lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
SANS PAPIERS
en lutte>>>coordination nationale
- 25, rue François Miron, 75004, Paris - tél : 01.44.61.09.59 – fax : 01.44.61.09.35 – mail : coordnatsanspap wanadoo.fr - solidarité financière : compte bancaire N°80187841
13 ans de luttes après le coup de hache de Saint Bernard
Quels murs voulons-nous briser ?
Mur 1 : entre français et immigrés.
Le 23 août 1996 à l’aube, plus d’un millier de policiers, de gendarmes mobiles et de CRS défoncent la porte d’entrée de l’Eglise Saint Bernard à coups de hache alors qu’à l’intérieur, le père Henri Coindé célèbre une messe pour les 55 Sans-papiers au cinquantième jour de leur grève de la faim. Il est interrompu par une fracassante intrusion de la police qui sépare les blancs et les noirs avant de les embarquer. Cet acte qui peut paraître absurde et « sans importance » est pourtant cyniquement illustratif de l’antagonisme artificiellement entretenu par le gouvernement entre Français et Immigrés, qui constitue la base idéologique utilisée pour affaiblir les luttes communes des travailleurs avec ou sans papiers. Le racisme dans notre société n’est pas une « question d’individu ». Il n’est pas non plus la conséquence d’un manque d’informations ou de connaissances de l’autre. Le racisme fait partie intégrante de notre actuelle société capitaliste. Comme le mur de la honte érigé par les Israéliens entre Israël et la Cisjordanie, qui isole et interdit toute entrée et toute sortie aux habitants de La Palestine, le racisme est un mur érigé entre français et immigrés. Comme ce regard fuyant du français lorsqu’un immigré fait l’objet d’un contrôle policier au faciès… Comme la place qui reste vide dans le métro, un bus ou un train, pourtant rempli… Comme les murs dans nos quartiers populaires… Si nous voulons briser ce racisme là, nous devons, par des actions résolues, obtenir l’égalité de tous droits entre français et immigrés.
Mur 2 : entre les organisations démocratiques et les travailleurs Sans-papiers.
Le 23 juin 2009, une centaine de nervis du service de sécurité de la CGT encagoulés, armés de barres de fer, de gourdins et de bombes lacrymogène, pénètre dans l’enceinte de la Bourse du Travail vers 11h. Ils se jettent sur les femmes et les enfants présents sur le lieu ; la majorité d’autres Sans-papiers est absente, partie manifester pour leur régularisation. Certains témoins affirment avoir aperçu des CRS « donner un coup de main » aux nervis au cours de cette ratonnade qui a suscité beaucoup d’indignations y compris dans les rangs de la CGT. Cette tragédie montre à quel point le gouvernement et le patronat ont réussi « à ériger un mur de racisme » entre les travailleurs avec ou sans papiers. Elle montre surtout que le traitement indigne réservé aux travailleurs sans papiers à travers le racisme institutionnel affaiblit, divise et rend inefficace les luttes de l’ensemble des travailleurs et en particulier celles des travailleurs français en ce temps de crise. Si le racisme contre les travailleurs sans papiers est vaincu, alors toutes les prémisses du racisme sont minées. Lorsque les travailleurs français se lèvent contre l’asservissement des travailleurs sans papiers, ils minent le système de discrimination nationale et créent une base pour l’unité de tous les travailleurs avec ou sans papiers dans leurs luttes pour leurs revendications fondamentales. Les travailleurs français du pays berceau des D roits de l’Homme ont donc un intérêt direct à soutenir les luttes des travailleurs sans papiers. Et d’allant, ils contribuent à « briser le mur artificiel érigé » par le patronat et le gouvernement entre eux-mêmes et les travailleurs sans papiers et à se libérer de la tyrannie du capitalisme en crise.
Mur 3 : entre les Sans-papiers.
Le 1er août 2007, plus de quarante véhicules de police, des centaines de policiers, des CRS et des éléments de la brigade anti-criminalité bouclent la Bourse du Travail à Lille. Ils investissent les lieux, procèdent au tri et embarquent les grévistes vers divers hôpitaux de la région tandis d’autres Sans-papiers sont placés en garde à vue au 47ème jour de leur grève de la faim. Plusieurs Sans-papiers sont passés à tabac, sans compter les humiliations et les injures racistes. D urant deux semaines, ils endurent des tortures consistant à les ballotter entre les commissariats, les urgences des CHR et les terrains vagues. 11 d’entre eux sont expulsés. D ans le prolongement, une vaste campagne d’intoxication est déclenchée pour discréditer le responsable de la commission juridique et le porte-parole du CSP59. Ils passent plusieurs heures en garde à vue alors que les enquêtes ouvertes à la demande du Procureur de la République débouchent sur un non-lieu. Les infiltrations, les filatures, la perquisition du local du CSP59, la saisie du matériel de l’I D M et finalement le saccage systématique du local et des fournitures de bureau sont entrepris pour liquider le mouvement. Telle est la mission de D aniel CANEPA, Préfet de Région de 2006 à 2008. Objectif : liquider le CSP59 et mettre fin à l’exception lilloise qui risque d’entraîner derrière lui les autres Collectifs en difficultés dans d’autres préfectures. Ces actions répressives d’une rare barbarie avaient dangereusement entamé le moral des Sans-papiers et de certains Soutiens. Mais D aniel CANEPA est reparti sans avoir réussi la mise à mort du CSP59. Aujourd’hui, les Sans-papiers découvrent toute l’étendue de ce racisme politiquement organisé et reviennent à la lutte plus déterminés que jamais à « raser le mur « que CANEPA a essayé d’ériger entre eux et le CSP59 d’une part, et les Soutiens d’autre part.
Dans le contexte de crise actuelle, la CNSP appelle à la mobilisation des travailleurs avec ou sans papiers, travailleurs licenciés, sinistrés du Val de Sambre, élus Républicains, publics, privés, organisations syndicales, partis politiques, Sans-emploi à s’associer aux actions que les collectifs des Sans-papiers envisagent de développer localement à la rentrée. Même si le racisme transpire dans la société française à travers tous les pores et n’est pas facile à briser, il y a néanmoins des milliers de démocrates français prêts à démolir « ce mur » jusque dans ses fondations.
TOUS AUX MANIFESTATIONS POUR LE 13er ANNIVERSAIRE DU COUP DE HACHE DE ST BERNARD :








