lundi
21 mai 2012
20h00 : Cantine & Infotour Anti-THT
jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille
La feuille du Groupe D’Anarchistes de Lille et Environs (GDALE-CGA) est enfin sortie. Ci dessous, l’édito et les liens.Pour l’avoir en PDF, cliquer ici. Et pour l’avoir en version papier, chercher les militantEs du GDALE en manif, parfois au marché de Wazemmes mais aussi dans quelques lieux militants de Lille dont le CCL.
Edito :
La colère grandit, le ton monte, les reproches fusent et les motifs de rupture s’accumulent. Partout on entend crier : "C’est un scandale !".
C’est que le GDALE - pourtant réputé être un groupe d’anarchistes de papier, n’a pas sorti sa célèbre publication La Sociale depuis une éternité (nos excuses aux abonné-e-s) : le précédent numéro date de mars 2009.
Mais que s’est-il passé ? Les membres du GDALE ont-illes - enfin - répondu à l’Appel ? Ont-illes décidé de se concentrer sur la préparation de l’émission de radio hebdomadaire [1] "La Voix sans Maître" ? Ont-illes fusionné avec la CGA [2] au point de passer tout leur de temps de rébellion disponible dans les affres bureaucratiques du fédéralisme ?
Que nenni : la radio est toujours préparée et présentée à l’arrache, notre participation au fédéralisme reste malheureusement assez virtuelle et l’Appel à l’insurrection nous parait pour l’instant plus adapté au monde politico-médiatique qu’à la construction des luttes sociales et libertaires. Bref, nous ne désespérons pas de progresser sur tous ces points, mais ce n’est pas pour eux que nous avons négligé La Sociale.
En fait l’histoire est toute simple : à partir de janvier 2009, la préparation puis le déroulement du camp NoBorder à Calais ont drainé toute notre énergie et rendu impossible tout travail écrit conséquent. C’est seulement aujourd’hui que nous trouvons le temps d’analyser et de raconter ce qui se passe lorsque, comme à Calais, un camp de plusieurs centaines de personnes s’installe pour affirmer, tout simplement mais contre la logique des États, que les libertés de circulation et d’installation n’ont pas à être limitées, que l’endroit où l’on naît ne doit pas déterminer les droits que l’on a. Depuis, la lutte NoBorder continue à Calais et nous continuons d’y prendre part.
Ce numéro de La Sociale consacre donc une grande part au camp NoBorder et à ses suites, un article fait le bilan du camp et des nouvelles calaisiennes et vous appelle encore et encore à aller lutter à Calais. Un autre part de l’expérience des milliers de flics qui ont partiellement asphyxié le camp et de la répression policière des manifestations contre la répression et propose de sortir du face-à-face. Toujours dans le registre répressif et dans la variante informatique : l’État frise la monomanie, il a encore créé deux nouveaux outils de fichage de la population. On aimerait crier "Mais que fait-il de toutes ces données ?!" mais la réponse est évidente : "surveiller et punir". Le GDALE en nombre, c’est surtout des garçons, est-ce que ça donne un genre au GDALE ? On posera la question aux "Drag Kings de Bruxelles" présenté-e-s dans ce numéro, la prochaine fois qu’on les verra.
Enfin, ce numéro fait aussi la part belle à l’internationalisme, puisque nous y évoquons l’anarchisme au Québec, le récent coup d’état au Honduras, et les grèves des mineurs marocains.
Couvrant trois ou quatre continents pour l’abolition des frontières nationales mais aussi de genres, en révolte contre l’Etat et sa répression, Voilà La Sociale n°30 !