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Communiqué
Samedi 17 octobre 2009
Suite au décès brutal de M. Hakim DJELASSI, un lillois de nationalité Française, un collectif réunissant des proches du défunt, des associations et des citoyens de la ville, s’est mis en place.
Hakim DJELASSI, âgé de 31 ans, est mort le 26 septembre, deux jours après son interpellation par la police à Lille à son hôtel. Personne ne sait réellement ce qui s’est passé durant le voyage mortel d’Hakim dans le fourgon de Police.
Une marche pacifique a eu Lieu à Lille Mardi 29 septembre à 10h00 jusqu’au palais de justice de Lille.
La famille a été reçu par l’adjoint du procureur : « le parquet de Lille a précisé que l’autopsie ne permet pas d’identifier "de causes évidentes de la mort". Et d’ajouter que l’examen exclut aussi la présence de "traumatismes internes ou externes"qui auraient pu entraîner le décès. Plus simplement, l’autopsie n’aurait pas révélé de coups (a fortiori donnés par les policiers) directement responsables du décès du jeune homme.
« C’est trop tôt pour le dire avec certitude », a précisé l’avocat de la famille, pour qui toutes les hypothèses restent ouvertes.
Pourtant les annonces "officielles" continuent de se multiplier, ne présageant rien de positif pour la famille…
Que s’est-il réellement passé ? trop de flou entoure les circonstances de ce drame. Nous exigeons que toute la lumière soit faite.
Le collectif considèrent que trop d’incohérences entourent l’enquête préliminaire et que ceci est de nature à compromettre sérieusement la véracité des faits.
En effet, de nombreuses questions restent sans réponses et l’enquête ne devrait éluder aucune d’entre elle.
Les membres du collectif sont décidés à se battre aux côtés de la famille pour exiger la suspension provisoire des policiers de leurs fonctions en attendant les résultats de l’enquête.
Par ailleurs, les membres du collectif souligne la quasi inertie de la classe politique, brillant par son absence, accréditant ainsi la thèse d’une justice à deux vitesses, l’une expéditive pour les pauvres et modestes de la "france d’en bas" et l’autre clémente et partisane réservée aux élites de la "france d’en haut".
Nous affirmons avec force que la justice n’appartient à aucune classe, "caste" ou catégorie d’individus et que l’on ne peut réduire ainsi la mort d’un être humain à un épiphénomène comme appartenant à l’ordre des choses.
Il faut que Justice soit rendue devant les juridictions compétentes et nous avons besoin de toutes et de tous sans exclusive.
Le Collectif pour la Justice
Si vous souhaitez faire partie du collectif envoyez nous un mail à collectif.justice yahoo.fr