jeudi
24 mai 2012
18h30 : Réunion publique à thème libre du CCI
vendredi
25 mai 2012
19h30 : La place des lesbiennes et des meufs trans dans la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie
mercredi
30 mai 2012
06h30 : Covoiturage depuis Lille pour soutenir les camarades de Calais
08h30 : Rendez-vous le mercredi 30 mai au TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir nos camarades
samedi
2 juin 2012
15h00 : The Last Border Sound (31 mai,1 et 2 juin)
19h00 : Soirée de la mutuelle des fraudeurs
vendredi
15 juin 2012
19h00 : Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille

A quoi servent les élus ?
Les municipalités représentent les administrés locaux et elles ne doivent avoir de cesse de démontrer qu’elles n’ont pas pour objectif la défense d’intérêts particuliers mais bien celle de l’ensemble de la collectivité et par delà un patrimoine communautaire.
Or, depuis trop longtemps dans notre pays, et la région ne fait pas exception, des élus locaux ont pris la mauvaise habitude de laisser la main libre aux spéculateurs fonciers et ce, bien souvent au détriment, des habitants de leur commune et du patrimoine architectural et paysager.
Ainsi nous, écologistes indépendants avec bon nombre de nos concitoyens, ne pouvons plus accepter qu’au cœur du site national des deux Caps, au sein même du parc naturel régional, on continue de faire n’importe quoi en matière d’urbanisme.
Qui ne connaît le magnifique site de la baie de Wissant ?
La partie nord de la commune ouverte sur l’exceptionnelle perspective du Blanc Nez avec en premier plan cette véritable falaise de sable que constitue la dune d’amont, dominant la mer de ses quarante mètres d’altitude, a, ces dernières années subi des outrages urbanistiques qu’il convient d’urgence de stopper au nom du respect, de l’environnement et de la préservation d’un patrimoine paysager unique.
Or, dans le quartier du Bas Moulin, la municipalité semble s’être engagée dans une politique inconsidérée d’urbanisation à outrance qui a déjà fait perdre une bonne partie du caractère exceptionnel de cette zone et par delà, des moyens de lutte contre l’érosion qui menace de plus en plus l’équilibre écologique fragile de cette interface littorale.
Aujourd’hui, la frange côtière du Bas Moulin, grâce à la loi littoral, reste un lieu ouvert au public. C’est un parking peu aménagé laissé donc à une certaine anarchie, non dénuée d’ailleurs de convivialité, avec d’énormes rochers alignés, des touffes buissonnantes, des ajoncs épars et des bandes de sable piquetées d’oyats…A quelques centaines de mètres vers le nord on découvre le petit ruisseau d’Herlen, désormais canalisé à son débouché par une monstrueuse tuyauterie, un petit ru qui autrefois devait participer avec d’autres à l’enrichissement alluvionnaire de la plage et qui, du fait de l’urbanisation galopante de ses rives, a perdu son rôle écologique. On peut trouver là une des causes du désensablement actuel de la baie.
Il faut se rendre à l’évidence ce secteur est intéressant à plus d’un titre et il convient d’éviter de continuer son bétonnage standardisé au risque de dénaturé définitivement ce trait de côte.
C’est pourquoi le projet résidentiel présenté par la société Le Blan Promotion que tente de faire passer la mairie, qui affiche de façon paradoxale devant la presse son soutien à la préservation de l’environnement, ne doit pas voir le jour.
Nous espérons plutôt qu’une partie des fonds publics alloués par l’Etat et le CIADT
(Comité Interministériel de l’Aménagement et du Développement du Territoire) pour la lutte contre l’érosion littorale et le Conservatoire du Littoral, qui vient de fêter son trentenaire, sera utilisée, après préemption des terrains par la municipalité, à la mise en place d’un projet alternatif avec un aménagement le plus respectueux possible de l’environnement. Aussi, laisser cette zone totalement ouverte au public est à nos yeux primordial.
Que les citoyens sachent enfin qu’ils ont droit à la parole, qu’ils peuvent notamment par l’intermédiaire des associations participer à la préservation d’un littoral plus que jamais menacé par les spéculateurs fonciers et l’impéritie de nos collectivités territoriales à mettre en œuvre une politique d’aménagement concertée avec leurs administrés.
Miguel TORRES pour le MEI littoral