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A propos du boycott de ken loach, jane fonda & cie

Au Canada (et ailleurs dans le monde) l’assaut est donc lancé contre le Toronto International Film Festival (TIFF) : le Festival international du cinéma de Toronto, qui consacre une petite partie de son programme (City to City) à Tel-Aviv.

Ken Loach fait partie des boycotteurs, de même que Jane Fonda et plusieurs autres artistes/activistes hypersélectifs dans leur choix de pays à boycotter (ils n’en boycottent qu’un, comme par hasard le seul État juif au monde, mais c’est purement un hasard - et ils ne boycottent aucun autre pays impliqué dans le conflit, comme l’Iran, la Syrie ou le Liban etc., ce qui démontre que ce n’est pas le conflit en soi qui les dérange).

Les partisans du boycott total de l’État juif ont même monté un blog pour l’occasion.

On peut y lire les habituelles "critiques" : TIFF serait complice de la "machine de propagande israélienne". Le programme City to City est décrit comme une "campagne de propagande" en faveur du "régime d’apartheid". On y met en cause le financement du Festival, et on peut lire également que Tel-Aviv "a été construite sur des villages palestiniens détruits". On perçoit ici une hostilité fondamentale qui n’a plus grand-chose à voir avec le statut des territoires disputés, ou la récente opération militaire israélienne dans la bande de Gaza…

Un article du journal Toronto Star résume la situation. On peut également lire la lettre ouverte signée par Cameron Bailey, vice-président du TIFF, sur le site du Festival : An Open Letter on City to City : Tel Aviv.

On apprend ainsi que les "critiques-de-la-politique-d’Israël" font des insinuations mensongères lorsqu’ils mettent en cause le financement et l’indépendance du TIFF : "No, it isn’t true. The state of Israel and our government are not funding TIFF in any way. It isn’t part of the branding project, and is completely separate and had nothing to do with us", a ainsi déclaré un porte-parole du consulat général d’Israël à Toronto cité par The Star. Les organisateurs du TIFF rejettent également les assertions des boycotteurs et insistent sur l’indépendance du Festival.

On apprend également que les organisateurs du Festival avaient proposé aux "critiques" de voir les films présentés dans le cadre de City to City : Tel-Aviv et de les juger sur leur contenu, et non pas uniquement sur leur provenance. Cette accommodante proposition a été catégoriquement rejetée par les activistes "antisionistes". Pour eux, il suffit qu’un film soit israélien pour être assimilé à une "campagne de propagande" du "régime d’apartheid", et donc rejeté.

Ken Loach et ses amis ont acquis une certaine expérience dans l’intimidation des Festivals culturels, que ce soit en Écosse ou en Australie (le chantage avait fonctionné en Écosse mais avait échoué en Australie, cf. Haaretz). Ils peuvent compter sur une partie de la population, prompte à condamner Israël et sa "propagande" que ce soit par ignorance (ce n’est pas les intox répandues par les partisans du boycott qui vont y remédier), par conformisme ou -dans certains cas- par conviction antisémite.


Article publié le 8 septembre 2009
Commentaires
  • (4) Le produit n’est ni financé ni sponsorisé par un organisme israélien officiel.

    Sauf à violer les critères précédents, en l’absence d’un parrainage israélien officiel, le produit individuel d’un travailleur culturel israélien n’est pas boycottable en tant que tel, indépendamment de son contenu ou de ses mérites.

    Ce qui est le cas ici. C’est la PROVENANCE des films israéliens (dix films) dans le cadre du programme City to City, qui n’est qu’une petite partie de la programmation du Festival de Toronto, qui motive les boycotteurs.

    L’allusion à Brand Israel faite par les boycotteurs est pipeau puisque le Festival n’a rien à voir avec Brand Israel.

    Et puis j’aimerais bien qu’on m’explique en quoi The Bubble d’Eytan Fox serait un élément de la "machine de propagande sioniste" ? A moins de considérer l’histoire d’amour entre deux hommes, un Juif et un Arabe, soit de la propagande sioniste, bien sûr…

    Ce boycott sent mauvais.

  • CITATION …"ce qu’il y a derrière le boycott : demander la disparition de l’état d’Israël".

    REPONSE

    OUI ! comme a disparu l’état sud -africain d’apartheid , comme a disparu l’etat raciste Nazi , oui , nous voulons que l’Etat israelien raciste ,génocidaire disparaisse .

    L’Etat pas les "Blancs" , pas les "Allemands" pas les "juifs" et le plus tot sera le mieux : droits égaux pour tous .

    Autrefois en Suisse ça s’est massacré à tire larigot -Francophones, Germanophones, intalophones, protestants , catholique , puis ça a décidé de faire la paix et un état avec des droits égaux pour tous et quelques cantons avec une grande autonomie et le pays est devenu un pays digne et prospère .

    Nous nous battons pour le meme type de disparition

  • a propos du boycott de ken loach, jane fonda & cie 10 septembre 2009 10:55, par free

    "LES JUIFS ETANT MAJORITAIRES"…

    C’est ça ! On chasse ,on massacre, on spolie , on exile- tout ceci sans discontinuer- on refuse le droit au retour des Palestiniens (droit reconnu par la charte de l’ONU à tous les peuples du monde) et puis on on vient vous dire qu’on est majoritaire et réclamer la récompense pour tous ces crimes !

    "A la fin de 2006, le nombre de Palestiniens dispersés dans le monde a été évalué par le Bureau Central Palestinien des Statistiques à 10,1 millions. 39,2% (ou 3,95 millions) d’entre eux seulement vivent dans les territoires occupés".

    UN ETAT POUR DEUX PEUPLES

  • OUI ! comme a disparu l’état sud -africain d’apartheid , comme a disparu l’etat raciste Nazi , oui , nous voulons que l’Etat israelien raciste ,génocidaire disparaisse .

    l’état sud africain de l’apartheid a disparu, mais l’état sud africain est resté

    l’état nazi a disparu, mais l’allemagne est restée

    l’état israélien disparait, qu’est-ce qu’il reste ? rien

    Le monde entier s’est battu pour les changements en afrique du sud et pour éradiquer le système nazi, pas pour faire disparaitre les états.

    Alors pourquoi exiger de faire disparaitre l’état israélien ? pour le remplacer par une Grande Palestine du Nil au Jourdain ?

  • israël, état génocidaire ? première nouvelle. Raciste oui, génocidaire, non sauf pour les négatios qui tiennent à la comparer à l’état nazi.

  • 7:43 a très bien compris les motivations du boycott total : le but est bel et bien d’isoler puis d’éliminer Israël et non pas de soutenir les Palestiniens et leurs revendications pour un pays à eux aux côtés d’Israël.

    Le lointain souvenir de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud est un alibi bien commode, voyons pourquoi rapidement :

    - c’est loin, c’est le passé, les souvenirs des vieux se troublent et les jeunes n’ont pas connu ce temps

    - les mêmes qui se réclament de la lutte contre l’ancien régime sud-africain n’exigent, aujourd’hui, que la fin d’un seul pays : Israël. Ils ne visent absolument aucun autre pays ou régime, quel que soit son niveau de nuisance, la répression exercée contre des minorités ou le nombre de victimes civiles (Chine, Russie, Soudan, etc…) ils ne réclament même pas la fin des USA, c’est dire !

    - l’apartheid, c’était le contrôle total exercé par 10% de la population ; le boycott était soutenu par 90% de la population sud-africaine, c’était un moyen de leur dire "on est là, on ne vous oublie pas". Mais le boycott d’Israël permet de dire à 80% de la population de ce pays "on ne vous oublie pas, on vous hait", ce qui est un message quelque peu différent ! Le boycott contre l’Afrique du Sud c’était un message d’amitié à la population, le boycott contre Israël c’est exactement l’inverse.

  • Ajoutez votre signature ! 11 septembre 2009 09:56

    To add your name to this letter, please send your name, occupation and country to tiff.letter gmail.com We will accept signatures until September 14, 2009

    For further reading on this issue :

    Letter by Canadian filmmaker John Greyson on withdrawing his film from the Toronto International Film Festival in protest against City to City :

    http://tiny.cc/tiff_open_letter

    Response by TIFF co-director Cameron Bailey to Greyson’s withdrawal and this petition :

    http://www.tiff.net/livefromthefest…

    Report in Israeli daily Haaretz :

    http://www.haaretz.com/hasen/spages…

    Report in Guardian newspaper, UK :

    http://www.guardian.co.uk/commentis…

    Statement by the Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel

    http://www.pacbi.org/etemplate.php?…

  • Sans moi. Ce boycott culturel pue, ciblé uniquement contre les films israéliens, alors que le Canada participe aux opérations en Afghanistan. Il aurait fallu boycotter tout le festival.

  • MDR, ils ont oublié de mener campagne pour le boycott de la Mostra de Venise !

    Le Lion d’Or de la 66e Mostra de Venise a été décerné samedi soir en clôture du festival au film « Lebanon », de l’Israélien Samuel Maoz. Le film montre les horreurs de la première guerre au Liban en 1982, vu par des soldats israéliens depuis l’intérieur d’un blindé.

  • très intéressant ce lien vers l’article de A. Gresh, que l’on soit pour ou contre, on peut y lire des interventions d’un niveau assez élevé, de personnes qui pensent, écrivent sans avoir besoin de copier-coller.

    Maintenant, il est hors sujet, ici, il s’agit de la tentative de boycott des films israéliens au festival du film de Toronto, pas de l’enquête sur "plomb durci", même si certains veulent s’appuyer sur la politique du gouvernement israélien pour un boycott culturel.

  • correction au post initial 20 septembre 2009 15:03

    "Ken Loach fait partie des boycotteurs, de même que Jane Fonda (…)"

    Jane Fonda s’est excusée d’avoir signé, un peu hâtivement, la pétition anti-festival de Toronto. Elle a fait savoir le 14 septembre qu’elle retirait sa participation au boycott. Le festival se terminait hier, le 19.

    Le Guardian (UK) rend compte de sa décision.

    Jane Fonda apologises over Toronto petition

    Fonda regrets signing letter objecting to Toronto film festival’s decision to showcase films from Tel Aviv

    (…)

    Fonda pointed out that her decision had been based on anger over the suspicion that Toronto was being used by the Israeli government to boost its newly launched campaign to "rebrand" the country.

    [note : à ma connaissance Jane Fonda est la seule parmi les signataires à avoir pris en compte les "suspicions" colportées par le texte de la pétition]

    I signed the letter without reading it carefully enough, without asking myself if some of the wording wouldn’t exacerbate the situation rather than bring about constructive dialogue.

    Espérons que la prochaine fois, elle lira mieux avant de signer.

    Elle a quand même le courage de commenter publiquement une erreur de jugement, alors que rien ne l’y contraignait et qu’elle aurait tout simplement pu laisser couler l’eau sous les ponts… Ca mérite le respect.

  • Des gens qui retournent leurs vestes, on en trouve partout. Ce n’est pas ça qui est important, et on connaît les moyens de pression des lobbies.

    La nécessité du boycott n’est pas une pure invention des "antisémites", mais bien la constatation que les sionistes n’ont d’autre argument que la défense inconditionnelle d’un Etat totalement raciste et le refus de toute résistance : violente ou non violente, et même le boycott.

    Les antiracistes, eux, soutiennent le boycott, qui est de plus en plus populaire, n’en déplaise aux néocons :

    1.
    Le parlement brésilien recommande le gel de l’accès d’Israël au troisième marché d’exportation mondial : http://www.protection-palestine.org…

    2.
    Les syndicats britanniques s’engagent dans un mouvement massif de boycott des produits israéliens - communiqué du presse du 17 septembre 2009
    Par Palestine Solidarity Campaign >

    pscnews palestinesolidaritycampaign.org

    Dans une décision historique, les syndicats de Grande-Bretagne ont voté à une majorité écrasante pour s’engager à construire un mouvement massif de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël pour un règlement négocié basé sur la justice pour les Palestiniens.
    La motion a été adoptée lors du Congrès annuel de la Fédération syndicale 2009 à Liverpool le 17 septembre par des syndicats représentant 6,5 millions de travailleurs dans tout le Royaume-Uni.

    Hugh Lanning, président de Palestine Solidarity Campaign, a dit : « Cette motion est le point culminant d’une vague de motions adoptées lors des conférences des syndicats cette année, suite à l’indignation provoquée par la guerre brutale d9 9Israël sur Gaza, et elle reflète le soutien grandissant aux droits palestiniens. Nous allons travailler avec la Fédération syndicale pour développer une campagne massive de boycott des produits israéliens, en particulier les produits agricoles qui sont produits dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie palestinienne. »

    La motion appelle de plus le Conseil général de la Fédération syndicale à faire pression sur le gouvernement britannique pour mettre fin au commerce d’armes avec Israël et pour soutenir les initiatives visant à la suspension de l’accord d’association Union Européenne-Israël. Les syndicats encouragent également le désinvestissement des compagnies qui profitent des 42 ans d’occupation illégale d’Israël de Gaza et de la Cisjordanie.

    La motion a été présentée par le Syndicat des Brigades du Feu. Les plus gros syndicats au Royaume-Uni, dont Unite, le syndicat du secteur public et UNISON, qui représente les travailleurs des services de santé, ont voté en faveur de la motion.

    La motion condamne également la déclaration du 13 janvier 2009 en soutien à la guerre d’Israël sur Gaza faite par le syndicat israélien Histadrut, guerre qui a tué 1.450 Palestiniens en trois semaines, et elle demande que soient revues les relations de la Fédération syndicale avec Histadrut.

    Les syndicats britanniques se joignent à=2 0ceux d’Afrique du Sud et d’Irlande en votant pour utiliser une campagne massive de boycott comme outil conduisant Israël à respecter le droit international, et faire pression sur lui pour se conformer aux résolutions des Nations Unies qui encouragent la justice et l’égalité pour le peuple palestinien.

    Lire la motion intégrale adoptée le 17 septembre.

    Note de Palestine Solidarity Campaign :

    - Contact média : 020 7700 6192
    - Palestine Solidarity Campaign est le mouvement de solidarité avec les Palestiniens le plus important de Grande-Bretagne ; il est soutenu par des milliers de membres individuels, ainsi que par 18 syndicats nationaux et des centaines de sous-sections syndicales locales.
    - Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions vise à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international.

    3. Tournant dans la mouvement de solidarité avec la Palestine aux USA
    Un tournant du mouvement de solidarité aux Etats-Unis.

    Nada Elia, The Electronic Intifada, 16 septembre 2009

    Ce week-end, à la huitième conférence nationale des organisateurs de l’US Campaign to End the Israeli Occupation [Campagne US pour terminer l’occupation israélienne, http://www.endtheoccupation.org/] à Chicago, les délégués d’environ 300 groupes qui constituent la campagne étasunienne ont voté en faveur d’un boycott universitaire et culturel d’Israël. Le vote est venu à la suite d’une présentation d’Omar Barghouti et de moi-même de la part de la Campagne Palestinienne pour un Boycott universitaire et Culturel d’Israël (PACBI) et de la Campagne Etasunienne pour un Boycott universitaire et Culturel d’Israël (USACBI).

    La proposition que « la ‘Campagne US pour finir l’occupation israélienne’ devrait avaliser le principe des boycotts universitaire et culturel » est passée de manière écrasante avec une abstention et aucune objection. Le vote quasi unanime et le profond soupir de soulagement qui a suivi restera dans l’Histoire comme le moment où les militants US solidaires de la Palestine ont dépassé les différences tactiques qui nous ont longtemps freinés, pour venir enfin à confronter ensemble l’apartheid israélien.
    L’histoire de la lutte palestinienne pour l’auto-détermination, l’indépendance et les droits humains est tristement celle d’occasions manquées.

    Historiquement, les aspirations palestiniennes n’ont pas été réalisées à cause de directions ineptes et corrompues et de divisions internes mesquines
    Mais nous avons aussi appris que le changement ne viendra pas d’en haut. Il devra venir et viendra de la base, du peuple qui n’a rien d’autre à perdre que ses murs de prison, l’humiliation quotidienne comme réfugié, comme citoyen de 2eme ou 3eme classe, ou comme non-citoyen. Représentant la plus large coalition de la société palestinienne, de divers secteurs de la Palestine historique comme de l’Exil mondial, ces Palestiniens sont ceux qui ont délivré ensemble l’appel pour le boycott, les désinvestissements et les sanctions (BDS), modelé sur celui qui a aidé à abolir l’Apartheid sud-africain, donnant l’orientation d’un mouvement mondial de soutien à cet appel au boycott.
    Miroir des limitations de la direction palestinienne, l’histoire du militantisme de solidarité est terni par les occasions manquées à cause de la division et de la discorde, là où il aurait dû y avoir une vision partagée du bien pour le peuple palestinien.

    Mais quand les participants à la conférence de ce week-end ont voté pour prendre en compte l’appel palestinien à se joindre au mouvement BDS mondial, ils ont finalement placé ce pays sur le chemin de la justice. Les citoyens, les organisations et même des personnalités gouvernementales du monde entier, du Bangladesh à l’Afrique du Sud à la Norvège, ont déjà répondu à cet appel dirigé par les Palestiniens.

    Après des résistances à des mesures BDS complètes lors des conférences précédentes, les organisateurs de la Campagne US ont répondu maintenant par un OUI massif, indiquant que la marée change de sens aux USA. Cette fois-ci, ces militants ne sont pas revenus dans leurs cercles pour dire que le moment de s’emparer de l’appel palestinien au boycott n’est pas encore venu. La complicité du silence, d’une autocensure injustifiée, est enfin terminée, et les USA peuvent se joindre au chœur mondial qui crie « Finissons en ! ».

    En vérité, apprendre de l’Histoire, savoir et combattre l’apartheid israélien, appartient au passé pour ceux que la justice pour la Palestine motive. L’Apartheid a été aboli en Afrique du Sud par une campagne BDS mondiale, et une campagne BDS réussie peut mettre fin à l’apartheid israélien. Quiconque craint qu’abolir l’apartheid israélien ‘détruirait’ ce pays croit probablement (et logiquement devrait croire) que l’Afrique du Sud a été ‘détruit’ en 1994
    Cette lutte ne sera ni rapide ni facile. L’appel au BDS sud africain est venu d’une poignée d’étudiants Sud-Africains dans un petit sous-sol à Londres en 1959, l’Apartheid n’a pas été aboli officiellement avant 1994. Comme le dit le titre de l’autobiographie de Nelson Mandela : ‘Une longue marche pour la liberté’. Mais l’Histoire est de notre côté, alors que de plus en plus de militants répondent à l’appel palestinien.

    Le précédent est là, nous ne réinventons pas la roue, nous empruntons un modèle qui a conduit l’Afrique du Sud à la liberté. Les militants du mouvement BDS sud-africain opèrent avec les militants pour les droits des Palestiniens, parce qu’ils voient les similarités entre les deux luttes. L’Archevêque Desmond Tutu et Bill Fletcher Jr., pour indiquer deux membres majeurs de la campagne BDS d’Afrique du Sud, travaillent aussi avec la Campagne US pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (USACBI).

    USACBI agit et rien ne nous arrêtera. On est à bord du train de la liberté et on a avalisé l’appel palestinien du BDS sous tous ses aspects. Le week-end dernier, on a refermé l’écart dans le mouvement de solidarité aux USA et j’espère que cet appel sera propulsé par l’immense soutien populaire que la Campagne US pour terminer l’occupation israélienne a rassemblé au cours des années dans ce pays.

    Notre réunion à la conférence est stimulante, car nous pouvons maintenant répondre à l’unisson à l’appel palestinien pour terminer non seulement l’occupation, mais l’apartheid israélien. Ce n’est pas trop tôt. Nous n’avons rien à perdre, sinon l’apartheid.

    Nada Eila est une organisatrice de la campagne US pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (http://www.usacbi.org), et membre de INCITE !, Women of Collor Against Violence taskforce on militarism and occupation [Groupe d’action contre le militarisme et l’occupation des Femmes pas blanches anti-violence (www.incite-national.org). Avec Omar Barghouti elle a mené deux sessions de discussion sur le boycott universitaire et culturel à la conférence des organisateurs de la Campagne US pour terminer l’Occupation israélienne.

  • 22h46 et quelques dégueulasseries

    Des gens qui retournent leurs vestes, on en trouve partout. Ce n’est pas ça qui est important, et on connaît les moyens de pression des lobbies.

    A croire, d’après lui, que Jane Fonda n’a pas été libre de retirer sa signature. C’est faire bien peu cas de son libre arbitre et la déconsidérer complètement.

    L’antisionisme ne doit pas permettre de mépriser ceux qui ne sont pas d’accord avec leur lobby. Car il se développe un lobby antisioniste liberticide.

    La nécessité du boycott n’est pas une pure invention des "antisémites", mais bien la constatation que les sionistes n’ont d’autre argument que la défense inconditionnelle d’un Etat totalement raciste et le refus de toute résistance : violente ou non violente, et même le boycott.

    De très nombreux israéliens antiracistes et anti-gouvernement sont contre le boycott. Le plus célèbre est Uri Avnery de Gush Shalom.

    Les antiracistes, eux, soutiennent le boycott, qui est de plus en plus populaire, n’en déplaise aux néocons :

    Certains antisionistes sont de moins en moins anti-racistes, trainant dans la boue tous ceux qui, pour de bonnes raisons, sont opposés au boycott. Ca devient un groupe de pression, montant des listes d’opposants aux boycott.

  • très drôle ! 2 octobre 2009 11:04

    (“montant des listes d’opposants aux boycott"

    Faudrait pas projeter ses propres propensions au flicage ! Quand on boycotte un Etat aussi raciste qu’Israël, on répond évidemment à ceux qui le défendent. Et vu qu’ils sont plus que présents dans tous les médias et jusque sur Indymedia, on n’a pas besoin de faire beaucoup de listes.

    Il est particulièrement plaisant, par contre, de voir des sionistes parler de lobby… des autre ! ! !

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