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Suppressions de postes et dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels : il faut que ça cesse. publié le 30 janvier 2012 dernier commentaire le 30 janvier 2012 à 19h43
Le collectif de chômeur-ses et précaires de lille s’invite au club de la presse (caf). publié le 24 janvier 2012 dernier commentaire le 29 janvier 2012 à 06h41
Communiqué du copwatch nord-idf : l’etat censure, copwatch renait. publié le 23 janvier 2012 dernier commentaire le 27 janvier 2012 à 13h24
A calais,patronat, gouvernement et chérèque, contre les travailleurs ! publié le 20 janvier 2012 dernier commentaire le 5 février 2012 à 18h58
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Importantes luttes en roumanie publié le 11 février 2012
Action devant l’abattoir de castres publié le 11 février 2012
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La voix des sans-papiers n. 7 publié le 5 février 2012
Bulletin palestine, 18 janvier 2012 publié le 3 février 2012
O.p.a soutient anonymous & copwatch publié le 2 février 2012
[grenoble] clinatec inauguré par les opposants publié le 1er février 2012
Diffamation : edgar morin, alain ménargues, daniel mermet

Silvia Cattori N’avez-vous pas brisé sciemment un tabou en affirmant qu’Israël est un Etat raciste ?

Alain Ménargues Les textes sont là. Je n’ai rien inventé. L’Etat juif d’Israël est considéré comme juridiquement raciste

par les Nations Unies.

S.C. Vous l’avez chèrement payé. Etes-vous atteint ?

A.M. Je suis résolu à me battre contre tous ceux qui accusent injustement des gens honnêtes. Vous savez je m’occupe de longue

date de l’information sur le Moyen Orient. Je sais très bien, pour l’avoir observé de près, comment Israël exerce son

contrôle sur l’information. Depuis les années 1970, il existe un service de renseignements militaire. Il y a un département

qui s’occupe exclusivement de la presse. Tout journaliste qui va en Israël est muni d’une carte de presse délivrée par un

service de presse qui dépend de l’armée. C’est donc bien l’armée israélienne qui est chargée, entre autres, de façonner

l’image d’Israël dans le monde. Toutes les ambassades israéliennes ont un service de communication, des diplomates qui sont

chargés de veiller à ce que la bonne image d’Israël soit sauvegardée. Dans l’affaire qui me concerne, les ambassades d’Israël

à Paris et à Bruxelles sont intervenues. Elles ont fait pression sur des journalistes par le biais de ce que l’on appelle les

agents d’influence ; pour faire dire que je suis antisémite, donc pour me décrédibiliser et dissuader les journalistes de

donner un écho à mes propos.

S.C. Cela vous a-t-il été rapporté de bonne source ?

A.M. Oui je peux en apporter la preuve. Il y a des journalistes qui peuvent le confirmer.

S.C. Comment un Etat peut-il intervenir aussi ouvertement ?

A.M. C’est ce qui s’appelle, en communication, de la manipulation. Dans mon cas cela s’est fait sur un axe bien précis. Je

représente un cas d’école. Avec mon dernier livre [1] je touche à un point sensible. D’autant que l’image d’Israël se

détériore de plus en plus. Il y a un rapport du Ministère des Affaires étrangères, daté d’août dernier, qui analyse l’image

d’Israël. Ce rapport révèle qu’Israël a bel et bien perdu la bataille médiatique mondiale. Qu’Israël risque d’être classé,

sous peu, au même rang que l’Afrique du Sud de l’apartheid. Mon livre tombe à pic.

S.C. Pourquoi ce déchaînement contre vous alors que tant de choses ont déjà été écrites dans des médias spécialisés ou sur

les sites Internet ?

A.M. Je n’ai pas la réputation de quelqu’un qui transige sur l’exigence d’informer correctement. En ce qui concerne la

politique israélienne je suis assez rigoureux dans ce que j’écris. Je parle du droit de l’enfant, de la femme et des abus

qu’ils subissent en ce qui concerne Israël comme pour d’autres pays. Israël n’est pas un pays à part. J’en appelle donc

simplement à l’application des résolutions de l’ONU, qu’Israël ignore. Par conséquent, m’éliminer, me chasser du poste de

responsabilité qui était le mien, un poste médiatique, c’est pour mes détracteurs faire d’une pierre deux coups. Je prépare

un document à ce sujet.

S.C. Donc vous ne baissez pas les bras ?

A.M. Je vais me battre. Je ne vais pas me laisser faire.

S.C. Vous battre pour vous faire réintégrer à RFI ?

A.M. Non, retourner à RFI c’est impossible. Je veux me battre pour que l’on me rende justice.

S.C. Vous avez un projet concret ?

A.M. Oui nous sommes en train de mettre sur pied une fondation regroupant 100 journalistes au minimum, qui auront pour tâche

de dénoncer tous ceux qui, parce qu’ils critiquent la politique illégale d’Israël, sont accusés d’antisémitisme, de racisme,

de révisionnisme, de négationnisme.

S.C. Des journalistes qui sont à l’intérieur des rédactions en France ?

A.M. Oui, des journalistes qui ont une renommée professionnelle en France aussi bien que dans d’autres pays. Le but est que,

chaque fois qu’une personne est soupçonnée d’antisémitisme et décriée comme telle par les médias, son cas soit soumis à

examen par notre fondation. S’il s’avère que cette personne est accusée à tort, nous allons intervenir pour exiger que l’on

rétablisse la vérité des faits. Une manière de dire que nous n’acceptons plus la manipulation.

S.C. Pensez-vous intervenir uniquement quand on accuse une personne d’antisémitisme ou dans tous les cas de racisme ?

A.M. Je pars de l’idée qu’il y a, en France, un racisme anti-arabe et un racisme anti-juif latents. Le nier serait

malhonnête. A partir de là, il peut y avoir des dérives de l’une ou l’autre partie. Toutefois, dans la majorité des cas ces

accusations sont infondées. On utilise le terme d’antisémitisme, comme dans mon cas, pour briser des volontés, des carrières

ou pour écarter les « gêneurs ». Donc le comité que nous mettons sur pied aura pour tâche de dénoncer les manipulations. Dès

qu’une affaire éclate elle sera immédiatement prise en compte par notre « comité des cent ».

S.C. Quand serez-vous opérationnels ?

A.M. Bientôt. J’espère d’ici décembre 2004.

S.C. Pensez-vous vraiment que les médias vont donner un écho conséquent à votre action ?

A.M. Oui. Je le crois. Je crois en l’honnêteté des gens. Cela fait 30 ans que j’exerce ce métier. Personne parmi mes

collègues n’aurait jamais pu penser, avant que ces attaques contre moi ne se déchaînent, que je puisse un jour être traité de

raciste ou d’antisémite. Ces qualificatifs n’ont rien à voir avec ma carrière et mon souci d’informer. J’ai des amis qui,

comme moi, ont travaillé sur le terrain comme correspondants de guerre et sont toujours sur le terrain. Tous ces

professionnels qui me connaissent, savent que je dis vrai. Ils ne peuvent que me soutenir.

S.C. Vous ne vous attendiez pas à de telles attaques ?

A.M. Dans mon livre « Le mur de Sharon », page 11, je pressentais ce qui allait m’arriver. Mais pas dans ces proportions.

Curieusement, mon livre n’a pas été attaqué. C’est ce que j’ai déclaré dans une conférence qui a été mis en cause.

S.C. Le fait que vous ayez touché à des questions religieuses vous a-t-il également desservi ?

A.M. Je travaille en effet sur l’influence des religions dans le monde. En Irak on peut parler des différentes tendances

religieuses. Bush fait entrer le religieux dans toutes ses déclarations. Mais dès que vous dites qu’Israël est ce qu’il est,

un Etat théocratique, il y a une levée de boucliers. J’ai parlé en effet du « Lévitique », de l’impur et du pur, qui sépare

et qui a un lien avec le mur. Pour moi c’est un élément constitutif. Il a suffit que j’évoque cela sur une radio pour que les

choses dégénèrent en un vrai pugilat. Si, au départ, les théoriciens de l’Etat sioniste étaient laïcs, et les religieux

avaient condamné le concept même de sionisme, le religieux a pris désormais un poids extrêmement important. Surtout depuis

1987. Toutes les lois passent par le religieux. Il s’agit au surplus d’une religion qui se considère comme supérieure aux

autres. Moi je me sens libre de parler de toutes les religions. Les gens de confession juive parlent eux mêmes de « peuple

élu ». Pourquoi n’aurais-je pas, moi, le droit d’évoquer cette notion de « peuple élu » ?

S.C. En persistant à vous exprimer de la sorte ne risquez-vous pas d’aggraver votre cas ?

A.M. Ce que vous me suggérez est de me taire, de ne pas me battre. Il y a des gens qui manipulent l’information en France. Le

quotidien « Libération » m’a assassiné. Et je devrais me taire ? J’ai commencé ma vie professionnelle au Vietnam. J’ai

traversé bien des difficultés. J’ai l’habitude de relativiser. Mon affaire n’est rien par rapport à ce qui se passe ailleurs

et notamment en Palestine. Je ne suis pas un homme de pouvoir. Dans une interview à un quotidien Belge « Le soir », j’ai dit

que ma liberté d’expression ne valait pas quelques galons sur l’épaule. Je suis un homme libre et j’entends le rester. Ni les

honneurs, ni l’argent, ni la fonction, ne m’empêcheront de dire ce que je veux. Quand j’ai signé mon contrat avec RFI, il y

avait une clause de réserve que j’ai fait supprimer. Que je sois tenu à être discret sur les affaires internes c’est normal,

mais, pour le reste, on ne peut pas exiger d’un journaliste qu’il se taise.

S.C. Vous a-t-on blessé en vous interdisant de travailler ?

A.M. Blessé n’est pas le mot. Je suis fortement irrité de voir qu’en France, il y a une liberté fondamentale qui est en train

de disparaître. Et cela est un fait qui ne peut que m’amener à réagir, à lutter. Dans mon pays, qui est la France, je

n’arrive pas à concevoir qu’il y ait un terrorisme intellectuel qui contraigne les gens à se taire sous peine d’être

complètement broyés. Je suis outré de constater cela. Donc blessé à titre personnel, non. Je savais que cette pression

existait. Mais depuis que cela m’est arrivé à moi, j’en mesure toute l’importance.

S.C. Vous référez-vous à ces campagnes destinées à blanchir Israël et à noircir les Arabes musulmans qui déferlent, surtout

depuis le 11 septembre ?

A.M. Oui. Je crois que cela procède de la manipulation pure au sens de la communication. Israël a pu évoluer, depuis plus

d’un demi siècle, sur une image de victime. Or cette image de victime a commencé à fortement s’effriter. Surtout depuis 1982,

après les massacres de Sabra et Chatila. Depuis ce moment là, les responsables de la propagande israélienne ont été obligés

de financer des campagnes pour ne pas perdre ce statut de victime. Pour y arriver, ils ont utilisé toutes les techniques de

communication possibles et imaginables. Exemple : alors qu’en France et aux Etats-Unis en tête, on interdit aux chaînes

télévisées de montrer les cadavres, les cercueils et les enterrements de soldats en cas de conflit, les TV israéliennes,

quand il y a un attentat dans leur pays, font l’inverse. Chaque fois qu’il y a un attentat en Israël, leur service

d’information diffuse en boucle des images de corps déchiquetés, pour choquer et mobiliser l’opinion. C’est la technique de

la manipulation par l’image. Les Palestiniens font la même chose. Je ne fais pas de distingo. Mais, dans le cas d’Israël, ces

images de bus explosés, abondamment diffusées, sont distribuées gratuitement à toutes les chaînes du monde. Donc, alors que

chez nous on montre les cadavres de manière très floue, justement pour amoindrir le choc, en Israël, on vous commente ce choc

psychologique.

S.C. Comment procèdent-ils dans les faits ?

A.M. Il y a dans leur mode de communication quelque chose d’extraordinaire. Israël compte, dans chaque ambassade, des chargés

de communication qui interviennent systématiquement, à l’aide des agents d’influence. Cela s’est avéré dans mon cas.

L’ambassade israélienne intervient auprès des journalistes pour signaler qu’un tel est antisémite, qu’il faut le faire taire.

Ici, en France, l’avocat Goldnagel, [2] est un de ces agents d’influence qui agissent pour le compte d’Israël. Cet avocat m’a

reproché d’avoir parlé du « Lévitique » sur Radio Courtoisie. Or le « Lévitique » est le quatrième livre de la Torah où il

est question de la séparation du pur et de l’impur. Tora qui fait partie de la Bible. Mais qu’est-ce qui m’empêcherait de

parler de la Torah ?

S.C. Mais aller à radio Courtoisie, marquée politiquement, n’était-ce pas prêter encore plus le flanc à la critique ?

A.M. Il s’agit d’une radio catholique située à l’extrême droite. Or, quand M. Goldnagel m’a accusé, il a omis de dire qu’il

s’est lui même exprimé quatre fois sur radio Courtoisie. Il ne s’est pas gêné de faire des associations du genre « Ménargues

parle du « Lévitique » sur une radio d’extrême droite, donc il est d’extrême droite ». Tout cela, qui procède de l’amalgame,

a pour but précis d’entretenir la confusion. Les choses se sont produites de la même façon en Belgique, quand je suis allé

faire la promotion de mon livre. L’ambassade d’Israël a téléphoné à un journaliste pour lui dire de ne pas m’interviewer car

j’étais « antisémite ». Or, de quoi m’accuse-t-on ? Quand je parle du sionisme je me réfère au sionisme en tant que théorie

politique coloniale. Une politique qui veut créer un Etat juif pour les Juifs dans une zone déjà habitée. Dire cela n’est pas

une contre vérité. C’est malheureusement la vérité. Le sionisme est né à Bâle dans un contexte d’expansion coloniale. Le

monde a changé de vision par rapport au colonialisme. Quand Sharon dit que « la guerre d’indépendance de 1948 n’est pas

terminée et que chaque mètre de gagné est un gain pour Israël » c’est une attitude coloniale. Mais quand des gens dénoncent

ce genre d’affirmation ils sont vilipendés. Pour moi, Israël est un pays comme un autre. Je ne vois pas pourquoi on lui

réserverait un traitement spécial. Il faut dire ce qui s’y passe. Je le répète. Sur les ondes de cette radio associative, qui

a une connotation de droite très marquée, s’expriment toutes sortes de gens. Monsieur Philippe de Saint Robert, qui m’a

interrogé pour radio Courtoisie, est un gaulliste de gauche.

S.C. Donc ceux qui se sont déchaînés contre vous, après votre passage à radio Courtoisie, ont participé à une manipulation ?

A.M. Absolument. Manipulation surtout dirigée par un homme comme M.Goldnagel, qui avait été lui-même interviewé maintes fois

sur cette radio. Tout le monde peut voir aujourd’hui comment on fait des amalgames pour détruire un homme. M.Goldnagel a fait

un amalgame en mettant dans la même dépêche mon nom, le Lévitique, Gollnish, qui est le numéro deux du Front national, la

Shoa. Tout cela avec l’intention claire de me diffamer et de semer la confusion. Chez les citoyens de confession juive il y a

deux mondes. Ceux qui se sentent d’abord français de religion juive. Et ceux qui se sentent d’abord juifs, israéliens et

ensuite français. Ce sont deux mondes totalement différents. Il faut déterminer lequel a un esprit nationaliste exacerbé et

lequel considère sa religion comme une simple religion. Il y a toute une ambiguïté du message et du langage là autour.

S.C. Pourquoi n’y a-t-il pas plus de journalistes qui disent les choses telles qu’elles sont ?

A.M. Parce que, pour certains, il faut assurer les fins de mois. Il y a beaucoup de journalistes qui partagent la même

compréhension des choses que moi. Mais ils ne sont pas libres. Les patrons de presse ont peur de perdre des abonnés, les

recettes de la publicité.

S.C. Dans votre mise à pied, l’attitude de la Société des journalistes n’a-t-elle pas pesé en votre défaveur ?

A.M. Radio France internationale c’est 400 journalistes à Paris, et 300 correspondants dispersés dans le monde. Cette société

de journalistes comprend 15 personnes, dont seulement 3 sont actives. Voici ce qui s’est passé. J’avais lancé une réforme de

fond qui mettait les plus méritants en avant. Cela avait dérangé les habitudes. Il y avait déjà un malaise.

S.C. Donc, certains en ont profité pour prendre leur revanche ?

A.M.Dès que j’ai été accusé d’antisémitisme le mécontentement latent s’est exprimé.

S.C. Pourquoi si peu de journalistes sortent-ils du lot ?

A.M. Cela tient à ce qui, dans les médias, correspond au « politiquement correct », et qui est, à dire vrai, l’expression

d’une intolérance totale. La France est tombée dans l’intolérance intellectuelle. Ce qui est extraordinaire est que, quand on

regarde la TV, les gens qui incarnent le « politiquement correct » sont des gens incultes. Ma grand-mère disait « La culture

c’est comme la confiture. Plus on l’étale moins il y en a ». Il est loin le temps où on avait des débats, où les gens

s’affrontaient avec des arguments ! Aujourd’hui on ne s’affronte pas. Il n’y a plus de débat de qualité. C’est une pluie

continue d’anathèmes ce à quoi l’on assiste sur toutes les chaînes télévisées et dans les médias en général. Le « 

politiquement correct » ne réfléchit pas, ne lit pas, n’a pas de références. Regardez ce qui est arrivé à Dieudonné qui est

un artiste. A-t-il été trop ou pas assez provocateur ? Mais la provocation ne fait-elle pas partie de l’échange d’arguments ?

Est-ce qu’il ne faut pas provoquer pour faire réagir ? Le rôle des médias n’est pas celui de condamner. Quand Tariq Ramadan

développe une idée, pourquoi l’accabler ? Si l’on n’est pas d’accord avec lui on engage un débat. Mais pas un lynchage. Et si

on l’écoutait ? Ce serait plus constructif que de le noircir et de le rejeter.

S.C. Vous évoquez des figures sur lesquelles les accusations d’antisémitisme pleuvent en continu. N’est-ce pas ce qui vous

attend ?

A.M. Dès que l’on critique Israël on est accusé d’antisémitisme. A force d’accuser tout le monde on finit par banaliser le

terme d’antisémitisme. Ces excès finiront par se retourner contre l’Etat d’Israël et, malheureusement, contre les citoyens de

confession juive qui acceptent tous ces abus. Suite à ce que j’ai subi, j’ai reçu des milliers de mails qui me disaient leur

sympathie et aussi leur exaspération. L’intolérance des uns risque de faire le lit d’une flambée de haine sur d’autres. Tout

cela doit nous faire réfléchir.

S.C. Cette intolérance est-elle entretenue et l’antisémitisme exagéré d’après vous ?

A.M. Je ne crois pas à la spontanéité des réactions. Il y a, à l’évidence, une manipulation. Regardez ce qui s’est passé en

France ces derniers mois. Il y a eu des actes attribués à l’antisémitisme qui se sont avérés être des actes organisés par des

personnes de confession juive. Il y a un fond d’antisémitisme qui s’inscrit dans la tradition chrétienne. Un fond qui est

minime. Or, il est certain qu’à force de mobiliser à tort et à travers toute la société sur le thème de l’antisémitisme on ne

peut qu’exaspérer les gens. Nous avons vu ces derniers mois des ministres se déplacer et s’émouvoir au moins quatre fois sur

des actes provoqués, contre eux-mêmes, par des citoyens de confession juive qui se disaient victimes. Il y a eu le cas d’un

rabbin qui s’est poignardé, d’une synagogue incendiée parce qu’un juif ivre y a mis le feu. Et tout le monde s’est agité sans

vérifier la véracité des faits.

S.C. Comment en finir avec ces manipulations ?

A.M. Par la raison et la tolérance. Tout un chacun devrait mieux vérifier, mieux faire la part du vrai et du faux et ne

condamner que si il y a lieu de le faire. Mais pas comme cela se fait actuellement où toute la société est mobilisée a

priori, autour de l’antisémitisme. On est sur une pente très dangereuse. Les gens accusent trop vite et les journalistes ne

font pas leur travail de vérification et d’explication. Cela comporte des dangers.

S.C. Donc vous attribuez la responsabilité, d’une part à ceux qui agitent le spectre de l’antisémitisme, et d’autre part à

l’ignorance ?

A.M. Oui. Et à l’a-culture des journalistes et des faiseurs d’opinion. Je crois qu’il y a volonté de manipulation. Quand

Bernard Henri Levy se permet de ferrailler avec des mots pour démontrer qu’être antisioniste cela veut dire être antisémite,

c’est un non sens. C’est faux. Est-ce que les anti-gaullistes étaient anti-français ? Les anti-communistes étaient

anti-slaves ? Cela agite et confond inutilement.

S.C. Le rapport Ruffin qui enfonce davantage le clou de l’antisémitisme vous a-t-il surpris ?

A.M. Le rapport Ruffin est un scandale. On ne pourra plus avoir le droit de critiquer un seul pays, donc on ne pourra plus

penser. Une chose devrait nous interpeller ici. Le seul pays qui a comme géniteur légal le Conseil de sécurité des Nations

Unies c’est Israël. Les Nations Unies ont voté quantité de résolutions qui n’ont jamais été appliquées. Pourquoi ? Est-ce que

cela est tolérable dans un monde qui a besoin de justice et d’équilibre ? Il y a là un grand problème.

S.C. Plus je vous écoute plus je vous sens déterminé à réagir. Donc on n’est pas parvenu à vous briser ?

A.M. Ola là-là. Non. J’estime que ce qui m’est arrivé est un accident de parcours. On ne m’a pas brisé. On ne va pas me faire

taire. Je vais continuer de m’exprimer pour dire, avec les moyens que j’ai, ce que je vois tout simplement. Si je fais des

fautes je suis prêt à accepter toutes les condamnations. Mais mes propos n’ont jamais été démentis. On m’a condamné parce que

j’ai parlé.

S.C. Le vide ne s’est-il pas fait autour de vous ?

A.M. Non, non. Tout au contraire. Il y a énormément de gens qui m’ont rejoint pour me demander de continuer.

S.C. Avez-vous du ressentiment à l’égard de ceux qui vous ont attaqué ?

A.M. Non aucun. Les médias c’est collectif. J’en voudrais éventuellement aux rédacteurs en chef qui laissent diffuser des

textes sans en vérifier les termes. Pas aux journalistes. Eux, ils font leur métier comme ils peuvent. S’ils sont manipulés,

à eux de savoir quelles sont les limites. Les vrais responsables ce sont les rédacteurs en chef.

S.C. Ce qui vous est arrivé ne vous a-t-il pas rendu pessimiste ?

A.M. Pas du tout. Il va y avoir inévitablement une évolution des choses. Certes, tout est mis en œuvre par Israël pour

empêcher les gens de savoir ce qui se passe. C’est ce que font les ambassades israéliennes et leurs agents de communication

ou d’influence : empêcher la base de savoir et de réagir auprès de leurs dirigeants. On ne peut pas mentir tout le temps.

Israël a perdu la bataille médiatique. Israël ne peut plus se faire passer pour la victime. Israël est l’agresseur. Les gens

ne vont pas tarder à comprendre qui sont les meurtriers. Malgré tous les moyens engagés pour étouffer la vérité, les récits

des témoins finiront par sortir. Je suis convaincu que les hommes politiques, en Europe, finiront par être poussés par leur

base. Ils seront obligés de prendre des décisions le jour où les gens se mettront réellement à bouger. En démocratie, tant

que les gens ne bougent pas le pouvoir ne bouge pas.

S.C. Comment est-il est possible d’exercer un tel pouvoir sur les rédactions et sur une aussi longue durée ?

A.M. En faisant ce qu’ils ont fait jusqu’ici : des campagnes médiatiques basées sur le mensonge. Ils y mettent les moyens et

ils ont l’argent pour le faire.

S.C. Avez-vous un exemple ?

A.M. Il y a une personne qui rédige une dépêche qui accuse un tel d’ « antisémitisme ». Cette dépêche est reprise par des

journalistes qui ne vérifient pas d’où cette information vient. C’est aussi simple que cela. Il y a bien évidemment des

sujets qui reçoivent un écho particulier.

S.C. Mais ces dépêches, fruit d’une manipulation, d’où partent-elles ?

A.M. Il y a une organisation non gouvernementale qui s’appelle « Avocat sans frontières ». Créée par M.Goldnagel cette ONG

est une sorte de leurre, car il existe déjà en France une autre ONG appelée « Avocats sans frontières de France ». Quand

M.Goldnagel envoie une dépêche au nom d’« Avocats sans frontières » le journaliste ne va pas vérifier qui il y a derrière

cette ONG. Donc l’appellation donnée par M.Goldnagel prête à confusion. M.Goldnagel a attaqué tout le monde d’antisémitisme.

Daniel Mermet, Pascal Boniface, et tant d’autres. Tous les médias ont abondamment parlé des accusations qu’il avait

proférées, mais quand M.Goldnagel a perdu les procès qu’il a engagés contre eux, les médias n’en ont pas fait état. Voilà

comment les choses se passent.

S.C. Voyez-vous une évolution possible dans la manière d’informer ?

A.M. Si tout le monde disait ce qu’il sait, le vrai, nous n’en serions pas là. Si tous les journalistes faisaient vraiment

leur travail honnêtement, nous pourrions arrêter le flot de mensonges qui déferle sur tout ce qui touche au monde arabe. Ce

qui est rassurant c’est que les lecteurs et auditeurs sont plus intelligents et cultivés que ceux qui les informent. Je

découvre cela avec bonheur dans des rencontres et des mails que je reçois.


[1] Le mur de Sharon. Presse de la Renaissance, Paris, 2004.

[2] L’association « Avocats sans frontières » que M. Goldnagel dirige en France, s’en prend à ceux qui le critiquent


Article publié le 1er juillet 2005  Auteur : Nathalie
Commentaires
  • > Diffamation : Edgar Morin, Alain Ménargues, Daniel Mermet 1er juillet 2005 08:31, par Patrice Bardet

    et maintenant Jean Ferrat (voir sur Bellaciao)

  • > Diffamation : Edgar Morin, Alain Ménargues, Daniel Mermet 1er juillet 2005 08:40, par Patrice Bardet

    Je pense nécessaire de préciser que je n’ai pas lu le livre de Ménargues

    Comme d’autres, je suis heurté pas les propos de Ménargues sur les références "historiques" au ghetto, prononcés sur Radio Courtoisie (1) : outre qu’elles seraient inexactes, l’utilisation d’un tel argument me met très mal à l’aise.
    Il aurait pu effectivement traiter du mur en ce qu’il enferme aussi les Israéliens, définissant par là un ghetto.
    En cela, il aurait rejoint l’analyse de Michel Warschawski, faite lors d’une conférence organisée en juin 2004 par l’UJFP Lille et l’AFPS.
    Cette chasse aux sorcières contre Ménargues est néanmoins malsaine et tient bien plus à sa qualification d’Israel comme état "raciste".
    Israel, comme tout pays, doit pouvoir être critiqué.

    (1) à ce propos, William Goldanel (Avocats sans frontières) s’est aussi étalé sur Radio Courtoisie ; alors …

  • Alain Ménargues : le vrai problème 1er juillet 2005 11:49, par Asterix

    Ce qui est en cause dans l’affaire Ménargues, c’est notre aptitude - ou notre inaptitude - à reconnaître l’antisémitisme là où il s’exprime
    par Meïr Waintrater [directeur de la rédaction de L’Arche]



    Extrait du dossier de L’Arche sur « l’affaire Ménargues » (n°560, novembre-décembre 2004).

    Numéro spécimen sur demande à info arche-mag.com

    Reproduction autorisée sur internet avec les mentions ci-dessus


    L’affaire Ménargues commence par un livre, Le Mur de Sharon. Un livre qui ne vaut pas tripette : l’auteur y étale son ignorance du conflit israélo-palestinien. En cela, il ne se distingue guère de la majorité de nos compatriotes - ni, hélas, d’un grand nombre de journalistes. Le scandale, cependant, réside dans les fantasmes antisémites dont il nourrit son propos, et qu’il s’est empressé de répandre au sein du public.

    Que dit en effet Alain Ménargues dans son livre ? Que la décision prise par le gouvernement Sharon d’ériger une barrière de séparation entre Israéliens et Palestiniens a ses sources profondes non pas dans la crainte des attentats, non pas dans un désir d’annexer des terres, mais dans un impératif remontant à la Bible hébraïque : « La séparation du pur et de l’impur ».

    La motivation profonde du gouvernement israélien s’éclaire donc. Le « Mur de Sharon » a pour objet de séparer les purs (juifs) des goys palestiniens, qui « sont de dangereux impurs ». Aujourd’hui encore, témoigne M. Ménargues, un Juif religieux rencontrant un goy (lui-même) dans un autobus israélien « presque vide » refusera de s’asseoir à ses côtés ; puis il déploiera entre eux deux un journal, afin de se préserver de tout contact direct avec l’impur.

    Faut-il le préciser ? Il n’y a, dans ce galimatias, pas un mot de vrai. Le récit halluciné que fait M. Ménargues de son aventure dans un bus de Jérusalem ne résiste pas à quelques secondes de réflexion : si le bus était « presque vide », et si le Juif craignait tant d’entrer en contact physique avec le goy Ménargues, pourquoi n’est-il pas allé s’asseoir à l’une des nombreuses places libres loin de lui ?

    Le mythe du « Juif raciste », dont l’aversion envers les non-Juifs est telle qu’il ne saurait cohabiter avec eux sur une banquette d’autobus, a une longue histoire. Il est le miroir inversé du racisme antijuif qui, naguère encore, cantonnait les Juifs au dernier wagon du métro. La prétendue obsession de la pureté, qui séparerait les Juifs de leurs contemporains, n’est rien d’autre qu’un écho lointain de la limpieza de sangre, la « pureté de sang » au nom de laquelle l’Espagne catholique interdisait aux Juifs, même convertis, l’accès à la bonne société de leur temps. Quant à l’image des Juifs s’enfermant eux-mêmes dans leurs ghettos, elle vient à point nommé pour absoudre ceux qui édifièrent les murs des ghettos, les vrais, et en firent des lieux de réclusion ou de mort.

    En un mot, ce que nous transmet Alain Ménargues dans son Mur de Sharon , c’est le discours de la haine sous sa forme la plus primaire. Le Juif selon M. Ménargues est, depuis trois mille ans, animé par une irréductible hostilité envers le reste du genre humain. Le Juif, fidèle au Lévitique, évite tout contact avec le goy dont il ne saurait évidemment être l’ami. Le Juif est l’artisan de ses propres malheurs ; lorsqu’il semble être victime, c’est parce qu’il l’a voulu.

    Cela figure en toutes lettres dans le livre de M. Ménargues. Personne n’a rien vu. Preuve que les considérations théologico-politiques sur lesquelles repose son raisonnement ne choquent pas le sens commun. Si M. Ménargues avait écrit que les Juifs ont pour habitude d’égorger des enfants chrétiens afin de confectionner les galettes de la Pâque, il aurait provoqué un haut-le-cœur. Il a écrit que les Juifs sont obsédés par la crainte que les non-Juifs ne leur communiquent leur impureté, et nul n’a protesté. Cela est donc vraisemblable.

    Dira-t-on qu’il ne s’agit là que de quelques pages, au premier tiers du livre et dans sa conclusion ? Mais, outre qu’elles sont placées en des endroits « stratégiques » de l’ouvrage, ces interprétations sont celles qui viennent spontanément aux lèvres de l’auteur dès qu’il doit résumer sa thèse en public.

    M. Ménargues se dit partisan de la coexistence entre l’État d’Israël et un État palestinien. On se demande pourtant qui voudrait coexister avec Israël tel qu’il le dépeint : une société intrinsèquement raciste parce que fondée sur une idéologie prônant l’exclusivisme juif.

    M. Ménargues prétend parler de Sharon ; en réalité, il parle de tous les Juifs. M. Ménargues prétend dénoncer un « mur » que construit Sharon ; en réalité, M. Ménargues veut édifier un mur autour des Juifs. Il suffit de suivre le fil : des crimes supposés de l’État d’Israël on remonte à la nature « sioniste » de cet État, puis aux sources juives de ce sionisme diabolique. Voilà ce qui se dit et s’écrit, en plein jour, dans notre pays.

    Alain Ménargues est-il antisémite ? Je n’en sais rien. J’ai déjà dû répondre à pareille question concernant Pascal Boniface ou Tariq Ramadan, et ma réponse a toujours été la même. Je ne sais pas ce qu’est un antisémite. Il ne s’agit pas d’un caractère inné, ni même d’un caractère acquis qui imprégnerait irrémédiablement la personne. L’histoire française du siècle écoulé nous offre des exemples d’antisémites déclarés qui ont cessé de l’être, et de philosémites supposés qui sont devenus des ennemis irréductibles des Juifs.

    Je ne sais pas ce qu’est un antisémite, mais je sais reconnaître l’antisémitisme : un discours attribuant aux Juifs une « nature » (raciale, culturelle, religieuse, sociale, peu importe) qui les retrancherait de l’humanité. Les délires de M. Ménargues sur le Lévitique, l’érouv et les ghettos sont la quintessence du discours antisémite.

    Je n’ai aucune animosité envers M. Ménargues. À mes yeux, il n’est pas un ennemi. Il est d’abord une victime. Non parce qu’il a été contraint de quitter Radio France Internationale, moins de trois mois après y avoir fait une entrée triomphale : c’est là un dommage qu’il s’est causé à lui-même, par ses écrits et ses déclarations. Mais pour une raison bien plus fondamentale. Les racistes et les antisémites - ou, plus exactement, les hommes qui tiennent des propos ou ont des comportements racistes et antisémites - sont les premières victimes du racisme et de l’antisémitisme. De telles passions obscurcissent la pensée et nous empêchent de voir la réalité en face.

    L’examen du livre de M. Ménargues, qui fait dans ce dossier l’objet d’un article détaillé, est fascinant car il permet d’observer en temps réel la sédimentation du discours antisioniste. Des alluvions aux origines les plus diverses s’y entassent, couche après couche. On en détache un morceau et, avec l’aide de quelques spécialistes, on analyse : un peu de propagande palestinienne, un peu de mauvaise conscience israélienne, un peu d’ultra-gauche américaine, un peu de rouge-brun à la française, un peu de noir archéo-chrétien, fasciste ou vichyssois, et une impressionnante quantité de noir-brun négationniste et néo-nazi.

    Par quelles voies mystérieuses ces élément disparates se sont assemblés à cet endroit précis, nous ne le saurons jamais exactement. L’auteur du livre ne le sait sans doute pas lui-même, car il a accumulé des « informations » dont chacune avait déjà son histoire propre. Le résultat, quoi qu’il en soit, est là, sous nos yeux, et il a de quoi nous inquiéter.

    M. Ménargues a-t-il versé dans l’hystérie anti-israélienne parce qu’il avait une prédisposition à l’antisémitisme, ou a-t-il trouvé dans l’antisémitisme une explication « logique » à sa détestation d’Israël ? Question oiseuse. L’antisémitisme est là, dans l’air du temps. Cela s’attrape comme on attrape un virus, et se transmet de la même manière. Le véritable danger n’est pas dans les porteurs, il est dans la maladie et dans notre incapacité à l’identifier.

    J’ai longtemps hésité avant de valider ce dossier. Parce que M. Ménargues a été démis de ses fonctions, et qu’on ne tire pas sur une ambulance. Parce qu’on pourrait y voir une attaque ad hominem, alors qu’il ne s’agit évidemment pas de cela. Parce que la personnalisation qui en découle - les écrits, les propos et les sources d’inspiration de M. Ménargues sont au centre du dossier - semble aller à l’encontre d’une éthique du débat public privilégiant la confrontation des idées sur l’affrontement des hommes.

    J’aurais préféré qu’un grand média national traite de ce sujet, et non un journal juif. L’antisémitisme n’est-il pas, d’abord, l’affaire des non-Juifs ? Oui, mais l’expérience nous enseigne que quand on ne s’en préoccupe pas cela devient vite l’affaire exclusive des Juifs.

    Ce qui est en cause dans l’affaire Ménargues, ce n’est pas la personne d’Alain Ménargues. C’est notre aptitude - ou notre inaptitude - à reconnaître l’antisémitisme là où il s’exprime. L’antisémitisme, et non pas les antisémites.

    Ce qui est en cause, c’est le sempiternel slogan (repris par Alain Ménargues dans l’introduction à son livre) : « On a le droit de critiquer Israël sans se faire traiter d’antisémite ». Bien sûr qu’on a le droit. Encore faut-il savoir avec quels arguments. Aujourd’hui, ce slogan sert de plus en plus à faire passer l’antisémitisme sous couvert de critique d’Israël.

    Ce qui est en cause, ce sont les normes du débat sur Israël, le sionisme et les Juifs. Certains discours antijuifs sont désormais bannis de l’espace public, ou même de la conscience privée. Mais la libération de la parole antisémite a emprunté des voies inattendues. Le virus a subi des mutations qui l’ont rendu méconnaissable. Réapprendre à le voir est le préalable nécessaire à tout prophylaxie.

    Ce qui est en cause, c’est la bizarre alchimie de la passion anti-israélienne et de la passion antijuive, leurs rapports subtils et leur dépendance réciproque. Un sujet occulté par nos intellectuels et nos médias, trop friands de formules simplificatrices. Untel ne saurait être soupçonné d’antisémitisme, d’ailleurs il est juif, ou il a des amis juifs, ou il est de gauche, ou il a écrit contre l’antisémitisme. Il ne faut pas parler de cela, c’est un sujet qui fâche. Vous faites le jeu (ou vous suivez les ordres, ou vous êtes à la solde) du gouvernement israélien.

    Et si on allait pour une fois au fond des choses, au lieu de chercher à coller des étiquettes aux gens ? Et si on s’interrogeait, au-delà des mots d’ordre partisans, sur le contenu réel des discours, sur la puissance des fantasmes ? Et si on tentait d’imaginer un autre monde où le dialogue serait possible, sans complaisance mais sans diabolisation ?

    Je rêve d’un monde où, au lieu de s’obstiner dans l’erreur, un homme pourrait sans déchoir reconnaître ses fautes afin que d’autres hommes ne les commettent pas à leur tour. Je rêve d’une déclaration où Alain Ménargues dirait : Je me suis trompé ou on m’a trompé, les Juifs ne croient pas que les non-Juifs soient impurs, le sionisme n’est pas une doctrine diabolique, les Israéliens ne sont pas assoiffés de sang palestinien. Et je serrerais la main de M. Ménargues, parce que je ne lui veux aucun mal, et nous parlerions de paix et de coexistence.

    On peut toujours rêver.

    Voir en ligne : L’affaire Ménargues

  • pour Patrice Bardet et son commentaire hors sujet sur un article de bellaciao et Jean Ferrat :

    lire à ce propos les commentaires sur IMP, dont celui d’Astérix. Je précise que l’article a été caché :

    http://paris.indymedia.org/article_…

    Je précise également, que bellaciao censure les commentaires voulant donner le lien avec l’article de l’Arche. Si ce n’est pas de l’antisémitisme, je ne sais pas comment qualifier cette censure, laissant passer UNIQUEMENT les textes et commentaires tapant sur les juifs.

  • pas d’accord, à propos de Bellaciao 1er juillet 2005 21:20, par Patrice Bardet

    à confondre antisionisme et antisémitisme, en qualifiant de négationiste n’importe qui, on en arrive aux délires de l’Arche à propos de Jean Ferrat. Pour l’Arche on ne peut combattre le sionisme politique ( sa traduction coloniale) , ou même le critiquer, sans être antisémite… L’Arche devient un magazine de combat au service d’une idéologie…
    Pour s’en faire une idée un peu objective, il est préférable de donner le lien complet Un échange avec Jean Ferrat, sur sa chanson « Nuit et brouillard »

    C’est consternant !

    Où s’arrêtera cette folie paranoïaque ?

    A propos de Bellaciao : j’y publie régulièrement et sans aucun problème des textes de l’Union Juive Française pour la Paix.

    Là encore, confondre antisionisme et antisémitisme est lamentable et dangereux.

  • > Diffamation : Edgar Morin, Alain Ménargues, Daniel Mermet 1er juillet 2005 22:27, par ras le bol

    Tu emploies, toi, le terme négationiste !
    justement, est-ce que tu as lu la réponse à Jean Ferrat de Meïr Waintrater ? Elle se trouve dans la page de lien que tu as donné. Il n’emploie pas le terme négationiste. Ce qu’on peut reprocher à bellaciao est de refuser de donner le lien de cette réponse. C’est facile d’accuser quelqu’un et de lui interdire de répondre… et comme il s’agit de taper sur un juif, il est facile de conclure DANS CE CAS LA à de l’antisémitisme. Ici, il n’est pas question d’israël et donc pas question d’antisionisme. Ne mélange pas tout, STP. Ca me rappelle quelque procédé que je ne pensais pas revoir dans le monde alter !

    Quant à bellaciao, tu es personna grata, puisque tu es sur la même ligne de pensée que les modés. Ceux-ci m’ont interdi de site (IP bloqué) parceque j’ai osé dire, preuve à l’appui, que je n’étais pas d’accord avec I. Shamir sur ses motifs de se réjouir de la victoire du NON !

    D’après des messages sur indy, beaucoup de personnes sont interdites de site… alors, ne dis pas que bellaciao, parceque toi tu n’y as pas de pb, est un site "alter", il est pensée unique.

    La paranoïa n’est pas de notre côté, nous les sionistes de gauche pour La Paix Maintenant. Nous dérangeons et refusons que l’on mette tous les juifs dans un même sac pour mieux leur taper dessus, en bloc Accepterais-tu que de l’étranger on dise que tous les français sont derrière Sarkozy ? C’est du même accabit. Nous, nous refusons également l’amalgame antisémite/antisioniste. N’essaye pas de nous le coller à nouveau sur le dos.

  • Calmons le jeu ! 1er juillet 2005 23:34, par Patrice Bardet

    en parlant de négationnisme, je ne faisais que citer le texte d’origine de Meïr Waintrater, qui a nécessité la réponse de Jean Ferrat.

    (extrait de l’article de l’Arche que j’ai cité en lien, à propos de la chanson de Ferrat)

    "Aujourd’hui, un tel texte serait attaqué pour négationnisme implicite."

    Le "commentaire" de Meïr Waintrater à la réponse de Ferrat n’est aucunement simplement "modéré", mais plutôt modérément extrémisme ; il accentue bien au contraire l’extrait initial (chaque mot a son importance…)

    Je n’ai aucunement l’intention d’intenter un quelconque "procès" à qui que ce soit : je considère simplement avoir le droit de constater que c’est consternant, si ce n’est suicidaire et à tout le moins imbécile ;

    A propos des militants de La Paix Maintenant, quand bien même je considère que les positions sont plus qu’insuffisantes, et entretiennent une vision faussement pacifique (la condescendance du vainqueur ?) que j’estime avoir le droit de critiquer (j’admets fort volontiers la réciproque), voir dans mes commentaires une volonté de faire un amalgame douteux, il y a pour le moins erreur.

    Je l’ai déjà écrit, et je le maintiens : je ne suis pas sionisne (évidemment), pas antisioniste, simplement a-sioniste (je ne combats pas les gens, je ne partage pas l’idée que j’estime erronnée, j’ai donc je droit de dénoncer et combattre les conséquences).

    Le sionisme politique conduit les juifs d’Israël à leur perte, ça, j’en suis persuadé, - Israël est le pays où ils sont le moins en sécurité, ce qui est un comble !- mais je peux je comprendre : ils sont directement concernés, ce qui n’aide pas à l’objectivité.

    Qu’en d’autres contrées qu’Israël on puisse accentuer cette folie m’est assez incompréhensible. Pas d’ambiguïté, s’il vous plait, j’ai bien écrit que je ne comprenais pas…

    Et je ne fais pas d’amalgame, bien au contraire : c’est bien l’antisémitisme que je combats !

    Quand au blocage d’IP sur Bellaciao, il est amplement justifié par les dérives que donnent les commentaires sur Indy Paris ; mais dommage que ça étouffe effectivement parfois un débat qui pourrait être constructif.

  • De quel droit écris-tu : "A propos des militants de La Paix Maintenant, quand bien même je considère que les positions sont plus qu’insuffisantes, et entretiennent une vision faussement pacifique (la condescendance du vainqueur ?)" Ce n’est pas une critique, c’est un jugement de valeur. Tu es contre l’état israélien, même revenu dans les frontières de 67. Tu voudrais, avec tous ceux de l’UJFP, l’éradiquer en prônant 1 état bi-national. Tu sais très bien que les israéliens sont à peine + de 6 millions, tu veux faire rentrer 4 millions de réfugiés (ceux de 48 étaient 800 000 + les enfants et petits enfants) auxquels tu rajoutes les palestiniens et les juifs seront en minorité et leur pays n’existera plus. Où iront-ils ? tu crois que les arabes les laisseront en paix ?

    C’est votre théorie qui est irréaliste et contraire à ce que demandent les 2 peuples sur le terrain. Les israéliens pour 1 seul état sont ultra minoritaires, même pas 1 % ! Vous ne défendez donc que la cause palestinienne, vous foutant complètement du sort des juifs israéliens. Alors que nous, nous défendons aussi les palestiniens, pour qu’ils aient enfin leur état.

    Alors que les "pays frères" ont laissé pourrir les palestiniens dans des camps depuis 57 ans (voir la Jordanie par ex et où est passé tout l’argent qui aurait dû arriver aux réfugiés ?) les accords de Genève, prévoyant l’indemnisation des réfugiés qui ne pourront pas revenir, font de plus en plus d’adeptes des 2 côtés.

    Quant à la polémique avec Meir Waintrater, elle est dans l’air du temps : on parle trop de la shoah et on ne parle pas des autres massacres et génocides. Certains veulent même supprimer le terme "antisémitisme" pour ne parler que de "racisme" ! Replace ces textes dans ce contexte et tu comprendras ce que dit Waintrater. Ca ne veut pas dire que j’approuve tout ce qu’il dit, mais moi, j’essaye de comprendre.

    Quant à Bellaciao : les bloquages d’IP ne sont pas justifiés. Ceux que je connais (moi, par ex :D) ou dont j’ai entendu parlé sont, en général, des gens constructifs, qui argumentent. Il s’agit donc bien de censurer ceux qui ne sont pas d’accord avec la ligne modératrice et d’empêcher tout débat. Les modés couchent sur leur site et il leur serait très facile de n’enlever que les commentaires qui débordent, comme le font les modés sur les indys, (pas toujours sur indy.paris). Pourquoi bellaciao a-t-il sucré le lien avec l’article de l’Arche ?

  • Je ne comprends pas comment M. Bardet peut affirmer qu’antisionisme et antisémitisme n’ont rien à voir.

    Sionisme = mouvement national juif visant à établir un pays indépendant en Palestine (c’est fait depuis 1948)

    Antisionisme = s’oppose au but du sionisme - l’antisionisme avant 1948 ne voulait pas de l’avènement d’un état juif, depuis 1948 les antisionistes récusent ce pays et demandent que son "caractère juif" disparaisse.

    Et c’est le hic. Les antisionistes "modérés" ont beau se la jouer humanistes, on ne comprend pas bien leur refus obstiné du nationalisme juif et ses conséquences : un pays.

    Dans le même temps, le nationalisme palestinien ne les dérange pas, bien au contraire certains d’entre eux réclament un état unique à majorité arabe.

    Une majorité juive, c’est raciste. Une majorité arabe, c’est cool ? No comprendo.

    Je suis bien conscient qu’antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes, mais il est évident que beaucoup d’antisionistes (pas tous : le bund par exemple n’était pas un repère antisémite) ont un "petit problème" avec le peuple juif.

    J’ajoute qu’une simple critique de la politique israélienne n’est PAS de l’antisionisme, de même que critiquer la politique des pêches espagnoles n’est PAS anti-madrilène. A l’inverse, on constate aisément que l’antisionisme n’est PAS qu’une simple critique de tel ou tel gouvernement israélien.

    Lorsqu’un type, pour revenir à l’article initial, flingue le judaïsme sous prétexte de "critiquer" la politique israélienne, lorsqu’il s’associe à des gens, disons, pas très sympathiques (comme son intervieweuse), on peut, dans ce genre de cas, discerner la trame antisémite du discours antisioniste "classique".

    Pour citer Waintrater :

    "Je ne sais pas ce qu’est un antisémite, mais je sais reconnaître l’antisémitisme : un discours attribuant aux Juifs une « nature » (raciale, culturelle, religieuse, sociale, peu importe) qui les retrancherait de l’humanité. Les délires de M. Ménargues sur le Lévitique, l’érouv et les ghettos sont la quintessence du discours antisémite"

    Sur Ferrat : l’expression "négationnisme implicite" m’avait choqué aussi. Mais la réponse de Weintrater à la lettre irritée de Ferrat expose clairement son point de vue, qui n’est ni celui d’un fanatique ni celui d’un fou. L’expression est excessive, mais le développement de Waintrater est intéressant et lucide. Même si on peut avoir un avis différent sur tel ou tel point (notamment le fait d’aimer les chansons de Ferrat).

  • Patrice, quand tu écris dans ton premier commentaire "et maintenant Jean Ferrat", cela veut dire que tu soutiens Ménargues et Cattori ? J’espère que les différentes interventions ont pu te prouver à quel point Ménargues peut mentir et se faire passer pour une victime du "lobby juif" ! Cattori est une récidiviste, égérie du tout anti-sionisme, Shamir, Dieudo, Ménargues…

    Juste une petite remarque à nouveau sur bellaciao et son refus de metre le lien sur l’article de l’Arche. J’y vois 2 raisons :
    - refus pour tous les articles d’indiquer la source réelles, comme si tous les articles émanaient de leur site ou de sites "amis" (cf polémique sur IMP). En plus l’Arche est sioniste ! Pourquoi ne tient-il pas compte du coyleft ?
    - refus de donner le droit de réponse à ceux qui sont attaqués. C’est habituel, ce n’est nullement démocratique… et ne dis pas que c’est pour éviter les polémiques, c’est une simple question de déontologie.

  • Ce qu’il y a de bien avec L’Arche, c’est qu’on ne risque pas de se tromper. Quelles que soient ses cibles, c’est toujours les mêmes méthodes, les mêmes arguments, la même idéologie, le même lynchage.

    Sachant cela et connaissant la malhonnêteté viscérale de ce torchon, il est bien évident que les articles sur Dieudonné ou Ménargues, qui font se pâmer d’admiration les sionistes de gauche et de droite enfin réunis, ne nous font pas plus d’effet que ceux sur Jean Ferrat ou Edgar Morin.

    Pour ceux qui ne sont pas convaincus, quelques extraits du plus brillant de ses chroniqueurs, le grand Finkielkraut en personne :

    Entre Mel Gibson et Edgar Morin

    par Alain Finkielkraut

    Extrait de L’Arche n°555, mai 2004

    Reproduction autorisée sur internet avec la mention d’origine

    " Les intellectuels font preuve d’un véritable acharnement pétitionnaire. Il y a eu la pétition “contre le mur et pour Genève", véritable réquisitoire antisioniste, qui accomplissait le double prodige de condamner pour racisme la politique du gouvernement israélien et de retourner l’Initiative de Genève contre ses signataires israéliens en réclamant l’application du droit au retour des Palestiniens en Israël.

    Il y a eu celle qui protestait contre la " censure " du film d’Eyal Sivan et de Michel Khleifi, Route 181, alors même que ce film - qui, comme l’a écrit Anny Dayan-Rosenman dans une lettre au journal Libération, " nazifie une population entière " - n’a pas été censuré mais programmé une fois au lieu de deux, à l’instar de tous les autres documentaires présentés au Centre Pompidou dans le cadre du Festival du Cinéma du Réel.

    Et voici maintenant une troisième pétition, à l’initiative de José Vidal-Beneyto, président de l’Association des amis du Monde Diplomatique. Une véritable Internationale de l’intelligence et du cœur vole au secours d’Edgar Morin et dénonce l’accusation doublement scandaleuse dont il est victime, poursuivi pour diffamation raciale et apologie d’actes de terrorisme. Parmi les signataires : Jean Baudrillard, Régis Debray, Alain Touraine, Pierre Nora, Federico Mayor, Mario Soares et, bien sûr, Pierre Vidal-Naquet, le Lucky Luke de la pétition, le recordman du monde des J’accuse.

    Et si je parle d’“adversaires”, c’est bien parce que les pétitionnaires implacables ne se contentent pas d’exiger de rapatrier dans l’espace du débat l’article de Morin. Ils vont même très au-delà de ce que peut leur dicter l’amitié, sentiment ô combien estimable. Ils reprennent le discours de Morin à leur compte en écrivant : " Les critiques qu’il fait à la politique d’Israël, partagées par un grand nombre d’Européens, sont de nature humaniste. (…) La tentative de faire taire Edgar Morin cherche à mettre fin à toute critique de Sharon et de sa politique. (…) Les accusateurs de Morin croient probablement défendre l’État d’Israël. En fait, ils risquent de relancer l’antisémitisme s’ils identifient complètement la politique actuelle du gouvernement israélien avec l’État d’Israël et avec l’ensemble des Juifs ". Autrement dit, selon les signataires, s’il y a de l’antisémitisme, ce n’est pas la faute des antisémites. C’est la faute des Juifs. Ces intellectuels, qui croient sincèrement être les héritiers des dreyfusards, sont en train de réinventer la question juive.

    Ces manipulateurs de symboles et ces artistes se sont illustrés par une autre pétition, beaucoup plus massive celle-là, qui s’élevait "contre l’anti-intellectualisme d’État", "contre la guerre à l’intelligence". Que faisaient-ils dans cette pétition ? En lieu et place du civisme, c’est-à-dire du partage des soucis, de la responsabilité, ils installaient la gravité vertigineuse de la pensée binaire, du simplisme adolescent. Ce qui nous menace aujourd’hui, nous Juifs, ce n’est pas le côté dégoûtant des Dupont-Lajoie, ce n’est pas le culte de l’élémentaire, de l’instinct, le culte fasciste de la force vitale. C’est le simplisme moral des pétitionnaires déchaînés.

    La mise en parallèle de l’affaire Morin et du film de Gibson me conduisent à un certain pessimisme. La question pour nous, Juifs, serait-elle de savoir à quelle sauce nous voulons être mangés : la sauce Gibson, épicée mais indigeste, ou la sauce Morin, plus "nouvelle cuisine", beaucoup plus chic, tellement chic que certains Juifs qui dînent en ville sont prêts à la déclarer cashère ? "

    QUE PEUT-ON ATTENDRE D’UN TEL PROPAGATEUR DE HAINE ET DE LA REVUE QUI LE PUBLIE SUR N’IMPORTE QUEL SUJET ?

  • Je suis une antisioniste convaincue, mais je ne vois pas comment on peut défendre de gros cons comme Dieudo ou Ménargues.

    Les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis !

    ===⇒ aucune ambiguïté, feu sur le sionisme ET sur l’antisémitisme.

  • joan la hyène, si la lecture de l’Arche te fait autant de mal, arrête de le lire.

    Je reprends pour ton compte une partie de ta conclusion, c’est pour te montrer quel niveau tu peux atteindre :

    QUE PEUT-ON ATTENDRE D’UN TEL PROPAGATEUR DE HAINE SUR N’IMPORTE QUEL SUJET ?

  • > Diffamation : Edgar Morin, Alain Ménargues, Daniel Mermet 5 juillet 2005 17:37, par Hyma la hyène

    GROS CONS ?

    C’est un peu court comme argument politique. Dieudo ou Ménargues ne sont pas attaqués par L’Arche en tant que gros cons, si la revue faisait la chasse aux gros cons, ce serait son autodestruction à court terme.

    L’Arche fait la chasse à tous ceux qui osent critiquer le sionisme, et c’est à ce titre que Dieudo et Ménargues sont les cibles de ces inquisiteurs. Les arguments sont les mêmes que pour Ferrat, Morin et des tas d’autres.

    Savoir si Dieudo ou Ménargues sont des gros cons est un autre débat, ce n’est pas celui qu’a lancé L’Arche, pour qui TOUS les antisionistes ou même les sionistes critiques SONT des antisémites.

    Notre rôle est de dénoncer ces fous paranoïaques et ne pas nous laisser entraîner à de faux débats avec eux.

  • hyma la hyene, ca veut dire que tu defends dieudo et menargues en tant qu’antisionistes, alors que tout le monde comprend bien qu’ils sont antisemites ?

    la cause de la revolution palestinienne part avec un gros handicap : ses "amis"…

  • > Diffamation : Edgar Morin, Alain Ménargues, Daniel Mermet 6 juillet 2005 11:55, par Hyma la hyène

    La naïveté ou la déficience intellectuelle ont des limites.

    Pour lutter contre ça : lire les commentaires avant de les commenter.

    1. Je n’ai jamais défendu aucun antisémite.

    2. Personne ne m’a démontré que Dieudo et Ménargues étaient antisémites, et ce ne sont pas les excités mégalomanes qui se prennent pour “tout le monde” et dont on peut admirer les exploits par ailleurs qui vont pousser dans ce sens.

    3. Je ne défends pas Dieudo et Ménargues pour la simple raison qu’aucun débat sérieux n’a eu lieu jusqu’à présent. Toute discussion était centrée sur l’a priori qu’ils étaient antisémites et donc ramenait tout à un débat POUR OU CONTRE L’ANTISÉMITISME. Vous croyez quand même pas que je vais tomber dans une provocation aussi grossière ? Si ? Eh bien vous êtes mis le doigt dans l’œil !

    4. Ceux qui mènent la campagne contre Dieudo et Ménargues, les Finkielkraut et Goldnadel, soutiens d’Oriana Fallaci, ne font pas l’objet de telles campagnes, alors que leur cas est infiniment plus grave que celui de Dieudo et Ménargues. Ça en dit long sur ceux qui se sont joints à leur campagne.

    5. Alors, quand il y aura un débat sur Dieudo et Ménargues, j’y participerai. En attendant, comme il s’agit d’un vulgaire lynchage au même titre que celui de Morin ou Ferrat, mon rôle est de dénoncer les lyncheurs.

  • mon rôle à moi est de dénoncer tous les lycheurs du camp de la paix, qui traitent de "sioniste", sans distinction, ceux qui expliquent d’une manière qui ne leur convient pas, car eux seuls veulent détenir LA vérité :

    "Notre rôle est de dénoncer ces fous paranoïaques et ne pas nous laisser entraîner à de faux débats avec eux."
    (joan la hyène - à 17h37 le 5.07.05)

  • > Diffamation ? 16 juillet 2005 19:20, par Spzl

    Réponse en 5 points :

    1. certains (dont Joan-Hyma) sur les sites indymedia ont bel et bien défendu, en toute connaissance de cause, le bouquin "Mur de Sharon" qui contient bel et bien, qu’on le veuille ou non, des thèmes antisémites et des mensonges sur le judaïsme, ainsi que des copiés-collés (non signalés, contrairement à la coutume en cas de citation) d’un facho américain (Webber) ou autres racistes et négationnistes (Shamir, Garaudy)

    2. je ne sais pas si Dieudo et Ménargues sont antisémites, mais certains de leurs propos sont antisémites

    3. une partie du débat est pourtant là : soutenir la cause palestinienne permet-il de s’auto-amnistier en cas de "dérapage" antisémite, voire même de nier "l’épouvantail de l’antisémitisme" ? Selon Dieudo, Cattori et Ménargues, oui. Selon d’autres, non

    4. on peut critiquer Dieudo et Ménargues (entre autres) sans se joindre à un cabbale goldnadesque. Une telle cabbale généralisée existe surtout dans les fantasmes de certains, qui ont du mal à comprendre que le racisme antijuif peut irriter des tas de gens autres que Goldnadel ou Fallaci. Ceci n’est pas un complot anti-RFI et anti-Vérité, c’est une exaspération commune chez plusieurs personnes qui s’expriment de différentes manières selon leurs objectifs ou tempéraments (éditos, commentaires, dossiers, mais aussi procès etc…)

    5. il y a des débats sur Dieudo et Ménargues, notamment sur le sujet du point 3 (l’option judiciaire par exemple n’est pas soutenue par tous, y compris moi - et concernant le procès contre Morin, notons que Finkielkraut était contre, bonjour la cabbale !). J’ajoute que personne ne lynche Ferrat. Le rédac chef de l’Arche a émis une opinion sur une vieille chanson (et ce n’était même pas dans sa revue), et c’est tout. Tu parles d’un lynchage.

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