mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Les responsables politiques du Nord/Pas-de-Calais se sont longtemps plaint du manque de financement de la culture par l’Etat. Si l’on compare à d’autres régions, nous gens du Nord (Pas-de-calais) sommes par tête de pipe parmi les moins financés par l’Etat parisianiste. Cela se mesure facilement dans les statistiques, dans ce qu’on appelle les "crédits déconcentrés" du Ministère de la Culture. Par habitant, nous étions encore il y a peu en bas de tableau, malgré la présence de grands équipements.
Heureusement, la culture est soi-disant une priorité de la région, et de chacun de ses deux départements.
Pourtant, où en est-on aujourd’hui ? Les exemples abondent, ces derniers mois, qui illustrent l’importance réelle qu’accordent les élus régionaux au secteur de la culture. La fin des emplois jeunes fait que l’année 2004 a été des plus difficiles, et 2005 sera plus douloureuse encore. Les discours de soutien au mouvement des intermittents (par position partisance, contre le gouvernement raffarien, c’est de bonne guerre) masquent mal le fait qu’à l’échelon local rien n’est fait pour contrer les effets pervers de la politique MEDEFienne de gestion de l’emploi culturel. Politique qui soit dit en passant était préconisée par divers rapports dormant dans les tiroirs du ministère de la Culture sous l’ère Jospin (toute ressemblance avec le cas du dossier des retraites, n’est pas fortuite).. Ainsi, les mesures annoncées pour aider les structures à gérer la fin des emplois jeunes se font attendre. Le département du Nord a bien concocté un dispositif d’emplois "aidés", mais le financement est beaucoup moins important, une grande partie du salaire reste à la charge de la structure. On ne voit rien venir d’autre, et les associations les unes après les autres tirent la langue.. passé les beaux discours,les élus assistent, non pas impuissants, mais consentant, à la fin de projets et d’aventures qui ont pourtant beaucoup plus fait pour les gens du nord que Lille 2004. Rendez-vous dans six mois, pour faire le compte des structures disparues ou agonisantes : c’est la chronique d’une mort annoncée …