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Valse avec Béchir , Lebanon, Beaufort :c’est toujours des films "OH ! COMME NOUS AVONS PLEURE, ET NOS MAINS N’ONT PAS VERSE CE SANG". … "Comme nous sommes sensibles et beaux …"

Et gagons sur tous les tableaux : massacrons à gogo puis gagnons des oscars avec nos tourments post massacres .

C’est pas nous qui vous ferons un film sur Jenine , Gaza , Deir Yassin… Jamais , car ce sont des lieux où nous ne pouvons imputer nos crimes à d’autres

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…

"VALSE AVEC BACHIR" CANAL PLUS lundi 21 septembre 2009 20h50 (video)
lundi 21 septembre 2009 (22h29)
1 commentaire

Valse avec Bachir

Film d’animation

Lundi 21 septembre 2009 20h50

Réalisateur : Ari Folman

(Résumé du film : Une nuit, Ari se rend dans un bar où il a rendez-vous avec un ami, qui se plaint de cauchemars récurrents. En effet, cet homme est hanté par les 26 chiens qu’il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80. Tous le pourchassent en meute durant son sommeil. Peu à peu, Ari, se retrouve confronté aux souvenirs qui lui restent de cette période de sa vie. Il se revoit, jeune soldat, se baignant devant Beyrouth avec ses camarades de régiment. Ari décide de renouer avec ce douloureux épisode de l’Histoire et se lance dans un périple à travers le monde pour interviewer ses anciens compagnons d’armes. Progressivement, il tisse des liens qu’il croyait oubliés…

http://www.canalplus.fr/programme.a...)

"VALSE AVEC BACHIR"

de Gideon Lévy

Quel bon goût : le sang apparaît merveilleusement esthétique et la vraie cruauté n’est absolument pas la nôtre mais celle de tous les Samir Geagea et les Elie Hobeika. « Valse avec Bachir », en compétition dimanche pour les Oscars, est un film israélien révoltant. Faut-il s’étonner que nous en soyons si fiers ? Tout le monde croise les doigts pour Ari Folman et tous les créateurs de « Valse avec Bachir » pour qu’ils gagnent un Oscar. Premier Oscar israélien ? Pourquoi pas ? Mais après avoir dit cela, ajoutons : ce film est irritant, énervant, agaçant, révoltant, trompeur et riche de tours de passe-passe. Il mérite l’Oscar pour les images, il mérite d’être marqué d’infamie pour son message. Ce n’est pas un hasard si Folman n’a pas desserré les dents lors de la cérémonie de remise des « Golden Globes » : pas un mot à propos de la guerre à Gaza qui faisait fureur en son nom, au moment où il était sur la scène et qu’il recevait son prix.

A Gaza, on voyait ce jour-là des images extraordinairement semblables à celles présentées par Folman dans son film mais le réalisateur n’a pas trouvé un mot à dire à leur propos. Avant que nous ne lui tressions des couronnes – manière en fait d’en tresser à nous-mêmes car ce sera notre Oscar à n-o-u-s t-o-u-s – il est bon de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un film anti-guerre, pas même d’un film critique à l’égard de l’Israël agressif ; il s’agit d’une fraude, d’une supercherie, un film censé nous faire plaisir, et nous dire, à nous et au monde : voyez comme nous sommes beaux.

Hollywood sera à la fête, l’Europe applaudira et le Ministère israélien des Affaires étrangères dépêchera le film et son créateur dans tous les coins de la terre afin de présenter le beau visage du pays. La vérité, c’est qu’il s’agit d’un film de propagande. Stylé, sophistiqué, bourré de talent et de bon goût – mais un film de propagande. A Amos Oz et A.B. Yehoshua, s’ajoutera maintenant un nouvel ambassadeur culturel. Lui aussi passera pour éclairé, incomparablement éclairé, tellement différent des soldats postés aux checkpoints, des pilotes qui font sauter des quartiers d’habitation, des artilleurs qui bombardent femmes et enfants et des soldats du génie qui détruisent des rues.

En lieu et place de tout cela, voici – et en images – l’image inversée : le bel Israël, éclairé, tourmenté et qui se justifie, celui qui danse la valse avec Bachir, et aussi sans lui. Quel besoin avons-nous de propagandistes récitant les messages du Ministère des Affaires étrangères ? Quel besoin d’officiers, de commentateurs et de porte-parole ? Nous avons une valse.

Cette valse s’appuie sur deux fondements idéologiques : nous avons tiré puis nous avons pleuré, oh ! comme nous avons pleuré, et nos mains n’ont pas versé ce sang. Ajoutez à cela un brin de souvenirs du génocide, sans lesquels il n’y a pas d’activité israélienne digne de ce nom sur quelle que question que ce soit, et une pincée de victimisation et vous avez le portrait truqué d’Israël 2008.

Folman a participé à la guerre au Liban et deux douzaines d’années plus tard, l’idée lui vient d’en faire un film. Folman est tourmenté. Il retrouve ses compagnons d’armes d’alors. Il trinque au bar avec l’un, fume des joints en Hollande avec l’autre, réveille aux petites heures son copain thérapeute et retourne faire une tranche chez sa psy, tout ça pour se libérer enfin du cauchemar qui hante ses nuits. Le cauchemar, c’est toujours le nôtre et rien que le nôtre.

Il est très confortable de réaliser un film sur la lointaine première Guerre du Liban – nous en avons déjà envoyé un aux Oscars, « Beaufort » – et plus confortable encore de se focaliser sur Sabra et Chatila.

Dès le début, les journées de la grande protestation contre le massacre dans ces camps de réfugiés se sont accompagnées de l’affirmation qu’en dépit des silences et des clins d’œil, malgré le feu vert donné aux phalangistes, nos factotums, et bien que tout se soit déroulé en territoire sous occupation israélienne, les mains cruelles qui ont versé ce sang ne sont pas les nôtres. Elevons la voix contre tous les Samir Geagea et les Elie Hobeika, tous les cruels Bachir et oui, aussi un petit peu contre nous qui avons fermé les yeux, peut-être même encouragé, mais du moins n’avons-nous pas versé le sang de nos propres mains. Sur le sang de l’autre, celui que nous avons versé et que nous continuons de verser de Jénine à Rafah, tout entier fait maison, sur celui-là aucun réalisateur israélien ne s’est décidé à faire un film. Ce n’est pas un hasard.

Les soldats de l’armée la plus éclairée au monde chantent une chanson dans « Valse avec Bachir » : « Bonjour, Liban. Puisses-tu ne pas connaître la souffrance. Tes rêves se réaliseront, tes cauchemars se dissiperont. Que ta vie soit toute entière une bénédiction. » Joli, non ? Quelle autre armée chanterait pareilles chansons et au plus fort d’une guerre, de surcroît ? Ensuite, ils chantent que le Liban est « l’amour de ma courte vie » et le char d’où s’élève la chanson écrase une voiture, l’aplatissant comme une boîte à conserve, puis il heurte une maison, menaçant de la faire s’effondrer. Nous sommes comme ça. Nous chantons et nous détruisons. Où trouve-t-on encore des soldats sensibles comme ceux-là ? Il serait encore préférable qu’ils hurlent d’une voix rauque « mort aux Arabes ».

J’ai vu le film deux fois. La première fois, au cinéma, j’avais été impressionné : quel fignolage, quel talent ! Les images sont splendides, les voix authentiques, la musique caressante, même le doigt à moitié coupé de Ron Ben Yishai est dessiné avec précision. On n’a omis aucun détail, aucune nuance n’a été bâclée. Tous les héros sont des héros : merveilleusement stylés comme Folman lui-même, s’exprimant avec aisance, beaux, à la mode, soigneux de leur personne, informés, de gauche, sensibles et intelligents.

Je l’ai vu une deuxième fois, chez moi, quelques semaines plus tard. Cette fois, j’ai été attentif aussi à ce qui y était dit et j’ai perçu le message qui surgit de derrière l’écran trompeur du talent. J’étais d’instant en instant plus révolté. C’est un film irritant comme pas deux, précisément du fait de l’énorme talent qui y est à l’œuvre. L’art y est mobilisé au profit d’une campagne de duperie. La guerre est peinte en couleurs douces et caressantes. Comme une bande dessinée, vous voyez. Même le sang y est merveilleusement esthétique et la souffrance n’est pas vraiment de la souffrance quand elle est dessinée. La bande son joue en arrière-plan, avec les boissons et les joints qu’il faut, dans les bars qu’il faut. Les instigateurs de la guerre ont été mobilisés au service actif de l’admiration et du tourment de soi-même. Boaz est dévasté depuis qu’il a tiré mortellement sur 26 chiens errants et il se souvient de chacun d’eux. Il cherche maintenant « un traitement, un psy, le shiatsu, quelque chose ».

Pauvre Boaz. Pauvre Folman aussi : quel sortilège l’empêche de se rappeler ce qui s’est passé lors du massacre ? « Les films, c’est aussi une psychothérapie », reçoit-il en guise de conseil gratuit. Sabra et Chatila ? « Pour te dire vrai, ce n’est pas dans mon système à moi », dit-il en hébreu d’aujourd’hui. Après la rencontre avec Boaz, qui a eu lieu en 2006, soit 24 ans plus tard, arrive le « flash », le grand flash qui a engendré le grand film.

De cet été-là, le héros du film se souvient avec une grande tristesse : c’est précisément le moment où Yaeli l’a largué. Entre-temps, ils ont tué et détruit sans discernement. Le commandant regardait des cassettes pornos dans une villa de Beyrouth ; même [le journaliste] Ron Ben Yishai « avait un appartement » à Ba’abda où, un soir, il a descendu un demi verre de whisky et a décroché le combiné du téléphone pour appeler Arik [Sharon] dans son ranch et lui raconter le massacre.

Personne ne demande à qui diable pouvaient bien appartenir ces appartements pillés, où étaient leurs propriétaires ni tout bêtement ce que nos forces faisaient là, dans ces appartements. Ce n’est pas dans le système du cauchemar. « Tout ce qu’il me reste, c’est une hallucination, un mer d’angoisses », s’avoue le héros en se rendant chez sa thérapeute qui s’empressera de l’apaiser : « Votre intérêt pour le massacre provient, plus globalement, d’un autre massacre. Cela vient des camps d’où sont revenus vos parents. Vous vivez ce massacre et ces camps-là. »

Bingo. Que n’y avions-nous pensé plus tôt ? Ce n’est absolument pas nous, ce sont les nazis, que leur nom et leur souvenir soient effacés. C’est à cause d’eux que nous sommes ce que nous sommes. « On vous a fait remplir le rôle du nazi malgré vous », le rassure un autre thérapeute, comme un rappel des paroles stupides de Golda Meir disant que jamais nous ne pardonnerons aux Arabes de nous avoir fait ce que nous sommes. « Vous vous êtes occupé de l’éclairage mais vous n’avez pas commis le massacre », dit le thérapeute pour l’apaiser. Parfait. Nous n’y avons pas mis la main.

Et en plus ce n’est pas nous qui avons perpétré le massacre : qu’il est plaisant de montrer la cruauté de l’Autre. Les membres amputés que les Phalangistes – leur nom soit effacé – plaçaient dans des bouteilles de formol, les pelotons d’exécution devant le mur, les marques tailladées dans le corps de leurs victimes. Regardez-les et regardez-nous : jamais nous ne faisons des choses pareilles.

Lorsque Ben Yishai pénètrera dans les camps, il évoquera des images du ghetto de Varsovie. Tout à coup, à travers les ruines, il aperçoit une petite main et une tête aux cheveux bouclés, exactement comme celle de sa fille. « Stop the shooting, everybody go home » [arrêtez de tirer, tout le monde rentre chez soi], lance dans le haut-parleur le commandant Amos, et le massacre cesse d’un seul coup. Cut. Coupez. Et alors, tout à coup, les images dessinées laissent la place à des images réelles de femmes hurlant au milieu des ruines et des cadavres. C’est la première fois dans le film que l’on voit non seulement des images réelles mais de vraies victimes. Pas celles qui ont besoin d’un psy ou d’un verre pour se remettre, mais celles qui se sont retrouvées endeuillées, sans maison, estropiées. Et c’est le premier (et le dernier) moment de vérité et de douleur dans « Valse avec Bachir ».

Haaretz, 20 février 2009

http://haaretz.co.il/hasite/spages/…

Version anglaise : Medal of dishonour -

http://haaretz.com/hasen/spages/106… (Traduction de l’hébreu : Michel Ghys) Impression Envoyer par mail Destinataire : (email du destinataire)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…


Article publié le 22 septembre 2009
Commentaires
  • J’ai également vu ce très bon film d’animation, et je ne partage pas l’analyse très dure de l’auteur de l’article.

    Pour une fois qu’un film israëlien dénonce, images d’archive à l’appui, l’amnésie collective feinte par un pays tout entier à propos de Sabra et Chatila, je ne peux que féliciter son auteur pour son courage politique.

    Même si oui, "oser" ce film 24 ans après est peut-être un peu plus facile qu’oser la même chose avec ce qui se passe de nos jours en Palestine assiégée.

  • Gideon Levy en sort toujours de biens bonnes.

    Il reproche à un film d’animation d’être… un film d’animation : "Comme une bande dessinée, vous voyez"

    Il reproche à l’auteur du film de trop en faire sur… Sabra et Chatilah : "Il est très confortable de réaliser un film sur la lointaine première Guerre du Liban (…) et plus confortable encore de se focaliser sur Sabra et Chatila."

    Je ne me souviens pas d’avoir jamais lu une ligne de Gideon L. reprochant aux ennemis de son pays de "se focaliser sur Sabra et Chatila", plaintes déposées en Belgique en prime et à un point tel que l’on ne parle jamais des autres événements de la guerre civile libanaise (massacre de Damour etc), mais c’est sans doute parce que je suis distrait.

    Tout le reste est à l’avenant : le crime est israélien, point à la ligne. L’éditorialiste nous ressort même le prétendu "massacre" de Jénine, qui a vu 23 soldats israéliens périr dans les combats (cf Haaretz traduit par LPM). Extrait de Haaretz : "La propagande palestinienne a fait un usage pervers de légendes qui, pour une part, ont été fabriquées hors de Jénine. Certains officiels de l’Autorité palestinienne ont conduit cette propagande, et ont émis des accusations dénuées de fondement parlant d’"exécutions", attisant ainsi la haine contre Israël"

    Gideon L. ironise sur les films d’animations, mais les légendes et les contes ne le rebutent pourtant pas. Lorsqu’ils vont dans le "bon" sens.

    Bizarrement, la trad anglaise de son article sur haaretz.com omet l’intro, qui elle figure sur haaretz.co.il en hébreu et a été traduite par Ghys : "Quel bon goût : le sang apparaît merveilleusement esthétique et la vraie cruauté n’est absolument pas la nôtre mais celle de tous les Samir Geagea et les Elie Hobeika. « Valse avec Bachir », en compétition dimanche pour les Oscars, est un film israélien révoltant. Faut-il s’étonner que nous en soyons si fiers ?"

    Passage jugé trop hard pour les lecteurs internationaux ? Hobeika et Geagea n’apparaissent même plus dans la version anglaise…

    Quant à l’intro du post, malgré le "nous" elle ne vient pas de Gideon L. sauf pour quelques courts extraits : "Valse avec Béchir , Lebanon, Beaufort :c’est toujours des films "OH ! COMME NOUS AVONS PLEURE, ET NOS MAINS N’ONT PAS VERSE CE SANG". … "Comme nous sommes sensibles et beaux …" Et gagons [sic] sur tous les tableaux : massacrons à gogo puis gagnons des oscars avec nos tourments post massacres. C’est pas nous qui vous ferons un film sur Jenine , Gaza , Deir Yassin… Jamais , car ce sont des lieux où nous ne pouvons imputer nos crimes à d’autres"

    Quand il s’improvise critique de cinéma Gideon L. fait comme d’habitude : des tonnes.

  • oui quelle entrée en matière 23 septembre 2009 14:49

    « gagons sur tous les tableaux : massacrons à gogo puis gagnons des oscars avec nos tourments post massacres »

    Evidement que ce n’est pas du Levy, ça sent trop la vision complotiste de l’histoire (protocoles et compagnie) et l’mage du juif sanguinaire, pour avoir été écrit par un journaliste du Haaretz.

    Si vous ne devinez pas qui est l’auteur, faites un tour sur les autres sites du réseau et comparez les signatures et les dates d’envoi. Vous constaterez qu’ici le truqueur de métier a fait plus soft qu’ailleurs. On va pas non plus s’en plaindre.

  • Après un sioniste « de gauche » qui a inondé le site pour nous expliquer, preuves à l’appui, que Gideon Levy est quelqu’un de très bien, mais que sa pensée remarquable est régulièrement détournée par des antisémites, voici arriver le sioniste d’extrême droite qui fout en l’air cette belle démonstration et rétablit la vérité sur le militant anti-apartheid et le remet à sa juste place.

    On pourrait penser que c’est là un magnifique exemple de la pluralité d’opinion dans la nébuleuse sioniste si on ne connaissait pas bien les deux compères. A quoi bon nous jouer la comédie du pour et du contre puisque les positions politiques sont STRICTEMENT les mêmes : pour le mur d’apartheid, pour l’occupation (avec des variantes territoriales), contre le retour des réfugiés, contre le boycott, contre un tribunal pour juger les crimes contre l’humanité…

    Qu’est-ce que ça peut nous foutre les différences de jugement sur Gideon Levy ? Dans tous les cas il s’agit de le neutraliser : soit en le détournant, soit en le diabolisant.

    Dans tous les cas, vous ne réussirez pas, c’est beaucoup trop gros !

    LES POGROMS DE L’AN 5765, par Gideon Levy

    “Ce devrait être un programme obligatoire dans le cursus scolaire : une excursion annuelle à Tel Roumeidah. Il faudrait amener ici tout élève israélien, de préférence avec ses parents. Il faudrait amener ici tous ceux qui ont éprouvé de la pitié pour les colons et l’ont prêchée partout, tous les vertueux dont le cœur s’est aigri devant le " trauma ", tous les champions de l’affliction qui ont pris part à la peine des évacués, tous ceux qui appellent à une chimérique réconciliation nationale avec eux. Tous il faut les amener dans le quartier de Tel Roumeidah à Hébron. Ici devraient se donner des cours de citoyenneté, voire de patriotisme.

    Ici vivaient paisiblement environ 500 familles palestiniennes : il en reste à peine 50. […]

    Il ne se passe pas un jour sans violence, sans jets de pierres, d’ordures et d’excréments sur les voisins terrorisés qui se terrent dans leurs maisons barricadées, qui craignent de jeter un coup d’œil par la fenêtre, dont le trajet jusque chez eux est à chaque fois un chemin de tourments et de frayeurs, et tout ça au nez et à la barbe des soldats et des policiers, ces représentants des autorités légales, qui se tiennent à l’écart.

    La “gauche sioniste”

    par Gideon Levy

    “Face à tout cela, la gauche sioniste a perdu elle aussi toute pertinence. Comme lors de toute rude épreuve dans le passé - au moment, par exemple, où les deux Intifadas ont éclaté - la gauche a, cette fois encore, échoué au moment précis où sa voix aurait été si vitale pour faire contrepoids aux roulements de tambours de la guerre. A quoi bon une gauche, si à chaque véritable épreuve, elle se joint au chœur national ? Le Parti Travailliste s’est à nouveau révélé être un partenaire dévoué à tout gouvernement : même Yuli Tamir et Shelly Yacimovich, on ne les entend plus du tout ; le mouvement « La Paix Maintenant » est frappé de mutisme ; même le Meretz se tait, sauf la courageuse députée Zehava Gal-On. Quelques jours d’une guerre voulue et déjà Yehoshua Sobol avoue s’être trompé sur toute la ligne : « La Paix Maintenant » est tout à coup, selon lui, un « slogan infantile ». Ses amis se taisent et leur silence ne résonne pas moins. Seule l’extrême gauche donne de la voix, mais c’est une voix que personne n’écoute.”

    "ISRAËL NE VEUT PAS LA PAIX", par Gideon Levy

    "Le moment de la vérité est arrivé et on doit le dire : Israël ne veut pas la paix. L’arsenal des excuses s’est épuisé, et les refrains israéliens rejetant la paix sonnent déjà creux. Jusqu’à récemment, il était encore possible de croire au refrain israélien consistant à dire « il n’y a pas d’interlocuteur palestinien » pour faire la paix ou « le temps est mal choisi » pour discuter avec nos ennemis. Aujourd’hui, la nouvelle réalité qui s’étale devant nos yeux ne laisse aucun doute et le refrain trop longtemps répété disant qu’Israël est pour la paix ne tient plus.

    Les USA et Israël sont les deux pays les plus haïs dans le monde actuellement. Tous deux sont responsables d’occupations brutales et répandent le sang d’innocents, tous deux luttent contre le terrorisme sans en considérer les raisons et aller à la racine des véritables causes ; tous deux mettent la paix mondiale en danger et leurs dirigeants répandent des slogans sur la paix qui sont vides de sens, tous deux s’entourent de murs.

  • Ou encore les "tourments du soldat israelien"que l’on ne voit jamais tuer et la négation des massacres de la population Libanaise

    "BEAUFORT", OSCAR DU FILM NEGATIONNISTE (video)
    mercredi 23 septembre 2009 (11h00)

    de Nidal

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…

    Je dois avouer que j’ai des goûts cinématographiques assez spéciaux : j’aime les films bizarres, décalés, imparfaits, discutables… C’est peut-être pour cela que j’ai aimé le film israélien sorti la semaine dernière en France : Beaufort.

    Ça n’est en effet pas tous les jours qu’on peut voir un film aussi clairement négationniste. Évidemment, je viens de vous le dire : en matière de cinéma, j’aime le spécial, le raté, le pas fameux.

    Par « négationniste », je veux dire : « qui nie une réalité historique avérée ».
    * * *
    Les critiques de films sont, dans la triste caste des journaleux, parmi les plus fainéants et les plus incultes. La recopie minutieuse d’extraits choisis du dossier de presse est pour eux une tâche épuisante. La lecture de la page des résumés de critiques consacrées à Beaufort sur AlloCiné donne le ton :

    « L’armée israélienne apparaît dans sa dimension de bravoure et d’absurde. Joseph Cedar (…) pose les questions qui dérangent. » - TéléCinéObs, François Forestier

    « Au-delà du message politique évident du film, Beaufort trouve aussi une profondeur inattendue dans l’utilisation que fait Cedar de son décor (…) Un juste questionnement sur l’histoire. » - Les Inrockuptibles, Jean-Baptiste Morain

    « Le film est sorti en Israël quelques mois après la “deuxième guerre du Liban”, en 2006, dans un fort moment de contestation des opérations menées. La leçon en va bien au-delà. » - L’Humanité, Dominique Widemann

    « Hymne anti-guerre, (…) ce film est un coup de maître de la part d’un réalisateur qui avait un temps - ironie de l’histoire - caressé l’idée de devenir général. » - La Croix, Sophie Conrard

    « Un film précis qui ne célèbre jamais [la guerre] (…) Beaufort est juste d’un bout à l’autre. (…) C’est un peu toutes les guerres qu’il raconte. » - Libération, Jean-Pierre Perrin

    « Un vigoureux pamphlet contre l’absurdité de la guerre. » - Ouest France

    La lecture de toutes les notules est simplement démoralisante : en gros, un beau film anti-guerre qui pose les bonnes questions…

    Seul Télérama émet une réserve sur le fond politique du film :

    « Tiré d’un roman de Ron Leshem, le film pèche surtout par sa neutralité : bien sûr, l’état-major israélien est durement critiqué pour ses choix stratégiques, et, en lui obéissant strictement, le jeune commandant du fort va perdre tragiquement quelques-uns de ses hommes.

    Mais telles sont les absurdités de la guerre en général, et pas spécifiquement celles de l’interminable conflit israélo-palestinien. Ainsi, même exécutant des ordres stupides, les troufions sont de braves petits gars, respectueux du drapeau et de la nation. Manque peut-être un contrechamp sur l’ennemi, qui permettrait de restituer tous les enjeux de cette guerre-ci. » - Aurélien Ferenczi

    J’avais découvert ce film sur Aljazeera en anglais il y a quelques mois. La jeune chroniqueuse culture-cinéma de la chaîne avait en effet présenté Beaufort comme étant un film « polémique en Israël », parce que, disait-elle, prônant la paix.
    * * *

    Dans le genre « film de guerre contestataire », Beaufort est excellent et efficace, très exactement dans la veine des meilleurs films américains contestant la guerre du Vietnam : excellents et… négationnistes. Le principe de ces films était de faire croire que la guerre qui a détruit le Vietnam, ses habitants et sa société, était mauvaise parce qu’elle… faisait du mal aux Américains et à ses soldats (d’où la toujours risible prétention américaine à se croire victime du Vietnam plutôt que l’inverse - lire Chomsky et ses descriptions de la « contestation » de la guerre du Vietnam).

    Beaufort nous montre le quotidien de soldats israéliens, retranchés dans un fort au sommet d’une montagne du Sud Liban, peu avant le retrait israélien de 2000, souffrant de la peur, de l’ennui et d’un manque total de motivation. L’« ennemi » n’est jamais montré, on ne voit que l’effet meurtrier de ses roquettes et de ses bombes.

    Ce que tous les critiques qui vantent la « justesse » de ce film n’ont pas remarqué, c’est que le film est « juste » à condition de considérer qu’il s’agit de science-fiction, d’une guerre inventée qui a eu lieu sur une autre planète. CAR CE QUE « MONTRE » BEAUFORT, EN REALITE, C’EST TOUT CE QU’IL NE MONTRE PAS. SA VERITE EST DANS LE MENSONGE PAR OMISSION SYSTEMATIQUE.

    Ce que le film ne montre pas, et qui est pourtant le fondement même de ce qu’ont vécu les habitants du Liban sud :

    * la terreur systématique contre les populations civiles,
    * la politique systématique de déplacement de populations,
    * la mise en place d’une milice de mercenaires d’idéologie fasciste (l’ALS) orientée directement contre la population,
    * les bombardements punitifs systématiques,
    * les villages rendus inhabitables et les champs de mine installés partout,
    * la destruction totale des infrastructures civiles,
    * le détournement de l’eau,
    * les rafles et les scéances de torture…

    Absolument rien de tout cela n’est même évoqué dans le film (et encore moins montré). NOUS AVONS UNE BANDE DE BRAVES (ET SYMPATHIQUES) SOLDATS D’UNE ARMEE D’OCCUPATION, RETRANCHES DANS LEUR FORT, SOLDATS QUI SONT TUES MAIS NE TUENT JAMAIS PERSONNE.

    Pour un rappel des exactions israéliennes au Liban sud, on peut relire cet article de 1999 du Monde diplomatique, signé Walid Charara et Marina Da Silva, « Résistance obstinée au Liban sud ».

    Quant au rôle de la Résistance libanaise, le film passe implicitement un message explicité une seule fois par un journaliste de la télévision (dans le film). Les Israéliens sont entrés au Liban avec une mission mais, en 2000, le « sens » de cette mission est perdu et les Israéliens décident de se retirer de leur plein gré. Le Hezbollah, lui, se contente d’intensifier ses attaques à distance (jamais de corps à corps dans le film) pour pouvoir s’attribuer de manière indue cette « victoire ».

    BEAUFORT EST L’UN DES PLUS EXEMPLAIRES CAS DE NEGATION DE L’HISTOIRE DU CINEMA CONTEMPORAIN. C’EST FAIT AVEC DES IMAGES MAGNIFIQUES, UNE DISCOURS PSEUDO-HUMANISTE REMARQUABLE ET UNE INGENUITE QUI MERITENT L’ADMIRATION. C’EST A CE TITRE QU’IL AURAIT DU DECROCHER L’OSCAR DU FILM NEGATIONNISTE A HOLLYWOOD.

    http://tokborni.blogspot.com/2008/0…
    Beaufort (VOST)

  • Contourner le dispositif 24 septembre 2009 17:08

    Sur la critique du film.

    Ce qui est étrange, c’est que Levy ne pose pas la question de la censure. La manière qu’a Folman d’aborder la question n’est-elle pas justement la seule possibilité laissée aux cinéastes israéliens : Parler d’autre chose pour pouvoir mieux dénoncer la guerre en cours *** ?

    On pourrait dire la même chose d’un autre film israélien : Les citronniers. Là aussi le film ne plaira à tous le monde puisqu’il raconte la vie et les amours impossibles en temps de guerre et que les deux camps en prennent pour leur grade.

    Levy prend le problème à l’envers. s’il ne comprend pas pourquoi le réel ne surgit qu’à la fin, c’est qu’il ne voit pas que c’est justement là la grande force du film. Donner le dernier mot au réel envers et contre les images. A toute fin utile, je rappelle que Valse avec Bachir est un film d’animation et aussi un travail sur le rève (en l’occurrence un cauchemar).

    *** Evidemment et Levy a raison sur ce point, le pouvoir israélien peut tenter de tirer profit de la diversité et de la richesse de la production culturelle made in Israël , mais ç’est un problème que connaissent tous les créateurs de par le monde et pas seulement dans les pays en guerre ou en guerre civile.

    Ce genre de manipulation par les pouvoirs en place sont monnaies courantes. Comme sont légions l’instrumentalisation hors-contexte de ce type de texte par divers sergents-recruteurs .

  • Il est vraiment dommage qu’un grand nombre de personnes ne puissent voir ce fil de Lévy pour se faire sa propre opinion, en le diffusant à la télé sur une heure de grande écoute. Mais on préfère la merde de Chouraquie où l’on peut inscrire des propos ouvertement négationnistes dans son générique !

  • Mais on préfère la merde de Chouraquie où l’on peut inscrire des propos ouvertement négationnistes dans son générique !

    exemple ?

  • Exemple ? "700000 palestiniens ont été encouragé à fuir par les radios arabes" il s’agit ici de la négation de la Nakbah et de la propagande du Likoud (et même pas d’Israel puisque ce sont de nombreux historiens israeliens qui se sont penché sur la question). Le quid indique même que "73% des départs ont été forcés". Il est évident que c’est ce genre de propos qui accentue le communautarisme…
    A moins que les massacres perpétrés en 1947 ont en fait été inventé par la mythologie arabe…

  • les mêmes 25 septembre 2009 19:51

    Ce sont les mêmes négationnistes qui nous parlent des 900 000 juifs CHASSÉS des pays arabes, mais dont aucun ne veut revenir !

  • parmi les juifs chassés, un très grand nombre était irakiens. Tu les voies revenir dans un pays en guerre ? d’autant plus que quand ils furent chassés, ils ont perdu leur nationalité et tous leurs bien furent confisqués.

  • Il est vraiment dommage qu’un grand nombre de personnes ne puissent voir ce fil de Lévy pour se faire sa propre opinion, en le diffusant à la télé sur une heure de grande écoute. Mais on préfère la merde de Chouraquie où l’on peut inscrire des propos ouvertement négationnistes dans son générique !

    24 septembre 2009 18:31

    Il suffit de le télécharger sur les réseaux peer to peer ou sur les sites de direct download ou de streaming qui le proposent.

  • tendants à banaliser le terme négationniste

    Le 24 septembre 2009 18:31, on peut lire ceci

    « la merde de Chouraquie où l’on peut inscrire des propos ouvertement négationnistes dans son générique » !

    Et dans la foulée, en guise d’exemple, le commentaire suivant qui met en rapport 6 millions de morts avec « 700000 palestiniens encouragé(s) à fuir »

    On croit rêver, mais c’est bien ça noir sur blanc

    Le 25 septembre 2009 19:51, on prend prétexte de discours sur la situation des juifs d’Irak, pour comparer ceux qui les tiennent avec les négationistes

    « Ce sont les mêmes négationnistes qui nous parlent des 900 000 juifs CHASSÉS des pays arabes, mais dont aucun ne veut revenir ! »

    Et bien sûr le le copié-collé du 24 septembre 2009 07:15

    ou le trucage consiste cette-fois à ramener 6 millions de morts equivaudrait à n’importe quelle « réalité historique avérée », donc, par exemple, à un événement, sportif, culturel, politique ou médiatique dont on aurait décidé qu’il avait valeur de fait historique.

  • comment faire foirer un débat ? 28 septembre 2009 11:53

    ou le négationnisme expliqué aux débutants

    En brouillant les pistes, en déplaçant sans cesse le problème !

    Un coup les juifs d’Irak, un autre le génocide arménien et puis dans la foulée les conneries d’un ministre turque ou même, immédiatement plus frappant, celles du parlement israélien .

    Ne pas oublier de placer ça et là quelques expressions bien choisies en jouant toujours sur les ambivalences sémantiques ou en faisant des amalgames. Ceci pour détourner le sens premier des mots : sionisme devient alors synonyme de nouvel ordre mondial, négationnisme devient le simple fait de nier un fait historique, alors qu’il est en premier lieu une idéologie très précise élaborée pour nier un génocide et un génocide en particulier. Saupoudrez le tout d’un peu de relativisme bien-pensant et le tour est joué.

    Soit les même techniques que celles que déploient depuis des années une Skandrani, une Poumier, un Thion ou un Guillaume. Comme quoi, le travail finit toujours par payer. Et surtout là ou à priori on ne l’attendait pas…

  • And the winner is 28 septembre 2009 15:56, par :-)))

    « Il est vraiment dommage qu’un grand nombre de personnes ne puissent voir ce fil de Lévy pour se faire sa propre opinion, en le diffusant à la télé sur une heure de grande écoute. Mais on préfère la merde de Chouraquie où l’on peut inscrire des propos ouvertement négationnistes dans son générique ! »

    Et bien, c’était passé à la trappe, mais pour le coup, t’as chopé le pompon. Parce que, comme indiqué dans l’article qui ouvre ce fil de commentaires, ce n’est pas un film de Levy. Et oui Levy est journaliste et dans cet article il s’essaye, assez piteusement d’ailleurs, à la critique cinématographique. Le film est l’oeuvre d’un dénommé Folman. Voilà c’était juste une piqûre de rappel, comme ça en passant…

    C’était aussi l’occasion de se détendre un peu, vu que les commentaires sur le sujet ne prêtent pas tellement à rire habituellement. Ne va surtout pas croire qu’on s’interroge sur tes capacité de compréhension. On ne se permettrait pas. Mais bon en même temps, on comprend mieux sur quel type de logique tu t’appuies pour clore ton commentaire comme tu le fais.

    PS : le film est passé à la télé lundi dernier paraît-il.

  • Les derniers commentaires sont une réponse à des commentaires qui ont disparu, ce qui est gênant pour le simple lecteur qui n’est pas obligé d’être au courant des coutumes locales.

    n’en déplaise à 03:27

    Le 24 avril 2005, les Arméniens commémoraient leur génocide sans avoir reçu de l’Etat raciste la moindre reconnaissance : toujours le dogme de l’UNICITÉ, avec en plus l’alliance militaire avec la Turquie qui ne saurait être remise en cause.

    Naturellement, les médias turcs ne tarissent pas d’éloges envers leurs alliés en génocide. Ces derniers ne les avaient-ils pas déjà aidés à éliminer des indépendantistes kurdes ?

    L’ambassadeur d’Israël en Turquie évoque le "prétendu génocide arménien"

    Dans une interview publiée le 19 août dans le quotidien turc Hürriyet, l’ambassadeur d’Israël en Turquie, Pinhas Avivi, a estimé qu’il n’y a pas de comparaison possible "entre le prétendu génocide arménien et le génocide juif".

    "C’est une erreur d’établir des similarités entre le prétendu génocide arménien et le génocide juif. Le génocide juif a été une décision politique prise pour éliminer un peuple de la surface de la terre. J’ai un très grand respect pour les initiatives des Turcs et du gouvernement turc au sujet de la question arménienne. Nous pensons que pour éclaircir cette question, il revient aux historiens, et non aux politiciens, de débattre. D’ailleurs, la Turquie a ouvert ses archives, ce qui est très important" a-t-il déclaré. […]

    Pinhas Avivi a en outre réaffirmé le soutien d’Israël à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne (UE). "A mes collègues européens qui me demandent ce que deviendrait l’Union Européenne en intégrant la Turquie et ses 70 millions d’habitants, je leur dis de réfléchir en fait à ce que deviendrait le monde si la Turquie devait rester en dehors de l’UE. Partout dans le monde où il y a des ambassades d’Israël, il y a deux ambassadeurs qui servent la Turquie : le Turc et l’Israélien" a-t-il dit.

    http://www.info-turc.org/article226…

    Le Parlement hébreu a officiellement rejeté la thèse du "génocide" arménien

    Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique suivie depuis plusieurs années par les autorités israéliennes. La posture morale et éthique adoptée par Tel Aviv a en effet conduit Israël à rejeter avec force tout amalgame entre l’Holocauste et la tragédie arménienne.

    C’est une réponse ferme à la stratégie des LOBBYISTES ARMÉNIENS qui, pour marquer les esprits occidentaux et au mépris de toute vérité historique, entretiennent volontairement la confusion entre la Shoah et les événements de 1915-1917 survenus en Anatolie orientale, durant la Première Guerre Mondiale.

    "Nous rejetons les tentatives de créer une similarité entre l’Holocauste juif et les allégations arméniennes. Rien de comparable à l’Holocauste n’a eu lieu. Ce qu’ont enduré les Arméniens est une tragédie mais pas un génocide", avait ainsi déclaré le Prix Nobel de la Paix et ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, dans une interview accordée au quotidien turc de langue anglaise, Turkish Daily News, le 10 avril 2001.

    http://www.tetedeturc.com/home/spip…

    Naturellement, les voyages diplomatiques sont l’occasion de renforcer les liens entre génocideurs. Par exemple Olmert, quand il s’était rendu à Ankara :

    “Selon les médias turcs, l’un des points qui a levé le plus d’attente a été la demande d’Erdogan à M.Olmert à ce que la communauté juive américaine exerce son influence contre la résolution arménienne qui a été déposée à la Chambre des Représentants.

    M.Olmert n’a pas répondu aux questions relatives à cette demande supposée des autorités d’Ankara mais il a AFFIRMÉ que les Etats-Unis prendront une "CORRECTE DECISION" sur la question du génocide arménien.”

    http://www.armenews.com/article.php…

  • Pourquoi veux-tu que ça déplaise à quelqu’un ici ? On est sur Indymedia Lille pas au fan-club de BHL. Y a rien a nier ! Ni la Shoah, ni le génocide arménien, ni celui des amérindiens, ni les affres de la colonisation, ni surtout le sort fait aux palestinien et particulièrement à Gaza. Il ’y a pas à faire de hiérarchie dans l’horreur, juste peut-être à comprendre la spécificité de chacun. Pour la Shoah, il s’agit évidement de ne pas occulter son caractère quasi-scientifique : industriel et Planifié. A bon entendeur…

  • 23h23 oublie dans son "rapport" sur les "commentaires censurés" un commentaire qui rappelait que cette année était l’année de la culture turque en France et qu’on attendait vainement un boycott quelconque, qui ne viendra jamais. Le seul boycott digne d’intérêt et d’ailleurs le seul boycott existant est celui contre Israël. Comprenne qui pourra …

  • gideon levy et les films israeliens sur le liban 30 septembre 2009 09:31, par TanKipass

    "Nous rejetons les tentatives de créer une similarité entre l’Holocauste juif et les allégations arméniennes. Rien de comparable à l’Holocauste n’a eu lieu. Ce qu’ont enduré les Arméniens est une tragédie mais pas un génocide"

    C’est quoi la récompense à la clef ? une médaille ?

  • le droit à la paresse 30 septembre 2009 14:26

    "cette année était l’année de la culture turque en France et qu’on attendait vainement un boycott quelconque, qui ne viendra jamais."

    Il y a des sionistes comme 09:04 qui ne sont pas foutus d’organiser un boycott contre la Turquie alors qu’ils nous disent que c’est aussi important qu’Israël, mais qui passent leur temps à dénigrer celui des autres.

    Heureusement, on les connaît depuis longtemps, et on pourrait écrire leurs commentaires programmés avant eux.

    Tantôt ils essaient de récupérer honteusement Gideon Levy, tantôt ils le traitent d’antisémite et dénigrent tout ce qu’il dit, c’est ça les néocons…

  • Tout est permis rien n’est possible ! 30 septembre 2009 17:52

    Le commentaire de 09:04 serait l’’oeuvre d’un sioniste. Et pour les preuves de ce que vous affirmez, on fait comment ? Moi en lisant ce commentaire, je vois juste qu’il soulève un paradoxe contenu dans l’un des commentaires précédents. On peut donc qualifier ce commentaire d’ironique, mais on ne voit pas ce qu’il aurait de sioniste.

    Vous dites par ailleurs que les sionistes passent leur temps à dénigrer le boycott. C’est possible. Mais en quoi cela nous concerne-t-il ? J’ai beau remonter le fil des commentaires, je n’ai vu personne dénigrer le boycott d’Israël. Ce qui a été dénigré c’est la fixation sur Israël comme tête de turc en toute occasion.

    PS : Qu’attendez vous pour l’organiser le boycott de la Turquie, puisqu’il vous semble si essentiel ? Car c’est bien vous qui nous tannez avec cette histoire et pas 09:04.

  • Le PS est de de trop. Désolé j’avais mal lu. Mea-culpa.

    On attend bien sûr que notre antisioniste de service fasse de même. Quoi, on peut plus rêver ?

  • en effet, tu t’embrouilles 1er octobre 2009 01:44

    " J’ai beau remonter le fil des commentaires, je n’ai vu personne dénigrer le boycott d’Israël [sic !]. Ce qui a été dénigré c’est la fixation sur Israël comme tête de turc en toute occasion."

    T’as été à l’école des jésuites pour pondre ça ?

    A propos de "fixation", que dire de la "fixation" des obsédés qui font le tour de tous les articles parlant d’Israël pour dénoncer les "fixations" de ceux qui parlent précisément de ça au lieu de parler de n’importe quoi d’autre.

    Des articles font une "fixation" sur le sujet de l’article, merci de l’avoir remarqué et de nous en faire part.

  • Qui embrouille ? Et quoi ? 1er octobre 2009 14:51

    Se faire traiter de jésuite, sans répondre c’est difficile ! C’est comme de se faire traiter de sioniste, parce qu’on s’interroge sur l’usage de certains expressions et arguments dans la bouche de gens qui nous disent que leur combat ne concerne que la défense des palestiniens. Et qui, s’ils reprennent bien des articles des pacifistes israéliens, les détournent allègrement en les introduisant de façon sinon odieuse, du moins très douteuses.

    Rappel : « Et gagons sur tous les tableaux : massacrons à gogo puis gagnons des oscars avec nos tourments post massacres . »

    Et voilà maintenant qu’on inverse les rôles en vous accusant de faire une fixation sur Israel alors que justement c’est cette propension à toujours tout exagérer qui est dénoncée.

    Levy lui même explique très bien ce problème ailleurs :

    « A l’instar de la comparaison perverse avec les Nazis, toute exagération dans la description de la cruauté de l’occupation finira par nuire à la lutte qui est menée contre elle (…). Cela ne veut pas dire que l’occupation n’est pas un fléau, ni qu’elle n’est criminelle et brutale. Ces fausses histoires servent la propagande israélienne : Regardez ! Nous avons publié un démenti, nous avons prouvé que l’occupation n’était pas aussi cruelle qu’ils le disent, et nous avons mis en doute tous les autres témoignages sérieux et parfaitement fondés.
 » (Du mauvais journalisme nuisible)

  • c’est fort bien dit 4 octobre 2009 00:36

    “Levy lui même explique très bien ce problème ailleurs "]

    Levy l’explique très bien, malheureusement, ce n’est pas le cas de ceux qui essaient de parler à sa place.

    Pour ceux qui savent lire, les textes de Gideon Levy dénoncent non seulement le gouvernement israélien, mais ÉGALEMENT les sionistes de "gauche", ceux qui essaient ici de le récupérer avec ce genre de citations.

    C’est ça qu’on appelle la tartufferie.

  • « Pour ceux qui savent lire, les textes de Gideon Levy dénoncent non seulement le gouvernement israélien, mais ÉGALEMENT les sionistes de "gauche" »

    Personne n’a dit le contraire !

    « les sionistes de "gauche", ceux qui essaient ici de le récupérer avec ce genre de citations »

    O quelle est belle !

  • pour ceux qui comprennent lentement 5 octobre 2009 01:05

    Plomb durci a été une agression sans retenue, où une population civile totalement démunie de protection n’a montré quasiment aucun signe de résistance pendant l’opération. Cette agression aurait dû soulever un tollé immédiat en Israël. Elle fut un Sabra et Chatila, perpétré cette fois par nous-mêmes. Mais s’il y eut une tempête de protestations dans le pays après Sabra et Chatila, après Plomb durci, on a décerné des citations.

    […]

    A la veille du Nouvel An juif, Israël devient, ET C’EST JUSTIFIÉ, un pays rejeté et détesté. Nous ne devons pas l’oublier une seule minute.

    Gideon Levy

    Les lanceurs de tartes à la crème et autres avocats de ce crime contre l’humanité devraient mourir de honte d’essayer de récupérer Gideon Levy.

  • la tartufferie c’est de se servir des textes de Lévy pour faire croire qu’on défend les Palestiniens, tout en continuant à publier des photos antisémites sur IMT. Pas vrai, hyma/gribouilledingue ? Lévy, lui, n’est pas antisémite. Arrête de l’utiliser.

    http://toulouse.indymedia.org/spip….

    http://img8.hostingpics.net/pics/79…

  • Retour à l’expéditeur 5 octobre 2009 09:55, par Facteur fatal

    Les « avocats de ce crime contre l’humanité »

    N’habitent pas à l’adresse indiquée (lille.indymédia.org). Essayez ici :

    Conseil Représentatif des Institutions Juives de France,Espace Rachi,39 rue Broca - 75005 Paris. Tél. +33 (0)1 42 17 11 11, Fax. +33 (0)1 42 17 11 50,Email : infocrif crif.org.

  • photos antisémites [sic] 7 octobre 2009 23:54

    Les rats sur la borne de police, c’est un dessin au pochoir d’un artiste très connu qui a laissé ses oeuvres dans plein de rues de Paris.

    Je n’ai jamais entendu dire qu’il était antisémite.

  • Ce n’est pas la photo en soi qui est antisémite, mais son usage détourné. Vous ne l’aviez pas compris ?

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