vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
samedi
10 mars 2012
20h00 : Samedi 10 mars : concert de soutien au Cri du Coron
vendredi
16 mars 2012
20h00 : Bruay est antifasciste : concert de soutien au Cri du Coron
Sans vouloir faire un jeu de mot avec la douloureuse aventure de nos camarades de Seafrance, Calais est bien placé pour se rendre compte de la navigation à vue et sans boussole de cette Confédération, mais en soit, n’est pas là la définition de l’opportunisme…………
Nous sommes loin, bien loin des concepts de fondation de cette organisation syndicale. Pour ceux, qui comme moi, ont vécu l’évolution du monde ouvrier de ces 45 dernières années, nous avons du mal à comprendre les dernières déclarations des instances de cette confédération. Chacun peut se souvenir que dès 1970, la CFDT dessine les fondements de l’autogestion en entreprise : la gestion et l’organisation de l’entreprise doivent revenir aux travailleurs afin qu’ils puissent intervenir sur leurs conditions de travail. Ce principe devient l’identité même de la CFDT.
En 1973, les salariés de l’entreprise Lip (fabrication de montres) à Besançon reprennent la gestion de leur entreprise. Ce conflit, animé par la CFDT, devient l’emblème de l’autogestion. Depuis les choses ont bien changé et aujourd’hui cette confédération ne voudrait n’ être qu’un syndicalisme porteur de propositions……………. Oui mais, jusque ou cette compromission avec les puissances de l’argent et du grand patronat peut elle aller ?
A Calais, nous avons pu constater également lors des dernières municipales que des membres de cette organisation syndicale avaient rejoint le camp UMP et occupaient aujourd’hui des postes important dans la gestion municipale……….. Lorsque Chérèque est venu à Calais en octobre dernier, ce dernier s’est bien affiché publiquement avec ces élus ! Cela ne caractérise-t-il pas un soutien à leur ralliement à la Maire UMP de Calais, au pouvoir en place, ainsi qu’au fait que ceux-ci ont, également, été élu avec l’apport des voix du Front National ?
Aujourd’hui, les salariés qui luttent de Seafrance ont été désavoués publiquement sur leur action par un haut responsable syndical, ajoutant ainsi encore un peu plus d’amertume à leur désarroi. Ce n’est vraiment pas sympa, je dirais même dégueulasse. En règle générale, que connaissent- ils ces « haut responsables » de la souffrance que représente la perte d’un emploi, les luttes quotidiennes dans la boite pour faire reculer l’échéance, les pressions de tout genre subit au quotidien, ( patrons, presse, famille, banquiers….) du poids de la responsabilité d’un éventuel échec. Oui, je savais que le monde politique était pourri. De plus en plus, je découvre que le monde syndical prend la même voie.
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