lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie

Assurément, si l’on souhaite être inscrit dans les registres spéciaux des renseignements généraux, il suffit de servir la soupe aux réfugiés par tous les temps. Une relation m’a conté que chaque dénommé "aidant" était suivi constamment par deux RG.
Même si les bénévoles proclament le contraire, le gouvernement considère leur action comme une action d’aide au passage.
Les "aidants" politiques ne sont bien entendu pas mieux servis, qu’ils soient réfugiés ou autres. La lutte coûte aussitôt cher au royaume de la police de toute sorte.
On pourrait penser que depuis l’organisation du camp no border, la réponse du gouvernement s’est faite encore plus brutale vis-à-vis des réfugiés. Avec cette optique, certains bénévoles ont même propagé leur crainte auprès des réfugiés en leur retirant le goût de manifester contre les frontières lorsque cela fut possible, le 27 juin 2009.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle attitude s’affiche.

Mais, avant même que l’on ne songe à organiser une telle initiative "no border", l’élection de Natacha Bouchart, en 2008, avait signé l’ouverture de la chasse définitive des réfugiés.
port de Calais, mercredi 7 octobre 2009

La tenue des conseils des migrants, sans migrants, entre mairie et associations caritatives, n’a fait que masquer la fin prévue et "castrer" les revendicatifs du mandat précédent. La double nomination de Besson et Bousquet ont confirmé les funestes prévisions.
Réflexions sur la situation calaisienne : entre choc et acceptation de l’inévitable
Personne à Calais ne souhaite qu’un millier de gens vivent dans des conditions déplorables.
Beaucoup ont été choqués par les images de l’arrestation dans la jungle.
Mais pas la peine d’imaginer faire comprendre la nécessité d’ouvrir les frontières en prétendant que les réfugiés vont se retrouver à la rue. Cette position est une sorte de défi lancé à la figure du poltron Besson et de son maître Sarkozy.
Besson a déjà la solution humanitaire et médiatique : retours volontaires (forcés par le harcèlement violent, le froid) et retours forcés de tout le monde, cette fois.
Les fachos de Calais en bavent d’avance et la maire fête la libération avec un faste onéreux et choquant.
Interventions publiques
Le 27 septembre, dernier dimanche du mois, jour de fête de la libération de Calais en 1945, nous avions tenu à commémorer la résistance calaisienne contre les fascistes. Notre intervention avec peu de moyens fut payante.
Je savais qu’en ne nommant pas quelle libération Mme Bouchart fêtait, elle désirait tout simplement relier la libération de Calais avec celle de l’arrestation des afghans, le mardi précédent.
Preuve en est de ce détournement historique propre à tous les fascismes, le préfet Bousquet le bien nommé, a déclaré quelques jours plus tard, que Calais avait été libérée des réfugiés.
D’autres 27 septembre sont possibles pour contrer la propagande fasciste et xénophobe en vogue à Calais.

L’objectif de ces prochains "27 septembre" est un objectif similaire à celui de l’équipe "action discrète" de Canal + : susciter la contradiction nécessaire à une élévation de la conscience collective. (et on entend bien l’émotion et le malaise dans le reportage de la chaîne)
Nous avons été capables de créer des actions de ce type depuis le camp No Border.
Attaquer les supports politiques : s’attaquer au discours de l’extrême droite
L’extrême-droite s’appuie sur un discours très simpliste qui se résume au mieux à "on ne peut pas accueillir les miséreux d’autres pays alors qu’il y a tant de chômeurs en France".
Hors, il est évident que l’extrême-droite n’a jamais eu de compassion pour les chômeurs et ne se bat jamais contre le système économique.
Elle est liée à Sarkozy et sur ces points, nous pouvons asseoir une autre propagande.
A Calais, nous avons Mme Bouchart, qui est aussi un bon support.

Enfin, il est tout aussi évident que la propagande pour la suppression des frontières doit être construite et lancée pour conduire les actions No Border sur le terrain de Calais.
Le rendez-vous de fin novembre est une étape marquante pour le passage de la Manche.
zetkin