lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Communiqué de presse
signé pour l’instant par C’SUR, Secours Catholique, La Marmite Aux Idees.
L’ancienne usine Pagniez sert de refuge depuis plusieurs mois à des réfugiés originaires d’Afrique de l’Est, principalement du Soudan. Ce pays est en proie à une guerre civile féroce, et son président fait l’objet d’un mandant d’arrêt du Tribunal Pénal International pour le génocide perpétré au Darfour. Demandeurs d’asile sans hébergement, mineurs, personnes errant en Europe parfois depuis plusieurs années sans avoir trouvé un pays d’accueil, ils sont une centaine à trouver dans ce lieu un abri contre les intempéries. Les bâtiments abritent également des Français sans domicile, puisqu’il n’y a pas que les réfugiés qui se trouvent à la rue.
L’évacuation et la destruction de l’usine Paniez sont annoncées pour mercredi 9 juin. Pourtant aucune procédure légale d’expulsion n’a été engagée devant le tribunal, aucun permis de démolir n’a été affiché. Si expulsion et destruction il y a, elles seront illégales.
Les associations rappellent que les destructions qui émaillent l’histoire calaisienne depuis quinze ans ont eu pour simple effet d’aggraver les conditions de vie des réfugiés .
Elles rappellent aussi que l’État a l’obligation d’héberger les demandeurs d’asile et ne respecte pas cette obligation, qu’il a l’obligation de protéger les enfants et que les réfugiés mineurs sont laissés à la rue et subissent le même sort que les adultes. Elles rappellent que le règlement européen Dublin II rend très difficile l’accès des réfugiés à un statut légal et les condamne à la clandestinité et à l’errance d’un pays européen à l’autre.
Elles rappellent enfin que les précédentes destructions n’ont fait qu’ aggraver les conditions de vie des réfugiés, qui continuent et continueront à venir tant qu’aucune solution concrète ne leur sera proposée.
Les associations exigent donc avant toute expulsion et toute démolition :
qu’un hébergement soit proposé à l’ensemble des personnes ;
que le séjour des personnes souhaitant rester en France soit régularisé, la situation au Soudan ne permettant en aucun cas leur renvoi ;
que celles souhaitant déposer une demande d’asile en France puissent le faire, même si elles ont laissé leurs empreintes digitales dans un autre pays, et que les mineurs bénéficient d’une protection quel que soit leur projet de vie, conformément au droit international.