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Violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne.

VIOLENCE D’ETAT, VIOLENCE INDIVIDUELLE, VIOLENCE PROLETARIENNE.

Lorsqu’un employé de bureau ou un ouvrier dans une boite quelconque doit continuellement baisser la tête afin de préserver ses moyens de survie, qu’il n’a pas choisi mais qui lui ont été imposés par les rapports sociaux existants dés sa naissance, il s’agit là d’une violence, qui même s’il elle ne s’exprime pas toujours physiquement et n’atteint pas toujours en blessures sanglantes l’individu dominé, entrouvre les portes d’un désespoir ou d’un fatalisme qui ne peut que reproduire cette forme de violence dans des comportements dominateurs généralisés individuellement à l’ensemble de la société, mais dans les formes requises par les maîtres de nos vies, les bourgeois possesseurs et dépossédeurs.

L’Etat violant :

La violence de l’Etat n’est autre que la manière imposée de préserver les intérêts et le statut dominant de la bourgeoisie. Que ce soit au niveau du contrôle des mouvements sociaux revendicatifs quels qu’ils soient, (luttes de salariés, luttes de minorités sociales, femmes, homosexuels, immigrés, jeunes marginalisés, retraités, chômeurs, mal-logés, sans abris, …) ou que ce soit au niveau du contrôle personnalisé des individus par les circuits habituels (S.S., ASSEDIC, OPHLM, services sociaux, R.M.I., réinsertion, éducateurs, ou mieux encore, pub, idéologie dominante, modes, lois et principes imposés, …), l’Etat gère et légifère dans le sens des intérêts des possédants.

Là est la violence qui peut s’exercer au gré des intérêts historiques de diverses manières : police, armée, milices, juges, matons, sociologues, éducateurs, etc…

Face à cette violence imprimée de manière quotidienne à l’ensemble des couches potentiellement productives de la société découlent divers comportements, attitudes, fonctionnements, engendrant eux-mêmes des formes de violence variées (baguarres, esprit de domination, violence physique, morale, …) qui ne remettent pas en question le fonctionnement global de la société oppressive, mais permettent à l’Etat, garant des bourgeois dominateurs, de perpétuer les germes de divisions qui le font régner.

Violence individuelle

Quand la pression se fait trop forte au niveau d’individus se regroupant pour y répondre (bris de vitrines divers, feux de joies variés, chatouillage de polycarbonate policier,…) certains voient apparaître le visage mythique de la violence prolétarienne, le visage de la révolte des esclaves, le visage de la Commune. Or il ne s’agit que des formes de violences produites, prévues et intégrées par l’Etat gestionnaire de nos vies, survies, et situations, qui ne permettent pas d’affronter durablement et effectivement la force colossale qui nous est opposée ( en cas de guerre notamment, guerre du golfe par exemple,…).

Les visages de Gavroche, du Che ou de Rosa Luxembourg sont bien valorisés et vendus par la bourgeoisie bien que ce soit des révolutionnaires l’ayant combattu les armes à la main. On voit bien là son intérêt à réduire toute idée et activité révolutionnaires à une prise d’arme dont elle sait parfaitement se prémunir par son armée, ses flics, ses vigiles, et ses cadres d’émeute. La violence qui sera nécessaire à la réappropriation des moyens de production par le prolétariat sera plus complexe et nécessitera plus de moyens et de courage que de prendre une arme ou de courir dans une TAZ.

Ces formes de violences ne sauraient bien évidemment nous laisser indifférents dans le sens où ce sont des réponses immédiates et agissantes contre l’exploitation qui nous asservit, mais également ne sauraient nous faire prendre le bout du chemin pour l’orée du bois. Il en faudra bien plus, bien évidemment pour nous libérer à tous jamais de cette société de classe qui ne survit que par le vol quotidien de nos vies.

Il en faudra bien plus… Violence prolétarienne :

La bourgeoisie est bourgeoisie parce qu’elle vole au prolétariat les fruits de la production. La plus grande violence qu’il puisse lui faire est de reprendre le contrôle de cette production.
Cette violence désarme la bourgeoisie car elle ne peut détruire un prolétariat qui la nourrit alors qu’à l’inverse celui-ci a tout intérêt à la détruire.

La violence prolétarienne s’oppose en résistance à la violence que le prolétariat subit, par voie de grèves, manifestations, occupations des lieux de production, blocages momentanés de cette production, sabotage, absentéisme, occupations des lieux de décision, réquisitions populaires de logements sociaux…

Pour que cette violence atteigne son but, il ne suffit pas d’affronter quelques centaines de CRS, lorsque la situation politique le permet, même si cela abouti à une victoire provisoire. Il faut bien percevoir les enjeux et les possibilités réelles de transformation sociale découlant des luttes menées, dont les possibilités de s’organiser politiquement.

La véritable violence qui peut être fait à la bourgeoisie c’est l’organisation des prolétaires ( celui qui n’a que sa force de travail ou les aides sociales pour survivre) dans la remise en cause du système capitaliste et dans la prise de pouvoir sur l’organisation de sa vie et de la société, de la production donc.

Christian Hivert, 13 rue du Tunnel, 1991, Ardèche 2009
http://www.mouvementautonome.com


Article publié le 23 août 2009
Commentaires
  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 27 août 2009 01:16, par Vieux sympathisant de la Gauche communiste internationaliste

    Très bon texte, que je salue parce qu’il pose clairement un problème complexe : celui de la violence dans la société capitaliste, et de l’utilisation de la violence pour son renversement.

  • Ce texte est assez dégueulasse : pour lui les actes violents violence spontanés des prolétaires - oui, des prolétaires ! - des banlieues contre les flics ou autres sont des violences "produites, prévues et intégrées" par l’Etat ! Ou comme diraient plus franchement le PCF et tous les bien-pensants de Gôche, elle est le fait de "provocateurs" à la solde de l’Etat bourgeois !!!

    Bien entendu ce n’est pas avec des nuits d’émeutes que l’ont peut renverser le capitalisme (d’ailleurs les émeutiers n’ont pas ce but !) ; mais raisonner ainsi devant ceux qui ont la rage devant le énième crime policier et qui l’expriment en voulant s’affronter avec eux, au lieu de se contenter de la traditionnelle manif pacifique plan-plan,et leur opposer l’action (bien encadrée ?) des ouvriers d’usine, c’est un raisonnement un peu suspect…

  • Ce texte dit un certain nombre de choses, mais PAS ce que lui prête 10h56, qui est bien obligé d’extrapoler en lui appliquant outrancièrement ce que racontent effectivement le PC et le PS.

    Il est PARFAITEMENT EXACT que les violences des banlieues sont « produites, prévues et intégrées » par l’État - 10h56 est bien en peine de montrer l’inverse ! - car l’État a TOUT CE QU’IL FAUT pour réprimer sur ce terrain-là ; le texte ne dit pas autre chose.

    Et effectivement, comme le dit 10h56, « les émeutiers n’ont pas ce but » (de détruire le capitalisme). À QUOI SERVENT ALORS LES ÉMEUTES DE BANLIEUES, sinon à défouler les jeunes des banlieues avec des arrières-pensées à préciser - puisqu’ils ne veulent pas renverser le capitalisme, que veulent-ils ?

    Il ne s’agit pas dans ce texte D’OPPOSER la violence COLLECTIVE des ouvriers à celle, INDIVIDUELLE, des jeunes de banlieues, mais de montrer que l’une et l’autre n’ont pas la même perspective. Et celle qui est la plus porteuse de perspective, c’est bien la violence COLLECTIVE faite au système. La violence INDIVIDUELLE contre les flics, quelles perspectives politique et sociale a-t-elle ?

  • Ce texte est une version retravaillé ; d’un passage de la brochure « l’expérience du C.M.L. » du GPVC.
    Si certaines phrases peuvent paraitre aujourd’hui ambigues ; elles ne l’étaient pas dans le contexte de l’époque. Les militants du GPVC étaient connus de longue dates comme les autonomes les plus impliquées en banlieues et cela va de soit dans les « événements » connus, inconnus ou oubliés.
    Si nous nous sommes permis d’avoir écrit sans plus de précaution une telle phrase c’est que nous avons toujours été partie prenante des révoltes de banlieues.
    Cette phrase et d’autres sont donc autant une autocritique qu’une critique. Agir c’est aussi faire des erreurs, militer c’est aussi partager et faire sienne les émotions et la spontanéité des personnes avec qui on lutte. Et a ce propos quel dommage pour nous de n’avoir rencontré, 10:56 en ces nuits de 2005 ; nous nous sentions si seul !
    Pour nous l’argument de la manipulation spécifique aux révoltes des banlieues est d’un ridicule fini !
    Quoi de plus manipulable que le jeu des centrales syndicales ; des mouvements étudiants ; des mouvements corporatistes ! Tous les mouvements organisés ou non sont l’enjeu de manipulations.
    Et nous ne suivons pas vsgsi lorsqu’il extrait la jeunesse des banlieues du monde ouvrier ni lorsqu’il lui attribue un caractère individuel ! Nous rappelons qu’avant la lutte du comité des mal logés, les ouvrier mal logés des squatts parisiens étaient considéré comme des dealers de drogues dure !
    Le sens de ce texte c’est d’affirmer que la seule lutte qui ne soit intégrable par l’état, ce n’est pas n’est simplement l’action violente mais c’est celle qui parviendra à détruire cet état.

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 30 août 2009 21:28, par Christian Hivert

    Merci aux camarades de la banlieue proche et lointaine pour ces précisions bienvenues, ce texte est comme c’est dit par 10h52, mais très légèrement retouché, à peine une phrase d’actualisation, en ayant été au sein du collectif de rédaction le rédacteur précisément de cette partie là, suite à des discussions entre membres de GPVC, je me suis permis d’y apposer ma signature, d’autant que GPVC n’est plus que dans quelques mémoires, ceci dit il ne faudrait quand même pas réduire la totalité des cinq cent camarades et plus du C.M.L. au seul GPVC, qui n’était qu’un groupe de réflexion théorique d’une dizaine de membres issus du C.M.L.( GPVC Groupe de Prolétaires Vers Le Communisme, issu d’une scission avec PPLC Prolétaires Pour le Communisme) groupes très informels de réflexion pratique et théorique, impliqués dans les luttes autonomes sur Paris et Banlieue entre 1985 et 1990, des groupes de potes plutôt, engagés dans les même combats politiques de l’autonomie de l’époque.
    Souvenirs, souvenirs.
    Autonomie un jour, Autonomie toujours.

  • Juste une chose : il ne faut pas oublier qu’il existe des formes de violences collectives lors d’émeutes qui se produisent en "banlieue" ; et qu’ils existent des formes de violences individuelles chez les ouvriers…
    Aucune émeute en soit n’a jamais eu pour but de renverser le capitalisme mais d’instaurer un rapport de force direct avec les autorités en place.

  • Je n’ai pas dit que les jeunes des banlieues ne font pas partie de la classe ouvrière, mais que les émeutes qu’ils mènent régulièrement sur la base de la défense du quartier - et qui sont encore une fois totalement compréhensibles vu leurs conditions de vie - n’ont AUCUNE PERSPECTIVE politique. Si elles en ont une, qu’on me la donne !

    « Quand la pression se fait trop forte au niveau d’individus se regroupant pour y répondre (bris de vitrines divers, feux de joies variés, chatouillage de polycarbonate policier,…) certains voient apparaître le visage mythique de la violence prolétarienne, le visage de la révolte des esclaves, le visage de la Commune. Or il ne s’agit que des formes de violences produites, prévues et intégrées par l’Etat gestionnaire de nos vies, survies, et situations, qui ne permettent pas d’affronter durablement et effectivement la force colossale qui nous est opposée ( en cas de guerre notamment, guerre du golfe par exemple,…). »

    MM. Hivert et 10h52 peuvent-ils expliquer en quoi cette phrase est compatible avec leur affirmation que « nous avons toujours été partie prenante des révoltes de banlieues » ? Personnellement, je peine un peu à comprendre les arcanes de leur pensée autrement qu’en me disant que le texte qu’ils ont écrit il y a visiblement quelque temps est beaucoup plus clair et juste que leur pensée actuelle, qui a l’air de regretter la clarté dudit texte…

    Quant à 00h25 qui vient nous parler d’instaurer un « rapport de force direct avec les autorités en place », je lui pose la question : qu’est-ce que les « autorités en place » si ce n’est pas l’État ? Si les autorités locales ne font pas partie de l’État, qu’est-ce qu’elles sont ?

    Dire que les émeutes ont pour but d’instaurer un « rapport de force direct avec les autorités en place » signifie donc théoriser leur impuissance : JAMAIS une émeute ne fera reculer l’État, précisément parce qu’elle n’est PAS un rapport de force avec lui, et surtout parce qu’il n’y a aucun projet politique derrière !

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 2 septembre 2009 11:51, par Christian Hivert

    VSGCI, préviens nous quand tu te réveilles, tu reliras plus calmement et tu devrais comprendre tout seul comme un grand, il n’y a pas de contradiction entre deux termes dont l’un sans être rejeté n’est pour autant pas jugé suffisant, pour le reste c’est de l’ordre du commentaire de texte simple, fais toi aider par ton entourage peut-être ?

  • Donc, puisqu’il n’y a pas contradiction et que « l’un sans être rejeté n’est pas pour autant jugé suffisant », on va aller jusqu’au bout de l’affirmation : M. Hivert et ses amis nous disent qu’ils ont participé volontairement et au premier rang à « des formes de violences produites, prévues et intégrées par l’Etat gestionnaire de nos vies, survies et situations », et vu que ces formes de violence « ne permettent pas d’affronter durablement et effectivement la force colossale qui nous est opposée », je repose la question : À QUOI SERVENT-ELLES, si ce n’est à dévier dans un cul-de-sac des forces, des révoltes et des réflexions qui existent dans les quartiers ouvriers de banlieue ? Et à quoi a bien pu servir dans ces émeutes l’action de M. Hivert et de sa « bande de copains » ?

    Ce n’est pas un hasard si M. Hivert ne se risque pas à répondre aux questions qu’on lui pose : quel est le projet politique derrière les émeutes de banlieue ? Pas de réponse, et pour cause : il n’y en a pas ! La meilleure preuve que ces émeutes sont « produites, prévues et intégrées par l’État », c’est que les premiers à en être les victimes sont d’autres ouvriers, pas les bourgeois ni surtout les institutions de la bourgeoisie, comme le texte le fait très justement remarquer, et que la réflexion et les leçons que l’on peut en tirer sont nulles !

    La force de la classe ouvrière est issue de sa solidarité et de sa conscience. En quoi les émeutes de banlieue renforcent l’un et l’autre, c’est ce que M. Hivert devrait nous expliquer.

    Je crois que j’ai très bien compris le texte et les commentaires de M. Hivert. C’est savoir si LUI a bien compris toutes les implications de ce qu’il a participé à écrire qui me pose question, et qui fait que, comme je l’ai déjà dit, il fait aujourd’hui machine arrière…

  • "Dire que les émeutes ont pour but d’instaurer un « rapport de force direct avec les autorités en place » signifie donc théoriser leur impuissance : JAMAIS une émeute ne fera reculer l’État, précisément parce qu’elle n’est PAS un rapport de force avec lui, et surtout parce qu’il n’y a aucun projet politique derrière !" Et toi tu as obtenu quelquechose sans violence ? Une émeute peut très bien faire reculer l’Etat, sinon, explique donc pourquoi l’Etat a mis fin aux suppressions des allocs aux "parents démissionaires", et rétablit les subventions aux associations "fantômes", chose dont on n’a très peu parlé…et pour cause !
    Enfin, je tiens à préciser que l’Etat n’est pas une structure infaillible ni impalpable ; derrière chaque Etat il y a des gens, aussi puissants soient-ils, ils ne sont pas invincibles ; la bourgeoisie n’est la bourgeoisie que si elle détient les moyens de productions, et donc si elle détient ces dernières, elle détient l’Etat. "La force de la classe ouvrière est issue de sa solidarité et de sa conscience" Et alors ? Celà tombe du ciel ? et ensuite ? on fait quoi ? celà ne fait-il pas que théoriser ton impuissance ?
    VSGCI ne mythifierait-il pas l’"Etat", qu’il a bien du mal à définir ?
    " mais que les émeutes qu’ils mènent régulièrement sur la base de la défense du quartier" Preuves ?

  • On retrouve chez 18h21 l’argumentation typique des syndicalistes qui nous affirment que, grâce à eux, il n’y a eu « que » 300 licenciements alors que le patron en annonçait 1000…

    « Une émeute peut très bien faire reculer l’Etat, sinon, explique donc pourquoi l’Etat a mis fin aux suppressions des allocs aux "parents démissionaires", et rétablit les subventions aux associations "fantômes" »

    L’État a parfaitement compris qu’il valait mieux subventionner indirectement les quartiers dits « sensibles » par ce genre de système plutôt que de les laisser complètement en déshérence. Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que les émeutes ne peuvent pas obtenir ce qu’elles ne revendiquent pas !… Parce que la question reste posée et sans réponse : QUEL EST LE PROJET POLITIQUE, L’UTILITÉ DANS LE RAPPORT DE FORCE AVEC L’ÉTAT des émeutes de banlieue ?

    Quant au fait que la classe ouvrière tire sa force de sa solidarité et de sa conscience, c’est bien la base pour comprendre que les émeutes, ça ne sert qu’à justifier la croissance des effectifs policiers dans les quartiers ouvriers ; les émeutes de banlieues cherchent-elles la solidarité des autres ouvriers ? Non. Les émeutiers cherchent-ils quelque chose de précis, à comprendre leurs actes, à chercher comment s’opposer efficacement à l’État, à donner une démarche politique à leurs déchaînements périodiques de violence ? Bien sûr que non. Donc, on revient à la question à laquelle 18h21 ne veut toujours pas répondre et que je repose au début de mon commentaire : les émeutes, ça a quelle perspective et ça sert à quoi ?

    Encore une fois, il est très intéressant de voir que 18h21 n’est pas d’accord avec le texte qui est très clair sur cette question, et qu’il se refuse d’expliquer exactement ce qu’il faisait dans les émeutes de 2005…

  • Définir une collectivité par son appartenance géographique est un point de vue interclassiste, et dépolitisant, et on peu facilement comprendre dans la brochure « l’expérience du comité des mal logés » que nous rejetions la notion de « travail de quartier » pour nous adresser à des ouvriers habitants ces quartiers.
    La même logique vaut évidement en ce qui concerne les banlieues.
    La bourgeoisie nous sert un discours où des jeunes habitants se regrouperaient et feraient cause commune sur la base d’un lieu de résidence, et que c’est cette base (le lieu de résidence) qui structurerait l’activité économique et en particulier l’économie souterraine.
    On comprend bien l’intérêt de la bourgeoisie à ne pas définir ces jeunes comme un prolétariat confronté a de nouvelle forme d’exploitation ; la précarité pour être rapide, et à masquer ses motivations. (C’est ainsi que si vous brûlez la voiture du marchand de sommeil qui sous loue son appartement a prix d’or à une famille sans papiers, dans la presse, vous aurez brûlé la voiture de votre voisin !)

    Le terme « jeune de banlieue » ne signifie rien politiquement. Aulnay sous bois par exemple est surtout une banlieue pavillonnaire peuplée par des classes intermédiaires et des petits bourgeois. Les habitants des cités à Aulnay sont une minorité dans la commune, et au sein même des cités l’absence prolongée de luttes, les rénovations, la pénétration de la copropriété ont largement entamé l’homogénéité de la population.
    Les jeunes ouvriers de banlieue comme les autres nouent aussi leurs relations, au collège, au travail, dans les clubs de sport, en sortant le soir. Ce n’est pas parce qu’ils sont contrôlés au bas d’une tour qu’ils y habitent, les flics le savent très bien, VSGCI non !
    Et où VSGCI a-t-il vu, ailleurs que dans les fantasmes bourgeois « les émeutes qu’ils mènent régulièrement sur la base de la défense du quartier », et qu’en plus « il comprend » ?
    A notre connaissance la plupart des émeutes sont la réponse immédiate à des meurtres ou des exactions policières. Les médias et les réformistes nous les présentent comme le fait de voisins ou de proches des victimes ; pourquoi VSGCI sur ce domaine se met il a les croire ?

    « Il ne s’agit que des formes de violences produites, prévues et intégrées par l’Etat gestionnaire de nos vies, survies, et situations, qui ne permettent pas d’affronter durablement et effectivement la force colossale qui nous est opposée ».
    Nous le pensons toujours à propos des émeutes, mais cette critique vaut aussi pour d’autres luttes ouvrières comme celle de Molex ou de Continental !
    Tout comme la lutte contre les licenciements est une nécessité, la réponse aux exactions et meurtres policiers est nécessaire pour les ouvriers, parce qu’en l’absence de réponse rien ne s’oppose à de nouvelles exactions le lendemain.
    Qu’il s’agisse de luttes contre les licenciements ou contre les exactions policières, dans tous ces cas nous maintenons ce que nous écrivions a propos de la lutte du comité des mal-logés ; « On ne peut se borner a prêcher les buts finaux. Il faut confronter les intérêts du prolétariat a ceux de la bourgeoisie au travers des conflictualités. Dans ces confrontations les militants révolutionnaires les militants peuvent s’appuyer sur des faits concrets pour dévoiler les antagonismes de classe et faire prendre vie au discours communiste…….. »

  • Il est intéressant de constater que, sur la base d’une analyse de ce que sont réellement les « jeunes de banlieue » qui est profondément juste, et que je partage, 18h33 en arrive à des conclusions radicalement fausses.

    Les émeutes que l’on voit surgir régulièrement dans certains quartiers ouvriers particulièrement touchés par la pauvreté se font bien sur la base de ce quartier ; il n’est JAMAIS question au cours de ces émeutes de revendiquer une appartenance de classe, alors que 18h33 semble donner cette revendication comme acquise, pas plus qu’il n’y est question d’intégrer au mouvement d’autres quartiers plus ou moins lointains, ni d’étendre le mouvement à d’autres ouvriers sur la base du fait qu’ils vivent eux aussi la même exploitation ou le même chômage. Par conséquent, ces émeutes se font bien sur une base GÉOGRAPHIQUE, qui ne correspond aucunement à un mouvement spontané de la classe ouvrière. Si il est exact que ces jeunes sont des ouvriers, ils ne se reconnaissent ABSOLUMENT PAS comme tels, et c’est bien cela qui les empêche d’aller voir ailleurs.

    Le problème dans le dernier paragraphe de 18h33, c’est qu’il est typiquement réformiste : il y est dit que la lutte pour la défense des conditions de vie les plus à court terme permettra de « dévoiler les antagonismes de classe ». Malheureusement, cela ne tient aucun compte du facteur subjectif de la lutte de classe qu’est la conscience de classe, qui ne se développe absolument pas au niveau local et dans des micro-luttes mais est un élément beaucoup plus vaste qui n’existe qu’au niveau international et global de la classe ouvrière. Ce n’est pas un hasard si les luttes dans le monde posent partout en même temps les mêmes questions, si par exemple la question de la nature de classe des syndicats se posait ouvertement dans toutes les luttes en Europe dans les années 80, si actuellement la question de la solidarité entre générations et de l’ouverture des mouvements à d’autres ouvriers - notamment des AG - se pose dans toutes les luttes, partout dans le monde. Le rapport de force entre les classes n’est pas une question de bagarres, c’est avant tout une question de compréhension du monde et des moyens de parvenir à instaurer un rapport de force.

    Or c’est bien là que le bât blesse dans les « émeutes de banlieue » : où est ce facteur subjectif de la conscience ? En quoi ces épisodes font-ils progresser la compréhension de ce qu’est le système capitaliste et de comment on peut s’y opposer victorieusement ? Ces émeutes n’ont AUCUNE BASE DE CLASSE, puisqu’elles n’ont pas pour origine la défense des conditions de vie et de travail mais sont la réponse à des provocations policières, intolérables certes, mais qui n’ont RIEN d’une base de classe liée au travail associé, à la solidarité construite par la compréhension des intérêts communs qu’ont tous les exploités. Les « jeunes de banlieue » se reconnaissent comme compagnons de galère, vivant au même endroit, y subissant les mêmes vexations, mais absolument pas comme les membres d’une classe sociale internationale. Et c’est bien pour cela que ce genre de mouvement est parfaitement « produit, prévu et intégré par l’État ».

    Quand les « jeunes de banlieue » sont allés dans les manifs d’étudiants pendant le CPE, c’était en partie pour en découdre avec les flics, en partie pour une minorité pour dévaliser les étudiants ; la réaction des étudiants a immédiatement été d’expliquer en quoi leur mouvement était aussi celui des exploités de banlieue, chômeurs et même clandestins.

    C’est ÇA, un mouvement de classe : la capacité à intégrer toujours plus les exploités et à leur donner une perspective politique réelle. Ce que ne font justement pas les émeutes de banlieue…

  • Je ne peux que partager les positions de VSGCI.

    En effet si le texte initial est lucide et juste dans son analyse, on ne peut pas en dire autant des commentaires de ceux qui se revendiquent de l’initiative de ce dit texte. J’y vois même exactement le contraire et aucune réponse argumentée et crédible aux questions judiceuses de VSGCI.

    En effet, comme lui, si ma sympathie va aux jeunes des banlieues qui vivent dans la galère, subissent le mépris de la société, la xénophobie et le racisme policier, ce qui explique leur ras-le-bol et les actions violentes qui éclatent ici ou là comme, dans une plus large mesure à l’exemple de 2005, pour autant il n’ y a dans tous ces cas, aucune démarche de lutte de classe au sens réel du terme, aucune volonté de développer une dynamique vers le monde ouvrier, mais uniquement une suite d’actions parcellaires et sectorielles.

    Qui plus est, les actions violentes menées dans les banlieues ne font que renforcer la répression d’Etat, son appareil policier et la justification par les autorités en place de taper sur tout ce qui s’oppose au conformisme bourgeois.

    Par leurs actions stériles, ces jeunes écoeurés par cette société capitaliste ne s’en prennent aucunement à la bourgoisie, aux politiques professionnels, aux biens de l’Etat et des grands possédants, mais brûlent les véhicules de familles modestes et précaires de leur propre quartier.

    En aucun cas l’Etat capitaliste et bourgeois n’est attaqué de front et, bien au contraire, il est conforté dans son activité de contrôle sociétal et de répression police/justice.

    Tant que les jeunes des banlieues s’enfermeront dans des actions uniquement sectorielles et sans aucune perspective politique, l’Etat policier, capitaliste et bourgeois se fera un plaisir de rebondir sur les faits en intégrant la problèmatique à ses fins…

    La lutre de classe ne passe pas par les syndicats qui sont tous à la remorque du pouvoir, ni par les actions violentes, désespérées et sans aucunes finalités révolutionnaires par les jeunes des banlieues. La casse pour la casse n’avance à rien !

  • Mais c’est qu’il serait méchant ce vsgci, d’où tire t il que nous étions à l’avant garde de quelqu’émeute que ce soit, nous étions au comité des mal-logés pour la part de ceux qui ont écrit la brochure d’où est issu le texte commenté,

    les émeutes de Banlieue n’ont pas à être avant gardisées, elles sont point, et quand une école brûle, ce n’est pas forcément un émeutier, mais pour les besoins de la photo médiatique et de l’embrouillage des cartes jusqu’où pourraient aller certains,

    nous ne nous sommes jamais rangés derrière les moralisateurs comptabilisateurs de plus values révolutionnaires absolues prenant de haut et avec un mépris sans nuances des positions qui ne se veulent pas être impeccables, mais qui sont, naturellement, exprimées,

    Le Christian Hivert dont VSGCI semble connaitre plus de la vie que ses ombres de la DCRI n’a pas de leçons particulières à recevoir, mais il est quand même assez fier de ses activités dans le comité des mal logés de cette époque, et de sa participation à l’écriture de textes encore aujourd’hui commentés, la colère prolétarienne ne s’effectue pas toujours voire même jamais dans les microdosages soigneusement soupesés des VSGCI tranquillement installés à la table des juges du concours.

    Nous ne condamnons pas ce qui se passe et nous échappe, certaines colères aussi parfois nous échappent, le problème avec nous autres très certainement c’est le manque de discipline,

    mais nos actes et nos écrits sont cohérents, nous ne faisons la morale à personne, mais sans débat comment avancer.

  • Il semble qu’ici tout le monde comprenne la colère de jeunes ouvriers vivant en banlieue, ça fait chaud au cœur ! parce que jusqu’ici je ne m’en étais jamais rendu compte !
    Faute de comprendre les dynamiques, qui mettent de jeunes ouvriers en mouvement, VSGCI en déduit par défaut, que les émeutes se font sur une base géographique. Nous ne pouvons que le renvoyer a google heart, ou géoportail, où il pourra vérifier par exemple la distance qui sépare Villiers le bel, de Toulouse Mirail ou encore qu’il est difficile de confondre le champs de mars et sa tour Effeil, avec les tours des 4000 mille de la Courneuve et son parvis .
    Dans la foulée nous conseillons a « prolo » d’étudier d’un œil un peu plus critique la presse. Il découvrira peu être par exemple qu’en 2005 les « magasins généraux » qui ont brulé en novembre 2005, a Aubervilliers,ne sont pas une galerie marchande populaire, mais un lieu de surexploitation ou l’on recrute la main d’oeuvre dans la rue pour la journée ; pour quelques heures.
    Il remarquera peut être aussi, que quelques instants avant d’avoir cassé une vitrine dans la galerie marchande de la dalle de Bobigny, les même émeutiers avait totalement dévasté le rez de chaussé de la préfecture, situé sur la même dalle.
    Enfin, nous invitons VSGCI a mieux lire nos textes, nous ne disons pas : la lutte pour la défense des conditions de vie les plus à court terme permettra de dévoiler les antagonismes de classe .
    Comme s’il s’agissait d’un développement spontané.
    Mais nous disons que c’est le sens de nos interventions dans ces luttes.

  • Pourquoi, les ouvriers qui défendent leur emploi font preuve d’une solidarité de classe ? C’est du fantasme VSGCI, chacun défend sa gueule et surtout eux ! Ya qu’à voir comment ces gens finiront leur grève quand ils auront leurs thunes ! Et dailleurs, combien d’entre eux ont se sont réellement battus ?
    mais quand on est dans le purisme idéologique, on ne peut pas s’étonner de ce genre de commentaires…

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 4 septembre 2009 22:35, par le CCI c’est trop cool !

    Entièrement d’accord avec VSGCI ! Le CCI a le mérite de dire la Vérité et avec une lucidité sans borne ! je suis sûr que vous avez été d’un grand courage durant votre vie, VSGCI ! Et quelle intelligence ! je suis de plus n plus proche de votre organisation qui a le mérite de poser les vrais problèmes et de jeter les bases d’un communisme purifé de toute corruption morale et bourgeoise ! A vrai dire on ne peut pas faire confiance aux syndicats, aux partis, qui sont tous des bourgeois honteux ! Vous êtes les seuls à émettre la vraie vérité pure pas comme les syndicalistes révolutionnaires et autres syndicalistes (qui n’existent que dans les fantasmes des bourgeois cachés) corrompus par l’anarchisme et le manque d’admiration pour le formidable travail du CCI ! longue vie à vous et vos (innombrables) militants qui un jour, je l’espère, feront un coup d’état et instaureront le communisme intégral purifié de ses néo-bourgeois.

  • « Faute de comprendre les dynamiques qui mettent de jeunes ouvriers en mouvement… »

    Ce serait bien d’expliquer ce que je n’ai pas compris. Dire simplement que deux quartiers sont trop lointains pour pouvoir faire converger leurs luttes est tout simplement ignorer que les étudiants l’ont fait, eux ! On peut ajouter l’expérience des cheminots de l’automne dernier, aussi. Avec des distances tout aussi importantes.

    Quant à faire remarquer qu’il s’agit de « jeunes » ouvriers, c’est déjà entériner une réalité : au cours des émeutes, les « jeunes » ne cherchent pas à agréger les plus âgés, alors que les étudiants avaient parfaitement compris que c’était nécessaire, notamment en 2006. Qui ne comprend pas les « dynamiques qui mettent de jeunes ouvriers en mouvement » ? Et que signifie dire : « nous ne disons pas que la lutte pour la défense des conditions de vie à court terme permettra de dévoiler les antagonismes de classe », en ajoutant : « mais nous disons que c’est le sens de nos interventions dans ces luttes », sinon avouer que c’est bien ça ce que vous faites, et que c’est du réformisme pur sucre !

    Je signale à 16h50 qu’associer mon pseudo à la DCRI est pour le moins insultant, au pire profondément malsain. Me suis-je livré à une seule attaque personnelle ? Vu le passé maoïste de M. Hivert et de ses défenseurs, ce ne serait pourtant pas difficile. Je me confronte aux idées, les individus ne sont que porteurs de questions posées à une échelle nettement plus vaste que leur petite personne. Ce serait bien de DÉBATTRE politiquement, mais peut-être mets-je la barre un peu haut pour certains intervenants… Et quand on n’a pas d’arguments, à part l’attaque personnelle, il reste quoi ?

    Quant à 19h20 qui confond s’attaquer au Capital et brûler des magasins ou la préfecture, je ne peux que lui répéter la même question : en quoi cela sert-il le rapport de force en faveur des ouvriers, quelles sont les perspectives politiques de ce genre d’actions, permettent-elles en quoi que ce soit de comprendre ce qu’est le capitalisme et comment s’y attaquer ? C’est bien la question de fond posée par le texte, et je constate le désaccord de 19h20 avec celui-ci. De la même façon, ce n’est pas parce que 20h14 ne comprend pas ce qu’est la classe ouvrière qu’elle n’existe pas ; je ne peux que lui donner la réponse que Marx lui aurait faite : peu importe ce que pense tel ou tel ouvrier, ce qui compte est ce que la classe ouvrière sera contrainte de faire conformément à son être historique. À méditer…

    Pour ce qui est du guignol 22h35, je ne peux que lui répéter une évidence : je ne suis pas le CCI. S’il veut aller faire le malin, le CCI a un site, et même un forum à cette adresse : http://fr.internationalism.org/

  • "Ce serait bien d’expliquer ce que je n’ai pas compris. Dire simplement que deux quartiers sont trop lointains pour pouvoir faire converger leurs luttes est tout simplement ignorer que les étudiants l’ont fait, eux ! On peut ajouter l’expérience des cheminots de l’automne dernier, aussi. Avec des distances tout aussi importantes." le problème était la défense d’un territoire par les jeunes des "quartiers", mais ce que vous venez de me donner pour exemple est sulfureux : en quoi la grève des cheminots n’est-elle pas du corporatisme ? Ils ont fait converger qui avec eux ?

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 5 septembre 2009 16:18, par Hivert Christian

    Ce vsgci est de plus en plus suspect, après nous avoir vu moi et mes copains piller tuer et incendier, le voilà qui nous invente des passés maoïstes, de la pure technique d’investigation, que souhaite-il nous voir dévoiler par ses grossiers mensonges, quand à ce qu’il nomme son débat, heureusement entre nous autres les prolos en lutte nous avons su faire mieux et mettre en pratique et laisser de fortes traces derrière nous.
    Le texte commenté ne se permet pas de catégoriser des individus ni de porter des jugements moraux et puritains sur des réactions de colère collective, il parle bien de luttes collectives et de perspectives, domaine visiblement très étranger aux pratiques monomaniaques des Vieux Souteneurs de Grosses Conneries Induites, il devait sympathiser de très loin.

  • « Dire simplement que deux quartiers sont trop lointains pour pouvoir faire converger leurs luttes est tout simplement ignorer que les étudiants l’ont fait, eux ! »

    VSGCI, n’a pas remarqué que des émeutes ont éclatées en même temps à Villiers le bel et a Toulouse, manifestement il ne sait pas de quoi il parle quand il parle de jeunes ouvriers de banlieue.
    Mais ce qui est bien plus grave, c’est que manifestement, il ne sait pas davantage de quoi il parle lorsqu’il signe Vieux Symphatisant du Groupe Communiste Internationnaliste.
    Nous n’avons jamais eu besoin de « renseigner » les camarades du GCI ni sur nos interventions ni sur leur sens, pour la simple et bonne raison que nous en avons menée plus d’une ensemble !
    Nous sommes plus que surpris, d’une part que le soit disant VSGCI, n’ai pas repéré l’influence des camarades du GCI dans nos textes, et d’autre part qu’il confonde, « convergence des luttes » et unité de la classe ouvrière.
    Leur site reste accessible : http://www.geocities.com/communisme_gci

  • "…………………………………………………………………………………………………"
    La répression a frappé fort, entraînant beaucoup de nos frères dans les geôles du capital. Peu nous importe que ceux qui ont été réprimés aient ou n’aient rien à se reprocher du point de vue de l’ordre public. C’est notre classe qui a été attaquée et quoi que nous puissions faire pour les en sortir, faisons-le !
    Beaucoup d’associations citoyennes vont essayer de nous faire marcher pour réclamer plus de justice : débordons-les !
    Des fauteurs de paix sociale ont essayé de ramener le calme dans les cités : gardons-les en mémoire !

    Des structures d’organisation de la lutte ont été mises en place informellement ou formellement : essayons de les maintenir et de les développer !

    Faire l’expérience d’une lutte ouverte contre le capital, ce n’est pas anodin : discutons, analysons, préparons-nous pour le prochain sursaut !

    Que vivent ces feux de révolte !

    COMMUNISME No.58 (Mars 2006)

    Organe central en français du Groupe Communiste Internationaliste (GCI)

  • Un des participants au forum s’est revendiqué du GPVC, scission du PPLC si j’ai bien tout suivi ; il suffit de regarder Wikipedia pour tomber là-dessus :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Prolé…

    Je cite : « Prolétaires pour le communisme (PPLC) était un groupe maoïste autonome fondé en 1986 à Paris par Guy Dardel.
    Fort d’une cinquantaine de militants, Prolétaires Pour Le Communisme anime le Comité des Mal-Logés, implanté dans les quartiers Nord-Est de la capitale.
    En 1991, PPLC s’autodissout après avoir pris le nom de « Groupe de Prolétaires Vers le Communisme » (GPVC). »

    Donc M. Hivert peut me considérer comme « suspect » tant qu’il veut, je cherche simplement à me renseigner sur les gens que je lis, parce que leur passé éclaire souvent leur pensée. Je ne savais pas ce qu’était le GPVC, maintenant je sais. Et en l’occurrence, le développement de la suspicion a toujours été un procédé des staliniens pour décrédibiliser leurs adversaires politiques…

    Donc, si ce qu’écrit Wikipedia est faux, merci de rectifier. En attendant cette rectification - qui ne viendra pas -, le Comité des Mal-Logés était animé par des ex-maoïstes qui critiquaient la Chine maoïste. De quelle façon, ce serait à discuter…

    Je n’insisterais pas non plus sur le fait que les questions sur le texte restent en suspens. MM. Hivert et ses copains ne sont, je le répète, plus d’accord au vu de leurs commentaires avec le texte qu’ils ont publié ci-dessus, et toutes leurs manœuvres pour parler d’autre chose ne peuvent effacer ce fait. Je réaffirme par contre MON accord plein et entier avec ce texte et avec ce qu’il dit réellement.

    Pour répondre à 14h11, la grève des cheminots de l’automne dernier a présenté des caractères particuliers, car si les cheminots sont à juste titre réputés pour leur corporatisme, ils ont été cette fois-là particulièrement ouverts vers l’extérieur, notamment aux étudiants qui commençaient eux aussi leur mouvement. Ce qui a abouti à la participation d’étudiants à des AG de cheminots, contre l’avis des syndicats évidemment, et c’est un fait sans précédent et riche d’avenir.

    Dernier point : mon pseudo précise bien que je suis sympathisant de la Gauche Communiste Internationaliste, pas du Groupe Communiste Internationaliste, petit groupe issu d’une scission du CCI que je connais, que j’ai rencontré il y a longtemps et que je ne considère personnellement plus comme un groupe communiste. Son dénigrement systématique des AG parce qu’elles seraient « démocratiques » montre à quel point ce groupe est hors de la lutte de classe et n’y comprend rien, tout comme son soutien à peine voilé au Sentier Lumineux, groupe bourgeois bien maoïste quant à lui et dont les procédés de gangsters sont bien connus. Mais si M. Hivert et ses amis se disent proches du GCI, effectivement il y a des propos dans leurs commentaires qui prennent une coloration très différente…

  • Si vous voulez savoir qui est qui, qui défend quoi ; ne perdez pas de temps a lire ce que des militant on prit la peine d’écrire ; allez directement sur wiki !

    Donc, si ce qu’écrit Wikipédia est faux, merci de rectifier. En attendant cette rectification - qui ne viendra pas -, la Gauche Communiste Internationale n’existe pas !

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 7 septembre 2009 15:32, par Christian Hivert

    Ce qu’écrit Wiki sur tous ces sujets est entièrement faux, c’est de l’histoire réécrite et toute contribution des acteurs de ces moments là est systématiquement jetée, l’une de ces choses étant de faire passer le comité des mal logées pour un groupe de maoïstes, trois cent maliens et cinquante français pauvres maoïstes, ils font forts les mous du Bulbe, ou le squat emblématique de Montreuil U.S.I.N.E. pour un squat d’artistes, plus d’insoumis à l’armée, de lutte sur les foyers sonacotra, de soutien aux canaques et autres, ils n’ont rien vu, ils jettent les contrib, cela ne convient pas à leurs patiente réécriture Pro-situ, par contre les toutes petites choses très confidentielles générées par ces manipulateurs violemment staliniens (morts d’hommes à la clè) sont sur-représentées, on ne voit qu’eux et leurs publications débiles insurrectionalistes et de voyoutistes, cela ressemble tout à fait à une manip de grande envergure pour les bénéfices des bourgeoisies installées et de leur centre de formation d’intellectuels à vocation de direction d’éventuelles forces de contestation comme l’EHESS, donc wiki et toute personne se référent à ce monceau encyclopédique de mensonges sont plus que suspect.

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 7 septembre 2009 16:12, par Christian Hivert

    D’autant que le VSGCI masqué pourrait faire l’effort d’aller voir dans les discussions des articles de Wiki et noter quelques unes de mes interventions, il en subsiste,

    pour sa fumeuse tentative d’amalgame calomnieuse du comité des mal logés avec le sentier lumineux, c’est tirer la manip de très très loin, un militant du comité, un sur cinq cent, était encarté au groupe politique éditant "Voix prolétarienne", ce camarade respectait la charte du comité et les pratiques, sans faire preuve jamais d’aucun stalinisme, au moment le plus médiatique du comité, sa mise à mort en 1991, ce canard révolutionnaire prend la défense du comité, sa lutte ses moyens ses perspectives, pour nous c’est bien, dans le même numéro ils donnent la parole à des sympathisants du sentier lumineux, cela ne nous concerne pas, et le VSGCI-DCRI se goberge, nous savons mieux qui est qui maintenant.

    C’est une courte explication, il y en a d’autre, les violentes et pisseuses attaques des staliniens Pro-situ, prédécesseurs historiques des comités invisibles précédant toujours les plus massives attaques de la bourgeoisie à l’encontre des mouvements autonomes de lutte, nous en avons fait les frais sur la place de la Réunion, en 1991, avant et après,

    maintenant je fournis une explication partielle, mais le faire systématiquement sur Wiki ne me passionne pas vraiment, une je n’en n’ai pas le temps, deux il me suffit de savoir que c’est clairement un nouvel organe de propagande contre révolutionnaire sur tous les sujets, ce qui m’est facile à voir, il me suffit de consulter les nombreux articles relatant les aventures militantes où j’étais actif, ce que les VSGCI ont bien évidemment plus de mal à faire, n’ayant jamais été plus loin que le bout du couloir de leur administration,

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 7 septembre 2009 16:37, par Christian Hivert

    Ah oui dernière précision, je n’ai jamais fait parti d’aucun groupe, tout juste d’un collectif de rédaction et de réflexion (GPVC) une dizaine de personnes dont trois seulement issus de PPLC, les négationnistes font très très fort dans leurs manip, mais le but de VSGCI est peut-être là, pouvoir actualiser sa petite fiche,

    pour l’y aider, je suis communiste libertaire, autonome, jamais encarté nulle part, sauf au comité des mal logés, comité de lutte autonome sur le logement et sans idéologie politique directionnelle, si ce n’est l’autonomie de leur lutte et que sa direction (de la lutte) soit décidée en Assemblée Générale mensuelle (environ)

    quelques militants voyant le mur leur tomber sur la gueule se réunissent pour tirer un bilan, cela donne GPVC et la brochure du C.M.L., c’est court comme maoïsme historique,

    perso, je me sens proche de l’ocl, quoique pas tout le temps, la lecture de courant altermatif me sied, mais pas que, les VSGCI sont de vrais bouffons, à donner envie d’être autonome.

    Mais moi je m’en fous, je le suis déjà.

  • D’une part, je ne vois aucunement un problème dans le fait d’écrire de quoi on se réclame politiquement ! S’il y en a que ça chagrine, c’est qu’ils ont des choses à cacher. Et le parcours personnel de M. Hivert ne me concerne pas, c’était celui des groupes cités dans les commentaires qui m’intéressait. Si ce que raconte Wikipedia au sujet du GPVC est faux, je n’en suis pas responsable, et si je me suis trompé, il y avait plusieurs façons de le dire. J’ai tenu à rester dans le domaine POLITIQUE, M. Hivert et ses supporters utilisent des termes à mon endroit qui, je le répète, sont au mieux insultants, au pire profondément malsains. « Négationniste », « bouffon », « suspect », « DCRI », « jamais plus loin que les couloirs de leur administration », vous pouvez raconter où vous voulez que vous n’êtes pas un stalinien, M. Hivert, dans la pratique vous semblez avoir pris des leçons…

    M. Hivert explique très bien que le Comité des Mal Logés n’a rien à voir avec le Maoïsme, pas plus que lui-même. Très bien, mais on pouvait me signifier cette erreur en me montrant les fameuses interventions qui traînent sur Wikipedia, c’est-à-dire en apportant une DÉMONSTRATION. Ce qui n’a pas été fait, l’invective restant bien sûr beaucoup plus simple… Et je ne vois pas où j’ai fait un quelconque amalgame entre le Sentier Lumineux et le Comité ou ses participants : quand on reproche aux gens de ne pas savoir lire, il vaut mieux comprendre ce qu’ils écrivent.

    Il reste la question du texte sur la violence, et là le bouffon n’est pas celui qu’on croit ! Parce que toutes les insultes envoyées çà et là ne font que masquer que, dès qu’on examine ce texte, il dit des choses avec lesquelles M. Hivert et ses amis ne sont plus d’accord. Si on pouvait donc revenir au sujet initial…

  • violence d’etat, violence individuelle, violence proletarienne. 7 septembre 2009 19:30, par Christian Hivert

    Le sujet principal n’est certainement les présupposés en forme de procès d’intention de Vsgci, ni ses amalgames faciles et repoussants, nos positions sur ce qui est le sujet de cet article sont clairs en pratique comme en théorie, il ne veut pas les lire ni en prendre acte, cela ne cadre pas avec sa fumeuse démo, soit mais c’est là, c’est écrit, il n’y ni contradiction, ni catégorisation, ni exclusion, pas de notre part en tout cas, et les émeutiers de banlieue, on ne peut pas dire les connaitre tous, mais ce ne sont pas nos ennemis, qu’ils ne correspondent pas aux attentes impérieuses des vieux séniles n’est pas de notre fait.

    Nous appelons simplement à une construction de plus longue haleine, ce n’est pas rejeter ce qui existe de fait, et les incantations dissociatives des Vsgci sont fatiguantes.

  • Le sujet principal a été évoqué dans les premiers commentaires, et il pose la question à laquelle M. Hivert refuse de répondre : en quoi les émeutes de banlieue font-elles avancer en quoi que ce soit le rapport de force entre les classes ? En quoi éclairent-elles les antagonismes de classes ? En quoi font-elles progresser la conscience de l’unité de la classe ouvrière, ce qui est son arme principale ?

    « Nous appelons simplement à une construction de plus longue haleine » : laquelle ?

    Procès d’intention ? J’aimerais savoir de quoi on parle !

    Amalgames faciles et repoussants ? Lesquels ?

    Quant à « ne pas vouloir lire », j’ai je le répète très bien lu ce texte, qui malgré ses ambiguïtés met sur la table une VÉRITÉ : les émeutes de banlieue, ça ne sert à rien qu’à défouler ceux qui y participent et à renforcer au final l’appareil policier de l’État ! Ce qui est écrit dans le texte, c’est qu’il y a bien DEUX VOIES DIFFÉRENTES et CONTRADICTOIRES dans la réponse violente à l’État : la violence de classe du prolétariat et la violence complètement intégrable par le système capitaliste. Et les deux N’ONT RIEN À VOIR L’UNE AVEC L’AUTRE !

    « Quand la pression se fait trop forte au niveau d’individus se regroupant pour y répondre (bris de vitrines divers, feux de joies variés, chatouillage de polycarbonate policier,…) certains voient apparaître le visage mythique de la violence prolétarienne, le visage de la révolte des esclaves, le visage de la Commune. Or il ne s’agit que des formes de violences produites, prévues et intégrées par l’Etat gestionnaire de nos vies, survies, et situations, qui ne permettent pas d’affronter durablement et effectivement la force colossale qui nous est opposée ( en cas de guerre notamment, guerre du golfe par exemple,…). »

    Personnellement, je pense que seule la violence prolétarienne, telle qu’elle est décrite dans ce texte, est porteuse d’enseignements et d’un réel rapport de force avec la bourgeoisie.

    Maintenant, battez-vous avec votre propre texte, M. Hivert !

    Et mettez un peu votre théorie de « l’amalgame repoussant » et du « procès d’intention » à l’épreuve de la pratique, elle en a bien besoin !

  • Je vous lâche les manipulateurs, cet absence de volonté de débattre ne sert à rien ni à personne, toutes les réponses à vos hystéries et calomnies électroniques sont sous vos yeux, il n’y a pas de contradiction, par contre ce qui suit vous convient à un tel point que l’on pourrait bien croire que c’est votre métier :

    Il n’est pas superflu à ce niveau d’intervention là, de se doter d’une sur conscience auto proclamée et d’une autorité morale obtenue par toutes sortes de pressions, chantages affectifs, violences verbales, prises omniprésentes de paroles, contestation systématique de toute proposition autonome.

    Le must reste encore de prendre sournoisement la tête de collectifs constitués, voir d’en constituer nous-mêmes, de soulever toutes les contradictions existantes, d’en inventer s’il le faut, montrer les uns contre les autres tout ceux qui pourraient s’apercevoir un jour de leurs intérêts communs, rendre inconciliable ce qui pourrait l’être, faire de divergences des oppositions, d’oppositions des guerres sans fondement et sans fin, refuser toute discussion réelle sur le fond et aviver au maximum les rancoeurs personnelles accumulées.

    Et si malgré tout cela une quelconque conscience progresse, la décréter médiocrité, si un quelconque individu résiste, le briser moralement et physiquement !

    "Tous ensemble nous resterons moyens !
    Sachons profiter pour bloquer toute évolution !
    Dominus Domina Dominum Dominis Domini Domine "

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