lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
Au Canada (et ailleurs dans le monde) l’assaut est donc lancé contre le Toronto International Film Festival (TIFF) : le Festival international du cinéma de Toronto, qui consacre une petite partie de son programme (City to City) à Tel-Aviv.
Ken Loach fait partie des boycotteurs, de même que Jane Fonda et plusieurs autres artistes/activistes hypersélectifs dans leur choix de pays à boycotter (ils n’en boycottent qu’un, comme par hasard le seul État juif au monde, mais c’est purement un hasard - et ils ne boycottent aucun autre pays impliqué dans le conflit, comme l’Iran, la Syrie ou le Liban etc., ce qui démontre que ce n’est pas le conflit en soi qui les dérange).
Les partisans du boycott total de l’État juif ont même monté un blog pour l’occasion.
On peut y lire les habituelles "critiques" : TIFF serait complice de la "machine de propagande israélienne". Le programme City to City est décrit comme une "campagne de propagande" en faveur du "régime d’apartheid". On y met en cause le financement du Festival, et on peut lire également que Tel-Aviv "a été construite sur des villages palestiniens détruits". On perçoit ici une hostilité fondamentale qui n’a plus grand-chose à voir avec le statut des territoires disputés, ou la récente opération militaire israélienne dans la bande de Gaza…
Un article du journal Toronto Star résume la situation. On peut également lire la lettre ouverte signée par Cameron Bailey, vice-président du TIFF, sur le site du Festival : An Open Letter on City to City : Tel Aviv.
On apprend ainsi que les "critiques-de-la-politique-d’Israël" font des insinuations mensongères lorsqu’ils mettent en cause le financement et l’indépendance du TIFF : "No, it isn’t true. The state of Israel and our government are not funding TIFF in any way. It isn’t part of the branding project, and is completely separate and had nothing to do with us", a ainsi déclaré un porte-parole du consulat général d’Israël à Toronto cité par The Star. Les organisateurs du TIFF rejettent également les assertions des boycotteurs et insistent sur l’indépendance du Festival.
On apprend également que les organisateurs du Festival avaient proposé aux "critiques" de voir les films présentés dans le cadre de City to City : Tel-Aviv et de les juger sur leur contenu, et non pas uniquement sur leur provenance. Cette accommodante proposition a été catégoriquement rejetée par les activistes "antisionistes". Pour eux, il suffit qu’un film soit israélien pour être assimilé à une "campagne de propagande" du "régime d’apartheid", et donc rejeté.
Ken Loach et ses amis ont acquis une certaine expérience dans l’intimidation des Festivals culturels, que ce soit en Écosse ou en Australie (le chantage avait fonctionné en Écosse mais avait échoué en Australie, cf. Haaretz). Ils peuvent compter sur une partie de la population, prompte à condamner Israël et sa "propagande" que ce soit par ignorance (ce n’est pas les intox répandues par les partisans du boycott qui vont y remédier), par conformisme ou -dans certains cas- par conviction antisémite.