lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Mardi 24 novembre, le Président du tribunal de Boulogne-sur-Mer m’annonçait, après près de deux mois de délibérés, que je n’étais pas de "bonne foi" en écrivant un "article", le 7 novembre 2008, dans lequel je condensais l’arrestation
de JC Lenoir, de l’association Salam, les rafles des afghans, la mise en place du charter, sa politique envers les salariés de Noyon et les étrangers qui viennent en sous-préfecture, la destruction du squat Pagniez et le choix qu’il avait opéré d’obéir à la France de Pétain.
Par un curieux hasard, les deux huissiers de Calais avaient refusé le dépôt de mes preuves dans les 10 jours réglementaires et je m’étais placée dans l’impossibilité de respecter ce délai. Je n’ai pu discuter d’aucune preuve.
Le tribunal de Boulogne-sur-Mer m’a donc condamnée. 1500 euros pour le ministère, 1 euro symbolique et 750 euros de frais pour le sous-préfet.
Mercredi matin, la presse locale parlait déjà du jugement. Un récit très court et fidèle, sans parti pris autre que d’oublier que je pouvais faire appel et gagner.
Mais les titres évoquaient ma qualité de militante, et non plus les traditionnels "elle" ou "l’enseignante" ou d’autres termes citant mon nom entier. Ici, il s’agissait de bien montrer que j’étais une militante : "Une militante calaisienne condamnée" et "Une militante condamnée face au sous-préfet"

Ma surprise doubla lorsque FR3 Région annonça la condamnation, en fin de journée. Puis tripla lorsque je tombais sur un article Internet du site de Nord Eclair. M. Besson s’était dérangé pour produire un communiqué de félicitation :
[http://www.immigration.gouv.fr/spip…]
communiqué qui se terminait par :
« La maîtrise des flux migratoires se situe au coeur de la souveraineté de l’Etat. Cette mission est noble, parce qu’il n’y a pas de droits et de devoirs sans République, et parce qu’il n’y a pas de République sans frontières. Notre République ne doit pas se laisser humilier par ces diffamations caractérisées, doublées de graves offenses à la mémoire de la déportation » a conclu Eric BESSON.
Celle qui a été condamnée par la Cour Européennne des Droits de l’Homme ?
Celle où on nous oblige à regarder notre police, à nos risques et périls ?
Celle où on doit camper avec des étrangers pour être sûrs qu’ils ne vont pas se faire contrôler illégalement, matraquer ou gazer ou taper par NOTRE police, sous les ordres d’un représentant de l’Etat ?
Ou bien celle de la destruction de tous nos droits collectifs et une répression démesurée des mouvements sociaux ?
N’étant qu’une simple militante connue sur le terrain de Calais par quelques policiers et indicateurs, la réponse d’un ministre pour féliciter un tribunal sur une diffamation que le sous-préfet a jugé de peu d’importance, apparaît illogique.
Une hypothèse : Kaboul ayant sauté il y a quelques semaines, Besson s’impatiente sans doute. Les charters sont bien au chaud et attendent leurs passagers condamnés à mort par la "république" de Besson et ses supporters fascisants. Le HCR bat en retraite et démontre ses graves défaillances.
De montrer qu’une militante perd devant un tribunal sur une affaire de dénonciation de rafles et de charters, est sans doute bon pour démoraliser les troupes bénévoles, si jamais elles avaient envie de témoigner de cette manière. Car en 2008, le travail contre le charter fut aussi un travail de témoignages.
Autre hypothèse : Besson prépare mentalement le sous-préfet Gavory à subir de nouvelles attaques des combattants des droits humains qui ont tendance à se multiplier et à prendre des formes de plus en plus diverses jusqu’à des gens inscrits à droite.
Il a déjà promu le malheureux Gavory et son aidante, Mme Bouchart, chevaliers de l’ordre du mérite, la semaine dernière.
Le mérite de quoi ?
Je fais donc appel de la condamnation.
PAS D’EXPLOITATION, PAS DE FRONTIERE, PAS DE NATION
zetkin