociale, que le gouvernement Raffarin et son ministre Mattéi (aujourd’hui Président de la Croix-Rouge !) annoncent un plan appelé « vieillissement et solidarité » qui concerne les personnes handicapées et les personnes âgées en perte d’autonomie.
Une nouvelle caisse qui ne répond pas aux besoins
Le plan est présenté avec la création d’une caisse appelée CNSA (Caisse Nationale de Solidarité Autonomie) et un moyen de financement : la suppression d’un jour férié. L’ensemble des Confédérations syndicales s’étaient opposé au principe de cette création.
Évidemment, chacun en convient, pour répondre aux besoins de santé, pour accueillir et soigner les personnes âgées et handicapées, cela demande du personnel, des locaux, de l’argent…
Mais pourquoi alors créer spécialement une caisse destinée à un type de personnes et de soins ? Si on suit la logique du gouvernement et du MEDEF, pourquoi demain ne pas créer une caisse spécifique pour les nouveau-nés ou une caisse spéciale pour les salariés qui se blessent durant leurs activités sportives ou pendant leurs vacances ! Avec, à chaque fois, un financement particulier et une journée destinée à cet effet !
Vers la privatisation
Sous couvert de solidarité, ce que le gouvernement a entrepris, c’est de franchir une première étape qui consiste à sortir des personnes de la Sécurité sociale, d’en faire des assurés sociaux à part et de casser ainsi le véritable lien de solidarité entre les générations. C’est aussi, et c’est un danger réel, traiter différemment les problèmes de santé et ouvrir ainsi la voie aux assurances privées pour leur couverture. Casser la solidarité c’est aussi augmenter les inégalités suivant le budget de chacun.
Agir ensemble
Dans ces conditions, avec « l’affaire » du lundi de Pentecôte, nous sommes bien dans une situation qui touche aux droits de l’ensemble des salariés et des retraités.
Travail gratuit pour les uns, éclatement du système de protection sociale pour les autres, pour ne pas dire pour tous !
C’est donc ensemble que nous devons réagir et agir.
Les retraités et les personnes âgées n’ont pas besoin que les actifs travaillent gratuitement le lundi de Pentecôte, ils n’ont pas besoin d’un financement différent pour leur santé.
Ils ont besoin d’un renforcement de la Sécurité sociale solidaire avec un financement à partir de l’entreprise et qui réponde aux exigences de santé et de soins de toutes et de tous, de la naissance à la fin de vie.
Un financement à la hauteur des besoins
Aller dans le sens d’une véritable solidarité passe aussi par l’essentiel : augmenter les salaires et développer l’emploi. Ces mesures permettront de dégager durablement les ressources pour répondre au financement de la protection sociale. De même, le dispositif des exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires doit être supprimé car la démonstration est faite qu ‘elles ne rapportent rien en terme d’emploi et de salaire et coûtent cher à la protection sociale et au contribuable.
C’est pourquoi les retraités CGT appellent à la solidarité avec les salariés dans leur refus du travail gratuit et exigent la prise en charge de la perte d’autonomie par la Sécurité sociale.