Nota Bene : La réflexion est glocale, mais plus locale que globale...
Puisqu’on a l’impératif de contribuer aux « luttes sociales » selon une charte préétablie qui donne sa propre conception de la contribution « rentable et productive », sans tenir véritablement compte de l’ensemble des modes de luttes, alors je me propose de gribouiller un texte en forme de réponse à tous ceux qui considérent l’autonomie comme « contre productive » (Vous reprendrez bien un peu de principe capitaliste ?) à partir du moment où elle n’entre pas dans leurs propres schèmes et modes de pensée. Ce sera une façon de faire progresser le débât sur l’autonomie des luttes, donc de faire avancer les luttes (a)sociales (Mais au fait, la société, ce n’est pas ce qu’on combat ? C’est quoi au juste, des « luttes sociales » ?).
Depuis quelques temps, certains s’emploient, avec une énergie admirable, à écharper les initiatives autonomes en attribuant à leurs ennemis du moment des sobriquets méprisants et infantilisants. Le plus amusant est sans doute celui de « toto » qui, repris aux socdem de l’Unef, fait sans doute référence aux blagues Toto, ce gosse un peu crétin qui ne comprend pas trop la vie. Utilisé à l’encontre de certains activistes autonomes, il permet de douter de leur capacité à réfléchir, à construire un discours ou à agir avec cohérence. Il permet surtout de faire marrer autour d’une table les syndiqués et autres organisés qui ne croient qu’en la massification et autres concepts lénifiants de la lutte des classes, mais qui, à l’heure actuelle, sont plus prolixes pour la rédaction de communiqués désaprobateurs, l’organisation de soirées de soutien et de rassemblements de solidarité.
Quand le « brave Toto » passe le clair de son temps à se joindre, aussi par solidarité, aux rassemblements des organisés, à tenter des actions qui ne reçoivent presque jamais le soutien des organisés (parce que leur spontanéité apparaît comme un élan d’immaturité aux yeux des « raisonnables » et autres « réalistes »), à soutenir les migrants et sans pap en taule (quitte à se jeler des nuits entières devant un centre de rétention pour que les organisés se glorifient ensuite d’avoir « empêché l’expulsion par leur formidable mobilisation »), à se joindre aux contre-sommets et à faire vivre un peu partout des squats d’activité (activité peu visible, il faut les en excuser), ses détracteurs aiment à le considérer comme un neutron, une particule électrique qui bouge sans savoir pourquoi. Et quand, par malheur, il exerce une autocritique (principe d’extrême gauche que nombre d’autres ont relégués aux oubliettes du progrès) à l’égard de ces mouvements auquels il participe, on le taxe de « fouteur de merde » et on lui reproche avec mépris d’avoir gâché une si belle fête (notamment lorsque, par colère, il a provoqué une charge de CRS que tout le monde voulait éviter) : il faut qu’il comprenne que de nos jours, la « révolution » se fait sagement...
Ce que les anti-toto devraient commencer à saisir, c’est qu’il n’y a ni mouvance, ni groupe autonome, il n’y a que des personnes révoltées qui s’organisent de façon affinitaire pour des projets particuliers. Ce qu’ils devraient comprendre aussi, c’est que la « révolution » n’est pas un objectif en soi, même si l’on a passé des heures à potasser l’après-révolution dans des soirées libertaires. La révolution ne peut aboutir que sur la réforme. Nous sommes d’ailleurs encore aujourd’hui dans la poursuite de cette réforme permanente de la constitution de 1795. La république a vocation à n’être qu’une perpétuelle reformulation des principes révolutionnaires. Et tous les réformistes et révolutionnaires se plient ou se plieront tôt ou tard à la logique révolutionnaire du grand Capital. D’ailleurs, même Lenine avec sa Nouvelle Politique Economique et Gorbatchëv avec sa Perestroïka ont fini eux-même par se soumettre au capitalisme. Ce qui intéresse « Toto », ce serait plutôt de se demander pourquoi le principe de l’insurrection a disparu de la dialectique des révolutionnaires et autres libertaires. Dans la déclaration de l’Homme et du citoyen de 1793 il était écrit : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (article 35). Mais 1793, c’était le temps de la ferveur populaire, de la révolte, pas celui de la sagesse révolutionnaire. Deux ans après, ce sont les révolutionnaires qui ont enlevé cet article de la déclaration...
Mais passons au delà des discours idéologiques, parce qu’il y a sans doute plus de rhéteurs dans la grande famille des anti-Toto que dans la secte de Toto. Parlons de « spontanéité » et de « provoc ». Il serait bon que certains comprennent que lorsque Toto pète des banques à Poitiers, brûle un Hotel Ibis à Strasbourg ou provoque une rangée de flics en marge d’une manif raisonnable, ce n’est pas dans l’objectif d’être compris ou de massifier, ni même celui de lêcher le derrière des médias en paraîssant réfléchis et raisonnables comme les organisés, qui tentent chaque jour de s’acheter une conduite pour mieux se faire aimer des masses ouvrières qui ont toujours préféré se syndiquer à la CFDT qu’à la Cénète. Quand il rédige des communiqués en s’appropriant les noms d’oiseaux qu’on lui donne ou lorsqu’il se fait passer pour un con isolé, c’est peut-être justement pour ne pas jouer le grand Spectacle de la massification. Mais c’est vrai qu’il serait plus acceptable s’il défilait lui aussi avec un drapeau et des autocollants, plutôt que de venir pourrir les manifs avec son masque, son brise-vitre et ses attitudes désinvoltes qui font peur aux enfants. Et puis quand les flics brisent le crâne d’une jeune militante, il ferait mieux de faire comme le SO et regarder la scène de loin en s’appuyant sur son drapeau miniature en forme de massue, plutôt que d’envisager enfin la confrontation avec les flics...
C’est vrai que Toto a la rage. C’est vrai que parfois, il fait des conneries. C’est vrai aussi que par moments, Toto se comporte comme un capitaliste en se bourrant la gueule ou en utilisant la justice pour tenter de faire tomber quelques fachos. Par moment même, il se prend pour un warrior et essaye d’identifier ses ennemis plutôt que de leur distribuer des tracts sans savoir qu’ils sont flics. Toto préfère parfois prendre des risques inutiles plutôt que de tomber dans le piège de la représentation et des défilés alter. Pourtant c’est étrange, mais il n’y a qu’en France que Toto est pris sans cesse pour un con. Ailleurs, les délires totoïdes sont conçus comme des modes de lutte et d’existence, qui se retrouvent autant dans les squats que dans le Black Bloc. Ailleurs, les délires totoïdes permettent d’organiser de véritables luttes sur lesquelles beaucoup ici se masturbent (excusez le terme : est-il suffisament « raisonnable » ?) le soir en rêvant de révolution devant leur écran cathodique ou lors de soirées débats. A ce propos, ce serait intéressant de demander aux anar russes ou aux anar contre le mur ce qu’ils pensent des « délires totoïdes », eux qui connaissent vraiment l’oppression ?
La différence, peut-être, c’est que Toto a la sensation de vivre DEJA dans un régime oppressif, avec ses caméras, ses flics, ses lois antiterroristes et ses RFID. Toto n’est pas seulement idéologiquement choqué ou scandalisé par l’évolution de la société, mais il a peur et il a la rage. Toto ne veut pas seulement se rassembler devant une prison pour qu’on voit son mécontentement sur France 3, mais saisit toute opportunité d’en défoncer les grilles. Toto ne croit pas dans l’alternance démocratique et ne croit pas non plus qu’un peuple en liesse portera ses idées vers la victoire sur le capitalisme. Toto ressent chaque jour les humiliations d’un système toujours plus totalitaire et dégueule devant l’individualisme ambiant que certains anar organisés défendent comme un moyen de se protéger de l’uniformisation. Toto saisit les opportunités de l’instant présent et construit la confrontation dans laquelle naît l’insurrection. Et s’insurger n’est pas prendre les armes et faire un bain de sang à l’image des révolutions et des guerres populaires. L’insurrection est le fait de se « soulever », de ne pas se coucher, ni de se plier, mais de se mettre debout et d’y rester. C’est le fait d’entretenir le conflit aussi souvent que possible et partout où cela est possible. Leur système est comme un tissu. A nous d’y percer des trous sans relâche.
Alors à tous ceux qui considèrent qu’il y a des « bons autonomes » et des « mauvais autonomes », qui se sentent des véléités dignes des tribunaux populaires, le « je » qui écrit cet article au nom d’un « nous » dans lequel il se reconnaît demande qu’ils réfléchissent avant de commenter dans les colonnes d’Indymedia et de balancer des infos qui pourraient porter atteinte à la sécurité des autres. Ce serait cool qu’ils repensent aussi leur définition de la solidarité, de l’union pour la lutte et de tous ces concepts qu’ils égrennent dans leurs discours en permanence, mais qu’ils semblent oublier lorsque vient le temps de fustiger les déraisonnables.
Et surtout, ont-ils vraiment cherché à connaître Toto et à comprendre ses motivations ?
Et aussi, si on arrêtait de se prendre la tête ?
un Toto qui en a marre de se faire insulter par procuration.
P.S. : je dois mettre quoi comme mot clé ? Y’a pas de rubrique "luttes asociales", "problématiques internes", "gueguerre d’idées"...
23 Commentaires sous cet article
« Et tous les réformistes et révolutionnaires se plient ou se plieront tôt ou tard à la logique révolutionnaire du grand Capital. D’ailleurs, même Lenine avec sa Nouvelle Politique Economique »
C’est ridicule, et prendre l’exemple historique de Lénine pour confirmer cette allégation l’est encore plus
Je vous reproche principalement deux choses distinctes : * votre manque de cohérence politique (mais à la limite, ça ne concerne que vous) * votre manque de d’organisation et de sérieux (ce que tu appelles "spontanéisme") qui font prendre des risques à vous mais aussi aux autres (et souvent, vous ne vous en rendez même pas compte)
Première question : les "totos" lillois, comme vous vous surnommez, sont-ils des autonomes ?
L’autonomie ouvrière est un mouvement riche, divers (communistes, conseillistes, anarchistes, ...) et extrêmement complexe (certains sont pour un état fort et une structure ultra-rigide, d’autres pour l’abolition de l’État et des structures "mouvantes", ...). Pour s’en revendiquer il ne suffit pas d’utiliser le mot "spectacle" à tout de bout de champ et de cracher sur les organisations de de la classe ouvrière, il faut l’avoir un minimum étudié, lui et surtout ses origines... Quand j’entends certains d’entre-vous dire des trucs aussi énormes que "La lutte des classes ça n’existe plus." ou "Nous sommes tous des êtres humains, pourquoi irait-on s’en prendre aux bourgeois ?" ça me fait tiqqun, euh tiquer.
Se réclamer de l’autonomie ouvrière ce n’est pas juste se revendiquer d’une certaine radicalité, ce n’est pas (uniquement) casser pour casser. L’autonomie du prolétariat fait parti intégrante de la lutte des classes ! De même, vous vous posez sans cesses en opposition aux "organisés", aux "syndiqués", mais comme suggéré plus haut l’autonomie ce n’est pas l’absence d’organisation, c’est une autre forme d’organisation ; parfois reprise par certains syndicats tel que ceux de la CNT-AIT, par des groupes politiques comme l’OCL ou quelques SCALP.
Pour en revenir à vous, camarades lillois, bien que vous vous revendiquiez d’actions faites par d’autres (Poitiers, Strasbourg, Montreuil et j’en passe), ces autres n’ont pas l’air de toujours vous rendre l’appareil, j’en veux pour exemple le journal "Cette Semaine" qui classe les No Border lillois comme "Récupérateurs, gauchistes et autres faux-amis" http://cettesemaine.free.fr/spip/ru...
Comme je l’ai dit en introduction, ces incohérences bien que problèmatiques ne sont pas si importantes, ce qui l’est beaucoup plus c’est les risques que vous faites prendre aux autres.
Une bonne action directe c’est une action ou l’objectif est atteint sans arrestations. D’accord, ça demande un minimum d’entrainement, d’organisation, de coordination et de préparation. Pourtant j’ai le souvenir d’une époque ou sur Lille, les autonomes et les antifas menaient leurs actions sur la base de leurs propres appels (publics ou non) et de leurs propres réseaux, qu’il y’avait du monde, de l’impact, que ça réussissait souvent et que personne (chez les anarchistes j’entends) n’y trouvait rien à redire.
Vous parlez d’infos qui vous mettent en danger, peut-être que c’est arrivé et si c’est le cas condamnable, mais c’est assez fort venant de vous. Ne pensez vous pas qu’en n’assumant pas votre mandat lors de la manif du 10 (déposer le parcours en préfécture - alors que ce déroulait une manif tendu en même temps à Poitiers) vous avez mi en danger pas mal de gens ? Ne pensez-vous pas qu’avec le spectacle (haha) incéssant que vous jouez dans les rues de Lille ou de Lambersart vous mettez en danger ceux qui participent aux mêmes rassemblements que vous (alors que vous n’en n’êtes pas les initiateurs) ou vous sont assimilés (au moins par les flics) car vous les collez sans cesse ? Petit exemple : je ne vois pas l’intérêt de tagguer des trucs illisibles pendant une manif, par pure provocation, alors que les keufs sont en surnombre, que nous n’avons aucune chance de gagner (ni même de ne pas se faire arrêter) si on lance l’émeute et surtout que ça peut être fait de manière bien plus lisible en ne prenant quasiment aucun risque en tagguant la nuit, en groupe affinitaire, sans avoir alerter 5 compagnie de CRS auparavant.
Vous n’appréciez pas, et moi non plus, que le NPA et autres viennent récupérer un rassemblement en vue de réaliser des actions directes et concrète contre l’État et le Capital et les transforme en fête forraine pacifiste avec ballons et colombes. Alors comprennez que ça agace certains que vous transformiez des fêtes forraines avec ballons et colombes (ce qui peut parfois avoir une utilité ou tout du moins entrer dans certaines stratégies) en émeutes.
Je ne suis pas contre "la violence politique", elle peut être justifiée et/ou nécessaire. Je ne l’adule pas non plus et je ne pense pas qu’il faille y recourir à tort et a travers ! Ce qui compte pour moi en tant que militant, c’est ce qui nous permettra de créer une société meilleure (ben oui, je suis contre CETTE société, pas contre LA société, aller vivre en hermite avec mes chèvres ça ne m’intéresse pas), égalitaire et libertaire comme on le répète à tort et traver.
Après tout, si vous souhaitez juste manifester votre haine contre ce système, sans construire la révolution, hooliganisme et autres skineries sont certainement plus adaptées !
« ni même celui de lêcher le derrière des médias en paraîssant réfléchis et raisonnables comme les organisés, qui tentent chaque jour de s’acheter une conduite pour mieux se faire aimer des masses ouvrières qui ont toujours préféré se syndiquer à la CFDT qu’à la Cénète. »
J’aimerai comprendre, vouloir donner une image raisonnée, d’un mouvement intelligent, c’est "lécher le derrière des médias" ?
avec vous la barricade n’a vraiment que deux côtés.
Tu écris mal une chose plutôt vrai. Oui les mouvements révolutionnaires, même s’ils n’érigent pas tous la massification comme principe politique -comme tu le sous entend par méconnaissance- souhaitent "être bien vu" de la majorité de la population, non pas pour acquérir l’approbation de cette dernière, mais pour que, si certains souhaitent nous rejoindre, ce ne soit pas d’insignifiants détails qui les rebutent. En quoi est - ce un problême.
Tu parles de la CNT, mais je crois savoir que la CNT s’engage elle aussi régulièrement sur des luttes qui ne disposent pas du soutien de la majorité de la population (dans la plupart des cas en vérité), pourtant elle semble vouloir acquérir une respectabilité, pas seulement au sein du milieu militant, pas vis à vis des organisations ouvrières, mais vis à vis des gens qui pourraient la rejoindre, ou rejoindre le Mouvement Social (avec des majuscules).
La CNT se trompe peut être de stratégie, mais cela ne me regarde pas. (D’ailleurs par respectabilité, il s’agit aussi et surtout de sérieux militant, travail de texte de loi, création de sections, soutien à des travailleurs isolés ...)
Concernant la manif’ du 10, tu écris que le SO a laissé une manifestante énervée se "faire éclater le crane" (...)
Le SO a t-il pour rôle de charger la police ? Défendre le cortège sous entend il de se taper avec les flics parce que quelques excités souhaitent en découdre ?
Cela aurait imposé à tous un mode d’action choisi par quelques-uns
C’est un des principaux reproche qui aurait été fait : une énième bagarre avec la police, plein d’interpellés, tout ça pour une chose "l’accession au grade de martyr" et rien d’autre ..
Lorsqu’on prend du recul, on commence à comprendre que nombre des reproches qui vous sont fait ont des racines concrètes.
Evidemment, vous participez à de nombreuses luttes, et je crois que personne n’oserait ici vous traiter de "gauchistes décomposés". Tout le monde connaît l’investissement de tous.
Cependant, le fait que vous soyez des militants très actifs ne vous autorise pas à donner des leçons à tout le monde comme vous l’avez souvent fait par le passé. La violence limitée de certaines de vos actions ne vous donne pas le crédit de critiquer tous les autres révolutionnaires.
La révolution ne se fait pas uniquement sagement, pour autant la "rébellion" n’est pas la "révolution".
(D’ailleurs faites gaffe, à force d’utiliser le mot sage pour qualifier vos détracteurs, vous allez justifier leurs qualificatifs d’enfantillage.)
Enfin, j’aime bien tes références à l’unité d’action, l’unité dans la lutte, la solidarité..
La même unité que vous critiquer lors des rassemblements "de masse" qui permettent aux révolutionnaires de distiller leur propagande faisant fi des barrières politico-syndicales.
La même solidarité que pour les incarcérés, parlez en aux mecs de Poitiers qui se sont fait enfermés (notamments 2 cénétistes sur 3 je crois) et demandez leur le soutien qu’ils ont reçu des "coucous" qui écrivent au Monde mais qui n’envoient même pas de mandats aux emprisonnés ...
"Alors à tous ceux qui considèrent qu’il y a des « bons autonomes » et des « mauvais autonomes », qui se sentent des véléités dignes des tribunaux populaires, le « je » qui écrit cet article au nom d’un « nous » dans lequel il se reconnaît demande qu’ils réfléchissent avant de commenter dans les colonnes d’Indymedia et de balancer des infos qui pourraient porter atteinte à la sécurité des autres."
Oui c’est sûr, exercer la critique d’actions sur Indymedia, ça porte atteinte à la sécurité des autres, mais aller s’épancher dans Le Monde, ça c’est bon pour l’insurrection...
Je sais même pas comment certains peuvent encore aller cracher sur les récupérateurs du NPA en faisant EXACTEMENT la même chose, c’est à dire s’arroger le droit individuel de parler et de revendiquer des actions collectives.
Et pas la peine de me dire " les coucous parlent en leur nom, ils ne prétendent pas représenter tout le monde". Parce que ça , c’est exactement ce que répond Besancenot quand il publie une tribune sur une lutte de travailleurs.
Et exactement de la même manière, il y a ceux à qui le Monde demande leur avis sur la lutte à laquelle ils participent et ceux qui sont condamnés au silence, de toute façon. C’est comme ça que se fabrique la représentation, que les porte parole autoproclamés l’assument, comme Thibault ou pas, comme nos coucous latinistes.
Ca me fait bien rire ! Faire des cartes à tour de bras comme le font le NPA ou le PCF, ne mènera à rien du tout, mais peut permettre d’entretenir l’illusion de "gagner" des militants (en fait de l’argent grace aux cotisations). Dailleurs pour le NPA, il vaut mieux qu’ils ne soient pas trop nombreux, ceci afin d’éviter une énième dissidence... La CNT a vocation de faire un boulot syndical avant tout, ça peut paraitre chiant, malsain, lourd etc...mais c’est indispensable ! Où fait-on du boulot syndical ? Sur son lieu de travail ou d’études...L’inconvénient, c’est que ceux qui travaillent sont souvent en CDD, et ne vont certainement pas risquer leur boulot. Et militer à la fac pose un autre problème : beaucoup ne veulent plus défendre une université qui n’est pas la leur. Le contexte n’est plus le même qu’il y a trente ans : tout le monde s’en fout de défendre une université qui s’effondre sur elle-même ? Autant attendre son effondrement ! A quoi bon défendre des étudiants apathiques et dépolitisés ? A quoi donc se casser le cul à faire du boulot syndical dans la fac, pour défendre des étudiants qui se moquent bien des différents combats à mener mais qui connaissent leurs propres intérets ? Si vous avez un problème à la fac, vous allez voir l’unef, pas la cnt, parce que celle-ci n’est pas dans les institutions et n’a pas de poids vis-à vis de l’administration... Est-ce que ceci sert l’unef ? Non, leurs militants le reconnaissent eux-mêmes, puisqu’ils ont choisi l’institutionnalisation (ce qui en soit n’est pas une critique), ils se doivent de prendre leurs responsabilités : celui de défendre des étudiants qui ne vont pas les remercier parce qu’ils savent que c’est là la seule utilité de l’unef (et de l’ensemble des syndicats). Alors que faire ? Du boulot politique, chez les autonomes, parce que c’est la seule option si on veut se bouger et être utile...On peut multiplier les actions coup de poing, mais s’il n’y a rien derrière ? Peut-on infléchir le rapport de force ?
Bravo à cettesemaine.free.fr pour cette lamentable rubrique "délation". Ces gens qui publient sur ce site n’ont sans doute jamais rencontré les activistes lillois que vous désignez.
Dans votre monde, on n’a pas le droit à l’erreur. Ca fout vraiment la gerbe ! Mais pour qui vous prenez vous ?
Qu’est ce que la CNT et le militantisme universitaire vient foutre sur ce sujet ?
Merci de conserver les commentaires destinées au milieu universitaire dans des articles sur l’université.
D’ailleurs ce même commentaire parle de la CNT, qui concernant l’université, n’a pas l’ambition d’être un syndicat étudiant, d’ailleurs la section CNT SR de Lille, est composé de plusieurs enseignants et de quelques étudiants.
Donc ne polluez pas la discussion en parlant (encore une fois ...) de questions étudiantes. Et en parlant de la CNT qui ne voit pas pourquoi elle est concernée par ces discussions.
Concernant "cettesemaine", j’aimais bien le journal, mais le site est pourri, d’ailleurs ce qui peut rassurer tout le monde est que cette rubrique "faux amis", ne propose aucune analyse, ne fais aucun commentaire, mais se contente de mettre en ligne des textes d’autres orgas dont elle a décidé qu’ils étaient des traîtres.
(D’ailleurs ils n’ont pas compris plusieurs textes et font des erreurs monumentales ... mais cela serait trop long de relever toutes les bêtises sur le net)
"Merci de conserver les commentaires destinées au milieu universitaire dans des articles sur l’université." le commentaire évoque plus le militantimse que l’université (dont je me contrecarre). "La CNT a vocation de faire un boulot syndical avant tout, ça peut paraitre chiant, malsain, lourd etc...mais c’est indispensable ! Où fait-on du boulot syndical ? Sur son lieu de travail ou d’études..." Réponse d’"un syndiqué" : "D’ailleurs ce même commentaire parle de la CNT, qui concernant l’université, n’a pas l’ambition d’être un syndicat étudiant, d’ailleurs la section CNT SR de Lille, est composé de plusieurs enseignants et de quelques étudiants." "Un syndiqué" veut-il des jumelles, l’adresse d’un centre de désintoxication, ou prend-il les gens pour des cons ? Non, parce que ça je suis au courant, mon brave...Et si la suite du commentaire évoque le militantisme universitaire, c’est bien pour souligner l’impasse du combat strictement étudiant, et même par delà, de la défense de l’université (où ce qu’il en reste...) !
avant qu’on annonce la destruction de la jungle, on ne savait pas si on devait intervenir, autant parce que nous n’étions pas nombreux que parce que nous voulions surtout empêcher les arrestations.
Nous nous sommes décidés tardivement mais on n’a jamais fait aussi vite à peu de monde. Un peu plus, nous aurions pu empêcher réellement les arrestations ou les ralentir de telle manière à ce qu’elles soient impossibles.
La répression étant bien là, de simples actes de militants ordinaires sont devenus des actes téméraires, susceptibles d’entraîner un long contrôle une amende et autres joyeusetés de gardes à vue, perquisition et tribunal. Je ne suis pas pour blesser des policiers ou chercher à ce qu’ils nous poursuivent avec leurs matraques en nous jetant leurs grenades. ou plutôt, je préfère me faire gazer ou taper pour quelque chose qui en vaut le coup.
par exemple, si jamais on doit s’attaquer au problème des expulsions.
Je crois que cet article se voulait une réponse un peu acidulée et vengeresse à toutes les attaques que certains ont subit ici-même depuis quelques semaines (mois ?). Je crois qu’il n’y a pas de mépris entre les personnes d’un côté pour les personnes qui sont de l’autre, juste un besoin d’affirmer que chacun fait ce qu’il peut et qu’il aimerait le respect de celui "d’en face". Il me semble aussi que tout le monde pourrait bosser ensemble si certains ne s’employaient pas à distiller du venin à l’encontre des autres. S’il s’agit de jouer à la cour de récré, il serait bon de considérer que celui qui a balancé sa théorie des "délires totoïdes" n’est sans doute pas étrangère au pugilat auquel on assiste et qui tue nos énergies respectives. On pourrait, par exemple, envisager d’en discuter ensemble et de désamorcer la bombe... Est-ce possible (sans se donner RDV sur Indy puisqu’on se connait tous) ?
Un communiqué (critiquable, comme d’hab chez eux) de AL concernant les sois-disants autonomes qu’eux appellent les anarcho-léninistes :
Retour sur les événements poitevins : Émeute ou happening ?
Depuis quelques années, la mouvance « autonome » remet au goût du jour des pratiques qui jadis étaient l’apanage des léninistes. Les événements de Poitiers le 10 octobre, lors de la mobilisation contre la prison de Vivonne, en sont un exemple. Entre avant-gardisme et auto-organisation, le choix des modes d’actions est posé.
À Poitiers, pour la semaine d’action contre la construction de la prison de Vivonne, le collectif de mobilisation avait prévu, le 10 octobre, une manifestation festive, pacifique et colorée, animée par une fanfare. Le but de la semaine d’action était de mettre en cause le système carcéral auprès de la population locale. Entre 350 et 400 personnes avaient rejoint la manifestation.
La télévision n’en aurait sans doute pas parlé sans cela, mais l’événement a rapidement été supplanté par de violentes échauffourées. En fait, un groupe extérieur à la ville avait décidé d’instrumentaliser cette manifestation pour créer, de façon complètement artificielle… une émeute.
Rappelons qu’une émeute, c’est un soulèvement qui implique une population, ou une partie de la population. Quand il s’agit d’une action militante démonstrative à usage médiatique, on appelle ça un happening, et ça n’a que peu de rapport avec des pratiques autogestionnaires et révolutionnaires… Manifestation détournée
Les « autonomes » ont délibérément méprisé le choix du collectif qui organisait le rassemblement, sans se soucier des conséquences politiques de leurs actes. Les bris de vitrine ou d’abribus, les jets de pierre à l’aveuglette, les tirs de fusée artisanales (avec des trajectoires pour le moins aléatoires) ont été – dans la circonstance – totalement contre-productifs. La manif une fois détournée, son but, qui était de sensibiliser la population à la critique anticarcérale ne pouvait plus être atteint.
Sans grande surprise, une fois les autonomes repartis dans leurs pénates, la répression policière s’est abattue sur les militants et les militantes poitevins, censés payer les pots cassés. Les peines prononcées en première instance sont lourdes (prison ferme, avec sursis, amendes). Et encore, elles sont loin de ce qu’avait réclamé le procureur (plus de 5 ans de prison ferme et 3 ans de sursis) suivant Hortefeux qui attendait que la justice « sanctionne, et durement ». Les personnes interpellées n’ont en majorité rien à voir avec les événements, leur unique crime est d’être actives dans les mouvements sociaux poitevins.
L’État policier attaque une nouvelle fois tout ce qui ressemble à une forme contestation sociale. Une semaine après les événements, le 17 octobre, un millier de personnes manifestaient leur soutien aux interpellés. Cette fois, la police a arrêté trois manifestants ! Avec l’aide des médias, le gouvernement a profité des événements pour relancer sous une nouvelle forme le fichier Edvige, système de fichage des militantes et militants politiques et syndicaux. Une sorte d’anarcho-léninisme
Les événements de Poitiers ne sont pas un cas isolé, et c’est là tout le problème. Ce type de pratique autoritaire et dirigiste, nous l’avions déjà subie dans les mouvements étudiants contre la LRU en 2007 et 2008. Des décisions collectives, qu’elles concernent les assemblées générales ou les manifestations, avaient déjà été délibérément détournées par des individus se réclamant du même courant politique que ceux et celles qui ont fait le happening de Poitiers.
Ce courant « autonome », assez organisé, met en avant des théories que l’on pourrait assimiler à une sorte d’anarcho-léninisme [1].
Les communistes libertaires prônent des formes de lutte réellement collectives, basées sur l’autogestion. Il faut en finir avec l’avant-gardisme, même quand il se prétend « autonome ».
Guillermo (AL Angers) Soutien aux inculpé-e-s
Un comité de soutien aux inculpé-e-s a été créé. Vous pouvez également signer la pétition. La CNT-Poitiers organise une caisse de soutien : chèque à CNT, 20 rue Blaise-Pascal, 86000 Poitiers (en mentionnant au dos Solidarité Poitiers)
[1] Bien qu’on les y associe parfois, les autonomes n’ont pas grand-chose à voir avec l’ultra-gauche, ce courant de pensée marxiste anti-léniniste notamment représenté par des théoriciens comme Anton Pannekoek ou Cornelius Castoriadis.
Publié le 2 novembre 2009 par Commission Journal (mensuel)
Ils (AL, l’OCL...) se sont tous battus pour envoyer des communiqués dans lesquels ils s’achètent une respectabilité en crachant sur ceux qui ont pris l’initiative de soulever un peu tout ça. Ils auraient, eux aussi, préféré faire la fête alors que le capitalisme coupe des têtes...
Ils ont oublié l’idée même de solidarité.
Au championnat du monde de la mauvaise foi, le dernier commentaire en date arrive premier sans le moindre doute !
(à propos de Poitiers)
D’un côté il y a celles et ceux qui mettent les autres délibérément en danger sans concertation préalable, qui ne se font pas choper (tant mieux), qui crachent sur tout le monde dans la presse bourgeoise et qui n’écrivent pas un mot de solidarité avec celles et ceux qui se retrouvent en procès ou incarcéréEs
De l’autre, des individuEs et organisations qui ont mis en place un week end anti-carcéral, avec une manif, un débat, etc. et l’objectif de faire parler des luttes anti-carcérales à Poitiers et de la prison de Vivonne, et dont des camarades se sont retrouvéEs arrêtéEs, fouilléEs, interrogéEs, jugéEs, emprisonnéEs, etc. et qui écrivent dans tous leurs communiqués leur solidarité avec les inculpéEs.
Et enfin, toujours à propos de solidarité, qu’en pensent les taulards de Vivonne ? ça leur fait une belle jambe qu’on ait taggé "la plus belle jeunesse est celle qui est en prison".
C’est malhonnête ce qui est écrit plus haut. L’OCL a présenté un communiqué où tous les éléments sont présentés
répression policière
emballement médiatique
réalité de la manifestation
critique du "happening autonome"
Et alors, ils ont le droit de ne pas être d’accord avec ces méthodes et de le dire non ?
L’OCL a le mérite d’avoir eu une position claire sans pour autant se ranger "du côté des capitalistes et de l’état"
Comment tu veux que des personnes isolées publient un communiqué de solidarité ? Faut être cohérent dans ce que tu dis ! Quand est-ce que vous allez sortir de votre paranoïa qui vous fait dire qu’il existe un quelconque groupe constitué d’autonomes à Lille ? Pfouuuu, fatiguant à la fin !
Les orgas du fait de leur incapacité ont directement crée les "totos". Tarnac avait montré des tensions mais alors avec Poitiers, on a eu droit a un florilège de comparaisons fascisantes, encore dernièrement ce lui de l’AL
Encore une généralisation infondée.
La différence avec tarnac ? (dans l’hypothèse médiatique d’alors qu’ils étaient tous coupables)
Les saboteurs de ligne TGV ne font prendre aucun risque à ceux qui ne le souhaitent pas. Ils N’attendent pas une manifestation de masse pour faire un coup spectaculaire, et ne parade pas devant les autres "organisés" de manière condescendante.
La comparaison est nulle et non avenue
"Quand est-ce que vous allez sortir de votre paranoïa qui vous fait dire qu’il existe un quelconque groupe constitué d’autonomes à Lille ?"
Désolé de te décevoir camarade, mais je fais parti d’un groupe "constitué" d’autonome (mais si tu l’ignores, tant mieux pour nous) ! D’ailleurs c’est quoi le Comité Du 23 Mai si ce n’est pas un "groupe autonome constitué" (pas le mien) ?
On confond les groupes et les individus (ces "totos", terme inventé par les trotskystes en réponse au ’Trotros’ qui les désignait, puis repris par la police et la presse avant d’être adopté par des.. totos) et l’autonomie.
Cette dernière est (potentiellement ou réellement) l’affaire de tous ceux qui luttent et heureusement pas la propriété des radicaux qui se complaisent dans l’isolement de leur illusoire souveraineté.
Ces batailles entre petits propriétaires - bruit, distraction, concurrence, misère- disent fort peu du commun et moins encore de la nécessité d’en faire une loi.
Si tout ce petit monde choisissait pour discipline de lire la situation (et non de narcissiser sans fin) et d’en tirer des conséquences celle-ci s’en trouverait modifiée. Le confort minime des identités est préféré à tout pari politique. Parler d’autonomie n’est pas la faire. La construire demande de ne pas s’en gargariser.
Rendre tout ça poreux, accueillant, offensif, arrêter de ressasser les différences comme autant de séparations pour inventer des lois, faire se composer des singularités hétérogènes (rien à voir avec la vision pipo et sa fausse alternative : "on intervient dans les entreprises ou dans le système scolaire ?", ou sont les transversalités dans un tel schéma ? comment peut-on louper le réel à ce point ?).
Il y a plus d’autonomie ouvrière dans une "entrée au chômage par démission", dans un recours contre une radiation que dans cet enferment complaisant.
Pour en finir avec les bisbilles de cour de récré, passez la grille de vos barrières mentales, tentez un chemin contre ce monde.
Une proposition : Pour un mouvement des chômeurs et précaires
"Et aussi, si on arrêtait de se prendre la tête ?"
C’est plutôt comique, non ?
Tu fais une critique de la critique ( Ouch ), en gros tu critiques les gens qui critiquent l’action de Poitier, ce qui revient à participer à la "prise de tête", puis ensuite tu demande que l’on arrête là ce débat ( fort interessant, qui plus est ).
Le problème qu’il y a dans ce débat, c’est que tout se mélange ! Il y a ceux qui sont d’accord en tout points avec les "coucous" de Poitier. On rentre dans la catégorie "Plus autonome que moi tu meurs" et autre " plus radical que moi tu meurs". On met le paquet sur ce qu’a été l’action en elle même, et on ferme le débat à coup de "Si t’es pas pour cette action, t’es contre l’insurrection ! REAC’ !!!". Mais par contre les inculpés... Comme ils ne sont pas "dans le coup" ( Pas Anar’, Libertaire, "Toto" ) bah ce n’est pas bien grave... Et puis publier un article dans le monde en dénigrant le reste des militants pour privilégier la presse bourgeoise, ça devient bizarrement légitime...
Il y a ceux qui sont solidaire de l’action, mais qui en critique certains aspects. C’est le point commun qui en ressort je crois : Bien sur on préfère voir des gens casser des banque et pourrir des pubs que de regarder le JT de TF1 ou FR2, mais ça ne veut pas dire qu’on est forcément d’accord sur tout ! Il peut y avoir certaines choses critiquables, qui peuvent faire l’objet de débat. Après ce qui en ressort peut toujours être utile à chacun, et peu éviter de refaire des choses qui ne sont pas forcément adaptées / utiles... Ca ne veut pas non plus dire que ce qui a été fait est inutile ou inadapté. Ca ne veut pas dire que tout est rejeté en bloc, juste qu’il peut y avoir des aspects gênant, comme le fait que ça soit une partie des manifestant qui ait "imposé leur rythme" comme le dit l’OCL, ou l’absence de message sur les banderoles et de slogans... Pour autant cette position n’implique en aucun cas une désolidarisation ( oO’ ) avec l’action.
Je ne vous cacherais pas que je suis plus proche de ce deuxième point de vue. Le fait de casser des banques, des assurances et des pubs ne me gêne pas en soi. C’est la forme que cette action a pris : Un petit groupe qui s’impose ( Anarchotoritaire, comme dirait "l’autre" ), l’absence de slogan ( impacte sur les gens présents ? ), absence de message sur les banderoles ( Seuls les radicaux peuvent donc comprendre cette action ). Aussi, le fait que certains "coucous" ( s’ils en sont ) aient envoyé une lettre au Monde me pose problème : La presse bourgeoise est notre amie, maintenant ? Le Monde est un journal digne de confiance ?
Mais malgré tout je ne peux pas me désolidariser ( reouch ) de cette action car elle porte des "valeurs" que moi aussi je porte. Cela reste une réponse ( maladroite ou pas ) à un système qui nous fait gerber et nous donne la rage.
Et rien que par cette actions et les textes qui en découle ( tous plus intéressants les uns que les autres ) on en vient à voir des engueulades ( toutes plus sommaires et parfois puériles les unes que les autres ) s’écartant beaucoup des questions pour s’attaquer directement aux personnes qui les posent ou qui y répondent ! On en vient à rabaisser l’autre pour se crédibiliser... Et le fond dans tout ça... Il disparait. Il y en a même qui voudrait qu’on arrête les critiques, et les trouves illégitimes ! En gros un truc avec écrit "Anarchiste" dessus n’a pas le droit d’être critiquer sinon on en est pas un ? Ca devient triste...
En tout cas il y a beaucoup de choses très intéressantes, et beaucoup d’avis très construits et argumentés sur ces questions, et ça il faut que ça continue. Ca doit permettre à beaucoup de monde ( moi y compris, étant encore jeune et ayant parfois du mal à y voir clair ) d’avoir un avis personnel sur ces questions. L’important après c’est que l’on soit d’accord avec ce que l’on défend, ce que l’on déteste, et ce qu’il faut combattre.
Sur ce bonne soirnée.
Un texte à propos de Strasbourg sur lequel je viens de tomber qui pose (encore) des questions intéressantes : http://rebellyon.info/Apres-avoir-t...
j’ai lu le texte qui est aussi dénigrant pour les organisés, syndiqués etc... que ce qu’il reproche pour les autonomes... "Toto" s’il est mature n’a qu’à assumer ses actions en se denonçant au tribunal à poitiers pour faire libérer Patrick D. embastillé à sa place pour des faits qu’il n’a pas commis. "Toto" n’a qu’à pas utiliser les auutres comme des fantassins de son action sans leurs demander leur avis, "Toto" est autoritaire et avant-gardiste, il prend les gens pour des veaux, il se croit au dessus de la masse alors qu’il agit comme un enfant gâté ... et bien sûr après vient exiger la solidarité lorsqu’il a fait des "betises" decidéés tout seul dans son coin .... et bien sûr on ne peut être que solidaires ... "Toto" n’en a rien à foutre du travail militant desa autres qui est pour lui de la merde
"Toto" a le jugement facile sur les autres, mais ne l’accepte pas pour lui. "Toto" a une vision mythifiée et idéaliste de la revolution et de la situation sociale ... "Toto" pose parfois de bonnes questions mais a souvent de mauvaises reponses....
contrôle social (répressions)
autonomes mais pas trop ?
le terme "toto" vient des totos eux mêmes (années 80)