Depuis la fermeture du journal basque indépendantiste et de gauche « Egin » en1998 , différentes procédures ont été ouvertes contre les divers collectifs progressistes qui militent pour la défense des droits politiques, sociaux et culturels du Pays Basque. La société basque connaît déjà les graves conséquences du procès 18/98 et des autres procès du même genre ouverts à l’Audience Nationale Espagnole. Fermeture de journaux, de locaux associatifs, détentions provisoires, et aujourd’hui plus de 250 inculpés sont inclus dans la procédure. De nombreuses personnes arrêtées ont dénoncé la torture.
Pendant cette année 2005 la deuxième phase de cette offensive aura lieu avec le commencement de ces de ces procès qui ont été tous regroupés en un seul.
Un des sous-procès, appelé le 18/01, est dirigé contre les mouvements de jeunesse Haika et Segi. Depuis qu’il a été mis en marche en mars 2001, 42 jeunes ont été inculpes, la majorité a été emprisonnée et trois organisations ont été déclarées hors la loi. Il s’agit d’une procédure pleine de mensonges et d’irrégularités juridiques : basée sur la thèse « tout est l`ETA » (ETA est une organisation armée basque indépendantiste et de gauche) sans y ajouter aucune preuve, on y spécifie pas de comportement délictuel, et la seule accusation reste celle d` appartenir aux associations de jeunes.
En ce moment l’audience nationale prétend pousser et accélérer le procès sans aucune garantie juridique pour la seule raison que neuf de ces jeunes auront déjà passé 4 ans en prison et que suivant la loi Espagnole il devraient pouvoir rentrer chez eux pour attendre le jugement.
Le procureur général de l’Audience Nationale demande un total de 654 ans de prison pour les 42 inculpés pour appartenance à un groupe terroriste. Les demandes sont entre 10 et 112 ans.
Au Pays Basque (tant au nord qu’au sud) des plates-formes plurielles ont été organisées pour dénoncer ce procès politique.
autonomisme / régionalisme (international)