mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Il y a un an, les habitants de la communauté de communes des Vertes Vallées (arrondissement d’Arras) apprenaient avec étonnement la prochaine implantation par le groupe suisse Alpiq d’une usine de production d’électricité au gaz naturel sur le territoire de la commune de Monchy-au-bois. Les élus ayant renoncé à toute communication avec la population, cette annonce fut faite dans
la presse ! Depuis, les seules informations disponibles se trouvent à la Maison de l’Information de Monchy-au-Bois, maison ouverte le 17 juin 2009 par la société 3CA-Alpiq, elle-même promotrice du projet. Elles ne peuvent, cela va de soi, constituer une source d’information suffisante ni objective par rapport à l’intérêt général.
Nous avons interpellé les élus en vain. Nous les avons sollicités afin qu’ils rencontrent les habitants des villages pour expliquer, justifier leur choix et répondre à leurs légitimes interrogations. Longtemps, M.Petit, président de la communauté de communes, ne l’a pas jugé utile, bien que des
rencontres avec la population aient été annoncées dès l’automne 2008. Le Président de la communauté de communes s’est appliqué, conjointement avec Alpiq, à faire la promotion du projet sans en évoquer les impacts paysagers, sanitaires et environnementaux.
A ce jour, les demandes semblent enfin avoir été entendues puisqu’une réunion d’information publique sera organisée le 10 octobre par les porteurs du projet.
Nous souhaitons que cette réunion soit l’occasion de débattre de l’intérêt public du projet. Si les profits escomptés par le groupe Alpiq sont évidents dans le cadre d’un marché de l’électricité libéralisé, l’intérêt pour les populations concernées reste à évaluer et à démontrer. L’ouverture du marché à la concurrence favorise une multiplication des projets de centrales à cycle combiné : une douzaine sont déjà en cours en France à l’horizon 2012. L’argument selon lequel ces centrales rejettent moins de CO2 et d’agents polluants ( oxydes d’azote, oxydes de soufre, monoxyde de carbone et poussières) qu’une centrale thermique classique, ne peut pas suffire à justifier leur installation.
Nous nous étonnons enfin que les élus soutiennent un tel projet (700000 tonnes de C02 rejetées par an !), à l’heure où la France s’engage, avec le Grenelle de l’environnement, à réduire ses émission de gaz à effet de serre et à substituer les énergies renouvelables aux énergies fossiles (cohérence du choix du gaz actuellement ?) , à l’heure où l’Union Européenne s’est engagée sur la même voie dans son Paquet Climat Energie, à l’heure où le Sommet de l’ONU sur le climat, organisé à Copenhague, s’apprête à tirer la sonnette d’alarme et à prendre le ferme engagement de lutter contre le réchauffement climatique.
Nous regrettons que les élus aient fait jusqu’à ce jour l’économie d’un débat public sur des enjeux énergétiques qui nous concernent tous.
Un collectif vient de se mettre en place. Nous appelons tous les habitants des communes concernées à nous rejoindre. Contact : transparencecentrale free.fr