lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie

Depuis quelques temps, les nazillons sont de plus en plus visibles dans nos rues, fiers et décomplexés. On peut les croiser tous les samedi entre le parc Matisse et le Lion Belge, en train de errer en meute avec leurs pantalons en toile camouflée, leurs rangers et leurs crânes sans cheveux. Ils squattent le parc avec leurs potes gothiques ou trainent dans la gare à la recherche de personnes à injurier. Parfois, sur l’allée du parc, ils se gratifient d’un salut romain et nous font l’honneur de leur virilité crasse en insultant une fille qui passe de « pute » ou en filant un coup de pied à un jeune qui n’a pas le style qui leur convient.

Ils sont là, ils créent des conflits avec les jeunes qui passent leur samedi après-midi tranquilles dans le parc et nous rappellent chaque jour que le fascisme revit, revient, et insulte tous nos efforts pour le faire disparaître.

A les voir, on pourrait se dire qu’ils ne sont qu’un pan de cette jeunesse perdue qui ne sait à quels saints se vouer et embrasse la première mode idiote qui passe, quitte à adorer la mort ou la violence. Mais méfions nous de l’hydre, qui se réveille doucement : avec le capitalisme libéral et l’arrivée au pouvoir des amis néo-cons de Sarkozy, les idées sécuritaires et xénophobes inondent les médias et ouvrent la voie au retour de l’esprit nauséabond des années 1930-40. Par le biais de ces ados boneheads, c’est toute une idéologie qui est remise au goût du jour et véhiculée, xénophobe et violente, se nourrissant d’ignorance et d’égoïsme.

Tatouage tête de mort
Il ne faut pas se tromper : si nous laissons des comportements fascistes se répandre, nous ne tarderons pas à voir les idées racistes, sexistes et antisémites banalisées.
Le fascisme n’est pas banal !
Le fascisme, c’est la gangrène ; on l’élimine ou on en crève !