Solidarité avec les étudiants et étudiantes stéphanois réprimés

Étudiantes, étudiants et personnels combattent depuis plus de deux ans déjà la loi dites "Libertés et Responsabilités des Universités" (L.R.U.). Étape majeure vers la privatisation du service public d’enseignement supérieur, cette loi c’est :
- la mise sous tutelle des universités par les patrons et les multinationales via la réduction du pouvoir - déjà tout relatif - de la communauté universitaire au sein des conseils
- la casse du statut des personnels BIATOS tout comme celui des enseignants-chercheurs ainsi que le recours massif aux contrats précaires
- la soumission de la recherche aux impératifs de rentabilité économique, ce qui signifie également la fin de la recherche fondamentale
- la hausse des frais d’inscriptions, nécessaire pour compenser la baisse des financements publics
En réaction à l’application de cette loi, l’Université Jean Monnet de Saint Étienne connu au printemps 2009 la plus longue grève menée au sein de l’établissement. Pour briser cette mobilisation historique la présidence à tout tenter : présence de vigiles sur le campus, intervention des CRS le 13 mai, présence policière le 14, filtrage des entrées, contrôles au faciès, suspension des droits syndicaux, … Et la répression ne s’est pas arrêtée avec la rentrée !
Début septembre neufs étudiants et étudiantes syndiqué(e)s et/ou grévistes sont passés en conseil de discipline pour des faits datant de la fin de la précèdente année scolaire : avoir manifesté avec 70 autres personnes contre la loi L.R.U. lors de la pose de la première pierre de la Maison Des Étudiants de l’UJM et avoir occupé une heure de plus que prévu, avec 230 autres personnes, un local prêté par l’université pour la soirée de clôture de l’université solidaire qui se tenait dans le cadre du mouvement de protestation.
Le 1 octobre 2009 ces 9 étudiants ont reçu par lettre recommandée avec accusé réception la notification de décision de la section disciplinaire du Conseil d’Administration de l’UJM. Quatres sont condamnés à 2 ans d’exclusion avec sursis, un écope de 1 an avec sursis et les quatres autres d’un blâme !
Nous affirmons notre solidarité avec nos camarades stéphanois réprimés pour l’exemple et pour avoir lutter contre ces réformes rétrogrades. Nous réclamons le retraît immédiat des sanctions ayant cours à leur encontre !
Section Supérieur-Recherche Lille du syndicat CNT Santé-Social-Éducation-Culture 59/62
1 rue Broca - 59000 Lille
http://www.cnt-f.org/59-62/ - sr-lille cnt-f.org