mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Mardi 6 octobre 2009, je serai jugée pour avoir rédigé un petit article sur le sous-préfet de Calais, Gavory, le 7 novembre 2008.
On me reproche les termes : « Gavory, l’homme du convoi vers la mort » « Gavory, le sous-préfet, comme tous les racistes, ne s’attaque jamais qu’aux étrangers » « Gavory se paie la tête du porte-parole de Salam pour renvoyer à la mort près de 70 jeunes Afghans » « La France de Pétain, on lui obéit ou on la combat. Gavory a choisi. »

Fin août 2008, Mme Bouchart, maire de Calais, lançait médiatiquement sa fatwa sur le squat Pagniez.
Au mois d’octobre 2008, le sous-préfet conduisait l’opération de fermeture du plus grand squat de Calais. Déploiement incroyable de forces. Interdiction formelle d’entrer pour les
journalistes. 300 érythréens, femmes et enfants compris se retrouvaient à la rue, après quelques jours passés dans des foyers lointains pour masquer cette atteinte aux droits humains. Dans le même temps, Gavory refusait aux dentelliers licenciés de Noyon, la prime de licenciement.
Suivirent deux rafles d’afghans.
Jeudi 6 novembre, JC Lenoir conduisait des journalistes locaux dans l’espace de la rafle aux dunes. Les journalistes et les bénévoles Salam se retrouvèrent privés de liberté par les CRS durant une petite heure, non loin du QG de Gavory.
Vendredi 7 novembre, devinant que les policiers réitèreraient leurs méfaits, je tombais à mon tour sur la mise en place de la rafle ciblée et appelais JC Lenoir. Salam amena une journaliste. JC Lenoir se fera arrêter par les CRS de manière très étrange, et encore une fois avec la présence de Gavory sur les lieux.
D’où l’article sur Indy le 7 novembre et le dépôt de plainte du ministère et de Gavory.
Je fus interdite de CRA durant la tentative d’expulsion des afghans et interdite de commémorations jusqu’au dépôt de plainte contre les policiers en civil. (ce qui nous permit de réaliser notre petite apparition No Border, le 27 septembre 2009, sans être stoppés au préalable)

Le sous-préfet se présente comme un non militant qui "fait son boulot", contre une communiste acariâtre attaquant un Etat fasciste qui la paie.
Pourtant, ce n’est pas moi qui demande aux CRS de gazer les abris et à l’occasion les têtes des réfugiés politiques. Ce n’est pas moi qui conduis les rafles, au volant d’une voiture banalisée. Ce n’est pas moi qui tiens des propos historiques d’apologie des brutalités policières envers des étrangers.
Et ce n’est pas moi qui suis payée à mettre en oeuvre la politique de destruction des droits des salariés et des humains.
Monsieur Gavory aura-t-il le courage de re-venir au tribunal ? Pas certain.
zetkin