lundi
13 février 2012
09h30 : APPEL AUX INDIGNé-E-S DES SUPPRESSIONS DE POSTES ET DE CLASSES DANS L’éDUCATION NATIONALE
mercredi
15 février 2012
19h00 : Apéro Brique : Le sport à la moulinette de la critique sociale
jeudi
16 février 2012
18h30 : "Pour une démocratie réelle maintenant" ? Non, tout le pouvoir aux exploités !
vendredi
24 février 2012
19h00 : Les Sentiers de l’utopie
Ci-joint :
la lettre de Bernard Thibault à Dominique de Villepin, datée du 9 octbre
ci-dessous :
un appel personnel à la solidarité avec les salariés de la SNCM
un extrait d’un article paru dans l’Humanité à propos de la compagnie Corsica Ferries
salutations militantes
Patrice
Chers camarades,
Je partage aussi comme nous tous l’indignation contre ce gouvernement de casseurs, de voyous sans vergogne !
Ce milieu de coquins et de copains s’évertue à dépecer une par une les entreprises nationalisées ou du secteur public.
Le "dossier" de la SNCM est l’exemple type de cette anarque dont collectivement nous faisons les frais, et en ce cas particulier les travailleurs de la SNCM, les salariés des ports desservis (n’oublions pas les emplois induits, tels les sous-traitants) , dont la Corse.
En effet, il ne s’agit pas pour ce gouvernement d’assurer l’avenir industriel de la SNCM, mais bien de couler une entreprise publique, une de plus ! Position dogmatique, hautement politique que ce gouvernement a décidé sciemment depuis fort longtemps. Le fonds de pension Butler (grand copain de Villepin) a d’ailleurs annoncé qu’il retirerait les fonds si la convention avec la région Corse n’était pas reconduite en 2006. Gageons que les fonds seront retirés après un bénéfice pharamineux, comme ce fonds en a l’habitude en dépeçant les entreprises acquises. Que ce soit ce groupe financier à qui le gouvernement promet la maîtrise du Conseil d’Administration est une preuve qu’aucun projet industriel n’est envisagé, mais bien une anarque financière. Butler apporterait 35 millions d’euros, l’Etat 113 millions. Et la valeur de la SNCM est estimée à près de 500 millions d’Euros ! Jackpot ! Et ce sont les salariés qui paieront comptant cette déroute, et l’ensemble des habitants de France (de la corse ou du continent).
La CGT dans ce dossier a fait des concessions, acceptant que l’Etat ne soit plus directement majoritaire à 51 %. Ce n’est aucunement une reculade, encore moins une dissension avec la CGT de la SNCM, comme les médias ont tenté de nous le présenter, mais bien une solution concertée.
La CGT propose que la Caisse des Dépôts et Consignations, que Bruxelles considère comme entreprise privée, entre dans le capital de la SNCM, et que la SNCF augmente sa part -actuellement de 7%- , de façon à ce que les fonds publics restent majoritaires.
Hier matin, ces propositions sérieuses ont été balayées par les ministres Breton et Perben, qui ont claqué la porte des négociations. Il n’étaient pas venus pour « négocier », mais pour « informer », « expliquer » et fixer un ultimatum ! Jean-Paul Israël, porte parole de la CGT SNCM les a qualifiés de « voyous » et a déclaré que « c’était un scandale » ! Bernard Marty, secrétaire CGT du Comité d’Entreprise, a déclaré que les ministres ont été d’une « arrogance inqualifiable ».
Je ne sais si la lettre de Thibault est « molle » ou « dure ». Là n’est pas l’important (quoique j’aurais préféré un ton plus offensif !). Cela traduit tout de même une fois de plus que ce dossier est emblématique pour la confédération, l’UD des Bouches du Rhône, la CGT de la SNCM, ensemble.
Je suis d’accord pour dire qu’il faut dénoncer avec virulence cette escroquerie !
Je suis d’accord avec vous pour insister sur une solidarité pressante de toute la CGT envers les salariés de la SNCM !
Je suis d’accord pour dire que le temps presse, que les camarades en lutte ont besoin de notre soutien maintenant, tout de suite !
Les trahisons syndicales, comme à l’habitude ne vont pas tarder ! Après Chérèque ( dès la fin septembre), le syndicat Force Ouvrière de la SNCM vient d’annoncer hier après-midi que "Notre organisation syndicale, ayant reçu des réponses exactes et ayant pris acte que le refus des propositions gouvernementales entraînerait le dépôt de bilan de l’entreprise, a décidé en syndicat responsable de suspendre la grève". On peut regretter aussi que les syndicats de cades de la SNCM se soit aussi désolidarisés.
Dénonçons que « l’opérateur industriel » retenu par le gouvernement pour la SNCM, Connex appartient au groupe multinational Véolia -ex Vivendi, ex Générale des Eaux, est comme par hasard le même qui entre en concurrence avec la Régie des Transports Marseillais (RTM) pour le tramway de Marseille, le même qui entre en concurrence avec la SNCF !
Raison de plus pour que toute la CGT se range derrière le syndicat CGT de la SNCM !
Organisons des collectes dans nos entreprises, auprès des syndiqués ! Il faut aider les camarades en grève ! Montrons que la solidarité des travailleurs n’est pas un vain mot !
L’Union départementale CGT organise une manifestation unitaire CGT , CFDT, CFTC, FSU, Solidaires) le samedi 15 octobre, 15 h au Vieux Port
SOLIDARITE TOTALE AVEC LES CAMARADES EN LUTTE !
RESISTANCE !
Bien fraternellement
Patrice Bardet , militant Ufict-CGT de la CRAM Nord Picardie
Patrice_bardet yahoo.fr
Pour la solidarité :
UD CGT des BOUCHES-DU-RHONE
BOURSE DU TRAVAIL
23 BD CHARLES NEDELEC
13331 Marseille Cedex 3
tel : 04 91 64 70 88
fax : 04 91 95 78 24
mail : ud-cgt-13 wanadoo.fr
site : http://www.ud-cgt-13.org
extrait : Dès décembre 2004, des parlementaires avaient révélé que cette compagnie privée connaissait de « réelles difficultés financières avec une perte de 7,9 millions d’euros égale aux trois quarts de son capital et une absence de fonds propres : 11 millions d’euros, quand le SNCM dispose de dix fois plus ». Une société au bord de la faillite ? Pas si sûr. Tout est dans les jeux d’écritures au sein d’une nébuleuse dont la transparence n’est pas le point fort.
Décryptage à partir d’un document de travail sur l’exercice 2002 réalisé pour le compte de la SNCM par le groupe Alpha, société d’expertise comptable, en décembre 2003, que nous avons pu nous procurer au greffe du tribunal de commerce.
(…)
Alpha constate en conclusion « une agressivité, graduée dans le temps, visant manifestement à déstabiliser la SNCM et être en position de force pour la future convention