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Dévoilements, par pierre tevanian

Études de cas > Le voile et ce qu’il dévoile
Dévoilements
Du hijab à la burqa et des collégiennes aux nounous : les dessous d’une obsession française

Mars 2004 : loi sur les signes ostensibles, interdisant le port du foulard à l’école publique. Septembre 2010 : loi anti-burqa. Avril 2011 : offensive de Luc Chatel contre les mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires ; « débat sur la laïcité » et « 26 propositions » de l’UMP légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé… Janvier 2012 : loi « anti-nounous » (interdisant le voile dans les crèches et les garderies), adoptée en première lecture par un sénat socialiste… Depuis près de dix ans, les cheveux des femmes musulmanes sont devenus ce qu’il est convenu d’appeler un enjeu politique majeur, et leur dévoilement fait désormais partie des priorités les plus impérieuses. C’est de ces chasses au voile, et de leur incroyable violence, qu’il est question dans Dévoilements, qui parait cette semaine aux Editions Libertalia, mais pas seulement. L’introduction du livre, que voici, nous en dit plus…

« Ces hommes, disait-il, parlant des Algériens, sont coupables de couvrir tant de beautés étranges. Quand un peuple recèle de telles réussites, de telles perfections de la nature, il se doit de les montrer, de les exposer. À l’extrême, ajoutait-il, on devrait pouvoir les obliger à le faire. » (Frantz Fanon) [1]

Le 13 mai 1958 à Alger, place du Gouvernement, des femmes musulmanes sont exhibées sur un podium pour y brûler leur voile en signe d’émancipation. Organisée par le Mouvement de solidarité féminine, une association caritative fondée par Mme Raoul Salan, l’épouse du commandant des forces armées françaises d’Algérie, cette mise en scène s’inscrit dans une cérémonie plus large de célébration de la tutelle française, alors vacillante. Dans un article publié par Résistance algérienne, Frantz Fanon décrit l’opération et raconte qu’en réaction, de nombreuses Algériennes, dévoilées depuis longtemps, reprennent alors le voile,

« affirmant ainsi qu’il n’est pas vrai que la femme se libère sur l’invitation de la France et du général de Gaulle » [2].

Dans de longues pages qu’on ne peut résumer ici mais qu’il faut relire et qui présentent d’étonnantes analogies avec le traitement contemporain du « beur » et de la « beurette », Fanon rappelle le remarquable investissement affectif, sexuel et stratégique dont font l’objet, depuis la conquête et l’installation du système colonial, la femme indigène, son corps et son voile :

« L’administration coloniale peut alors définir une doctrine politique précise : “Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes ; il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où l’homme les cache.” C’est la situation de la femme qui sera alors prise comme thème d’action. L’administration dominante veut défendre solennellement la femme humiliée, mise à l’écart, cloîtrée… On décrit les possibilités immenses de la femme, malheureusement transformée par l’homme algérien en objet inerte, démonétisé, voire déshumanisé. Le comportement de l’Algérien est dénoncé très fermement et assimilé à des survivances moyenâgeuses et barbares. Avec une science infinie, la mise en place d’un réquisitoire-type contre l’Algérien sadique et vampire dans son attitude avec les femmes, est entreprise et menée à bien. L’occupant amasse autour de la vie familiale de l’Algérien tout un ensemble de jugements, d’appréciations, de considérants, multiplie les anecdotes et les exemples édifiants, tentant ainsi d’enfermer l’Algérien dans un cercle de culpabilité (…). Après l’indignation, les conseils pratiques. Les femmes algériennes sont invitées à jouer “un rôle fondamental, capital” dans la transformation de leur sort. On les presse de dire non à une sujétion séculaire. On leur décrit le rôle immense qu’elles ont à jouer. L’administration coloniale investit des sommes importantes dans ce combat. Après avoir posé que la femme constitue le pivot de la société algérienne, tous les efforts sont faits pour en avoir le contrôle. » [3]

L’histoire semble bégayer : depuis maintenant près de deux décennies, pour des raisons obscures mais peut-être pas si éloignées de celles de Madame Salan, les cheveux des femmes musulmanes sont devenus ce qu’il est convenu d’appeler un enjeu politique majeur. Cette histoire débute en octobre 1989 : l’exclusion de deux collégiennes voilées à Creil déclenche une importante campagne médiatique, sous la bannière d’un manifeste intitulé « Profs, ne capitulons pas ! » et qualifiant l’acceptation des élèves voilées de « Munich de l’école républicaine » [4]. Le Conseil d’État est saisi par le ministre de l’Éducation Lionel Jospin et rend un avis autorisant le port du foulard tant qu’il n’est pas accompagné de « prosélytisme » ou de « troubles à l’ordre public ».

Les hostilités sont déclenchées une seconde fois en septembre 1994 par le ministre François Bayrou, qui publie une circulaire incitant les proviseurs à considérer que le port d’un « foulard islamique » est en lui-même un acte de prosélytisme. L’offensive provoque un nouvel emballement médiatique et aboutit à une importante vague d’exclusions, finalement invalidées par les tribunaux administratifs.

C’est en mars 2003 qu’est lancé l’assaut final, dans des conditions politiques et médiatiques que j’ai déjà racontées en détail dans un précédent livre [5]. Pétitions, tribunes de presse et débats télévisés se multiplient sans relâche jusqu’au printemps 2004, tandis que deux commissions de réflexion sont mises en place par le président Jacques Chirac : la commission Debré et la commission Stasi. Dès septembre 2003, avant même qu’ait été votée une quelconque loi d’interdiction, une immense campagne médiatique aboutit à l’exclusion d’Alma et Lila Lévy du lycée Henri-Wallon d’Aubervilliers au seul motif qu’elles portent un « foulard islamique ». Cette exclusion illégale sera légalisée a posteriori le 15 mars 2004 : suivant les recommandations de la commission Stasi, le Parlement français adopte à une très large majorité une loi interdisant « les signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ».

Cette loi prévoit « une évaluation au bout d’un an » : Hanifa Chérifi rend en septembre 2005, en guise d’évaluation, un indigent fascicule de 50 pages qui se borne à constater la disparition des voiles dans les écoles et en conclut que le bilan de la loi est positif. Il fait toutefois état, sans s’en émouvoir outre mesure, de 48 exclusions par conseil de discipline et d’une soixantaine de démissions. Aucune évaluation n’est proposée en revanche en ce qui concerne l’« exclusion invisible » des élèves qui ont renoncé à faire leur rentrée scolaire : ce nombre est pourtant estimé à plusieurs centaines par le Collectif une école pour tou-te-s [6].

Quant au devenir de la centaine d’exclues reconnues par le rapport, la question n’est tout simplement pas posée, pas davantage que celle des souffrances des « dévoilées » [7]. Le bilan officiel rendu par Hanifa Chérifi exprime une tout autre inquiétude : la plupart des dévoilées remettent leur foulard en quittant l’enceinte scolaire. Le constat vaut donc comme un augure : la guerre n’est pas finie ! Et de fait, les applications sauvages de la loi en dehors de son cadre initial se multiplient dans toutes les sphères de la société : sorties scolaires, emploi, logement, guichets…

Sans monopoliser l’agenda étatique et médiatique comme en 2003 et 2004, le voile demeure ensuite omniprésent, notamment durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, et une nouvelle « année du voile » est inaugurée le 22 juin 2009 par un discours présidentiel annonçant que « la burqa n’est pas la bienvenue sur le territoire de la République française », suivi par la mise en place d’une « commission de réflexion » codirigée par le communiste André Gérin et le sarkozyste Éric Raoult, et aiguillonnée par la surenchère médiatique d’un certain Jean-François Copé. Et en dépit d’une inconstitutionnalité maintes fois rappelée [8], une loi interdisant aux femmes en niqab toute présence dans « l’espace public » est finalement votée le 14 septembre 2010.

C’est de ce dévoilement forcé et de son incroyable violence qu’il est question dans mon livre, mais aussi d’un autre dévoilement. Car ce que ne soupçonnent pas nos chasseurs de voiles, c’est qu’au moment même où ils s’évertuent avec plus ou moins de bonheur à dévoiler les musulmanes, ils accomplissent de manière beaucoup plus intégrale et obscène leur propre dévoilement.

Cet autodévoilement fait l’objet des quatre premiers chapitres du livre. Les deux premiers portent respectivement sur le féminisme et la laïcité, qui sont depuis vingt ans les deux principaux registres argumentatifs de la croisade, mais aussi ses deux voiles.

Le chapitre suivant revient plus spécifiquement sur l’interdiction du foulard à l’école, et sur le remarquable consentement dont elle a bénéficié au sein de cet autre « pilier de la république » qu’est l’école publique – et plus précisément chez ceux qui en sont les « hussards » : les enseignants, dont je suis.

Un quatrième chapitre se concentre sur le monde intellectuel, académique, scientifique, et plus précisément sur ses avatars médiatiques, en analysant, à partir d’un cas aussi édifiant qu’emblématique, la figure émergente de la voilologie savante – ou pseudosavante.

Un dernier chapitre revient enfin sur les principales concernées : les adolescentes portant le foulard à l’école et les femmes portant un hijab ou un niqab – trop souvent oubliées dans les analyses et les bilans, y compris chez certains antiprohibitionnistes, qui ont tendance à s’intéresser davantage au dévoilement idéologique de la République qu’au dévoilement bien réel vécu par des femmes et des adolescentes livrées à la vindicte publique. Et encore faut-il ajouter que le mal ne se limite pas au dévoilement accompli : si le rendement de la chasse n’a pas atteint le niveau escompté, si beaucoup des concernées résistent à l’injonction au dévoilement, le prix qu’elles payent pour cela est incroyablement élevé – exclusions scolaires, discriminations, injures, stigmatisation quotidienne.

Il ne s’agira donc pas de porter un diagnostic sur le hijab ou le niqab, et pas davantage sur les femmes qui les portent : loin de prendre ces femmes pour objet, ce dernier chapitre les envisage comme sujets parlants, en partant d’une enquête à laquelle j’ai participé et qui fait entendre la voix de 44 femmes portant le hijab [9], et en s’efforçant d’en tirer des leçons sur nous-même et pour nous-même. Il ne s’agira enfin pas non plus, ni dans ce chapitre ni dans les autres, d’assimiler le hijab et le niqab : si les deux vêtements sont parfois associés au fil des pages, sous le vocable commun de « voiles », c’est uniquement pour désigner une logique commune dans la manière de les percevoir, de les ressentir, de les juger et d’y réagir – une logique hélas fréquente, et profondément malveillante et malfaisante.

P.-S.
Dévoilements. Du hijab à la burqa : les dessous d’une obsession française, de Pierre Tevanian, est paru aux Editions Libertalia. 160 pages, 8 euros.

Table des matières

Introduction : d’Alger 1958 à Paris 2012

1. Un féminisme paradoxal

2. Une révolution conservatrice dans la laïcité

3. L’école dévoilée

4. Quand la science s’em-mêle

5. L’histoire vue d’en bas

Conclusion : le bilan de la chasse

Annexe : Bréviaire de la haine

(Morceaux choisis de la voilophobie contemporaine)

Rencontre publique

Autour du livre Dévoilements, en présence de l’auteur : jeudi 2 février, 19H00, au Lieu Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.

Meeting Mamans Toutes Egales

Pour alerter et mobiliser contre la chasse aux voilées et sa récente radicalisation, le collectif MTE (Mamans Toutes Egales) organise, en partenariat avec le Groupe des Associations de Bagnolet, un meeting public le jeudi 9 février 2012 à partir de 19 heures, au Cin’Hoche, 6 rue Hoche 93170 Bagnolet (métro Gallieni), en présence notamment de Clémentine Autain, Jean Baubérot, Esther Benbassa, Saïd Bouamama, Lila Charef, Christine Delphy, Rokhaya Diallo, Joël Roman…

Textes de Pierre Tevanian

Dévoilements, 25 janvier
Des fossoyeurs malhonnêtes, 23 janvier
Omerta dans la polis , 6 janvier
« Retour de flamme », Décembre 2011
Disproportion, crime, émotion, Décembre 2011
Les nouveaux souchiens de garde , Décembre 2011
La ballade de John et Yoko , Décembre 2011
Hamida Ben Sadia, Octobre 2011
Les spectatrices émancipées , Octobre 2011
Un chien qui se mord la queue, Octobre 2011
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Notes
[1] Frantz FANON, « L’Algérie se dévoile », L’An V de la révolution algérienne, La Découverte, 2001.

[2] Frantz FANON, « L’Algérie se dévoile », L’An V de la révolution algérienne, La Découverte, 2001.

[3] Frantz FANON, « L’Algérie se dévoile », op. cit., 2001. Sur la transmission de cette politique sexuelle du voile, et sa reformulation dans les discours et politiques publiques sur « la beurette » et « le garçon arabe », voir Nacira GUENIF-SOUILAMAS, Les Féministes et le garçon arabe, L’Aube, 2004.

[4] Publié en une du Nouvel Observateur, l’appel est signé notamment par Régis Debray, Alain Finkielkraut et Élisabeth Badinter. Sur cet épisode comme sur les suivants, voir Thomas DELTOMBE, L’Islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie, 1975-2005, La Découverte, 2005.

[5] Voir Pierre TEVANIAN, Le Voile médiatique, Raisons d’agir, 2005.

[6] Collectif Une école pour tou-te-s, « Éléments d’un futur livre noir ».

[7] Voir Ismahane CHOUDER, Malika LATRECHE, Pierre TEVANIAN, Les Filles voilées parlent, La Fabrique, 2008.

[8] Par plusieurs juristes, devant la commission Gérin-Raoult ou en dehors, et par un avis du Conseil d’État rendu le 26 mars 2010.

[9] Ismahane CHOUDER, Malika LATRECHE, Pierre TEVANIAN, Les Filles voilées parlent.

http://lmsi.net/Devoilements


Article publié le 26 janvier 2012
Commentaires
  • trouvé un très bon texte en com sur indy.nantes.

    Motion de lutte anti-religieuse

    65e congrès de la Fédération anarchiste du 10 au 12 mai

    Le vendredi 16 mai 2008

    La Fédération anarchiste, regroupée lors de son 65e congrès à Le Villart (Creuse), adopte la motion suivante :

    Nous constatons aujourd’hui la résurgence du religieux, compagnon et outil du capitalisme/néo-libéralisme, dans la vie sociale, politique et économique. Le développement du prosélytisme religieux, se manifestant en particulier dans le repli communautaire de fractions de plus en plus importantes de la population, donne un regain de vigueur à l’obscurantisme. L’érection d’une statue représentant l’ancien pape à Ploërmel, le retour prononcé du créationnisme comme matière universitaire, le développement des églises évangélistes, etc. sont des symptômes parmi tant d’autres de ce renforcement et de l’invasion du religieux dans la sphère publique. Au niveau international, les oppositions religieuses engendrent de plus en plus de conflits, jetant quotidiennement des centaines d’individus dans des guerres de fanatisme. Les attaques contre la liberté des femmes à disposer de leur corps et les actes homophobes se font plus virulents. La réaction des Etats est une complicité active. Le récent discours du président français, au Latran, a réaffirmé la supériorité du curé sur l’instituteur ; l’Union européenne continue de se construire sous les auspices de la chrétienté et des autres religions, et, en plus du développement des institutions privées confessionnelles, les intrusions des références religieuses dans les écoles et l’éducation se font de plus en plus fréquentes ; des maires PCF posent les premières des mosquées…

    Cette offensive de la religion, assurant son rôle traditionnel de contrôle social de la soumission, rencontre une opposition qui n’est pas à la hauteur du danger. Cette quasi-indifférence permettra, si rien n’est fait, aux religions et aux sectes de tous poils d’imprégner pernicieusement les esprits et de retrouver une influence que nous pensions disparue.

    Il nous semble impératif de réagir de façon énergique. La venue en France du pape, dans ce contexte, constitue une occasion pour nous d’affirmer notre volonté de s’émanciper et de s’épanouir hors du joug aliénant et oppressant des religions.

    A bas l’obscurantisme ! A bas toutes les religions ! Vive l’anarchie !

    Fédération Anarchiste

    http://fastrasbg.lautre.net/?Motion…

    Comme quoi, en défendant le port du voile, ce qui part d’une bonne intention sur la "liberté" des femmes, on défend une religion. Est-ce qu’on défendrait avec la même vigueur le droit des Juifs à porter la kippa ? pourquoi accepter qu’on porte les signes d’appartenance religieuse bien visibles, comme une croix chrétienne sur la poitrine ?

  • Manquait plus que la FA !

    par Rien ne nous aura été épargné

    Question racisme et islamophobie, on ne pouvait pas trouver de meilleures références, en effet, ni de meilleurs défenseurs. Encore une occasion ratée de se faire oublier après un peu trop de bavures :

    RADIO COURTOISIE ET RACISME LIBERTAIRE ?

    http://nantes.indymedia.org/article…

    http://lille.indymedia.org/article1…

    QUAND LE GRAND PRIX "NI DIEU NI MAITRE" S’INSPIRE DU "CHOC DES CIVILISATIONS"

    http://nantes.indymedia.org/article…

    http://lille.indymedia.org/article1…

    « Gaza, sans Dieu ni Etat ! »

    http://toulouse.indymedia.org/?page…

    http://nantes.indymedia.org/article…

    Pour l’arrêt immédiat de l’offensive israélienne contre gaza !

    http://lille.indymedia.org/article1…

    De l’indignité du « Monde libertaire »

    http://nantes.indymedia.org/article…

  • Eternel retour du même 1er février 23:03

    Manquait surtout plus que toi avec tes copié-collés partiaux et tes généralisations à la con. Parce qu’évidemment comme dab t’as oublié de tout nous dire. Alors on répare :

    « Ni religion ni racisme ni xénophobie

    Motion adoptée au 67e Congrès de la Fédération anarchiste réuni à Rennes les 22, 23 et 24 mai 2010

    La lutte antireligieuse est plus que jamais à mener : face au retour en force des communautarismes religieux, à la revendication d’une « laïcité ouverte » ou « laïcité positive » où hiérarchies et appareils religieux interviendraient directement dans les institutions, attaques contre le droit à l’avortement orchestrées par des lobbys religieux, financements publics des institutions religieuses notamment dans l’Education … les religions font un retour en force dans la vie politique française.

    De plus le gouvernement utilise le combat pour la laïcité, celle qui retire aux religieux leur droit d’action obscurantiste et irrationnel, notamment contre les plus jeunes, afin de faire des amalgames xénophobes contre certaines personnes, de confessions et plus généralement de cultures différentes.

    D’une part, l’Etat instrumentalise les fondamentalismes religieux afin d’instaurer sa politique sécuritaire, d’autre part, il veut faire croire que ces mêmes religions dans leurs versions « soft » seraient nécessaires à la société. Selon nous, le retour du religieux révèle surtout l’exclusion croissante d’une part importante de la société.

    En conséquence la Fédération anarchiste rappelle :
    qu’elle combat, a combattu et combattra toujours toutes les religions quelles qu’elles soient.
    que les religions n’ont jamais, ne sont pas et ne seront jamais des facteurs d’émancipation : qu’elles instaurent un rapport de domination politique, sexuelle, économique et nationaliste.

    Pour cette même raison :
    nous refusons tout amalgame entre les religions et les origines.
    nous affirmons que les interdictions et répressions perpétrées par l’Etat contre certaines religions, qui sont souvent le prétexte à des politiques xénophobes, ne peuvent être un moyen souhaitable de combattre la religion.
    que ceux qui, sous couvert d’un nécessaire combat antireligieux, véhiculent des idées racistes, xénophobes et nauséabondes, seront toujours les ennemis de la Fédération anarchiste. »

  • « Comme quoi, en défendant le port du voile… on défend une religion ».

    En termes à peine plus feutrés, c’est la même crapulerie qui nous avait été assénée sur Indy Nantes, par la même personne qui essaie de fourguer ses thèses sur tous les Indymedia :

    « combattre l’islamophobie, ce n’est pas défendre une religion ? »

    Donner comme exemple la FA à propos de la laïcité, avec les casseroles qu’elle se traîne, c’est comme demander à Cohn-Bendit de nous expliquer la lutte de classes.

    Nous n’oublierons pas de sitôt, après les dérapages cités plus haut, le rôle de cette organisation « libertaire » comme soutien à l’intervention de l’OTAN en Libye.

    A bien lire et méditer :

    Une frappe éditoriale



    Les événements en cours en Libye nous ont valu de découvrir un très surprenant éditorial dans “Le Monde libertaire” n° 1628 du 24 mars 2011. Il est dommage que l’humoriste Stéphane Guillon ne puisse plus nous offrir ses chroniques matinales sur France Inter. Nul doute qu’il en aurait tiré de quoi nous amuser. Si cet éditorial vous a échappé, vous le trouverez reproduit ci-dessous, ainsi que la réponse indirecte qu’il m’a inspirée.



    EDITO DU “MONDE LIBERTAIRE”



    Ça y est, les « démocraties » de notre bas monde se sont enfin décidées à intervenir en Libye. Jeudi 17, l’ONU a donné son feu vert pour l’organisation de frappes militaires contre les troupes de Khadafi. Les grands chefs de ce monde n’auront donc pas tout à fait rejoué le scénario de 1936 et abandonné un peuple en révolte contre un régime sanguinaire. Bien qu’antimilitaristes forcenés, nous ne pouvons que nous satisfaire, dans l’immédiat, de cette décision de la communauté internationale. Le contraire relèverait d’un purisme idéologique assurément bourgeois, complètement déconnecté des réalités quotidiennes. Quand un peuple se fait trucider tous les jours, une intervention militaire qu’il requiert contre son assassin lui sera toujours plus salutaire qu’une brochure ou un discours antimilitariste. Mais, évidemment, ne nous privons pas d’alerter le peuple libyen et de le mettre en garde – si besoin – contre la récupération et la confiscation de sa révolution politique par ces mêmes « démocraties » qui l’auront éventuellement libéré, en quelques frappes aériennes, des troupes de son tyran. Cette intervention ne saurait conférer en aucun cas aux gouvernements occidentaux un droit d’ingérence dans les affaires libyennes. Et elle ne doit pas non plus pousser les révolutionnaires libyens à adopter le régime politique et économique portés par les pays responsables de cette intervention. Espérons donc que la révolution suivra son cours et qu’elle saura s’opposer aux velléités interventionnistes des démocraties occidentales qui, ne nous leurrons pas, envisagent déjà de façonner à leur manière la nouvelle Libye pour la rendre conforme à leurs intérêts. De notre côté, vous pouvez compter sur nous autres, pauvres bougres que nous sommes, pour que les puissants qui nous dominent n’aillent pas jusqu’au bout de leurs ambitions « néocoloniales ». Salut à vous, force et courage !



    Réponse : L’EDITO QUI TUE !



    Impatient d’en découdre mais frustré par une révolution qui, ici, tarde à venir, l’auteur de l’éditorial du Monde libertaire paru le 24 mars a revêtu sa tenue de combat pour venir en aide à sa manière aux insurgés libyens. Sans doute lassé de devoir encore et toujours côtoyer, au sein du mouvement anarchiste, de désolants militants imprégnés de pacifisme capitulard, ce farouche guerrier par procuration s’est installé virtuellement sur le siège de copilote d’un bombardier occidental pour lâcher sur les lecteurs de cet hebdomadaire ses arguments conquérants, lourds comme une prose d’adjudant-chef.



    « Ça y est », « enfin », ne peut-il s’empêcher d’écrire dès les première et deuxième lignes de son petit devoir, avec un soulagement tout bernard-henri-léviste, en évoquant la décision de l’ONU d’autoriser les frappes aériennes en Libye. Le reste de l’éditorial, comme certains avions de combat, fait du rase-mottes au côté des Rafale, Mirage et autres Awacs de la coalition, atteignant au passage les seules cibles à sa portée : les antimilitaristes et leurs brochures et discours inefficaces. C’est méprisant, cynique. C’est consternant !



    Ravi, donc, que le coûteux arsenal militaire des pays démocratiques serve « enfin » à quelque chose, l’auteur de cet éditorial tente d’ailleurs, à l’aide d’une pitoyable pirouette, d’atténuer l’aspect évidemment choquant de sa position en donnant naissance à un concept novateur : l’antimilitarisme guerrier. Cela donne cette phrase sublime, qui méritera de figurer en bonne place dans un florilège de la bêtise et du jésuitisme : « Bien qu’antimilitaristes forcenés, nous ne pouvons que nous satisfaire, dans l’immédiat, de cette décision de la communauté internationale. » Autrement dit : « Bien qu’ayant quelques solides principes, cela ne doit surtout pas nous empêcher de nous asseoir dessus à la première occasion. »



    [Vous aurez noté, par ailleurs, le terme « forcenés », qui laisse entrevoir à la fois le degré de souffrance intime que ce va-t-en-guerre malgré lui doit endurer en approuvant les bombardements, et le niveau de satisfaction belliqueuse qu’il aurait pu atteindre si son antimilitarisme avait été simplement ordinaire.]



    Oublié car ringard, donc, le discours sur l’industrie de mort et ses ruineuses et mortelles saloperies, modernes en diable, elles, pas comme ces pamphlets antimilitaristes poussiéreux ! Rien, pour cause d’inefficacité pacifiste chronique, sur ce commerce sordide et florissant avec les dictatures du monde entier, qui permet de museler des millions d’individus. Pas un mot, sans doute pour éviter toute atteinte au moral des armées, sur cet arsenal militaire de Khadafi que détruisent aujourd’hui ceux-là mêmes qui le lui ont vendu, du temps pas si lointain de leur amitié. Silence éditorial sur le commandement suprême d’une guerre confié à un Prix Nobel de la paix…



    Au lieu de ça, il nous faudrait croire que la motivation première de la coalition dans cette intervention musclée repose sur une inquiétude angoissée des dirigeants occidentaux pour les populations de l’Est libyen. On attendait une réflexion censée, au moins une ébauche d’analyse raisonnée de l’événement, et c’est BHL qui s’invite en bonne place dans les colonnes du Monde libertaire. Après l’ « antimilitarisme guerrier », voici donc les « bombardements humanitaires ». Et quand l’heure du combat a sonné, il en va des éditoriaux comme d’une cour de caserne : on ne s’y pose plus de questions ! Comme celle-ci, très primaire, je le reconnais, eu égard à la philosophie haut de gamme de l’éditorialiste : pourquoi la Libye, et pas le Soudan, la Tchétchénie, le Tibet, la Syrie, la Biélorussie, la Birmanie, la Thaïlande, la Chine, entre autres, autant de pays où toute contestation massive se termine en massacre ?



    On passera sur le parallèle qu’ose entreprendre le spécialiste des questions militaires du Monde libertaire, devenu historien, avec l’Espagne de 1936, tant l’on parvient là à des sommets de ridicule, plus élevés que la hauteur atteinte par les avions de guerre « libérateurs » des curieuses brigades internationales de l’OTAN au-dessus de la Libye. Il y a bien du rouge et du noir dans le drapeau qu’arborent les insurgés, mais il est celui de l’ancienne monarchie cyrénaïque renversée par le coup d’Etat khadafiste de 1969. Les révoltés libyens ne souhaitent sans doute pas tous le retour de la couronne, mais ce choix est tout de même symboliquement lourd. Nous n’avons pas le souvenir, par ailleurs, que les antifranquistes – et en premier lieu les anarchistes espagnols – aient réclamé l’intervention armée des démocraties européennes.



    Dans sa fulgurante lucidité, le baroudeur à distance entrevoit tout de même la possibilité que les « démocraties » occidentales ne jouent pas les gros bras dans un but totalement désintéressé, mais avec certaines arrière-pensées pour la période d’après-tuerie. [Vous aurez noté les guillemets à « démocraties », qui montrent que ce pertinent observateur du monde n’est pas dupe.] Aussi prend-il bien soin de les mettre en garde. [A partir de là, ce n’est plus BHL, c’est Jean-Claude Vandamme !] Car si elles s’imaginent, ces « démocraties », pouvoir tirer profit de la situation auprès des successeurs du tyran, elles se trompent ! D’abord, elles n’en ont pas le droit, il l’écrit sans même une pointe d’humour, et surtout ce serait sans compter sur les troupes de la Fédération anarchiste, qui ne permettront pas cette infâmie (« Vous pouvez compter sur nous… »). A ce stade, il est regrettable qu’il ne nous dise pas où en est son extrême vigilance concernant l’éventuelle confiscation des « révolutions » tunisienne et égyptienne par les politiciens professionnels de là-bas.



    Dans un journal d’opinion, l’éditorial est censé fournir le sentiment général partagé par les adhérents de l’organisation dont il est l’organe. C’est donc avec effarement qu’on découvre cette prose en uniforme dans le journal de la Fédération anarchiste. Car il serait tout de même surprenant, j’ose l’espérer, que le point de vue développé ici soit largement répandu parmi les adhérents de cette organisation. S’il s’en trouve pour être séduits, même momentanément, par le charme discret des porte-avions et autres engins de mort, il était à la rigueur possible de reléguer cet article en tenue treillis en page intérieure, signé par son auteur, plutôt que de l’élever au rang d’éditorial.
Mais il y a plus grave. 



    Non content d’imposer à tous cette position belliqueuse qui fera date dans l’histoire du journal, tout point de vue divergent ou contraire se voit dans le même temps caricaturé lamentablement, flingué par l’éditorialiste embusqué. Les réfractaires au lâcher de missiles, selon un procédé utilisé jusqu’à la nausée par des générations de staliniens, se voient d’emblée discrédités, placés illico par le Georges Marchais du drapeau noir au rang de « puristes assurément bourgeois déconnectés des réalités ». Pourquoi pas d’« anarchistes allemands », tant qu’on y est ? Bien qu’il ne soit pas le premier, loin de là, à user de telles méthodes, on demeure à chaque fois attendris par la découverte, sous une plume libertaire, de cette ouverture d’esprit et de cette bienveillante tolérance que n’aurait pas reniées un militant maoïste pro-albanais des années 60.



    Ceux qui espèrent d’une publication libertaire qu’elle leur offre une analyse réfléchie des événements survenus dans le monde arabe depuis trois mois, débarrassée des postures bouffonnes, devront encore patienter, attendre que cet éditorialiste de préau d’école ait fini de pulvériser les chars ennemis sur sa console vidéo.



    Le blog de Floréal


    Croire ou penser, il faut choisir !


    http://florealanar.wordpress.com/20…

  • Tes amalgames tu te les gardes 2 février 17:54

    Tes copié-collés sont moins cons que ce que tu veux leur faire dire. A la limite tu pourrais faire valoir que l’ethnocentrisme de la FA c’est une forme de néocolonialisme idéologique. Mais du racisme, non, non et non ! Défendre une femme portant le voile contre une injustice ce n’est certes pas forcément défendre la religion, mais défendre le point de vue de la FA, ce n’est pas du même ordre que défendre le point de vue raciste de Riposte laïque.

  • Faudra m’expliquer ce que le « néocolonialisme idéologique » a de différent du racisme, sinon d’être le cache-sexe du colon blanc raciste mais de gauche.

    Si « Défendre une femme portant le voile contre une injustice n’est certes pas forcément défendre la religion », on se demande pourquoi voler au secours de ceux qui disent justement le contraire.

    Et si « défendre le point de vue de la FA, ce n’est pas du même ordre que défendre le point de vue raciste de Riposte laïque », alors pourquoi Radio libertaire invite-t-elle Riposte laïque pour débattre de leurs idées communes sur la « laïcité » ?

  • Y arien a expliquer 3 février 00:20

    Une hirondelle ne fait pas le printemps, une emission ne fait pas une rradio, une radio ne fait pas une orga, une orga ne fait pas la gauche, etc…

    Par contre pour « colon blanc raciste mais de gauche » faudra que tu t’expliques … de vive voix de préférence. :-)))

  • « alors pourquoi Radio libertaire invite-t-elle Riposte laïque pour débattre »

    On notera l’utilisation du présent pour une donnée remontant a plusieurs années et par ailleurs antérieure à la motion signalée plus haut.

  • Le bal des tartuffes 3 février 15:34

    « une emission ne fait pas une rradio, une radio ne fait pas une orga » ! Ha, ha ! Faudrait pas prendre les gens pour des cons. Une orga qui a une radio est responsable de ses émissions. C’est le moins qu’on puisse attendre de militants, qui plus est libertaires. Il n’y a jamais eu d’autocritique claire et nette de la FA. Ni d’ailleurs de la porte-parole du Monde libertaire sur Indymedia. Au contraire, elle enfonce le clou :

    « Je n’ai pas encore écouté l’itw de Radio Libertaire, mais je félicite à priori le secrétaire de la radio, Philipe Raulin, que je connais personnellement et dont j’estime l’action et les émissions, d’avoir osé inviter des défenseurs de la laïcité, politiquement incorrects, qui parlent sans tabous des attaques de l’islamisme contre la laïcité, et même, blasphème, scandale, honte, se permettent de critiquer l’islam. Bruit et fureur garantis.



    Potée de calomnies, piaillements au racisme, selon le confusionnisme actuel race/religion, emploi complaisant du terme islamophobie, inventé par les mollah iraniens pour embastiller leurs opposants, rien ne manque au triste tableau que nous offre une partie de la scène alter aujourd’hui.



    Bref, les saloperies habituelles dès lors qu’il s’agit de défense de la laïcité, et du tabou de l’intouchabilité de l’islam. Gageons que si Radio Libertaire s’en était tenu au seul anticléricalisme, cela n’aurait pas occasionné une ligne, comme cela, d’ailleurs, n’en occasionne aucune depuis des années.


    
Mais qui sait ? Au nom de la non discrimination, nous verrons peut=être refleurir les ligues de vertus, les chevaliers de la foi, et autres gardiens de la famille et de la morale.

[…]

    Curieusement, l’auteur de l’article, courageusement anonyme, semble incapable d’écrire correctement le nom d’Anne Zelenski.



    On lit ainsi tout au long de l’article Anne Selensky. Pourquoi ? Son nom lui écorche la plume ? Ou préfère=t=il que l’on ne fasse pas le rapprochement entre le monstre Selensky qu’il dépeint, et la personne, Anne Zelensky, invitée à Radio Libertaire.



    Anne Zelensky, depuis 1967, est une des grandes figures des luttes féministes. Elle est co=fondatrice en 1974, avec Simone de Beauvoir de la ligue du droit des femmes, dont elle est actuellement présidente.



    Elle organise le manifeste des 343, ouvre le premier refuge pour femmes battues en 1978, le premier centre d’accueil pour hommes violents. On lui doit aussi le premier colloque sur le harcèlement sexuel au travail en 1985. Féministe reconnue, professeur agrégée d’espagnol, elle est l’auteur de nombreux ouvrages.



    Laïque ET féministe, on comprend la vindicte de nos bigots.
[…] »

    le 26 novembre 2009 13:13, par Michèle Rollin, email rollin.michele noos.fr

    http://nantes.indymedia.org/article…

    Que cet éloge dithyrambique d’un des piliers de Riposte laïque par une militante de la FA ait été écrit il y a deux ans ne change rien à l’affaire. On attend toujours une condamnation de ces propos inacceptables par l’organisation.

  • "A la limite tu pourrais faire valoir que l’ethnocentrisme de la FA c’est une forme de néocolonialisme idéologique. Mais du racisme, non, non et non !"
    Allons, soyons sérieux, deux minutes !
    Que l’on soit révolté par le caractère sexiste du voile est une chose, que le cheminement intellectuel pour évoquer cette révolte relève autant d’un légitime dégoût du sexisme que d’un amalgame entre traditions religieuses et pressions sociales, voire d’un mépris envers la culture de l’Autre en est une autre !

    Maintenant, tout le monde à la FA n’est pas non plus sur la même ligne dans cette scandaleuse histoire, mais qu’est-ce qu’elle fait mal ! Les militants de la FA qui ont invité RL dans leur radio n’ont l’ont pas fait sur un coup de tête !
    C’est bien parce qu’il y avait un cheminement (aveuglement ?) intellectuel qui a permit cela.
    Je doute fortement qu’il n’y ait pas eu de remous à l’intérieur, autrement, pourquoi cette motion de mai 2010 ?

    Après, les grandes conquêtes féministes sont encore très récentes, on peut comprendre que beaucoup de femmes craignent de revivre ce qu’ont connu leurs ancêtres !
    Mais le combat des femmes n’est-il pas d’abord l’affaire des femmes ? Peut-on prétendre défendre la liberté des femmes voilées sans leur donner la parole ? Sans prendre en compte leurs revendications ?

    Sur ce point les féministes, lorsqu’elles évoquent l’emprise des hommes sur leur combat, parfois involontaire, ont tout à fait raison de se méfier et parfois de remettre certains à leur place !
    Même si la forme peut nous énerver en tant qu’hommes, le fond est souvent juste, et cette histoire des femmes voilées révèlent encore et toujours que beaucoup d’hommes estiment que les femmes restent d’éternelles gamines, incapables d’effectuer les "bons" choix.

    Il est remarquable que l’on entende majoritairement des hommes sur ce sujet : qu’elles soient en voile, en jupe ou autres, certains rêveraient d’instaurer un contrôle vestimentaire sur la gente féminine, selon leurs désirs et convictions…sous couvert de toujours les défendre, les pauvres petites !

    Au final, croire que la "question" du voile est religieuse est un leurre…

  • Ceux qui prétendent ici que « combattre l’islamophobie, ce n’est pas défendre une religion ? », qui diffusent l’équation sordide islamophobie = athéisme,
 judéophobie = antisémitisme, pour nous expliquer que certaines religions valent mieux que d’autres, ont reçu le soutien inespéré de Claude Guéan, qui prétend que toutes les cultures ne sont pas égales. Voici ce qu’on pourrait leur répondre :

    André Breton répond à Claude Guéant

    « Pour le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, "toutes les civilisations ne se valent pas". C’est ce qu’il vient de déclarer récemment devant les étudiants de droite unie. Pour lui, la civilisation occidentale est "supérieure", et cela justifie à ses yeux sa politique.

    Peut-on se sentir insultés ? Que peut-on répondre ? Je veux dire : quand on est indigène.

    Cette "civilisation occidentale", raciste, colonialiste, sexiste, ultra-libérale etc - de laquelle il n’y a aucune raison d’être fier, a toujours été défendue par le même genre d’individus. En pleine guerre du Rif, un écrivain dominant, ambassadeur de France, nommé Paul Claudel, a par exemple pris sa défense en se vantant d’être un bon patriote et en insultant les très rares anticolonialistes blancs de l’époque.

    Qu’est-ce que ces anticolonialistes blancs ont pu répondre ?

    "Nous souhaitons de toutes nos forces que les révolutions, les guerres et les insurrections coloniales viennent anéantir cette civilisation occidentale dont vous défendez jusqu’en Orient la vermine et nous appelons cette destruction comme l’état de choses le moins inacceptable pour l’esprit. (…) Nous saisissons cette occasion pour nous désolidariser publiquement de tout ce qui est français, en paroles et en actions. Nous déclarons trouver la trahison et tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, peut nuire à la sûreté de l’Etat beaucoup plus conciliable avec la poésie que la vente de « grosses quantités de lard » pour le compte d’une nation de porcs et de chiens. C’est une singulière méconnaissance des facultés propres et des possibilités de l’esprit qui fait périodiquement rechercher leur salut à des goujats de votre espèce dans une tradition catholique ou gréco-romaine. Le salut pour nous n’est nulle part. Nous tenons Rimbaud pour un homme qui a désespéré de son salut et dont l’oeuvre et la vie sont de purs témoignages de perdition. Catholicisme, classicisme gréco-romain, nous vous abandonnons à vos bondieuseries infâmes. Qu’elles vous profitent de toutes manières ; engraissez encore, crevez sous l’admiration et le respect de vos concitoyens. Ecrivez, priez et bavez ; nous réclamons le déshonneur de vous avoir traité une fois pour toutes de cuistre et de canaille."

    Paris, le 1er juillet 1925.

    André Breton, Lettre ouverte à M. Paul Claudel Ambassadeur de France au Japon

    http://www.indigenes-republique.fr/…

    Gardez votre Guéant, on préfère André Breton !

  • « en quoi la position de Guéan diffère de certains commentaires limites constatés ici. »

    celle là aussi va falloir l’assumer !

  • Les commentaires limites, qui ont été supprimés depuis, sont évidemment ceux qui défendaient des positions proches de Riposte laïque, qu’on peut difficilement dissocier de Claude Guéant, et qui ont donné lieu à toutes ces réponses.

    A l’inverse, ceux qui luttent contre toutes les formes de racisme et d’islamophobie se reconnaîtront ici :

    Laïcité oui / Islamophobie non : tou-te-s à Bagnolet le 9 février !

    Le Collectif MTE (Mamans Toutes Egales) organise, en partenariat avec le Groupe des Associations de Bagnolet, un meeting public le jeudi 9 février 2012 à partir de 19h au Cin’Hoche, 6 rue Hoche, 93170 Bagnolet (métro Galliéni), avec la participation de : Anissa Fathi, Rokhaya Diallo, Jean Baubérot, Mireille Fanon Mendès-France, Lila Charef, Ndella Paye, Esther Benbassa, Ismahane Chouder, Joël Roman, Alima Boumediene, Christine Delphy,Saïd Bouamama, Françoise Vergès, Pierre Tevanian, Monique Crinon, Djamila Bekioui, Olivier Besancenot, Houria Bouteldja, Sonia Dayan Herzbrun, Olivier Lecour Grandmaison… et bien d’autres. En guise d’appel à ce rassemblement important, nous republions l’Appel fondateur du collectif MTE (Mamans Toutes Égales). Initié, dans le journal Le Monde [1], co-signé par seize personnalités du monde intellectuel, associatif et politique (Jean Baubérot, Esther Benbassa, Christine Delphy, Eric Fassin, Nacira Guénif, Jacques Rancière, Joël Roman, Françoise Vergès, Ismahane Chouder, Olivier Besancenot, Alima Boumedienne-Thiéry, Patrick Braouezec, Cécile Duflot, Éric Favey, Ilham Moussaïd, Christine Poupin et Christiane Taubira), soutenu par 30 organisations associatives ou politiques et 150 personnalités, cet appel est signable en ligne.

    Depuis la loi du 15 mars 2004 interdisant l’école publique aux élèves musulmanes portant le foulard, des exclusions se sont multipliées, non seulement à l’encontre des élèves mais aussi à l’encontre des mères d’élèves, que ce soit pour l’accompagnement des sorties scolaires ou pour la participation à des réunions au sein de l’école.

    Malgré un avis de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité), rappelant que l’interdiction du foulard ne s’applique pas aux parents d’élèves, le ministre Luc Chatel a annoncé son intention d’instaurer par décret cette nouvelle discrimination. La proposition vient d’être reprise dans le programme de l’UMP pour 2012 – parmi 26 propositions tout aussi inquiétantes, légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé !

    Ces mesures obéissent à une même logique de stigmatisation et d’exclusion, en rupture complète avec les principes laïques tels qu’ils ont été fixés par la loi de 1905 et les lois Ferry-Goblet sur l’école. Nous refusons ce détournement de la laïcité, qui s’inscrit dans une série interminable d’offensives : loi anti-foulard, loi anti-niqab, "débat sur l’identité nationale", stigmatisation des "prières de rue", des minarets et des menus "halal", invectives de Nicolas Sarkozy sur "l’égorgement du mouton" et de Claude Guéant sur le "trop grand nombre" de musulmans, "débat sur l’Islam" rebaptisé "débat sur la laïcité", appels à généraliser l’interdiction du foulard aux usager-e-s des services publics…

    Nous refusons cette logique de guerre et de mise au ban, qui désigne les femmes portant le foulard comme des pestiférées, tend à les disqualifier aux yeux de leurs propres enfants, et leur adresse ce message implicite : "restez dans vos cuisines !".

    Parce que l’école publique ne doit pas choisir son public, parce qu’elle doit être un lieu de rencontre et non d’exclusion, parce qu’elle doit promouvoir le droit à la différence et non le mépris de l’autre ;

    Parce que nous tenons au principe de laïcité, aux libertés individuelles, à l’égalité de traitement ;

    Parce qu’un État démocratique n’a pas à imposer à ses citoyen-ne-s leur manière de s’habiller ;

    Parce que ce sont une fois de plus des musulmans, et une fois de plus des femmes, qui sont discriminé-e-s ;

    Nous serons, dans les mois qui viennent, femmes et hommes, avec ou sans foulard, solidaires pour défendre un droit élémentaire : le droit pour une femme portant un foulard de vivre, travailler, et s’impliquer aussi pleinement qu’elle l’entend dans la scolarité de ses enfants, au même titre que n’importe quel autre parent. Sans attendre 2012, nous exigeons l’abandon pur et simple du projet Chatel, et l’arrêt de ces exclusions illégales.

    Cet appel peut être signé en ligne ici

    Premiers signataires :

    30 partis, associations et collectifs : AEP (Les Amis de l’École Publique de Montreuil) ; AFD (Alliance for Freedom and Dignity) ; AJC REVé (Alliance de la Jeunesse contre le Racisme, l’Exclusion et la Violence) ; ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) ; CAPJPO-EuroPalestine ; CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) ; CDRPE (Collectif pour le Droit et le Respect des Parents d’Élèves) ; CEDETIM ; CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Égalité) ; CMF (Collectif des Musulmans de France) ; Collectif anti-raciste de Montreuil (D’ailleurs nous sommes d’ici) ; Collectif Générations spontanées contre le racisme et l’islamophobie ; Collectif LMSI (Les Mots Sont Importants) ; Collectif Manouchian ; Commision Islam & laïcité ; CRI (Collectif contre le Racisme et l’Islamophobie) ; EFiGiES (Etudiant-e-s féministes, sur le genre et les sexualités) ; FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique) ; FSQP (Forum Social des Quartiers Populaires) ; HM2F (Homosexuels Musulmans de France) ; IJAN France (International Jewish Anti-Zionist Network - France) ; Les Indivisibles ; MCQM (Mouvement Citoyen des Quartiers de Montreuil) ; MRAP Paris 19ème/20ème ; NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) ; PIR (Parti des Indigènes de la République) ; PSM (Participation et Spiritualité Musulmanes) ; Respaix / Conscience Musulmane ; Réveil des Consciences ; SUD Education Loire ; The Inner Circle ; Les TumulTueuses ; UJFP (Union Juive Française pour la Paix).

    150 individu-e-s : Abd-El-Kader Aït Mohamed (FASE) ; Omar Alsoumi (militant) ; Paola Bacchetta (sociologue) ; Marine Bachelot (auteure-metteuse en scène) ; Jean Baubérot (sociologue) ; Julien Bayou (Conseiller Régional EE-LV – Europe Écologie Les Verts) ; Djamila Bechoua (chargée de mission) ; Noria Belgherri (Les Indivisibles) ; Esther Benbassa (historienne) ; Farid Bennaï (FASE, FSQP) ; Mohammed Ben Yakhlef (Émergence) ; Sarah Benichou (Commission d’intervention féministe du NPA) ; Christophe Bertossi (sociologue) ; Olivier Besancenot (NPA) ; Françoise Blanchon (mécanicienne) ; Mathieu Bonduelle (magistrat) ; Saïd Bouamama (sociologue) ; Radouane Bouhlal (MRAX) ; Sophie Boulet (graphiste) ; Alima Boumedienne-Thiéry (sénatrice, EE-LV) ; PJ Bourdon (maçon) ; Ariadine Boussetta ; Youssef Boussoumah (PIR) ; Houria Bouteldja (PIR) ; Dounia Bouzar (anthropologue) ; Jean Brafman (FASE, ACU) ; Patrick Braouezec (député, FASE, ACU) ; Mannone Cadoret (Émergence) ; Casey (rappeuse) ; Catherine Cauwet ; Abdelaziz Chaambi (CRI, FSQP) ; Leila Chaïbi (La Pelle et la pioche) ; Rafik Chekkat (PIR) ; Ismahane Chouder (CFPE, Islam et Laïcité) ; Philippe Corcuff (sociologue) ; Annick Coupé (syndicaliste) ; Monique Crinon (CEDETIM, CFPE) ; Catherine Daniel (parent d’élève élue) ; Sonia Dayan Herzbrun (sociologue) ; Renaud Delacroix (parent d’élève élu) ; Christine Delphy (sociologue) ; Rokhaya Diallo (Les Indivisibles) ; Françoise Diehlmann (Conseillère Régionale, EE-LV) ; Elsa Dorlin (philosophe) ; Bruno Drweski (politiste) ; Véronique Dubarry (maire-adjointe, EE-LV) ; Cecile Duflot (Conseillère Régionale, EE-LV) ; Françoise Duthu (conseillère municipale, EE-LV) ; Noëlle Dupuy (Les TumulTueuses) ; Driss Elkherchi (ATMF) ; Farid Erack (universitaire) ; Colin Falconer (NPA) ; Eric Fassin (sociologue) ; Anissa Fathi (mère) ; Sonia Fayman (sociologue, UJFP) ; Eric Favey (Secrétaire général de la Ligue de l’enseignement) ; Mayanthi Fernando (anthropologue) ; Geneviève de Fontenay ; Sébastien Fontenelle (journaliste, Vive le feu !) ; Véronique Foulon ; Youssef Girard (historien) ; Denis Godard (NPA) ; Patricia González Almeida (doctorante) ; Lola Gonzalez-Quijano (doctorante) ; Yves Gonzalez-Quijano (universitaire) ; Ramon Grosfoguel (universitaire) ; Nacira Guénif (sociologue) ; Anouk Guiné (affaires internationales) ; Hamé (rappeur, La Rumeur) ; Muhsin Hendricks (The Inner Circle) ; Suzanne D’Hermies (professeure) ; Fatima Hmoudane (enseignante) ; Chris Den Hond (réalisateur militant) ; Soumia Kanouni (CFPE) ; Almamy Kanoute (Emergence) ; Nabila Keramane (Conseillère Régionale, EE-LV) ; Tehmina Khan (universitaire, South East Asian Studies) ; Azadeh Kian (sociologue) ; Sabine Lambert (étudiante en sociologie) ; Olfa Lamloum (sociologue) ; Capucine Larzillière (Commission d’intervention féministe du NPA) ; Stephane Lavignotte (pasteur, parent FCPE) ; Catherine Lebrun (syndicaliste) ; Olivier Lecour-Grandmaison (politiste) ; Monique Lellouche (MRAP) ; Gilles Lemaire (EE-LV) ; Marie-Thérèse Lenoir (membre du CA du MRAP) ; Amélie Le Renard ; Raphaël Liogier (sociologue) ; Françoise Lorcerie (sociologue) ; Hanane Mabchour (kiosquière) ; Aïssa Maïga (actrice) ; Myriam Martin (porte-parle du NPA) ; Gus Massiah (CEDETIM) ; Anna Mezey ; Aïcha Mohamed (étudiante) ; Abdul Jan Mohammed (universitaire) ; Badi Mohamed (MCQM) ; Daniel Mosmant (maire-adjoint, EELV) ; Ilham Moussaïd (AJC REV) ; John Mullen (NPA) ; Sylvie Osman (mère) ; Malik Ouadi (France-Palestine Solidarité / Sevran-Tremblay-Villepinte) ; Hafida Ouhami (mère) ; Rodolphe Nettier (président de SOS, Soutien ô sans-papiers) ; Jean-François Patte ; Ndella Paye (CFPE) ; Evelyne Perrin (sociologue) ; Philippe Pignarre (éditeur) ; Christine Poupin (porte-parole du NPA) ; Didier Py ; Elisa Quéméneur (consultante) ; Abraham Ramirez (universitaire, Ethnic Studies) ; Jacques Rancière (philosophe) ; Faysal Riad (LMSI) ; Sonia Rolland (actrice) ; Zoé Rollin ; Marguerite Rollinde (universitaire) ; Joël Roman (philosophe) ; Nadine Rosa-Rosso (Egalité) ; Cristina Rossi (anthropologue, parent d’élève FCPE) ; Guillaume Roucoux (EFiGiES) ; Shirine Sabéran (économiste) ; Nordine Saïdi (Égalité) ; Walid Sadaoui (directeur Marketing) ; Saïdou (rappeur, MAP/ZEP) ; Arielle Saint-Lazare (NPA) ; Catherine Samary (NPA, CFPE) ; Danièle Schulmann ; Joan Scott (historienne) ; Todd Shepard (historien) ; Siti Seemi Ghazi (professeur d’arabe classique) ; Ailbhe Smyth (universitaire) ; Djamila Sonzogni (porte parole de EE-LV) ; Yelto Souiri (mère) ; Dinaïg Stall (artiste dramatique) ; Irène Steinert (socio-psychologue, UJFP) ; Catherine Stern (membre du CA du MRAP) ; Christiane Taubira (députée, PRG) ; Pierre Tevanian (philosophe, LMSI) ; Gaëlle Thizy (juriste) ; Sylvie Tissot (sociologue) ; Eric Vandorpe ; Françoise Vergès (politiste, écrivain) ; Amina Wadud (universitaire, études islamiques) ; Salma Yaqoob (RESPECT) ; Ludovic Lotfi Zahed (HM2F) ; Michelle Zancarini-Fournel (historienne) ; Olivia Zémor (CAPJPO-EuroPalestine) ; Rachid Zrioui (AEP, AFD) ; Valentine Zuber (historienne).

    P.-S.
    Site web : http://mamans-toutes-egales.tumblr.com

    Contact : collectif.mte gmail.com

    Meeting :

    le jeudi 9 février 2012 à partir de 19h

    au Cin’Hoche, 6 rue Hoche, 93170 Bagnolet (métro Galliéni) (métro Gallieni)

    avec la particpation de : Anissa Fathi, Rokhaya Diallo, Jean Baubérot, Mireille Fanon Mendès-France, Lila Charef, Ndella Paye, Esther Benbassa, Ismahane Chouder, Joël Roman, Alima Boumediene, Christine Delphy,Saïd Bouamama, Françoise Vergès, Pierre Tevanian, Monique Crinon, Djamila Bekioui, Olivier Besancenot, Houria Bouteldja, Sonia Dayan Herzbrun, Olivier Lecour Grandmaison… et bien d’autres.

    http://lmsi.net/Mamans-toutes-egale…

  • et si les mamans toutes égales adoptaient le slogan "ni dieu, ni maitre" ? il n’y aurait plus aucun problème, ni croix, ni kippa, ni foulard

  • « Les commentaires limites, qui ont été supprimés depuis, sont évidemment ceux qui défendaient des positions proches de Riposte laïque »

    Bin voyons ! T’as mis combien d’heure à la trouver celle-là ?

  • Des commentaires pro Riposte laïque, depuis celui de Rollin en … 2009 , on en a jamais vu ici. S’il y en a y a toute les chances que tu sois derrière.

  • ni dieu ni maitre, comme disent nos amis les anars

  • femmes anarchistes 11 février 23:16

    En tant que systèmes de pensée, d’organisation sociale et de conception des relations entre les personnes, toutes les religions instituent une hiérarchisation des individus et édictent des principes auxquels il est obligatoire de se conformer, sous peine de punitions plus ou moins sévères. C’est contre ces dogmes imposés, et imposés davantage encore aux femmes qu’aux hommes, que nous luttons pour l’émancipation sociale et économique de toutes et de tous !

    Commission Femmes de la Fédération anarchiste

    http://www.federation-anarchiste.or…

  • C’est vrai, faut jamais se laisser aller. Disons que ce qui aurait été bien c’est de ne pas valider et laisser trop longtemps sans réponses, un com qui pretend que ce sont des coms pro-Riposte Laïque qui ont été supprimés.

    - 1) Parce que ça ne s’est jamais présenté sur Indymédia depuis ce fameux jour de 2009
    - 2) Parce que au contraire, ce sont les coms de l’autre obsédé de service que ont été jartés.

  • Ni Dieu ni pensée unique 17 février 10:17

    Les commentaires limites sont bien évidemment les commentaires racistes et islamophobes sous couvert d’anarchisme que certains ont osé poster ici, dans le genre :

    « Comme quoi, en défendant le port du voile… on défend une religion ».

    « combattre l’islamophobie, ce n’est pas défendre une religion ? »

    Que je sache, les anarchistes n’ont jamais défendu le racisme, et c’est une injure suprême que de les mêler à vos délires islamophobes. Si certains racistes se prétendant « libertaires » répandent de telles provocations, c’est justement le rôle des médias alter, et spécialement Indymedia, de les dénoncer.

    Si certains se demandent où Guéant a bien pu aller chercher ses saloperies, la réponse est : en écoutant Radio libertaire.

    http://www.youtube.com/watch?v=UfJg…

    Et encore, Guéant a une position plus nuancée, il dit que "toutes les civilisations ne se valent pas", alors que sur Radio libertaire on parle clairement de hiérarchie et de supériorité de la civilisation occidentale.

    Quant aux féministes en peau de lapin à la Caroline Fourest, qui essaient de placer leur théorie du choc des civilisations sur le dos des femmes non occidentales, le rôle des médias alter est aussi de leur clouer le bec.

    Femmes palestiniennes, par Nurit Peled
    http://agircontrelaguerre.free.fr/a…

  • il faudrait peut être un peu renouveler les textes, 17 fév 10h07 !

    l’extrait de Radio Libertaire date de 2009 et le texte de Nurit Peled de 2005 …
    rien depuis pour alimenter les incongruités, comme sous entendre que islamophobie = racisme ?

    Que je sache, les anarchistes n’ont jamais défendu le racisme, et c’est une injure suprême que de les mêler à vos délires islamophobes.

    C’est tellement facile et pratique de faire l’amalgame !

    Forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 70 pour contrer les féministes américaines, le terme d’« islamophobie », calqué sur celui de xénophobie, a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme. Cette création, digne des propagandes totalitaires, entretient une confusion délibérée entre une religion, système de piété spécifique, et les fidèles de toutes origines qui y adhèrent. Or une confession n’est pas une race, pas plus que ne l’est une idéologie séculière : l’islam, comme le christianisme, est révéré par des Arabes, des Africains, des Asiatiques, des Européens, de même que des hommes de tous pays sont ou ont été marxistes, libéraux, anarchistes. Jusqu’à preuve du contraire, on a le droit, dans un régime démocratique, de juger les religions mensongères et rétrogrades et de ne pas les aimer.
    Pascal Bruckner

  • De plus en plus fort ! 23 février 16:16

    « les incongruités, comme sous entendre que islamophobie = racisme »

    Les racistes persistent et signent. Après Caroline Fourest, Michèle Rollin et Riposte laïque, voici que les islamophobes prennent exemple sur Pascal Bruckner, célèbre propagandiste de la pensée unique. C’est vrai que quand on défend les mêmes idées que Claude Guéant, plus rien ne peut étonner.

    « On avait subi l’asperge raffarineuse de Luc Ferry ; André Glucksmann, le penseur de « la France du cœur » et sarkozyste sur le tard ; Pascal Bruckner, cul serré et croisé de la guerre en Irak ; Max Gallo bandant devant le nouveau président comme devant Napoléon ; ou BHL, « royaliste » pro-américain et penseur couché. Besogneux progressistes ou apprentis grands timoniers d’autrefois, les voilà tous rendus - résultat de l’avancement de leur carrière oblige - à chanter des gammes qui vont de la réaction façon XIXe à la simple activité cosmétique. Encore un effort, et leurs œuvrettes seront publiées dans Les Veillées des Chaumières… »

    http://cequilfautdetruire.org/spip….

    « Meilleur des mondes, la revue du Cercle de l’Oratoire, think tank néoconservateur français où l’on retrouve André Glucksmann, Pascal Bruckner, Romain Goupil, Marc Weitzmann, Stéphane Courtois — coordinateur du controversé Livre noir du communisme, qui dans sa préface assimilait communisme et nazisme — ou encore Mohammed Abdi, secrétaire général de Ni putes ni soumises et conseiller de Fadela Amara au secrétariat d’État à la Politique de la ville. Dans sa note d’intention, le comité de rédaction déplore de voir trop souvent la France céder à « ses vieux démons qui l’amènent, depuis longtemps, à se défier de tout changement dès lors qu’il s’accompagne d’une extension de l’influence des États-Unis ou de celle de l’économie de marché ».

    http://www.editions-zones.fr/spip.p…

    Que ça date de 2009 ou de… 2015, le racisme est toujours le racisme, et l’islamophobie est toujours le racisme à la mode chez les néocons. Après les célèbres « Comme quoi, en défendant le port du voile… on défend une religion » et « combattre l’islamophobie, ce n’est pas défendre une religion ? », d’une tout aussi célèbre raciste, voici l’inénarrable Bruckner, le bouffon du pouvoir.

    Quelle différence entre « emploi complaisant du terme islamophobie, inventé par les mollah iraniens pour embastiller leurs opposants », de Rollin, et « le terme d’« islamophobie », calqué sur celui de xénophobie, a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme » de Bruckner ? Aucune : c’est le même négationnisme décomplexé qu’on est effaré de rencontre sur Indymedia.

    Pour ceux qui essaient de fuir leurs responsabilités en se cachant derrière « il faudrait peut être un peu renouveler les textes », voici des textes très récents qui disent la même chose :

    http://lmsi.net/Du-hijab-a-la-burqa…

    http://lmsi.net/Mamans-toutes-egale…

    Dénoncer le racisme, ce n’est pas une affaire de mode, et quelle que soit la date c’est un combat de tous les jours.

  • excusez-moi, mais 23 février 16:16 continue à parler de "racisme" à propos de ceux qui sont contre le port du voile. Ce n’est pas du racisme, il est question de religion, dans le cas du voile ce peut être de l’islamophobie. Le voile est porté par des (pas toutes) musulmanes, quels que soient les pays et la couleur de peau.

    Il ne faut pas s’attendre à autre chose par les tenants de LMSI qui continuent à prôner la liberté de porter le voile dans n’importe quel lieu, même dans les lieux publics où aucun signe religieux ne doit être apparent.

    Les mots on un sens, le racisme n’est pas religieux.

  • Elle a tout compris ! 23 mars 23:43

    Laïque ou religieux, le racisme est toujours le racisme, et l’islamophobie est un racisme. Voir :

    La République du mépris

    Les métamorphoses du racisme dans la France des années Sarkozy

    PAR PIERRE TEVANIAN

    Féminisme, laïcité, devoir de mémoire, liberté d’expression, droit au blasphème et à la critique des religions… De ces principes incontestables, la classe politique française, le microcosme intellectuel et les grands médias font aujourd’hui un usage particulièrement retors. Au travers de « débats » mal posés – l’ « insécurité », les « tournantes en banlieue », le « problème du voile islamique », la « repentance coloniale », l’« impossibilité de critiquer l’Islam » – ils construisent un même ennemi, ou un même bouc émissaire : le jeune issu de l’immigration postcoloniale et de culture musulmane. Car c’est bien lui, au final, qui se retrouve toujours accusé de menacer la sécurité des biens et des personnes, la condition des femmes, la laïcité de l’école, la fierté nationale et « notre tradition libertaire ». C’est ce que montre Pierre Tevanian, citations à l’appui, dans son dernier livre La république du mépris. Le texte qui suit est un extrait de la longue introduction du livre, qui précise ce qu’il faut entendre par « république du mépris » et par « racisme républicain », et qui présente les quatre « métaphores du racisme » analysées dans les quatre chapitres du livre : la « métaphore féministe », la « métaphore laïque », la « métaphore mémorielle » et la « métaphore libertaire ».

    http://lmsi.net/La-Republique-du-mepris

    Voir aussi :

    L’islamophobie, un "racisme respectable"

    Entretien avec Pierre Tévanian

    (…) Toutes les caractéristiques du discours raciste sont là : essentialisation de « l’islam », assignation d’une signification unique et infâmante au « voile » de toutes les femmes, en tout lieu et en tout temps (…) mise à distance et « dénaturalisation symbolique » des Français de confession musulmane, renvoyés à leur « origine immigrée » et au statut d’ « invités » qui doivent se conformer aux « lois de l’hospitalité » !

    http://oumma.com/L-islamophobie-un-…

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